La Chambre d’à côté
Note moyenne
3,7
4591 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

494 critiques spectateurs

5
62 critiques
4
170 critiques
3
119 critiques
2
88 critiques
1
42 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2025
Pour ceux qui doutent du génie d’Almodovar, un film à voir absolument , sur un sujet terrible ; l’euthanasie, le maitre espagnol, ( anti Haneke) réalise un film parfait ;...Que ce soit le message, la pudeur, l’esthétisme du cadre et des plans de new York ( digne de Woody Allen)...Que ce soit les actrices ( Tilda Swinton, Julianne Moore) le film est un modèle de réflexion sur la mort, absolument pas lugubre, poétique presque avec une amplitude d’émotions d’une grande délicatesse, une pensée jamais lourde ( ce n’est pas du haneke , je me répète) et un amour de la vie, de ses acteurs ( quelle magie de la caméra), de la musique, qui atteint l’universel….la salle fut saisie par la grâce, Merci Monsieur Almodovar, artiste assumé , poète de la vie, de l’amour…...
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2025
Ce film a pour sujet l’assistance au suicide.
Il ne traite pas le sujet, c’est son moindre défaut.
Ingrid -Julianne Moore-, une romancière connue, rencontre à New York une ancienne collègue. Elles renouent leur amitié. Cette amie, Martha (Tilda Swinton), grande reporter de guerre, est gravement malade.
[Spoiler] Quand l’issue de sa maladie va devenir irrémédiable, Martha va demander à son ancienne amie, l’écrivaine, Ingrid de rester près d’elle (dans « la chambre d’à côté ») dans une maison en forêt près de New York jusqu’à ce qu’elle ait avalée la pilule mortelle. [Fin du spoiler]
Ce film souffre à mon avis de nombreux problèmes.
Les voici, et je sens bien que je parle à contre-courant car toute la critique, de Télérama aux Cahiers en passant par Le Monde et les Inrrock semble dithyrambique.
1- Pour traiter l’assistance au suicide, sujet qui semble passionner le cinéaste Almodovar, il aurait fallu que les aspects et les enjeux juridiques et judiciaires de cette question soient posés clairement. Quelle est la loi dans l’État de NY ? Quelle est l’inculpation possible ? Comment se défendre et pourquoi, sur quel fond de Droit ? Certes en 15 minutes à la fin ces questions sont abordées très rapidement, mais pas clairement, d’une façon totalement bâclée.
2- C’est subjectif mais le milieu de haute bourgeoisie intellectuelle de Manhattan, habitant de somptueux appartement de la 5ème avenue ou des superbes maisons d’architecte perdues dans la nature (mais à deux pas de NYC) que l’on ne cesse de voir dans W Allen m’énerve fondamentalement. D’autant plus que tout cet étalage de biens immobiliers nuit à la question principale.
3- Le style cinématographique d’Almodovar, nerveux, scintillant, parfois provocateur et violent, utilisant des mouvements de caméra insolite et surtout des couleurs volontairement excessives, style qui fonctionne si bien dans ses comédies acides post-movidà, tombe ici complètement à plat. On ne cesse de voir les deux visages des deux amies en gros plans sous différents angles, ce qui finalement n’apporte rien.
3- Les dialogues pèchent. Quand on est près d’une personne proche très malade, dont l’issue de la maladie est connue, on tâche d’être humain, compatissant, sympathique, gentil. Ça tombe toujours à côté mais au moins ça crée autour d’elle une sorte de coussin d’amour sur lequel elle peut éventuellement se reposer, même avec des moments de révolte de sa part (c’est du vécu). Évidemment, les qualité des mots, la nature des phrases, la structure des idées que l’on exprime est constituée presque exclusivement de poncifs, de banalités, de phrases toutes faites (même si on les pense très fort). Cela constitue les pires dialogues de cinéma. Bergman l’avait compris dans Persona (1966, un film sur la souffrance mentale d’une actrice) : il avait choisi le silence.
4- Dans ces conditions, l’intrigue se languit, stagne, les interprètes se perdent, le spectateur s’ennuie. C’est terrible quand on pense à la gravité du sujet et à la qualité des actrices. Certes le cas de Julianne Moore est plus grave car, en général, si on ne la dirige pas d’une main très ferme, elle se contente en permanence d’un petit sourire charmant qui finit par devenir complètement ridicule. Or, Aldmovar n’est pas toujours très percutant dans sa direction d’acteur assez lâche.
Le cas de Tilda Swinton est évidemment différent puisque son travail et son art, quel que soit le sujet, le genre, le type de réalisateur (de Shakespeare à la comédie absurde, le gothique ou la science fiction) est toujours parfait, puissant, intransigeant. Elle n’a pas besoin de conseil : ni ici où son courage et sa sobriété (et peut-être aussi un peu de machiavélisme) font pleurer immédiatement, ni ailleurs. Mais on ne peut pas s’empêcher que toute cette débauche de talent de comédienne par Tilda Swinton se fait en pure perte : Martha tourne en rond pendant une heure et demi.
5- Pour compléter cet échec, la narration tourne au mauvais mélo en raison de la musique sirupeuse « inspirée » par l’adagietto de Malher (Vème symph) qui accompagne le moindre geste ou le moindre mot des actrices.
On se prend à rêver de ce qu’aurait pu faire d’un tel sujet Joanna Hogg avec son style épuré.
Passons : le cinéaste a pris un sujet qui ne lui convient pas, la grandeur d’Almodovar qui nous a tant fasciné par la causticité de ses tragicomédies corrosives pendant l’après-Franco et celle de Tilda - apte on le sait (un peu comme Isabelle Huppert) à toutes les transformations (formidable quand elle joue aussi la fille de Martha) - en sortent intactes, même pas égratignées.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2025
Lion d'or 2024 à Venise, " la chambre à côté" se propose une réflexion sur la fin de vie, à travers la rencontre fortuite entre deux anciennes relations amicales de jeunesse.

Ce dernier opus du cinéaste espagnol Pedro Almodovar, tourné aux usa, mais qui reprend les choix esthétiques du cinéaste en terme de production artistique, n' est pas uniquement une réflexion sur le droit à mourir.

Confrontation à la maladie, bilan d'une vie d'où surgissent des épisodes non résolus, mais aussi accompagnement par celui ( ou celle ) qui survivra, dans une sorte de répétition avant sa future disparition, " la chambre à côté" est aussi indirectement une invitation à aimer la vie.

Grande réussite pendant les premières 40 minutes, ce Lion d'or s'essouffle ( selon moi) malheureusement pendant sa dernière heure trop pauvre et sèche en émotions.

C'est, ( me semble -t-il) là ou se ressent ce qu'il faut bien appeler le point faible de " la chambre...". A voir, malgré tout, mais on n'a pas ici affaire ( de mon point de vue ) à un des quatre ou cinq meilleurs titres de son auteur.
Jelomaro
Jelomaro

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 janvier 2025
Un film triste et plein de clichés décadents, de petits phrases sordides, sous des images d'un esthétisme narcissique et presque pervers. La neige est tombée sur Almodovar
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 janvier 2025
Un chef-d'œuvre intégral, beauté des visages, des paysages, profondeur et authenticité des deux actrices Julianne Moore et Tilda Swinton, musique accompagnant magnifiquement l'histoire...
Gaspard Conan
Gaspard Conan

10 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2025
Là où le cancer provoque la folie de Walter White dans Breaking Bad, le cancer de Martha la pousse à chercher la quiétude. Dans « La Chambre d’à côté », Pedro Almodovar livre une œuvre sophistiquée empreinte d’un message politique fort sur la fin de vie. En louant une maison pour y passer ces derniers jours, Martha décide de faire de cet eldorado avec piscine sa sépulture. La symbolique est exacerbée : les couleurs vives du film contrastent avec l’âpreté de la maladie. Son objectif n’est pas d’attirer l’empathie sur le personnage de Martha mais plutôt de distiller une idée dans le débat public. Et en cela, c’est un succès car le spectateur a le libre arbitre de se faire un avis, comme Martha a le libre arbitre de contrôler sa vie. 3.5/5.
Edouard G
Edouard G

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 octobre 2025
Almodovar aborde une nouvelle fois les thèmes de son temps, tout en y apportant sa franchise habituelle mais tout s'essouffle, comme la vie de Tilda Swinton.
En voulant absolument épurer au plus, pour qu'il ne reste que la narration, tous ses rouages ne dépendent plus que des jeux des actrices. Un Almodovar, tourné aux Etats Unis et en anglais, suggère fortement qu'une page a été tournée. Celui-ci passe pour un post scriptum de Dolor y Gloria, testament filmique poignant et qui fait sens dans la filmographie du réalisateur. Ici un enième exercice, à la sauce roman americain.
Les palettes et les parties pris techniques, autrefois flamboyants et au service de la narration, se retrouvent effacés et sont relégués au rang d'outil, pour comblé une sorte de vide, spectre planant autour des deux actrices centrales tout au long du film
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2025
Le texte anglais est si facile à comprendre, que l'on a envie de regarder The room next door sans sous-titre.
Le sujet de la fin de vie décidée est un thème rare, mais tellement essentiel.
Le sujet divisera, c'est normal, Martha, jouée par une Tilda Swinton, délicate, sans fard ni masque, déterminée et sereine, le dit et comprend le refus de celles qui ne souhaitent pas "l'accompagner".
En revanche, quand on a déjà accompagné les derniers moments d' un proche, ami ou parent, on ne pourra que se sentir conforté dans le choix que l'on a fait, ici brillamment mis en images par Almodovar.
Le maitre s'est assagi depuis Julietta, et sa mise en scène, apaisée, ainsi que les décors, colorés, choisis comme toujours avec soin, servent sans faute le propos.
Rien n'est anodin à l'écran, et quand on cite à plusieurs fois, le dernier film de John Huston, The dead, on se demande si le testament de Pedro n'est pas ce film.
Les sujets annexes, qui peuvent paraitre bien banals, voir inutiles, sont en fait nécessaires pour donner encore plus de relief à la démarche de Martha: spoiler: le retour du Vietnam du père de sa fille ou l'insistance d'un inspecteur de police ultra rigide sur la morale religieuse.

L'amant de l'amie est également secondaire, mais pas anecdotique quand Martha se retourne pour tirer le bilan de sa vie. A l'écran, cependant, ce sont deux femmes qui à nouveau sont à l'honneur. Et acceptent de jouer le jeu du temps qui passe.
Tableau de Hopper, couleurs hitchcockiennes, extrait de Buster Keaton, on ne chipote pas sur les références, pour un peu allait arriver la ballade de Narayama!
Ce n'est pas le passage à l'anglais qui a changé Almodovar, c'est la course du temps qui inexorablement ralentit la course de ce grand espagnol, tout comme sa musique d'accompagnement. Ne regrettons rien de son exubérance passée, elle devient sagesse et retour à l'essentiel, la beauté d'un décor, ou du chant d'un oiseau.
cinéma janvier 2025
Lucie
Lucie

12 abonnés 17 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 janvier 2025
J’ai trouvé ce film insupportable, tout sonne faux et la démarche du personnage principal d’imposer à une amie son projet témoigne d’un tel égoïsme et égocentrisme que j’ai ressenti une seule émotion: l’envie de sortir de la salle!
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2025
À la fois précédé d’un grand prix à Venise et de rumeurs prétendant qu’en faisant un film américain, Almodovar avait perdu son âme, ce nouveau film avait tout pour susciter l’intérêt. Et alors ? Alors Almodovar est toujours aussi Almodovarien !
Certes les personnages parlent anglais, c’est plus feutré, moins heurté ; certes tout le début du film se déroule à New York,dans un hôpital plutôt que dans les rues de la movida madrilène, mais Almodovar a déjà exploré cet univers ( « Parle avec elle », par exemple). Pour le reste on se retrouve en terrain de connaissance : couleurs flamboyantes, héroïnes charismatiques aux destins contrariés, relations fille-mère douloureuses, musique envoûtante. Et cela même s’il éloigne un peu ( si peu..) de l’hommage au mémo flamboyant de Douglas Sirk pour lorgner du côté de Bergman.
On retrouve également son grand talent pour magnifier ses héroïnes Il est là servi par deux comédiennes hors pairs qui dès la première scène a l’hôpital nous attirent, nous entraînent, nous enferment dans leur intimité. On embarque alors dans un voyage à la fois paisible et douloureux.
Ce film est tout autant un aboutissement dans son œuvre qu’un nouveau départ. Il prolonge ainsi le changement déjà opéré depuis Julietta, Douleur et Gloire ou Madres Paralellas: plus de gravité, moins de provocation, des confidences susurrées, une parole mezza vocce, une douleur qui laisse percer une larme au coin de l’œil de ses héroïnes sans jamais lui permettre de ruisseler …
Gueno
Gueno

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2025
Le sujet est passionnant. Le film est lent, ennuyeux, très bon chic bon genre. Fin de vie chez les riches. On y croit pas ! Beaux paysages, relation amicale intéressante, beau jeu d'actrice.
Hélène S
Hélène S

11 abonnés 22 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2025
Images, actrices, villa (en fait madrilène : Casa Szoke des architectes Aranguren & Gallegos) magnifiques… trop ?! Du coup, difficile pour moi de m’identifier à cette histoire dans laquelle je n’ai pu réellement entrer. Et beaucoup moins d’émotion ressentie que dans le Déclin de l’empire américain ou Still Alice. Mais on va quand même aller compléter ses dernières volontés dans Mon Espace Santé sans attendre !
C B
C B

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 janvier 2025
Un film très lent, c'est long, il ne se passe rien dans cette maison malgré de grandes actrices. Peu d'émotions ni d'analyse. Très décevant
Bouba403
Bouba403

5 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 janvier 2025
Elle est loin la période talons aiguilles. Un film long bavard et ennuyeux qui ne dégage pas d’émotion malgré le sujet. Les protagonistes baignent dans une réalité parallèle le luxe de la gauche caviar américaine et de leur bulle ils se permettent quelque leçons de bien-pensance sur le réchauffement climatique et la montée de l’extrême droite. Complètement irréaliste et à côté de la plaque.
Ce soir on sort au ciné !
Ce soir on sort au ciné !

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 janvier 2025
Une histoire plate, qui n'évite aucun lieu commun. Tout y est : les yeux humides qui regardent à droite, à gauche, les regards tellement perdus dans le vide qu'ils deviennent vides eux-mêmes, les expressions tellement profondes qu'elles en deviennent totalement creuses, l'esthétique artificiellement dépouillée piquée à une revue de design et d'architecture avec de grands à-plats de couleur pour que le spectateur puisse s'auto-féliciter d'avoir reconnu la "patte" du réalisateur, des dialogues qui n'ont de commun avec la profondeur que le vide froid qu'on rencontre dans les abysses, des références intellectuellement ésotériques pour bien nous faire comprendre qu'on a à faire à des gens sophistiqués et riches, des invraisemblances qui confinent au comique, des seconds rôles qui se sont manifestement trompés de plateau au moment de jouer... Bref, tout y passe, rien ne nous aura été épargné, avec en plus cette facilité de choisir un sujet délicat et clivant pour être sûr d'éviter ainsi toute forme de critique, ce qui est n'est pas très courageux. C'est lourd, convenu, et c'est tellement dommage. Mais que diable est-il allé faire dans cette galère ? Rendez-moi l'Almodovar de Volver, de Tout sur Ma Mère, de Talons Aiguilles, de Femmes Au Bord De La Crise De Nerfs...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse