L’Être Aimé
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186 critiques spectateurs

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Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

38 abonnés 370 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2026
J'adore les films dans les films : découvrir les coulisses d'un tournage me met toujours en joie !

Beaucoup le comparent à "Sentimental Values" mais je trouve que ces deux films sont diamétralement opposés dans le traitement de l'émotion.

Certes, ils ont le même thème de fond, un père absent qui fait tourner sa fille dans le film qu'il réalise pour renouer des liens, mais la forme est différente.

Autant le premier met une distance et n'explore qu'en surface les non dits, autant le second saisi à bras le corps l'émotion et l'assume pleinement.

La scène d'ouverture est magistrale, elle m'a saisi dès les premières minutes avec ses précisions chirurgicales !
Je me suis dis "ça fait 15min que je suis là et j'ai déjà les larmes aux yeux" ça promet !

J'ai été emporté dès le début et tout au long du récit : c'est brillamment écrit, subtil et sensible.

Javier Barden est magistral !
Il incarne un homme qui tente de se faire racheter et il alterne une ambivalence folle entre émotif digne et grand colérique, un homme avec des failles et des faiblesses mais avec un forte colère en fond.
Un homme à la fois bienveillant et toxique et il arrive à jouer toutes ces complexités avec une aisance déconcertante !

Les relations pères-filles me touchent à chaque fois, peu importe la façon de l'exprimer ça m'émeut !

C'est un film d'une grande intelligence d'écriture, qui jongle entre des scènes étirées et intenses et d'autres qui nous mettent en colère !
Un film sur les non-dits, entre deux personnes qui ont évolué de manière différente et qui ne savent pas comment se parler.

La fin est ouverte et, même si cela m'a frustré au premier abord, elle m'a permis de laisser vagabonder mon imagination.

Une grande réussite pour un gros coup de coeur !
Stéphane R
Stéphane R

30 abonnés 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2026
On pense à Valeurs sentimentales, avec ce père cinéaste qui offre un rôle à sa fille pour compenser son absence. Mais pour moi, tout fonctionne bien mieux ici, les enjeux personnels sont mieux imbriqués et parfaitement interprétés.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2026
Pas convaincu par ce film, qui joue sur trop de registres pour être puissant. Et finit par s'embourber un peu dans sa cohérence. Ce n'est pas la responsabilité des acteurs, qui sont vraiment bons. Mais cela part dans des directions trop nombreuses. Dommage, car As Bestas était totalement magnifique.
PASCAL C
PASCAL C

28 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Père fille, jamais simple surtout si celui-ci est un créatif connu et n'a jamais été présent. C'est très bien joué, quelques scènes vraiment impressionnantes dont on imagine que la fiction rejoint la réalité d'un tournage. On aime ce cinéma espagnol.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2026
Moi qui n'aime pas trop le cinéma "psychologique" (il me semble toujours que la passion peut souvent surmonter les affres de la psyché encore faut-il, c'est vrai, avoir trouvé son point d'équilibre, et cela c'est intimement personnel à chacun, nouvelle raison pour laquelle l'introspection au cinéma n'est pas ma première attente, à loin près) je nourrissais quelque crainte pour mon premier Sorogoyen vu.
Or... la psychologie est ici à mes yeux... secondaire ! C'est tellement du cinéma (du cinéma sur le cinéma, au demeurant), c'est tellement fin, intelligent, sensible, humain, que ce "El Ser querido" est à mes yeux déjà un classique, magistralement interprété non seulement par le magnifique Bardem et la révélation Victoria Cuenca mais aussi par tous les autres.
Assurément un des grands films 2026.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2026
J'étais tellement triste de ne pas avoir eu la chance de visionner "As Bestas" avec Denis Menochet et Marina Fois, le précédent film de Rodrigo Sorogoyen où les deux français ont brillé, puisqu'ils ont eu l'Honneur d'être sollicité par "l'Académie des Goyas" les Césars Espagnols en 2023, DM sacré Meilleur Acteur et MF nominée Meilleure Actrice. Je suis heureux de m'être rattrapé avec ce film. Ce long-métrage est une véritable merveille !!! Il est fin, subtil, intelligent, profond. Dans cet Oeuvre Cinématographique, on comprend tout les problèmes auxquels un Metteur en Scène doit faire face, lors du tournage d'un de ses films. Javier Bardem et Victoria Luengo sont impeccables, et nous offrent un beau duel. Sans nul doute, ce film aurait mon vote pour repartir avec la Prestigieuse Palme d'Or cette année.
Cam Pattier
Cam Pattier

24 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2026
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avant de le voir.
Javier Bardem est vraiment excellent dans son rôle.
Toute la relation entre les personnages est assez touchante et parfois même malaisante.
Le film prend son temps pour développer son histoire.
J’ai bien aimé la façon dont les émotions sont amenées progressivement.
Certaines scènes sont vraiment fortes et restent en tête.
Victoria Luengo est aussi très convaincante.
L’ambiance est assez pesante par moments.
La mise en scène reste simple mais ça fonctionne bien avec le sujet.
Par contre, j’ai trouvé quelques passages un peu longs.
Le rythme est parfois un peu lent.
Je n’ai pas été totalement embarqué par tout ce que le film raconte.
Mais ça reste un bon drame, porté par de très bonnes performances.
coraly
coraly

19 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2026
Un grand film. Puissant, tendu, émouvant. Javier Bardem, aussi détestable que complexe, et Victoria Luengo, très juste, forment un magnifique duo. Le film s'attaque à plusieurs thématiques (le cinéaste tout puissant et écrasant, la famille, l'absence et les non-dit) lors d'un tournage de film d'époque qui nous fait pénétrer dans les coulisses du cinéma. A noter plusieurs scènes marquantes dont le dernier dialogue entre le réalisateur et sa fille, qui ne peut laisser de marbre. 2h15 qui passent en un souffle.
Eleni
Eleni

20 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2026
D'une grande puissance, "L'être aimé" est un film complexe, croisant plusieurs thématiques et laissant à chaque personnage son propre ressenti face aux mêmes situations. Qu'il s'agisse du monde du cinéma, de la relation père-fille, de la masculinité et du pouvoir, tous ces thèmes s'entrecroisent en permanence tout en laissant chacun dans son vécu, dans son habitat intérieur.
La réalisation est brillante et complexe aussi. Le travail sur les cadrages, de plans larges à d'autres très resserrés, et celui sur la photo sont remarquables. De longs plans séquence diffusent une grande énergie, comme celui qui ouvre le film.
Très belle interprétation qui renvoie à l'intimité de chacun, sans s'appuyer sur un regard psychologique.
Thomas S
Thomas S

19 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2026
Apres avoir disséqué les relations d’un couple, Rodrigo s’attèle maintenant à depeindre toute l’ambiguïté et la toxicité d’une relation pere fillle.
A voir car c’est un chef d’oeuvre, tout simplement !
Noël C
Noël C

18 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2026
De la belle ouvrage cinématographique: un excellent cadrage, une très belle photographie qui alterne les gros plans sur un œil qui commence à pleurer , avec les grands paysages du Sahara., Avec une musique qui se met au service de la montée en puissance de l’émotion et de quelques moments rares comiques… Mais aucune morale, aucun sens donné à ce making off qui souffre d’un entre-soi qui appauvrit la portée de ce beau film .
je_ne_suis_pas
je_ne_suis_pas

16 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
Super idée de scénar, montage génial et très inspirant. Cependant quelle est la morale ? Qu'on doit pardonner un homme violent quoi qu'il arrive ? Aussi, le film n'a aucune conclusion. C'est une espère de fin à moitié ouverte. On ne sait pas quoi en tirer...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 mai 2026
Le film m'a donné envie avec sa bande-annonce (quand je vois qu'on parle de tournage de film, j'y vais la tête baissée haha), et aussi car globalement, il y a eu d'excellents retours à Cannes. Et ces retours sont totalement justifiés, j'ai adoré l'œuvre !

Il y a énormément d'éléments que j'ai adoré que je suis sûr que je vais en oublier certains. Je commencerai peut-être par le scénario qui est très bien écrit, surtout les dialogues qui m'ont saisi. Je pense à la longue séquence d'introduction (à peu près 10-15 minutes) où ce n'est qu'un dialogue en champ contre-champ (un peu comme "The Social Network"), mais j'étais captivé par cette scène car ça présente déjà toutes les thématiques du film et le caractère des personnages. En parlant des personnages, je trouve tous les acteurs et actrices très convaincants.

Le film utilise une mise en scène plutôt particulière, mais au final très logique pour l'histoire de l'œuvre. On peut théoriser sur ce que veut raconter cette mise en scène, de mon côté, je dirais que pour les changements brutaux en noir et blanc, c'est pour représenter la variation des sentiments de Javier Bardem pour sa fille, et les sentiments de Victoria Luengo pour son père. On a parfois des changements de focus quand on voit dans le cadre le père et la fille, pour moi ça montre la relation complexe et déséquilibrée entre les deux. Et aussi, les séquences avec le cadre plus serré, c'est généralement lié au passé du père (carrière cinématographique, le plus souvent). Et quand tout se combine, c'est pour les moments difficiles du tournage, je parle d'une séquence bien précise qui est, pour le moment, la meilleure séquence que j'ai vue dans un film cette année.

C'est un peu dommage que le film n'a rien obtenu à Cannes (après je n'ai pas encore vu les films récompensés), mais celui-ci, je ne peux que vous le recommander. Il est rentré facilement dans mon top de l'année !
Natissy
Natissy

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
L'être aimé évoqué les relations complexes entre un père qui n'a pas vu sa fille depuis 13 à travers la réalisation d'un film où le réalisateur Javier bardem. Des riches sa propre fille actrice. Des non duts des regards échangés un film fort javier bardem joue très bien
Totoscope
Totoscope

11 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2026
L’Être Aimé signe le retour du maître du thriller espagnol Rodrigo Sorogoyen, cette fois-ci dans un registre différent : l’histoire d’un réalisateur prestigieux qui tente de renouer avec sa fille, actrice de seconde zone, en la faisant tourner dans son dernier film. Le cinéma lui permettant finalement de voir sa fille comme pour la première fois, mettant littéralement en scène leurs retrouvailles.

Le tournage de ce film lui permet de creuser cette relation père-fille mais aussi les récits que chacun se raconte à ce sujet, leurs vécus et leurs perceptions de celle-ci semblant largement éloignées. Le film utilise justement la mise en abyme du cinéma pour interroger ces différentes visions du réel. En cela, c’est un film sur les regards que chacun porte sur l’autre.
Il ausculte aussi l’emprise affective : d’un réalisateur sur ses acteurs, mais aussi d’un père sur sa fille. Le plateau de tournage et son équipe forment une micro-société traversée par les mêmes conflits générationnels et les mêmes rapports de domination patriarcale que la famille. Vie privée et vie professionnelle, fiction et réalité, tout finit par se confondre dans un récit qui traite ces sujets avec beaucoup d'ambiguïté.

Et Sorogoyen filme ce drame familial avec la même intensité que ses thrillers les plus tendus, toujours aussi implacable de maîtrise dans sa capacité à installer une atmosphère étouffante. En nous plongeant dans la psychologie de ses personnages, il en fait un thriller intime, relationnel. Et c’est un régal d’écriture et de mise en scène, avec certaines séquences (dont la scène introductive) qu’il tire en longueur et qui sont de véritables tours de force. De plus, la variété de sa mise en scène souligne cette notion de multiplicité des récits.

Il fait preuve d’une maîtrise absolue de tous les outils du cinéma dont l’interprétation avec un duo sidérant : Victoria Luengo et surtout Javier Bardem dans le rôle de cet ogre qui cherche à la fois à reconnecter avec sa fille tout en continuant à créer, faire des films, sans retomber dans son comportement toxique habituel désormais inacceptable. Sorogoyen interroge ici également la figure du créateur masculin, ses dérives, sa domination et la violence que peut produire son obsession artistique.

Un film d’une densité thématique, émotionnelle et technique remarquable, où le cinéma devient à la fois un outil de création, de domination et peut-être de réparation.
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