Pouvant faire écho à un certain «Valeur Sentimentale» de par le lien implicite qu'il tisse entre la réalité et la fiction, le talentueux Rodrigo Sorogoyen (Que Dios nos perdone, El Reino, As Bestas) nous dépeint les retrouvailles d'une actrice et de son père cinéaste, qui l'a engagé pour interpréter l'un des rôles principaux de son nouveau film.
Dans ce décor aride dans lequel a lieu le tournage, le récit d'une tentative de réconciliation bien difficile entre deux "inconnus" (l'un pour l'autre), deux êtres fragilisés par le passé et l'absence, deux regards qui peinent à s'aligner, à se trouver.
Deux personnages joués avec beaucoup de talent par Javier Bardem et Victoria Luengo (découverte pour ma part dans la mini-série «Antidisturbios», créée par Sorogoyen), parvenant à faire passer beaucoup de choses, dans leurs mots comme dans leurs silences. Des personnages souvent sur le fil, à l'intérieur d'un film où la vie privée prend l’ascendant sur la vie professionnelle, et où la présence du passé ramène à la vie certains démons du passé (à l'image spoiler: de cette séquence de repas que l'on tourne encore et encore, au désespoir de toute l'équipe présente. Et se faisant le reflet de cette question pour le moins absurde : doit-on malmener ses comédiens pour obtenir le "meilleur" d'eux-mêmes à l'écran ? ).
Pour illustrer cette confusion entre le réel et la mise en scène, Sorogoyen joue avec les codes du cinéma (qu'ils soient visuels comme sonores, ou encore musicaux) avec une maîtrise certaine, même si je peux m'interroger sur le sens de certains changements de ratio ou basculements en noir et blanc au cours du récit, pouvant flirter avec un certain maniérisme un peu gratuit.
Une œuvre qualitative et à taille humaine, intéressante de par ce qu'elle nous raconte, et encore plus de par la manière dont elle nous la raconte, mais qui étrangement ne m'a pas autant embarqué, remué que j'aurai pu le penser. Peut-être parce le film s'est déroulé comme je pensais qu'il allait se dérouler. Peut-être parce qu'il m'a manqué un peu d'inattendu, de déséquilibre plus marqué. Peut-être parce que j'aurai voulu un peu plus ressentir ce côté "palpable" dans les rapports humains, entre conflits et réparation, entre rejet et bienveillance.
Mais malgré cela, une histoire de cinéma, de sentiments et de masques bien faite et très bien interprétée, et à découvrir en salle bien entendu.
Un film flou mais très immersif, dans une relation qui aurait dû rester privée.
Je l’ai trouvé très intense, mais à la fois très lent, avec une scène d’ouverture où tout s’explique en vingt minutes. Après celle-ci, le film se déroule de manière simple, ce qui le rend facilement compréhensible, mais son visionnage reste éprouvant, avec des séquences difficiles à regarder.
Bref, un film très complexe, parfois un peu flou, avec des changements de colorimétrie, de format, ou même des mouvements de caméra pas toujours justifiés, ou tout simplement que je n’ai pas compris.
Après les très bons El Reino, Madre et As Bestas, Rodrigo Sorogoyen nous gratifie d’un quasi-chef d’œuvre avec une double histoire, celle du tournage d’un film ambitieux par un réalisateur célèbre et tout puissant interprété par un Javier Bardem très convaincant et celle de la rencontre entre un père qui revient en Espagne (le même Bardem) après 13 ans à Hollywood, et sa fille. Interprétée par une Victoria Luengo admirable, Emilia exprime avec une intensité parfaitement juste les espoirs et les désillusions de cette rencontre avec son père disparu. La qualité technique du film - impressionnante scène d’ouverture - laisse cependant toute sa place à l’émotion activée tant par les magnifiques dialogues, un scénario intelligent et une direction d’acteurs au sommet. Le palmarès de Cannes ne devrait pas oublier de primer ce film.
voici un film qui sort de la médiocrité de la production actuelle. Interprétation magistrale de Javier Bardem et de sa partenaire Victoria Luengo .Toutes les nuances de la sensibilité passent sur leurs visages. Film qui fait mieux connaître ce que peut être un tournage. La réalisation en est très habile avec une utilisation alternée du noir et blanc et de la couleur selon les états d'âme. Un scène celle du repas avec les enfants restera certainement comme une scène d'anthologie dans l'histoire du cinéma. Elle déclenche les rires de la salle avant de se terminer dans la tristesse. film à voir en priorité absolue.
J’ai mis 3,5 pour Javier Bardem que j’aime parce qu’un film dans un film avec des longueurs au début et à la fin ben c’est long dommage, le film aurait pu être plus prenant fait différemment et exploiter de façon différente surtout.
Film vertigineux. Une réalisation exemplaire / des gros plans magnifiques des silences étourdissants des caméras à l'épaule de toute beauté . Un montage énergique. Tout est impressionnant. Pourtant le thème est déjà vu mais la tension entre père et fille ne retombe jamais et la mise en scène sublime le scénario. Chapeau .Tout est tenu jusqu'à la fin. J'aurais arrêté la fin du film quelques minutes plus tôt(dans la salle de montage) mais devant autant de talents on s'incline.
Un film ou l’on exacerbe les rapports pour masquer le manque d’enjeux qui plombe l’histoire de bout en bout ne peut être un bon film Alors faut-il vraiment tourner un film dans un film pour dire ce que l’on sait déjà : que le mal qui est fait est fait!
Le prolixe metteur en scène espagnol ne séduit pas à tous les coups. Autant MADRE et AS BESTAS tutoyaient les sommets, sa récente série Los anos nuevos, très générationnelle, pouvait laisser de marbre. Cette fois-ci, on reste dans l'entre-deux, mais du côté positif. Dommage une nouvelle fois, que la durée n'ait pas été contenue, cela n'aurait rien enlevé de la dramaturgie dans la tentative de réconciliation entre père et fille, séparés depuis longtemps. Sorogoyen n'aime pas donner toutes les clés, et laisse au spectateur imaginer… ce qui s'est passé, en vrai ou dans l'imagination des protagonistes. L'intérêt majeur est de mettre en scène et faire dialoguer deux êtres qui ne se connaissent pas vraiment, et Jardem et Luengo sont irréprochables. Le scénario est aussi une introspection dans l'atmosphère d'un tournage, lieu artificiel de créations de relations fictives, d'expression de fantasmes, ou de règlements de compte personnels. Deux scènes de repas dominent le film par leur qualité de mise en scène et leur intensité: l'intro de 20 mn, à l'occasion des retrouvailles autour d'un déjeuner entre Esteban le père, et sa fille Emilia, mais encore plus le tournage d'un repas dans le désert, spoiler: durant lequel resurgit le caractère violent et irascible du metteur en scène - une réputation qu'il traine depuis son premier succès- et du coup Esteban ne peut empêcher son propre passé revenir en boomerang sur le plateau.
Il faut mentionner le role secondaire, mais essentiel de Marina (Foïs), on devine qu'elle représente la production, mais probablement plus dans l'histoire de Esteban, peut-être son seul garde-fou contre lui-même. cinéma- mai 26
Les acteurs sont bien. Le sujet lui centré sur le cinema , un tournage et la relation entre réalisateur et acteurs est un peu trop égocentré. Le film lui est un peu ennuyeux durant la premiere partie et la seconde par contre beaucoup plus prenante.
Comme beaucoup ici, j'ai adoré ces 2 acteurs et surtout il faut féliciter Victoria Luengo qui arrive à la hauteur de l'immense Javier Bardem. La scène inaugurale restera (comme souvent chez Sorogoyen) la scène incroyable du film. Ces 15 à 20 minutes de rencontre dans le restaurant sont d'une intensité extraordinaire. Lire absolument l'interview explicative de Sorogoyen après avoir vu le film. Acteurs formidables, photo et réalisation impeccables... alors pourquoi 3 étoiles seulement.
Parce que sous le prétexte du film introspectif, du film "fait pour Cannes", ce film devient vite long à mourir. Il manque (a contrario de ses films précédents) un autre fil auquel on peut se rattacher, une autre problématique que la relation père-fille.
Si bien qu'on a l'impression pendant la seconde heure de tourner en rond !
j ai adoré acteurs magnifiques histoire très touchante et magnifiquement joué allez le voir javier bardem au sommet de son actre victoria lurngo incroyable aussi merci pour ce moment
En Compétition à Cannes 2026, "L’Être Aimé" confirme une nouvelle fois la puissance de Rodrigo Sorogoyen dans l’exploration des relations humaines sous tension. Un réalisateur mondialement reconnu incarné par Javier Bardem, revient en Espagne pour tourner son nouveau projet et choisit d’offrir le rôle principal à sa fille, une jeune actrice qu’il n’a pas vue depuis treize ans. Elle accepte, mais ce tournage devient rapidement un terrain de confrontation intime entre un père absent et une fille en quête de reconnaissance. Sorogoyen construit un film à double niveau : d’un côté, le récit d’un tournage de cinéma, avec ses répétitions, ses tensions et ses rapports de pouvoir, et de l’autre, une plongée brute dans une relation familiale abîmée, où la fiction devient un espace de vérité impossible à éviter. La confrontation entre Javier Bardem et Victoria Luengo est d’une intensité remarquable. Bardem incarne un homme à la fois charismatique et profondément défaillant, incapable de fuir les conséquences de ses choix passés. Victoria Luengo, elle, impressionne par la précision de son jeu : elle oscille constamment entre retenue, colère et vulnérabilité. Un film sur la création autant que sur la filiation, sur ce que le cinéma peut révéler ou, au contraire, masquer. Un drame puissant, habité par deux performances majeures.
Tous ces films actuellement sur des réalisateurs qui racontent leur expérience de réalisateur c est trop Dans le même style on a déjà eu l'an dernier valeur sentimentale.....
De magnifiques gros plans de visages c est superbe mais en abuse c'est dommage J'ai trouvé Javier Barden génial mais je suis peut être trop fan !!!!
Au final pas grand chose d'excitant, on pourrait s'ennuyer Pas un incontournable