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MIRALB
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1,0
Publiée le 12 juin 2026
Je suis partie au milieu du film. Interminable et bavard malgré le charisme indéniable de Javier Bardem. PS. Il est bon de noter que les positions pro-palestiniennes radicales de cet acteur n'ont nullement empêché CANAL + de financer ce film.
un avatar de Valeur sentimentale de Joachim Trier. Le niveau est pourtant bien plus faible dans ce film et c'est dû à un mauvais scénario. Personnages principaux caricaturaux. Manque d'enjeux narratifs. Personnages secondaires inexistants. Manque à la fois plus de chair et de profondeur à ce film pour susciter un véritable intérêt. Le film est aussi beaucoup trop long. On commence à en avoir marre des états d'âmes de ces gens du cinéma pleins aux as et mal dans leur peau. On en a marre de cet entre-soi.
Avec L'Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un drame psychologique d'une intensité remarquable. Esteban, réalisateur reconnu, tente de renouer avec sa fille Emilia après treize années d'absence en lui offrant le rôle principal de son prochain film. Derrière ce geste apparemment généreux se cache une relation marquée par la culpabilité, la colère et le besoin de réparation. Grâce aux interprétations magistrales de Javier Bardem et Victoria Luengo, le film analyse avec finesse les mécanismes de l'emprise affective et questionne une certaine conception de la masculinité. Une œuvre exigeante, dérangeante et profondément émouvante, qui ne laisse jamais le spectateur à distance. Chronique entière et illustrée : /
A voir pour la profondeur du jeu de Bardem, puissante et subtile a la fois. Vicky Luengo tire parfaitement son épingle du jeu. Les gros plans de la première scène nous font entrer dans le jeu de la relation manquée pere-fille. Cette mise en abyme cinématographique fonctionne jusqu'à un certain point, on attendait une approche plus fouillée des rapports entre le père et sa famille.
Il y a un an, au Festival de Cannes, un film mettait en scène une actrice pas très bien dans sa peau, à laquelle un père réalisateur, et jusque là absent, proposait un rôle. Il s'agissait de Valeur sentimentale, de Joachim Trier, qui séduisait par sa virtuosité et la variété des thèmes qu'il abordait.
Cette année, Rodrigo Sorogoyen propose pratiquement le même canevas pour son nouveau film L'être aimé : Javier Bardem est presque aussi désagréable que Stellan Skarsgård, et Victoria Luengo campe un personnage aussi instable que celui qu'interprétait Renate Reinsve.
Le niveau est pourtant bien plus faible dans le film espagnol, et c'est à mon avis dû aux manques de développement du scénario. Les personnages principaux sont figés dans leur posture (sourcils broussailleux et regard ombrageux pour Bardem), sans que leur relation soit véritablement l'enjeu d'un développement narratif. Les personnages secondaires sont sacrifiés, à l'image d'une Marina Foïs transparente, et les thématiques annexes juste esquissées.
Il manque à la fois un peu plus de chair et de profondeur à L'être aimé pour susciter un véritable intérêt. Le film est aussi beaucoup trop long, et ce ne sont pas ses inutiles coquetteries (quelques plans en noir et blanc) qui peuvent nous distraire.
A noter que c'est le troisième film de la compétition de Cannes 2026 qui montre à la fois un créateur et sa création. Cette répétition excessive donne au final une impression d'entre-soi chichiteux. Autrement dit, on commence à en avoir marre des états d'âmes de ces artistes mal dans leur peau (et par ailleurs pleins aux as).
Pour être tout à fait juste, deux scènes méritent d'être sauvées : la première conversation, merveille de champ/contrechamp au plus proche des visages, et la scène de tournage du repas, qui donne une vue à mon avis assez juste de l'emprise harcelante que peut avoir un cinéaste sur son équipe.
Avec l’histoire d’un père, cinéaste, qui tente maladroitement de renouer avec sa fille, actrice, dont il ne s’est jamais occupé, Rodrigo Sorogoyen poursuit son exploration d’une certaine masculinité toxique, tout en absorbant les mutations à l’œuvre dans la société contemporaine.
S’il est parfois difficile de ne pas s’interroger sur la part autobiographique du récit, lorsque l’intrigue prend à bras-le-corps la figure du réalisateur autoritaire, voire violent, qui maltraite ses équipes sur le tournage, il est surtout flagrant que le film ne se veut pas à charge et tente d’embrasser, autant que de comprendre, tous les points de vue.
Il y parvient, en rendant palpable la douleur des deux protagonistes et déchirante leur tentative, non pas de se réconcilier, mais au moins de se retrouver. Dès l’ouverture, leur conversation met en évidence leurs ressentis forcément divergents sur leur histoire commune, et les malentendus qui en découlent.
Mais à force de ne vouloir fâcher personne, Sorogoyen semble parfois rester prudemment au milieu du gué, plaçant au même niveau la douleur d’une fille abandonnée et celle d’un père qui regrette son comportement passé. Le scénario est à ce titre plus utilitaire que subtil, distillant opportunément des rebondissements qui viennent appuyer la démonstration plutôt que dessiner la complexité et l’ambivalence, réelles, de la situation.
C’est finalement dans ses moments joliment suspendus, entre silences et regards hésitants, loin d’une mise en scène volontiers performative, que L’Être aimé atteint sa vérité émotionnelle la plus pure.
Film d’une grande rigueur scénique parfaitement maîtrisé par Sorogoyen . La photographie est magnifique. Et les acteurs remarquable. La tension psychologique se perçoit à chaque scène.
Film qui se veut « dans le vent », reprenant tous les lieux communs de l’époque. Pas une scène sans alcool, du meta pour faire comme Almodovar -et d’ailleurs comme tout le monde - alors qu’on n’est pas Almodovar, une intrigue fondée sur une psychologie de café-commerce… après, je n’ai vu que la première heure. Je suis partie avant la fin.
Un réalisateur espagnol célèbre dans le monde, revient dans son pays d’origine après avoir vécu longtemps aux Etats-Unis. Il souhaite donner l’un des rôles principaux de son prochain film à Emilia, la fille qu’il a eu quand il était jeune et qu’il a abandonnée. Emilia, actrice au chômage, hésite, accepte et se lance dans ce tournage. Sorogoyen entremêle avec virtuosité deux thèmes : la relation complexe entre un père absent et une fille meurtrie ; le tournage d’un film dans le désert, les prouesses humaines et techniques, les tensions. L’approche de Sorogoyen est saisissante. Il dépeint ses personnages avec une finesse, une profondeur qui mettent le spectateur en tension permanente. Javier Bardem, acteur prodigieux est au somment de son art. Victoria Luengo lui tient la dragée haute. Le « film dans le film », sujet souvent traité à gros traits est, ici, montré de façon précise, presque documentaire et c’est passionnant. Certaines scènes, comme celle du fou-rire des acteurs qui déchaine la fureur du réalisateur, sont exceptionnelles. Les décors naturels, la musique d’Olivier Arson, tout est beau et sonne juste dans ce film passionnant.
Les films dont le sujet est le tournage d’un film c’est plutôt rédhibitoire en dehors de la Nuit Américaine de Truffaut. La qualité du jeu de Bardelm aide à ne pas trouver trop long cette nième histoire de relation père fille compliquée et sans réelle surprise
Un film que je n’ai pas vu passer. Je nous trouve plongés dans l’histoire, les émotions, la réalisation du film. Les images et couleurs sont parfaites.
Mystérieux film aux couleurs volcaniques dans lequel se figent, après l'explosion des ressentiments, les êtres aimés. Le sont-ils, au fait ? Oui mais non, pas suffisamment en tout cas pour permettre aux sentiments de s'exposer véritablement. Gâchis ? Non, la vie et ses méandres insondables
Le film n’a pas l’intensité de la densité de As bestas , la réalisation est un peu confuse bien que très très belle ainsi que la photo. Les acteurs font ce qu’ils peuvent mais je suis resté à côté du film un peu trop long un peu trop didactique et qui manque d’originalité.
De la belle ouvrage cinématographique: un excellent cadrage, une très belle photographie qui alterne les gros plans sur un œil qui commence à pleurer , avec les grands paysages du Sahara., Avec une musique qui se met au service de la montée en puissance de l’émotion et de quelques moments rares comiques… Mais aucune morale, aucun sens donné à ce making off qui souffre d’un entre-soi qui appauvrit la portée de ce beau film .