L’Être Aimé
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186 critiques spectateurs

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Didier C.
Didier C.

28 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
Un père retrouve sa fille au restaurant après 13 ans d'absence. Cette longue scène d'introduction au cadrage serré donne le ton. Ici, impossible d'échapper à l'intensité des émotions des personnages : leurs non-dits, leurs pudeurs, leurs frustrations, leurs colères, leurs incompréhensions... Le jeu des acteurs est d'une force rare. Mais alors, pour quelle raison n'ai-je pas réussi à entrer pleinement dans ce film, à m'intéresser réellement à cette histoire ? Malgré les nombreuses larmes des acteurs, pour quelle raison n'ai-je pas été ému ? Peut-être certains choix du réalisateur m'ont empêché, tel ce noir et blanc de certaines scènes. En voulant souligner ainsi l'artifice du cinéma, le réalisateur ne se tire-t-il pas une balle dans le pied ? Cette mise en abîme m'a un peu perdu. Mais il reste de très beaux moments, notamment une seconde scène à table d'anthologie qui nous rappelle le génie du réalisateur d'As Bestas.
Judithtexas
Judithtexas

66 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2026
Sorogoyen dresse le portrait d'un réalisateur colérique (Javier Bardem, excellent comme d'habitude) qui confie le premier rôle de son long-métrage à sa fille, qu'il n'a pas vue depuis de nombreuses années. Une séquence comique (le repas de poisson à 6 heures du matin) allège l'ambiance, car il y a quelques longueurs. Un bon moment en espagnol vu ce jour au Katorza de Nantes.
Domvill
Domvill

36 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2026
Le cinéma est souvent replié sur lui-même, féru d’auto observation, et le fait qu’il s’examine, se met en scène, se décrit, a donné bon nombre de chef d’œuvre bien connus… Ici le processus de mise en scène et la construction du film est suivie au jour le jour. Xavier Bardem, réalisateur exilé, revient tourner en Espagne. Il veut tisser des liens avec sa fille, qu’il a quittée depuis longtemps. Lui donner le rôle principal lui permet de renouer avec elle. Le film débute par un long dialogue entre eux, puis évolue avec le tournage, avec toutes les relations humaines et les atmosphères parfois tendues. Un univers cinématographique qui se construit sur de l’humain sur l’échange et sur la paternité…
Léo DESS
Léo DESS

38 abonnés 281 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Quelques jolis plans par-ci par-là ! Mais j’ai trouvé ça bien et pas bien à la fois !
Christiane Mirabaud
Christiane Mirabaud

11 abonnés 10 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 juin 2026
A aucun moment je ne suis entrée dans ce film. Terriblement ennuyeux. La scène du tournage du repas de poisson est malaisante à souhait. Utile à démontrer que le réalisateur prend en otage toute son équipe pour humilier sa fille? Je n'ai rien compris et si j'avais pu m'extirper d'une salle bondée (climatisée) je serai partie au bout d'une heure. Dommage pour Javier Bardem et cette petite nouvelle très douée Victoria Luengo
Sulana Luce
Sulana Luce

14 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2026
Nul effet de manche ou de surprise.
Ce n'est pas un reproche, au contraire, j'avais la certitude de ne pas être déçue !
Par la présence de Javier Bardem, un peu beaucoup, sans doute.
Charismatimatique, captivant.
Il ne s'agit pas seulement d'un duo père-fille, même si l'homme prédomine, le réalisateur impose malgré tout son tempo pour arriver à ses fins.
Le tournage n'est pas accessoire.
Il s'apparente à une arène où tout se joue et l'on s'affronte.
Emilia a l'opportunité de s'émanciper, de définir l'actrice en devenir, la femme et la comédienne se confondent parfois avec une émotion à fleur de peau à travers ces paysages désertiques.
Le vent et la lumière chaude du soleil laissent éclore une lueur d'espoir.
Rodrigo Sorogoyen nous donne carte blanche pour trouver un équilibre dans une relation chaotique d'un père et sa fille.
Sans pour autant gommer le passé et le vide de l'absence, il nous invite à vivre l'instant présent et à regarder droit vers l'avenir.
Un film émouvant doublé d'un casting 5 * !
Victoria Luengo navigue avec grâce dans cette dualité, fille et comédienne !
Ravie de retrouver Marina Foïs !
A voir sans hésiter !
LaureS
LaureS

21 abonnés 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2026
Film exigeant, très dialogué, sur le cinéma, la famille, les rapports père-fille
Jeux de pouvoir, culpabilité, regrets, le film nous donne beaucoup à voir et à entendre. Quelques courtes scènes en noir et blanc, je n'ai pas trop compris pourquoi mais c'est beau, d'autres scènes avec beaucoup de grain, le cinéma n'est pas seulement incarné par le personnage du réalisateur en tournage mais aussi par ce qui nous est montré à l'écran
spoiler: Selon moi le film bascule lors de la scène de tournage d'un repas, dans lequel les poissons jouent un rôle important : la seule scène drôle du film et en même temps très violente, dans laquelle le personnage d'Esteban révèle sa vraie nature ou, à tout le moins, une autre facette de sa personnalité

Javier Bardem est magistral et aurait vraiment mérité un prix d'interprétation à Cannes
Lilicot
Lilicot

10 abonnés 271 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juillet 2026
Film bouleversant qui met en scène un célèbre réalisateur qui a décidé de faire tourner sa fille qu'il n'a pas vu depuis une dizaine d'années alors même qu'il a refait sa vie avec une jeune femme dont il a deux jeunes enfants.
Elle retrouve ce père qu'elle a peu connu, accepte le rôle non sans appréhension et, inévitablement, les regrets et les rancœurs affleurent....
On aborde ici le thème universel de la filiation et de ces liens qui se tissent plus ou moins bien dans l'enfance, chacun ne gardant pas les mêmes souvenirs et, finalement, on découvre que tout le monde a des choses à se faire pardonner.
Excellent film en ce début d'été.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2026
Thématique rapport père réalisateur/fille déjà vue récemment dans valeur sentimentales sous un traitement très différent. L'utilisation fréquente du cadrage très rapproché donne une vraie intimité aux scénes et met en valeur l'excellence des acteurs et permet de ressentir les sentiments de manière non verbale. Ici un père qui pense pouvoir effacer une très longue absence par quelques semaines de présence mais ce n'est bien sur pas si simple. Rodrigo Sorogoyen est un maitre pour nous faire ressentir la violence à fleur de peau, à peine contenue, déclenchée par la frustration. Pour autant le personnage du réalisateur n'est pas que négatif montre de la nuance et des luttes internes pour tenter de changer. On ressent bien aussi tout le sentiment de mise à distance de la fille pour s'éviter de nouvelles douleurs. Personnages secondaires également intéressants bon dialogues et scénario bien rythmé finissent de faire ce film une vraie réussite.
COCORICO
COCORICO

6 abonnés 58 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2026
Je suis allée voir ce film à cause de la présence de Javier Bardem qui ne m'a quasiment jamais déçue. Et effectivement l'interprétation de l'acteur ibérique est un sans faute. Mais c'est bien la seule qualité que j'ai trouvé à "l'étre aimé" qui m'a semblé être une oeuvre très prétentieuse, nombriliste, avec un scénario qui tourne complètement en rond. Je me suis clairement ennuyée.
Isabelle K.
Isabelle K.

5 abonnés 93 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2026
C’est l’histoire d’un père, cinéaste oscarisé et craint, exilé à Los Angeles, qui revient s’installer à Madrid pour tourner son prochain film. Treize ans après avoir abandonné sa fille, demeurée auprès de sa mère à Madrid, une mère autrefois actrice, c’est cette fille qu’Esteban Martinez a choisi pour incarner le personnage féminin principal, qu’il a écrit pour elle, qui vivote de rôles insignifiants tout en étant serveuse dans un le générique, dès la première scène, au restaurant, lors de leurs retrouvailles, tendues, elle devant son verre de rouge et lui son verre d’eau citronnée, on sait qu’il va s’agit « d’amour et de violence » comme le chante Sébastien Tellier.


Chanson qui a inspiré à Olivier Bourdeaut le titre de son livre : « Une histoire d’amour et de violence ».


Les paroles sont minimalistes et en conséquence, bourdonnent (bourdeaunnent ?) sans répit dans les esprits :Dis-moi ce que tu penses / De ma vie / De mon adolescence / Dis-moi ce que penses / J’aime aussi / L’amour et la violence


Tellement longtemps qu’au lieu de rédiger moi-même une chronique de ce film -véritable coup de poing dans l’estomac- dans lequel Javier Bardem enchérit (comme si ce fut encore possible) son talent, ou de donner la parole à sa fille, oppressante Victoria Luengo dans le rôle de la fille sous emprise, entre amour et violence, Émilia, je préfère me tourner vers Olivier Bourdeaut.


Étant donné qu’il a chroniqué ce film avant même de l’avoir vu.


Pour une autre raison aussi, que l'écrivain formule assez vite au moyen d'une précaution réthorique qui donne le ton du livre : «Je déteste que quelqu’un d’autre que moi dise du mal de cet homme dont je pensais, par ailleurs, souvent beaucoup de bien.»


«Mon père était généreux, surtout avec ceux qui ne faisaient pas partie de sa famille»
Même si, dans le film, Esteban Martinez, remarié et père de deux charmants blondinets, a appris à faire plaisir et à connaître les goûts préférés de ses enfants.


«Il avait un sens inné de l’autorité qui forçait le respect. Une de ses passions était de se faire obéir, il était obsédé par ça.»
Ce qui fait d’Esteban Martinez ce cinéaste multi-récompensé, glorieux, séduisant qui, auprès de tous ceux dont le nom figure au générique du film, apparaît aussi comme celui qui provoque terreur et idolâtrerie en alternance.


«Mon père était drôle, aussi, seulement pour les initiés.»
Ce genre d’hommes qui portent deux masques, l’intime, et le sociétal / social.


«Il lui paraissait inconcevable de changer d’itinéraire, ou de patienter quelques minutes pour se rendre chez cette belle-mère qui ne l’aimait pas.»
Ce genre d’hommes qui porte en lui des failles non exorcisées.


«Voilà. J’écris ce livre pour tuer le fils que j’avais fini par devenir.»
Tout l’enjeu du film réside dans cette phrase : Émilia parviendra-t-elle à se révéler, en tant que personne autonome.


Décidément Rodrigo Sorogoyen, je t’aime pour les émotions que tu laisses de moi s’évader : « Madre » que j’ai vu et revu, « Los años nuevos » sur cet amour qui nous file entre les doigts tant qu’on n’a pas réussi à devenir soi, pour n’en citer que deux. Un film précis et redoutable, qui coupe le souffle et fait réfléchir sur la toxicité intrafamiliale mêlée à cet amour inconditionnel. Un amalgame fragile.


« L’Être aimé » porte aussi sur le cinéma et la fabrique d’un film.
Sur le Comment.
Décider de filmer tantôt en couleurs ; tantôt en noir et blanc et en arrêt sur image lorsque les émotions deviennent trop incandescentes, avant la dissociation... à fleur de peau.
Se positionner en tant que réalisateur ; dealer avec la production ; poser les limites avec la presse ; traiter ses équipes techniques et les acteurs ; gérer les accommodements et les humiliations et petites tortures quotidiennes, que subissent les acteurs sciemment et consciemment dès que les scènes se justifient et apportent un supplément d’âme à l’histoire.


« L’Être aimé » aborde les coulisses d’un film : la confiance et le respect au sein d’une troupe, quand chacun est embarqué par passion, éloigné des siens et de son univers, vulnérable. Les attentes, le rapport au temps (tous sens confondus). Les conciliabules. Les rumeurs. Les soirées.


Et, au bout du compte, le film existe, pour le grand-écran.
En compétition au Festival du Film de Cannes.


Et, au bout du compte, le livre est publié chez Gallimard.
«Lors de mon dernier voyage avec lui, j’avais couru me jeter à son chevet. En pleurant, en m’embrassant les mains, il m’avait dit : Je t’aime follement mon fils.»


Il reste alors ce que nous, spectateurs, lecteurs, en extrairont pour l’appliquer à notre vie, pour ne plus se sentir unique à vivre ça, pour partager nos ressentis et sentiments et ça, ça fait un bien fou.
Yves L.
Yves L.

3 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2026
On se réjouit de retrouver Javier Bardem (en très gros plans) .. mais le film est plombant dans le traitement de ce face à face interminable père fille .. plus étouffant qu’émouvant. Quelques passages sur les difficultés d’un tournage mais qui rajoutent à l’ennui de cette tentative de réconciliation familiale
MIRALB
MIRALB

2 abonnés 84 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 juin 2026
Je suis partie au milieu du film.
Interminable et bavard malgré le charisme indéniable de Javier Bardem.
PS. Il est bon de noter que les positions pro-palestiniennes radicales de cet acteur n'ont nullement empêché CANAL + de financer ce film.
Hedi Tabka
Hedi Tabka

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2026
Film vraiment cool, j’adore Javier Bardem et Victoria Luengo est très talentueuse aussi. C’était un tout petit peu long mais ça va quand même.
Romain Brr
Romain Brr

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2026
Très très bien. Riche et nuancé. C’est un très beau film. Cependant je m’interroge sur l’utilisation du noir et blanc.
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