L’Être Aimé
Note moyenne
3,9
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190 critiques spectateurs

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Laurence Ory
Laurence Ory

8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mai 2026
Nous sommes allés voir ce film, nous étions six, la salle était bien climatisé. Donc nous avons eu très frais. L’atmosphère de la salle était bonne, vous l’avez compris en revanche, nous avons trouvé à l’unanimité ce film long lourd, avec des émotions que nous n’avons pas partagé avec les acteurs. quel dommage !
Tumtumtree
Tumtumtree

206 abonnés 587 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2026
Film d'une grande ambition, porté par ses deux principaux interprètes, L’être aimé pèche par son manque de fond. Le cinéaste parvient régulièrement à créer une profonde tension entre les personnages, mais au final l'ensemble ne constitue que des affaires de famille assez conventionnelles. Le point intéressant du film est de venir questionner la limite entre les conflits relationnels surmontables et le moment où un individu dépasse totalement les bornes, provoquant une rupture définitive. Cette question importante se traduit spoiler: par une très longue scène de tournage où le cinéaste dérape totalement et s'enfonce dans les outrances.

Étrangement, alors que le récit cherche à explorer la complexité des caractères spoiler: , il se complaît en un plan où l'on voit le gentil petit papa qui maltraite tout le monde pleurer devant l'image de sa fille. Cette conclusion simpliste gâche une fin de film sans imagination.
Lathuillierec
Lathuillierec

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
Incroyable !!!!
Bravo aux acteurs, notamment les deux rôles principaux!! Mais bravo aux autres aussi. Tout est dit, avec une excellente subtilité.
Tous les hommes, toutes générations confondues devraient le voir. Malheureusement, ne voulant pas voir la vérité et l’entendre, il y avait 5% d’hommes dans une salle Paris centre….
Merci au réalisateur et à l’équipe.
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

9 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Un jeu des 2 principaux acteurs tout en finesse pour évoquer la manière dont les liens peuvent se détendre et comment il difficile de réparer une grande déchirure
Prad Bitt
Prad Bitt

10 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
La relation aride entre un père et sa fille tente de s'améliorer lors du tournage d'un film.
Sorogoyen parvient a créer une ambiance à la fois douce et pesante qui traduit parfaitement les méandres tortueux d'une relation que le temps n'a pas épargné.
D'une grande justesse avec des passages de génies.
Fred Bouffet
Fred Bouffet

1 abonné 31 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2026
« Quand le cinéma se complaît à se regarder faire du cinéma ». Je précise en amont que je travaille dans ce milieu et que je le connais donc bien. .Le concept du « film dans le film », déjà largement éculé, parfois avec brio, atteint ici très rapidement ses limites. Au bout de quelques minutes d’ ailleurs. Il reste donc 2h10 à subir : et là, c est treeeees long. Ce petit monde autocentré se plaît ici à se regarder le nombril, mais hélas sans le génie qu’ il semble se trouver à lui même. Seul point intéressant à observer: la démonstration des tares et des petits égos pénibles des uns et des autres dans cette industrie : cela ne suffit hélas pas à faire un (bon) film. Le cinéma est bon quand il « réveille », qu’ il fait réfléchir, qu’ il divertit simplement, ou qu’ il crée des émotions, quelles qu’ elles soient, etc etc. Rien de rout ça dans cette tentative ratée, et longue comme un jour sans pain : d’ un grand ennui.
Pascal l.
Pascal l.

48 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
Une leçon de cinéma, de jeu d'acteurs, de mise en scène,... La scène du début met tout de suite dans l'ambiance. Cependant on ne peut pas réduire le film à un simple règlement de compte pere-fille. Au delà de cette problématique la mise en scène, les flash back, l'alternance noir & blanc, couleur,... tout est exploité pour un rendu intelligent, riche et émouvant. S'il n'y a pas une palme ou un Oscar je ne comprends plus rien.
Cadreum
Cadreum

79 abonnés 834 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen déplace son territoire d’oppression : ce n’est plus l’État tentaculaire de El Reino ni la communauté hostile de As Bestas qui écrasent les corps, mais un père, un metteur en scène, un homme persuadé que son statut peut encore légitimer son autorité. Le film suit Esteban Martínez, réalisateur célébré revenu d’un long exil américain, qui décide d’engager sa fille Emilia comme actrice principale de son nouveau projet, tourné dans un désert censé figurer le Sahara colonial des années 1930.

Le scénario, coécrit par Sorogoyen et Isabel Peña, repose sur une stratégie de rétention. La première scène en offre la démonstration la plus limpide : Sorogoyen y organise une zone d’indécision où rien n’est encore nommé. Un réalisateur et une actrice se retrouvent à une table de restaurant ; ils parlent d’un rôle, d’un film à venir, d’une proposition qu’il tente de lui faire accepter. Le ton oscille entre séduction professionnelle, maladresse affective et autorité mal convenue.

Puis, la relation filiale est nommée et une autre couche affleure : il minimise, elle attaque. Chacun tente d’imposer sa version du passé, de légitimer leur position, de redéfinir la scène de leur rupture. Dès cette ouverture, Sorogoyen installe donc un régime de perception où l’on ne saura jamais exactement ce qui s’est passé, mais où l’on ressentira, plan après plan.

Sur le plateau, Esteban dirige et exige. Emilia exécute et encaisse. Mais cette asymétrie tient aussi de la mise en scène. La caméra adopte d’abord le point de vue d’Esteban, légèrement en hauteur, cadrant l’équipe comme un territoire qu’il survole et organise. Ses déplacements dictent ceux du cadre, ses gestes imposent le rythme, ses colères contraignent. Mais, dès qu’Emilia entre dans le champ, le film bascule vers des plans plus serrés, souvent fixes, parfois trop proches, comme si la caméra enregistrait la pression qui s’exerce sur elle par son attention. Cette oscillation teste en direct la frontière entre l’autorité nécessaire d’un cinéaste et la violence qu’elle peut masquer.

Le dispositif visuel complexifie encore cette instabilité. Les variations de formats et l’alternance entre couleur et noir et blanc instaurent d’abord des régimes d’images distincts : le noir et blanc, granuleux et légèrement surexposé, renvoie au film colonial en cours de tournage ; la couleur, plus chaude et plus mobile, saisit le présent du plateau. Au départ, la séparation est nette mais rapidement des échos formels (colorimétrie, filtres, sons) commencent à circuler : un panoramique du désert en noir et blanc trouve son double dans un travelling couleur sur le visage d’Emilia ; un contre‑jour pensé pour la fiction coloniale se répercute sur le réel du tournage ; les différents textures de perception sonore qui balayent le décor. Peu à peu, les deux strates se mélangent, suggérant que la fiction coloniale et le drame familial procèdent d’un même geste de pouvoir : occuper un territoire, façonner un récit, parler à la place de l’autre. Aussi, l’aridité des paysages, le vent qui traverse les scènes, l’horizon sans refuge matérialisent la sécheresse affective.

Dans ce dispositif, Javier Bardem compose un Esteban d’une redoutable ambivalence. Le charisme initial séduit. Il incarne un homme convaincu que son exigence artistique est une preuve d’amour. En exemple, Esteban interrompt une prise pour “montrer” à Emilia comment se tenir. Il lui saisit le bras, ajuste son épaule, replace son visage dans l’axe de la lumière. Le geste se veut technique, mais la caméra révèle la tension physique sous-jacente. Emilia se raidit, détourne les yeux, mais ne dit rien. Esteban, lui, sourit, persuadé d’avoir été pédagogue.

La scène la plus brillante du film survient autour d’une simple table, lors d’une répétition qui vire au supplice. Sorogoyen y rejoue la même situation près d’une dizaine de fois, chaque reprise déplaçant imperceptiblement les rapports de force. Esteban, d’abord patient, corrige un détail, demande aux comédiens de “mieux manger”. Puis, à mesure que les prises s’enchaînent, un fou rire irrépressible gagne les comédiens (gagant autant les comédiens que les spectateurs) qui fissure l’autorité du metteur en scène. Bardem laisse alors monter une colère froide et donne des ordres de plus en plus secs, jusqu’à l'abus de pouvoir. L'homme qui croyait diriger une scène se retrouve dirigé par la scène, piégé par un rire qu’il ne peut plus contenir ni contrôler.

Le titre parle d’un être aimé. Mais l’amour, ici, ne garantit ni proximité ni compréhension. Et Sorogoyen filme cette distance sans la combler. Fabuleux de maîtrise. Au sommet de son art !
Cocodelima
Cocodelima

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 mai 2026
Aucun scénario. Jeu d’acteur nul. Certains spectateurs sont partis au milieu de la séance. Ennui mortel
Lilizz
Lilizz

9 abonnés 43 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2026
Impressionnant Javier Bardem, colonne vertébrale du film avec une jeune actrice qui lui tient tête sans rougir. Une réalisation qui réussit les scènes intimes, avec des plans très proches. L'essentiel tient dans la réalisation, maitrisée, à la fois originale et sachant se faire oublier, et le non verbal des acteurs dans un scénario où "l'action" est finalement assez anecdotique en dehors de 2-3 scènes très intenses, vraiment réussies. J'ai toutefois été moins émue par les personnages que dans "Valeur sentimentale", par exemple, qui joue également sur le ressors du père absent qui revient auprès de sa (ses) filles adultes. J'aurais eu besoin, peut-être, d'en savoir plus sur les personnages pour être plus touchée. Les personnages secondaires auraient merité d'être plus fouillés. Assister aux coulisses du tournage d'un film est très interéssant et c'est un beau cadeau. En résumé, le film fait à la fois preuve de générosité et laisse sur sa faim.
alaincognito
alaincognito

3 abonnés 26 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2026
++ la prestation de Javier Bardem ; le film nous faire vivre de l’intérieur l’élaboration d’un film et c’est très intéressant
+ la photographie, avec en particulier l’utilisation de beaux noirs et blancs dans quelques plans
- le rôle de la productrice (Marina Fois) qui n’apporte rien à l’histoire, n’a quasiment aucun impact sur l’histoire, alors qu’elle est présentée/filmée comme quelqu’un d’important
- - une relation père/fille qui reste un peu mole, pas assez d’émotion vu l’histoire, ne tient pas la comparaison au niveau de l’intensité avec le film « valeurs sentimentales » … le film espagnol s’avère beaucoup plus retenu, moins expressif que le danois … le monde à l’envers !
QuelquesFilms.fr

367 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2026
On retrouve dans ce film de Rodrigo Sorogoyen le même dispositif scénaristique que dans Valeur sentimentale, de Joaquim Trier : un père cinéaste reconnu, qui tente de renouer contact avec sa fille actrice, délaissée, en lui proposant un rôle dans son nouveau film. Du côté du père : culpabilité, quête de réparation et de rédemption, sans pouvoir gommer toutefois une posture autoritaire et une présence toxique. Du côté de la fille : tourments liées aux blessures du passé, tentatives de reconstruction au présent et désir d’émancipation. Ce duplicata, dans un intervalle de temps si rapproché, est dommageable. D’autant que le film de Sorogoyen apparaît un peu moins bien abouti que celui de Trier, au sens où il lui manque une conclusion marquante. Certains traits d’écriture sont aussi un peu appuyés. Malgré ces réserves, l’ensemble se tient, porté par une réalisation qui sait faire vibrer les tensions entre les personnages, des dialogues souvent percutants et une interprétation convaincante (mention spéciale à Javier Bardem, d’une sacrée intensité). La mise en abîme du cinéma dans le cinéma est par ailleurs réussie, avec un bon tableau du microcosme que représente le tournage d’un film. Et les rapports entre père et fille, entre l’art et la vie, sont plutôt bien exploités, à défaut d’être transcendés.
ferdinand75

742 abonnés 4 552 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2026
Un film très dense, très fort, sur la thématique, toujours intéressante que celle de la relation père - fille , en version chaotique. Ici un réalisateur espagnol célèbre espagnol, parti vivre aux US, en abandonnant une ex-femme et sa fille, qu’il ne reverra pas pendant 15 ans. Il rentre au pays, et monte un film où il veut faire jouer sa fille, comme actrice principale. Retrouvaille, passé qui ressurgit, difficulté de communication.
Car, bien sûr, chacun à un souvenir différent de ces épisodes passés. La jeune fille est encore traumatisée par la séparation de ses parents, et le réalisateur a du mal à la comprendre.
Un thème très fort aussi est celui de l’emprise des réalisateurs sur leurs actrices, avec ce que pouvait être fait par le passé et qui ne sera plus possible aujourd’hui , après metoo : mêler la vie perso et la fiction à l’écran, utilisation et domination des jeunes actrices .
Des relations très intenses, entre le père et sa fille, des moments d’un grande violence mentale : une scène du film ( multi prises ) sera une vraie expiation, happening de rédemption,
Très belles répliques aussi . Mais le film est très lent, et surtout très redondant. Un montage pas assez serré. C’est un film qui aurait été bien meilleur sur 1,30 h, 1,45 h . On a souvent l’impression de tourner en rond, de se répéter.
Les acteurs sont tous très bons : Bardem exceptionnel, qui aurait mérité une palme à Cannes, la jeune Victoria Luengo est très bien , et tous les seconds rôles aussi.
COCORICO
COCORICO

6 abonnés 58 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2026
Je suis allée voir ce film à cause de la présence de Javier Bardem qui ne m'a quasiment jamais déçue. Et effectivement l'interprétation de l'acteur ibérique est un sans faute. Mais c'est bien la seule qualité que j'ai trouvé à "l'étre aimé" qui m'a semblé être une oeuvre très prétentieuse, nombriliste, avec un scénario qui tourne complètement en rond. Je me suis clairement ennuyée.
Maximvs3005
Maximvs3005

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
Film d'une justesse et d'une puissance incroyable. La première scène du déjeuner et d'une force incomparable, la scène a été filmée dans les conditions d'un vrai déjeuner sur une heure et demie en totale improvisation, un vrai exploit
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