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Pierre842
46 abonnés
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4,0
Publiée le 16 mai 2026
Le film "l'être aimé" m'a beaucoup fait penser au film "Valeur Sentimentale" de Joachim Trier.
Javier Bardem était excellent dans son rôle de père et de réalisateur. Victoria Luengo était aussi excellente. J'ai beaucoup aimé ce duo père-fille. Une scène que j’ai beaucoup apprécié où on rie de la situation et d’un grand coup de pression où ça doit être sérieux.
Après El Reino, Madre et As Bestas, Sorogoyen persiste et signe un film d’une élégance et d’une profondeur rares.
De chaque scène transsude la tension sous-jacente d’une double dynamique filiale et professionnelle, complexe et irrésolue.
Javier Bardem, dans un rôle en langue maternelle, emprunte toutes les ramifications d’un jeu trouble et puissant, face à une Victoria Luengo qui tente de reconquérir sa place dans un échiquier familial et professionnel contrôlé par celui qui, jadis, a fait se dérober le sol sous ses pieds.
La mise en abîme ose et puise dans une boîte à outils fournie pour faire émaner toute la puissance évocatrice de cette friction intérieure qui consume nos deux protagonistes.
Cette tension est renforcée par une seule et unique apparition musicale, contrainte elle aussi entre sa condition intra et extradiégétique. Il en va de même pour l’incursion ponctuelle d’un noir et blanc (sublime) pour sceller la dichotomie, reine du métrage.
Un magnifique film qui interroge la masculinité avec ses dimensions paternelle, sociale et individuelle dans une mise en abîme qui ne cesse de nous faire passer d’un pan à l’autre de la réalité, à travers le point de vue des personnages.
J'adore les films dans les films : découvrir les coulisses d'un tournage me met toujours en joie !
Beaucoup le comparent à "Sentimental Values" mais je trouve que ces deux films sont diamétralement opposés dans le traitement de l'émotion.
Certes, ils ont le même thème de fond, un père absent qui fait tourner sa fille dans le film qu'il réalise pour renouer des liens, mais la forme est différente.
Autant le premier met une distance et n'explore qu'en surface les non dits, autant le second saisi à bras le corps l'émotion et l'assume pleinement.
La scène d'ouverture est magistrale, elle m'a saisi dès les premières minutes avec ses précisions chirurgicales ! Je me suis dis "ça fait 15min que je suis là et j'ai déjà les larmes aux yeux" ça promet !
J'ai été emporté dès le début et tout au long du récit : c'est brillamment écrit, subtil et sensible.
Javier Barden est magistral ! Il incarne un homme qui tente de se faire racheter et il alterne une ambivalence folle entre émotif digne et grand colérique, un homme avec des failles et des faiblesses mais avec un forte colère en fond. Un homme à la fois bienveillant et toxique et il arrive à jouer toutes ces complexités avec une aisance déconcertante !
Les relations pères-filles me touchent à chaque fois, peu importe la façon de l'exprimer ça m'émeut !
C'est un film d'une grande intelligence d'écriture, qui jongle entre des scènes étirées et intenses et d'autres qui nous mettent en colère ! Un film sur les non-dits, entre deux personnes qui ont évolué de manière différente et qui ne savent pas comment se parler.
La fin est ouverte et, même si cela m'a frustré au premier abord, elle m'a permis de laisser vagabonder mon imagination.
On pense à Valeurs sentimentales, avec ce père cinéaste qui offre un rôle à sa fille pour compenser son absence. Mais pour moi, tout fonctionne bien mieux ici, les enjeux personnels sont mieux imbriqués et parfaitement interprétés.
Pas convaincu par ce film, qui joue sur trop de registres pour être puissant. Et finit par s'embourber un peu dans sa cohérence. Ce n'est pas la responsabilité des acteurs, qui sont vraiment bons. Mais cela part dans des directions trop nombreuses. Dommage, car As Bestas était totalement magnifique.
Père fille, jamais simple surtout si celui-ci est un créatif connu et n'a jamais été présent. C'est très bien joué, quelques scènes vraiment impressionnantes dont on imagine que la fiction rejoint la réalité d'un tournage. On aime ce cinéma espagnol.
Moi qui n'aime pas trop le cinéma "psychologique" (il me semble toujours que la passion peut souvent surmonter les affres de la psyché encore faut-il, c'est vrai, avoir trouvé son point d'équilibre, et cela c'est intimement personnel à chacun, nouvelle raison pour laquelle l'introspection au cinéma n'est pas ma première attente, à loin près) je nourrissais quelque crainte pour mon premier Sorogoyen vu. Or... la psychologie est ici à mes yeux... secondaire ! C'est tellement du cinéma (du cinéma sur le cinéma, au demeurant), c'est tellement fin, intelligent, sensible, humain, que ce "El Ser querido" est à mes yeux déjà un classique, magistralement interprété non seulement par le magnifique Bardem et la révélation Victoria Cuenca mais aussi par tous les autres. Assurément un des grands films 2026.
J'étais tellement triste de ne pas avoir eu la chance de visionner "As Bestas" avec Denis Menochet et Marina Fois, le précédent film de Rodrigo Sorogoyen où les deux français ont brillé, puisqu'ils ont eu l'Honneur d'être sollicité par "l'Académie des Goyas" les Césars Espagnols en 2023, DM sacré Meilleur Acteur et MF nominée Meilleure Actrice. Je suis heureux de m'être rattrapé avec ce film. Ce long-métrage est une véritable merveille !!! Il est fin, subtil, intelligent, profond. Dans cet Oeuvre Cinématographique, on comprend tout les problèmes auxquels un Metteur en Scène doit faire face, lors du tournage d'un de ses films. Javier Bardem et Victoria Luengo sont impeccables, et nous offrent un beau duel. Sans nul doute, ce film aurait mon vote pour repartir avec la Prestigieuse Palme d'Or cette année.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avant de le voir. Javier Bardem est vraiment excellent dans son rôle. Toute la relation entre les personnages est assez touchante et parfois même malaisante. Le film prend son temps pour développer son histoire. J’ai bien aimé la façon dont les émotions sont amenées progressivement. Certaines scènes sont vraiment fortes et restent en tête. Victoria Luengo est aussi très convaincante. L’ambiance est assez pesante par moments. La mise en scène reste simple mais ça fonctionne bien avec le sujet. Par contre, j’ai trouvé quelques passages un peu longs. Le rythme est parfois un peu lent. Je n’ai pas été totalement embarqué par tout ce que le film raconte. Mais ça reste un bon drame, porté par de très bonnes performances.
Un grand film. Puissant, tendu, émouvant. Javier Bardem, aussi détestable que complexe, et Victoria Luengo, très juste, forment un magnifique duo. Le film s'attaque à plusieurs thématiques (le cinéaste tout puissant et écrasant, la famille, l'absence et les non-dit) lors d'un tournage de film d'époque qui nous fait pénétrer dans les coulisses du cinéma. A noter plusieurs scènes marquantes dont le dernier dialogue entre le réalisateur et sa fille, qui ne peut laisser de marbre. 2h15 qui passent en un souffle.
D'une grande puissance, "L'être aimé" est un film complexe, croisant plusieurs thématiques et laissant à chaque personnage son propre ressenti face aux mêmes situations. Qu'il s'agisse du monde du cinéma, de la relation père-fille, de la masculinité et du pouvoir, tous ces thèmes s'entrecroisent en permanence tout en laissant chacun dans son vécu, dans son habitat intérieur. La réalisation est brillante et complexe aussi. Le travail sur les cadrages, de plans larges à d'autres très resserrés, et celui sur la photo sont remarquables. De longs plans séquence diffusent une grande énergie, comme celui qui ouvre le film. Très belle interprétation qui renvoie à l'intimité de chacun, sans s'appuyer sur un regard psychologique.
Apres avoir disséqué les relations d’un couple, Rodrigo s’attèle maintenant à depeindre toute l’ambiguïté et la toxicité d’une relation pere fillle. A voir car c’est un chef d’oeuvre, tout simplement !
De la belle ouvrage cinématographique: un excellent cadrage, une très belle photographie qui alterne les gros plans sur un œil qui commence à pleurer , avec les grands paysages du Sahara., Avec une musique qui se met au service de la montée en puissance de l’émotion et de quelques moments rares comiques… Mais aucune morale, aucun sens donné à ce making off qui souffre d’un entre-soi qui appauvrit la portée de ce beau film .
Super idée de scénar, montage génial et très inspirant. Cependant quelle est la morale ? Qu'on doit pardonner un homme violent quoi qu'il arrive ? Aussi, le film n'a aucune conclusion. C'est une espère de fin à moitié ouverte. On ne sait pas quoi en tirer...