L’Être Aimé
Note moyenne
3,9
1723 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

190 critiques spectateurs

5
22 critiques
4
67 critiques
3
51 critiques
2
38 critiques
1
8 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 616 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2026
Ai vu « L’être aimé » du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen qui était en Compétition lors du Festival de Cannes 2026. Une scène d’ouverture magistrale, où en plan large s’installent autour d’une table dans un restaurant, un père réalisateur très connu, Esteban Martinez (Javier Bardem) et sa fille comédienne, Emilia (Victoria Luengo) qui a du mal à enchainer les contrats. Ils ne se sont pas vus depuis 13 ans. La caméra se rapproche de plus en plus, pour au bout de 15 minutes coller littéralement aux visages des deux artistes qui ont un mal fou à communiquer, tant les silences, le non-dits et les mensonges prennent toute la place. Esteban propose à Emilia de tourner dans son prochain film. Celle-ci accepte. Mais les semaines de travail et de création au lieu d’être un moment de rapprochement, deviennent un vraie souffrance tant Esteban est imprévisible, colérique, tyrannique. L’ambiance de tournage est infernale ce qui éloigne encore plus le père et la fille. C’est surtout formellement que le film est intrigant et intéressant, un montage d’une grande intelligence, des ruptures abruptes dans les formats, un enchainement de la couleur et du noir et blanc... Javier Bardem est incroyable en metteur en scène tempétueux (on pense à Pialat, Zulawski…) et Victoria Luengo est toujours intense en fille observatrice mais qui sait sortir les crocs au bon moment. Sorogoyen privilégie le temps long et l’étirement à l’excès de certaines scènes pour mieux en faire ressortir la tension étouffante et insupportable. Le réalisateur mixe plusieurs thèmes qui lui sont chers, la confrontation brutale entre deux camps (As Bestas), le retissage de lien familiaux (Madre), le fait de se retrouver piégé en vase clos dans une situation qui prend des proportions hallucinantes (El Reino). Si le film est dense et comporte de très belles idées de cinéma il ne m’a jamais touché. Tout comme « Histoires parallèles » de Farahdi et « Autofiction » d’Almodovar également en Compétition à Cannes, la magnificence de la forme phagocyte le fond. Tout trois aussi ont pour point commun de raconter le quotidien d’artistes en souffrance et d’avoir des scénarios qui manquent d’universalité à une époque où tout est prêt à exploser à chaque instant.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

169 abonnés 1 804 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2026
La croisette a l’air d’être emballée par ce film sorti en salle en même temps que sa projection ; c’est de plus en plus fréquent, et je salue ce geste qui permet aux passionnés de cinéma de partager les débats de la Quinzaine au même rythme que les festivaliers. Mais pour mon compte, fan de Rodrigo Sorogoyen de la première heure, celui-ci est un mode mineur par rapport aux précédents ; je préfère sa tonalité sèche déployée dans ses thrillers/polars. Dans cette histoire d’un père qui essaie, sur le tard, de rattraper le temps perdu avec une fille qu’il n’a que très peu vu ; la tension, marque de fabrique du metteur en scène, est bien présente. Cependant, mis à part les affrontements entre deux acteurs irradiant la film (Javier Bardem et Victoria Luengo) par leurs puissances, le film peine à passionner. La mise en abyme du combat de coq entre un père essayant de rattraper le temps perdu et une fille qui a besoin de solder le passé pour repartir par le prisme d’un tournage de cinéma dans lequel le père est le réalisateur et la fille l’actrice principale peine à convaincre. Comme beaucoup de film tentant le grand écart entre un drame personnel et le film ; çà donne l’impression d’un microcosme qui se regarde le nombril. Sorogoyen en profite donc, et avec talent, pour déployer la palette de son savoir-faire impressionnant, parfois même excessive : « kaléidoscope narratif, maelström d’images, de formats, de couleur, de grain ». Ce film interroge la mauvaise conscience que devrait avoir le spectateur en voyant des œuvres magistrales obtenues par des abus de pouvoir du metteur en scène pour obtenir de ses équipes son attendu. L’art justifie-t-il l’excès de moyens ? Mais interroge aussi, dans ce post « Me Too », la masculinité toxique et autoritaire sur les tournages.
De fait les questions existentielles posées par cette relation père fille ratée sont diluées inutilement dans un tournage qui n’a guère d’intérêt à part un tête à tête très fort.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

144 abonnés 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2026
Ce qui frappe immédiatement dans L’Être aimé, c’est à quel point son point de départ évoque celui de Valeurs sentimentales : dans les deux cas, un père absent tente de renouer avec sa fille en la faisant jouer dans son nouveau film. Mais Rodrigo Sorogoyen y injecte quelque chose de plus brut, de plus amer, fidèle à la dureté de sa filmographie.

Dès l’ouverture, le cinéaste impose son style, avec une longue scène de retrouvailles au restaurant, et un sens de la mise en scène exemplaire : un champ-contrechamp où les visages empiètent constamment l’un sur l’autre dans le cadre, traduisant à lui seul toute la complexité de la relation père-fille.

Sorogoyen prouve une nouvelle fois que l’une des grandes forces de son cinéma est sa maîtrise pour raconter les choses par l’image. Il privilégie des scènes souvent étirées, qui installent un inconfort latent ou une tension presque insoutenable. Le meilleur exemple reste cette scène de tournage autour d’un repas, qui restera gravée par la puissance qu’elle dégage et la manière dont elle fait basculer le film.

Dans cette relation père-fille, minée par la rancœur, tout passe moins par le dialogue que par les silences et les regards. Ils se parlent, mais restent constamment dans la méfiance, incapables de baisser la garde, se cherchant du regard sans jamais vraiment se trouver. Sorogoyen accentue encore cette complexité par l’usage du noir et blanc, ainsi que par des changements de formats et de grains, qui traduisent les variations émotionnelles et la fragilité du lien. Un procédé parfois trop appuyé, là où son cinéma sait habituellement se montrer plus subtil.

Mais si la mise en scène est l’un des grands atouts du film, il repose tout autant sur la direction d’acteurs, domaine dans lequel Sorogoyen excelle une nouvelle fois. Il pousse ses interprètes dans des zones de jeu extrêmement fines et instables, avec une justesse remarquable.

Victoria Luengo est une véritable révélation. Elle impressionne par sa retenue et sa capacité à faire exister une colère sourde sans jamais la surjouer. Elle incarne cette fille constamment sur la défensive, mais traversé de failles profondes.

Face à elle, Javier Bardem est tout simplement fascinant. Il incarne un père à la fois terrifiant et parfois profondément attachant, capable de basculer en une fraction de seconde. Il dégage une chaleur et un charme indéniables, toujours rattrapés par quelque chose de plus sombre et inquiétant. Bardem joue cette ambiguïté avec une maîtrise impressionnante et s’impose clairement comme un sérieux prétendant à la palme du meilleur acteur.

Avec L’Être aimé, Sorogoyen confirme son talent rare : celui de filmer les relations humaines avec une maîtrise absolue de la tension, où mise en scène, cadre et jeu des acteurs deviennent indissociables. Un cinéma exigeant, parfois jusqu’à l’excès, mais d’une intensité qui ne laisse jamais indifférent.

Découvrez mes autres critiques sur le site "critiques d'un passionné"
brunocinoche
brunocinoche

140 abonnés 1 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2026
la grande force de ce film est sa mise en scène. la façon d utiliser la lumière, les sons, les décors est impressionnante tout comme l interprétation de Javier Bardem qui s impose une nouvelle fois magistralement dans un rôle complexe et ambigu. le scénario riche et intéressant laisse par contre un peu sur la faim. les relations père fille n évoluent pas vraiment au cours du récit .
Roger D
Roger D

114 abonnés 1 229 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2026
Un film fort sur le lien (ou non) d'un père et d'une fille avec en décors, le tournage d'un film. Le duo Bardem (quel acteur!)/Luengo est juste tout du long, faire bonne impression, faire face à ses ressenti, les refouler, ne pas les contrôler etc...un large panel d'émotion présente du début à la fin. Bardem en homme fort et fier qui n'ose avouer les choses et Luengo touchant autant que charmante en fille devenu femme qui attend la vérité. Bref un très bon film à voir.
NOTE : 8/10
Ninideslaux
Ninideslaux

108 abonnés 295 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2026
​
         Une demi déception que ce film. Je n'ai pas retrouvé mon enthousiasme suivant El Reino ou As Bestias. Précisément: Sorogoyen est formidable pour parler de politique, de sociologie... Est il aussi bon dans le registre plus intime des relations familiales? Je n'en suis pas certaine.
        Ce qui est par contre certain, c'est qu'on assiste à une formidable prestation d'acteur de Javier Bardem. On sait depuis Chigurh qu'il peut tout...
        Esteban Martínez revient en Espagne, après une très longue absence où sa brillante carrière professionnelle s'est déroulée ailleurs,  pour tourner son nouveau film qui; d'après lui, ne saurait être mis en scène qu'à Fuerteventura -les paysages sont hallucinants!. Il traîne, à vrai dire, une assez sale réputation. Ivrogne, bagarreur, toujours prêt à faire le coup de poing quand on le contredit. Mais il s'est calmé, il aune jeune femme, deux petits garçons...
        Il  offre le rôle principal à une jeune actrice qui, pour le moment, rame,  sa fille oubliée, Emilia, qu’il n’a pas vue depuis treize ans (Victoria Luengo).   La jeune femme accepte -pour sa carrière, c'est un bond en avant-, et, sans que cela soit très clair, sans doute a t-elle une certaine curiosité pour découvrir de près cet homme, qui pour elle, n'est rien. Mais les motivations d'Esteban sont encore moins claires. Pourquoi a t-il  de la revoir, cette progéniture oubliée? Curiosité, là encore? Ou envie réelle de refaire famille maintenant qu'il est à nouveau père??  Le spectateur se fera son idée, en fonction de son ressenti..  Le film traînouille, jusqu'à une formidable scène qui restera d'anthologie, spoiler: où le maestro mal luné s'en prend aux acteurs qui interprètent un grand repas familial, et n'auraient pas assez de professionnalisme pour déguster avec enthousiasme une soupe de poisson (on devine de gros morceaux de maquereau...) à neuf heures du matin. Les vieux démons de l'Esteban d'avant refont surface, sauf... qu'au lieu de semer la terreur, la rage du metteur en scène déclenche chez les protagonistes une de ces crises de fou-rire déplacées et totalement incontrôlables.  
        Chigurth est revenu derrière Javier...

​
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2026
Il y a des choses plus importantes que le cinéma

Voilà plus de 4 ans qu’on attendait Rodrigo Sorogoyen au tournant de la pellicule après son extraordinaire As Bestas. Le moins qu’on puisse dira après ces 135 minutes d’un drame tendu et prenant, c’est qu’on n’est pas déçu. Réalisateur mondialement célèbre, Esteban Martínez revient en Espagne pour tourner son nouveau film. Il en offre le rôle principal à une jeune actrice inconnue, sa fille, qu’il n’a pas vue depuis treize ans. La jeune femme accepte cette formidable opportunité, mais sait qu’à l’occasion de ce tournage, elle va se confronter à un homme qu’elle n’a jamais pu considérer comme un père. Le poids du passé menace de rouvrir leurs blessures. L’an dernier, à Cannes, Valeurs sentimentales de Joachim Trier où il avait reçu le Grand Prix. Même trajectoire pour ce film magnifique mais, hélas sans récompense, ce qu’on peut, - a priori, car on est loin d’avoir découvert tous les films en compétition sur la Croisette -, regretter, car c’est un très grand film.
Même parcours, disais-je, et aussi un sujet très semblable, à cette différence près – et de taille -, c’est qu’ici, on assiste au tournage et à ses vicissitudes. Mais on est mis « au parfum » d’emblée avec la scène d’ouverture qui n’est autre qu’un plan séquence de près de 20 minutes en forme d’affrontement entre les deux personnages centraux que l’on apprend à connaître et à cerner tout de suite, avant même que le titre n’apparaisse à l’écran. Virtuose ! Sorogoyen va ensuite avec une habileté sans pareil à illustrer le mythe du créateur démiurge, génie tourmenté et nécessairement torturé dont le talent justifierait de se comporter comme un tyran avec ses équipes pour obtenir l’œuvre susceptible de marquer les esprits. D’où cette espèce de huis-clos étouffant que va constituer le tournage du film. bref une mise en abyme exceptionnelle et fascinante. Un seul bémol pour moi dans ce chef d’œuvre, la variation entre les formats, les passages au noir et blanc qui virent à un systématisme un peu obscur, sans qu’on soit toujours certain de déceler de véritables intentions dans ces artifices esthétiques. Mais qu’importe, voilà un très grand film espagnol qui prouve, s’il en est encore besoin, que Sorogyen a repris le flambeau vacillant d’Almodovar. A ne pas rater.
Ce film est aussi né de l’envie du cinéaste de travailler avec Javier Bardem et Victoria Luengo. En en faisant un père et sa fille, Sorogoyen faisait coup double et surtout un choix parfait. Leur relation pour le moins tumultueuse crève l’écran et phagocyte les présences de Raul Arévalo, Marina Fois et tous les autres. Quand le cinéma parle de cinéma, et quand il atteint ces sommets, on ne peut que dire « Chapeau bas ! ». Et puis, allez voir ce film rien que pour la scène de tournage autour de la table avec les maquereaux qui est un grand moment de chaos absolu sur lequel va s’abattre la colère du génie toxique qui se prend pour Dieu-tout-puissant derrière sa caméra. Inoubliable !
Paul B
Paul B

96 abonnés 1 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2026
Globalement un bon drame familial qui permet d'entretenir son espagnol avec des dialogues riches et c'est devenu rare.
Jean-luc G
Jean-luc G

91 abonnés 911 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2026
Le prolixe metteur en scène espagnol ne séduit pas à tous les coups. Autant MADRE et AS BESTAS tutoyaient les sommets, sa récente série Los anos nuevos, très générationnelle, pouvait laisser de marbre.
Cette fois-ci, on reste dans l'entre-deux, mais du côté positif. Dommage une nouvelle fois, que la durée n'ait pas été contenue, cela n'aurait rien enlevé de la dramaturgie dans la tentative de réconciliation entre père et fille, séparés depuis longtemps. Sorogoyen n'aime pas donner toutes les clés, et laisse au spectateur imaginer… ce qui s'est passé, en vrai ou dans l'imagination des protagonistes.
L'intérêt majeur est de mettre en scène et faire dialoguer deux êtres qui ne se connaissent pas vraiment, et Jardem et Luengo sont irréprochables.
Le scénario est aussi une introspection dans l'atmosphère d'un tournage, lieu artificiel de créations de relations fictives, d'expression de fantasmes, ou de règlements de compte personnels.
Deux scènes de repas dominent le film par leur qualité de mise en scène et leur intensité: l'intro de 20 mn, à l'occasion des retrouvailles autour d'un déjeuner entre Esteban le père, et sa fille Emilia, mais encore plus le tournage d'un repas dans le désert, spoiler: durant lequel resurgit le caractère violent et irascible du metteur en scène - une réputation qu'il traine depuis son premier succès- et du coup Esteban ne peut empêcher son propre passé revenir en boomerang sur le plateau.

Il faut mentionner le role secondaire, mais essentiel de Marina (Foïs), on devine qu'elle représente la production, mais probablement plus dans l'histoire de Esteban, peut-être son seul garde-fou contre lui-même.
cinéma- mai 26
Christian RZ
Christian RZ

97 abonnés 324 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2026
Un film ou l’on exacerbe les rapports pour masquer le manque d’enjeux qui plombe l’histoire de bout en bout ne peut être un bon film
Alors faut-il vraiment tourner un film dans un film pour dire ce que l’on sait déjà : que le mal qui est fait est fait!
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 370 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2026
Qu’est-il arrivé à Rodrigo Sorogoyen, lui qui nous avait habitués à des films pleins de tensions, sans temps mort ? Ainsi qu’à sa scénariste « attitrée », Isabel Peña ? Le film dans le film n’est pas nouveau et d’autres réalisateurs l’ont déjà fait brillamment : « Les ensorcelés » (1952) et « Quinze jours ailleurs » (1962) de Vincente Minnelli, « La nuit américaine » (1973) de François Truffaut, et « Même la pluie » (2011) d’Icíar Bollaín. Un de plus, pourquoi pas mais le réalisateur se prend pour Ingmar Bergman en voulant traiter la relation père-fille ; spoiler: ici Esteban Martinez (Javier Bardem, 57 ans), réalisateur célèbre, ayant reçu 2 Oscars, et sa fille, Emilia (Victoria Luengo, 36 ans), célibataire, actrice, comme sa mère (qui a joué dans le 1er film d’Esteban, « Sirocco ») et qui n’a plus vu son père depuis 13 ans
. Le film est très bavard (d’où sa durée de 2h15), avec notamment une scène d’ouverture, spoiler: filmée champ contre-champ, d’une vingtaine de minutes, où Estéban, qui veut embaucher sa fille dans son nouveau film « Désert », et Emilia déjeunent ensemble, et dialoguent de façon lénifiante. Tout ça pour dire que chacun a une vision différente de certains événements (effet Rashōmon ?) et qu’Emilia a souffert de l’absence de son père.
Quelle fine analyse psychologique ! On dirait un film français parisianiste et nombriliste. On a droit, quand même, à une séance de tournage spoiler: (le déjeuner, avec soupe aux maquereaux, servie à 10h du matin) où Esteban montre son « talent » de démiurge sadique maltraitant ses acteurs au cours de plusieurs prises.
Les grands réalisateurs sont rarement des bisounours. Dernier point qui aurait pu sauver le film (nombreuses scènes en pellicule Kodak 70 mm) : l’action est tournée à Fuerteventura, île des Canaries dont les dunes doivent donner l’illusion d’être au Sahara Espagnol où se déroule le film d’Esteban au début du XXe s : sous domination hispanique de 1884 à 1976, ce territoire a été partagé entre le Maroc (majoritaire) et la Mauritanie, sans réelle consultation des habitants, d’où la fondation du Polisario (en 1973), mouvement indépendantiste et soutenu par l’Algérie limitrophe. Rien de tout cela n’est évoqué et ne constitue qu’un décor. Il en ressort un film long, ennuyeux, soporifique, parfois maniériste (pourquoi des images en noir et blanc au sein d’une même scène ? titre et générique partiel au bout de 30 mn) avec des personnages survolés tels la cheffe opératrice spoiler: qui quitte le tournage
ou celui de Marina Foïs, confidente d’Estaban, à la fonction mal définie. Quant au titre, est-ce de l’ironie car il n’est nullement question d’amour entre Esteban et Emilia, lui tentant de se racheter en l’employant comme actrice et elle, pleine de ressentiment…
Juan 75
Juan 75

83 abonnés 517 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2026
Le film n’a pas l’intensité de la densité de As bestas , la réalisation est un peu confuse bien que très très belle ainsi que la photo. Les acteurs font ce qu’ils peuvent mais je suis resté à côté du film un peu trop long un peu trop didactique et qui manque d’originalité.
Dora M.
Dora M.

80 abonnés 548 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Esteban (Javier Bardem) est un réalisateur célèbre. Il reprend contact avec sa fille qu’il n’a pas vue depuis des années, Emilia (Victoria Luengo) pour lui proposer d’être l’actrice principale de son prochain film.
La scène d’ouverture est captivante, il s’agit des retrouvailles entre le père et la fille et de la proposition de film. La relation entre les deux apparaît déjà comme très complexe et donne envie de voir la suite.
Le sujet est intéressant même si je pensais qu’on irait plus loin au niveau de la psychologie des personnages et des rebondissements.
Javier Bardem est comme toujours vraiment impeccable, parfait dans son rôle, très charismatique.
J’ai beaucoup aimé la scène de tournage du repas qui démarre avec beaucoup d’humour puis fait monter la tension d’un coup, au même titre que les protagonistes.
VILLE.G
VILLE.G

79 abonnés 819 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2026
Profondément ennuyeux. Même si les acteurs sont bons et si la manière de filmer est intéressante, les affres d’un type désagréable et ses difficultés entre un père et la fille qu’il a abandonnée ne font pas, dans ce film en tout les cas, un thème suffisant..Décevant
domit64
domit64

78 abonnés 386 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2026
Bien que les acteurs et actrices soient au top, que les sujets de l’abandon, des relations père/fille, et réalisateur/acteurs soient traitées avec justesse, finesse, et réalisme, je me suis ennuyée. Toutes les scènes sont trop longues. C’est dommage, malgré un Bardem exceptionnel et qui mériterait un prix !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse