Note moyenne
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Deux actrices formidables pour un Almodovar sobre et sombre mais toujours haut en couleur et en décor. Juste à regretter quelques maladresses pour y introduire quelques sujets d'actualités mal à propos.
Du vrai Almodovar ! Une histoire qui se veut triste mais grâce à la beauté des personnages, des scènes (décoration, vêtements), des musiques, etc. Le film prend un tout autre sens et en devient beau. Il y a, en effet, ces belles références à Hopper. Ces plans longs qui reprennent comme les tableaux de l’artiste, avec des aplats de couleurs, quelque chose de lisse, mais à la fois plein de vibrations et de sens. Ces plans rapprochés qui nous en disent long sur la psychologie des personnages. C’était magnifique !
Le plus grand des cinéastes espagnols (en tout cas en termes de renommée internationale) tourne ici son premier film dans la langue de Shakespeare. Il s’est entouré d’un casting de choix puisqu’en tant que metteur en scène à la sensibilité très féminine, il a choisi deux très grandes actrices anglo-saxonnes en prenant Tilda Swinton et Julianne Moore, ainsi que John Turturro dans un second rôle, pour incarner les deux personnages principaux. Et c’est d’ailleurs ce qui fait le principal attrait de « La chambre d’à côté » tant les deux comédiennes brillent une nouvelle fois dans des rôles magnifiques où elles sont toutes deux formidables. Leur jeu est encore une fois impeccable et tout en nuances pour incarner ces deux personnages écrits avec soin et détails. Mais, pour le reste, on ne peut nier que le long-métrage n’est pas vraiment au niveau de ses plus grands films tournés dans son pays d’origine, qu’on ne retrouve donc pas totalement la sève et l’ADN de l’auteur madrilène.
Déjà, il faut avouer que le début du film est un peu laborieux à se mettre en place entre flashbacks inutiles au récit (ceux sur la jeunesse du personnage de Tilda Swinton et de sa fille) et description des enjeux qui se traîne un peu avant d’entrer dans le cœur du récit. Lorsque les deux protagonistes arrivent enfin dans la sublime maison à l’architecture moderne lors de la seconde partie, le long-métrage devient un huis-clos mais paradoxalement c’est là qu’il prend son envol (et de l’ampleur) et qu’il nous cueille davantage. D’ailleurs cette immense villa, qui servira de cadre à la fin de vie de l’une d’elles qui a choisi l’euthanasie plutôt qu’un combat contre un cancer qu’elle sait perdu d’avance, est superbement optimisée par les cadrages et la mise en scène d’Almodovar. Cependant, « La chambre d’à côté » voudrait traiter beaucoup de sujets (l’urgence climatique, la montée des extrêmes dans le monde, ...) mais ne fait que les survoler maladroitement ou de manière trop succincte. Même sur le thème central de la mort et de l’euthanasie, le débat semble un peu vain et notre attention se concentre donc uniquement sur la prestation de deux actrices de haut vol en état de grâce et les belles images confectionnées par le maître.
On retiendra tout de même les thèmes chers au cinéaste toujours bien sentis et mis en valeur comme le désir, l’art ou la place de la femme. Le jeu sur les couleurs et les formes que l’on retrouve sur les costumes et les décors est en tous points admirable comme peut l’être la réalisation, très soignée et agréable à l’œil donc, dont se pare « La chambre d’à côté ». Néanmoins, il est clair que ce premier essai anglophone n’est pas aussi marquant et pertinent que les plus grandes œuvres d’Almodovar, de « Tout sur ma mère » à « Douleur et gloire » en passant par « Julieta », comme si le talent et la marque de fabrique de cet auteur incontournable du cinéma international s’était un peu dissous dans une production étrangère où, par la langue et le pays, il s’était senti moins à l’aise. En résulte un film agréable et bien au-dessus de bon nombre de productions sortant en salles mais au final quelque peu anecdotique voire anodin et donc pas forcément mémorable.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Déjà, il faut avouer que le début du film est un peu laborieux à se mettre en place entre flashbacks inutiles au récit (ceux sur la jeunesse du personnage de Tilda Swinton et de sa fille) et description des enjeux qui se traîne un peu avant d’entrer dans le cœur du récit. Lorsque les deux protagonistes arrivent enfin dans la sublime maison à l’architecture moderne lors de la seconde partie, le long-métrage devient un huis-clos mais paradoxalement c’est là qu’il prend son envol (et de l’ampleur) et qu’il nous cueille davantage. D’ailleurs cette immense villa, qui servira de cadre à la fin de vie de l’une d’elles qui a choisi l’euthanasie plutôt qu’un combat contre un cancer qu’elle sait perdu d’avance, est superbement optimisée par les cadrages et la mise en scène d’Almodovar. Cependant, « La chambre d’à côté » voudrait traiter beaucoup de sujets (l’urgence climatique, la montée des extrêmes dans le monde, ...) mais ne fait que les survoler maladroitement ou de manière trop succincte. Même sur le thème central de la mort et de l’euthanasie, le débat semble un peu vain et notre attention se concentre donc uniquement sur la prestation de deux actrices de haut vol en état de grâce et les belles images confectionnées par le maître.
On retiendra tout de même les thèmes chers au cinéaste toujours bien sentis et mis en valeur comme le désir, l’art ou la place de la femme. Le jeu sur les couleurs et les formes que l’on retrouve sur les costumes et les décors est en tous points admirable comme peut l’être la réalisation, très soignée et agréable à l’œil donc, dont se pare « La chambre d’à côté ». Néanmoins, il est clair que ce premier essai anglophone n’est pas aussi marquant et pertinent que les plus grandes œuvres d’Almodovar, de « Tout sur ma mère » à « Douleur et gloire » en passant par « Julieta », comme si le talent et la marque de fabrique de cet auteur incontournable du cinéma international s’était un peu dissous dans une production étrangère où, par la langue et le pays, il s’était senti moins à l’aise. En résulte un film agréable et bien au-dessus de bon nombre de productions sortant en salles mais au final quelque peu anecdotique voire anodin et donc pas forcément mémorable.
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Pedro Almodovar aurait-il vrillé Woody Allen sur le tard ? Tout est prétentieux et les couleurs criardes ne rattrapent pas la pâleur du scénario... Je mets une étoile tout de même pour la photographie et une pour le pull de clown porté par Tilda Swinton... j'ai espéré un retournement de situation, un truc qui fasse vrillé le film dans une autre dimension comme par exemple un échange fortuit entre la pilule qui donnerait une mort paisible à Martha et les anxiolytiques qu'elle lui propose mais non...
spoiler:
Quelle élégance ! Tout est non seulement sublime mais sublimé, dans ce film, par le cinéaste espagnol. Le dernier Almodovar est un nouveau coup d’éclat dont j’ai toujours l’impression que le dernier film qu'il réalise est son meilleur. Bien meilleur que le précédent. C’est sans compter sur le prochain. Il met la barre toujours plus haut.
Le sujet n’est pas gai : Martha est atteinte d’un cancer de l’utérus de stade trois. Malgré les chimiothérapies et les traitements révolutionnaires d’immunothérapie, la situation est sans appel. Plutôt que de subir une mort indigne, elle choisit de se suicider avec panache. Elle opte pour une mort haute en couleur et propose à son amie Ingrid de l’accompagner.
Martha souhaite mourir dans un lieu divin, que ni l’une ni l’autre ne connaissent. Elles partent en voyage, en quelque sorte, un voyage all inclusive organisé par Martha, excepté les extras que se réserve Ingrid (une salle de sport, par exemple).
La suite ressemble à l’histoire de deux femmes peintes par Edward Hopper dans leur maison isolée, graphique, verticale et horizontale, toute en lignes et en baies vitrées, hyper-moderne et épurée, au cœur d’une forêt fantastique où seul le chant des oiseaux, chaque matin, donne le tempo. Martha choisit la chambre vue sur le paysage somptueux, à l’étage et Ingrid, au lieu de se résigner à la chambre d’à côté, privilégie celle d’en bas.
Celle d'à côté, c'est un peu comme si Pedro Almodovar décidait qu'elle serait la nôtre, en toute discrétion.
Les deux femmes ne se sont pas revues depuis des années : c’est l’occasion pour elles de passer en revues leurs souvenirs et de rassembler les morceaux éparpillés du puzzle de leur passé commun. Nuls regrets, nuls remords. Elles assument tout, de leurs flash-back, avec classe. Elles ont privilégié leur carrière : Martha, reporter de guerre, a vécu comme un homme, délaissant sa fille. Ingrid, écrivain, n'est effrayée que par la mort. Elles se sont partagé un homme, resté fidèle à l’une et à l’autre. Au fur et à mesure des jours, la confiance et le respect entre elles évoluent, plus intimes et solides.
Martha et Ingrid sont deux merveilleuses amies, ce genre d’amies nécessaires à une existence suprême et accomplie. Toutes deux, en quête d’absolu. Une franchise et une flamboyance jusque dans les couleurs qu’elles portent : vert sapin, jaune citron, orange, violet, rouge ardent. C’est lumineux, drôle et généreux. En fait, les dialogues qui tissent leur complicité sont si justes, sans temps mort ni accroc, qu’on pourrait croire que le réalisateur a choisi non pas deux excellentes actrices qui interprètent deux amies, mais deux amies indéfectibles auxquelles il a proposé de vivre leur connivence tout naturellement, sans tenir compte des caméras disposées ici et là. De sorte que même les gros plans des visages de Tilda Swinton et de Juliane Moore, qui parfois accaparent l’intégralité de l’écran large, sont d'une authenticité éclatante. C'est comme si on fixait le visage d’une amie très proche dans la vraie vie, au seuil d'un événement fondamental à l'issue duquel le reste de notre existence en sera changé, pour le meilleur.
Last but not least, les dialogues sont autant d'opportunité pour Pedro Almodovar de glisser deux ou trois réflexions subtiles sur le climat, le confinement, la culture, un monde qui change et qui nous oblige à nous réinventer.
C’est du Almodovar, mais upgradé.
Un Almodovar arty, art contemporain et new-yorkais, intelligent, design et d'un chic fou.
Le sujet n’est pas gai : Martha est atteinte d’un cancer de l’utérus de stade trois. Malgré les chimiothérapies et les traitements révolutionnaires d’immunothérapie, la situation est sans appel. Plutôt que de subir une mort indigne, elle choisit de se suicider avec panache. Elle opte pour une mort haute en couleur et propose à son amie Ingrid de l’accompagner.
Martha souhaite mourir dans un lieu divin, que ni l’une ni l’autre ne connaissent. Elles partent en voyage, en quelque sorte, un voyage all inclusive organisé par Martha, excepté les extras que se réserve Ingrid (une salle de sport, par exemple).
La suite ressemble à l’histoire de deux femmes peintes par Edward Hopper dans leur maison isolée, graphique, verticale et horizontale, toute en lignes et en baies vitrées, hyper-moderne et épurée, au cœur d’une forêt fantastique où seul le chant des oiseaux, chaque matin, donne le tempo. Martha choisit la chambre vue sur le paysage somptueux, à l’étage et Ingrid, au lieu de se résigner à la chambre d’à côté, privilégie celle d’en bas.
Celle d'à côté, c'est un peu comme si Pedro Almodovar décidait qu'elle serait la nôtre, en toute discrétion.
Les deux femmes ne se sont pas revues depuis des années : c’est l’occasion pour elles de passer en revues leurs souvenirs et de rassembler les morceaux éparpillés du puzzle de leur passé commun. Nuls regrets, nuls remords. Elles assument tout, de leurs flash-back, avec classe. Elles ont privilégié leur carrière : Martha, reporter de guerre, a vécu comme un homme, délaissant sa fille. Ingrid, écrivain, n'est effrayée que par la mort. Elles se sont partagé un homme, resté fidèle à l’une et à l’autre. Au fur et à mesure des jours, la confiance et le respect entre elles évoluent, plus intimes et solides.
Martha et Ingrid sont deux merveilleuses amies, ce genre d’amies nécessaires à une existence suprême et accomplie. Toutes deux, en quête d’absolu. Une franchise et une flamboyance jusque dans les couleurs qu’elles portent : vert sapin, jaune citron, orange, violet, rouge ardent. C’est lumineux, drôle et généreux. En fait, les dialogues qui tissent leur complicité sont si justes, sans temps mort ni accroc, qu’on pourrait croire que le réalisateur a choisi non pas deux excellentes actrices qui interprètent deux amies, mais deux amies indéfectibles auxquelles il a proposé de vivre leur connivence tout naturellement, sans tenir compte des caméras disposées ici et là. De sorte que même les gros plans des visages de Tilda Swinton et de Juliane Moore, qui parfois accaparent l’intégralité de l’écran large, sont d'une authenticité éclatante. C'est comme si on fixait le visage d’une amie très proche dans la vraie vie, au seuil d'un événement fondamental à l'issue duquel le reste de notre existence en sera changé, pour le meilleur.
Last but not least, les dialogues sont autant d'opportunité pour Pedro Almodovar de glisser deux ou trois réflexions subtiles sur le climat, le confinement, la culture, un monde qui change et qui nous oblige à nous réinventer.
C’est du Almodovar, mais upgradé.
Un Almodovar arty, art contemporain et new-yorkais, intelligent, design et d'un chic fou.
Nope... si je n'avais pas vu l'affiche, je n'aurais jamais reconnu que ce film était d'Almodovar...
Certes j'adore les 2 actrices, elles sont formidables dans leurs rôles respectifs.
Mais où sont passées l'excentricité, la créativité bref la "patte" Almodovar ? Elle a visiblement été remplacée par le "politiquement correct" pour se confirmer, et surtout ne pas choquer à l'international (États-Unis principalement...), sans parler d'argent...
Bref, film correct pour un autre réalisateur... mais indigne d'Almodovar, dont je suis pourtant fan. Espérons qu'il ne continue pas dans cette direction...
Certes j'adore les 2 actrices, elles sont formidables dans leurs rôles respectifs.
Mais où sont passées l'excentricité, la créativité bref la "patte" Almodovar ? Elle a visiblement été remplacée par le "politiquement correct" pour se confirmer, et surtout ne pas choquer à l'international (États-Unis principalement...), sans parler d'argent...
Bref, film correct pour un autre réalisateur... mais indigne d'Almodovar, dont je suis pourtant fan. Espérons qu'il ne continue pas dans cette direction...
Un film difficile sur la maladie, la mort et l'euthanasie, mais aussi un film sur la vie, les sentiments, l amitié.
Je suis un inconditionnel des films d'Almodovar qui ont accompagné mon apprentissage de l'espagnol.
Quel désastre que celui-ci, je ne comprends pas ce qui a pu se passer dans la tête de ce très grand réalisateur.
Le thème aurait pu être intéressant mais les dialogues sont convenus, les personnages n'ont aucun relief, tout est balourd comme le fait de remarquer qu'il y a une similitude entre quelqu'un qui a un cancer de l'estomac et une autre personne qui se tire une balle dans l'estomac (merci d'avoir mis le doigt dessus, on aurait pu ne pas y penser).
C'est mal écrit à tel point que deux grandes actrices sombrent lamentablement dans les sourires convenus, les révélations du style "C'est beau là tu ne trouves pas ? Si, c'est magnifique".
Et puis cerise sur le gateau, des références à des artistes, des vieux films qui n'ont rien à voir avec l'histoire, qui sont droppés comme cela, sans rapport avec le film, sans le moindre lien. Et merci pour les scènes de zoom sur les DVD, un grand moment du cinéma !
Je sors de ce film dégoûté et interdit. Quelle perte de temps, allez plutôt revoir Alien contre Prédator, là au moins il y a de l'action.
Quel désastre que celui-ci, je ne comprends pas ce qui a pu se passer dans la tête de ce très grand réalisateur.
Le thème aurait pu être intéressant mais les dialogues sont convenus, les personnages n'ont aucun relief, tout est balourd comme le fait de remarquer qu'il y a une similitude entre quelqu'un qui a un cancer de l'estomac et une autre personne qui se tire une balle dans l'estomac (merci d'avoir mis le doigt dessus, on aurait pu ne pas y penser).
C'est mal écrit à tel point que deux grandes actrices sombrent lamentablement dans les sourires convenus, les révélations du style "C'est beau là tu ne trouves pas ? Si, c'est magnifique".
Et puis cerise sur le gateau, des références à des artistes, des vieux films qui n'ont rien à voir avec l'histoire, qui sont droppés comme cela, sans rapport avec le film, sans le moindre lien. Et merci pour les scènes de zoom sur les DVD, un grand moment du cinéma !
Je sors de ce film dégoûté et interdit. Quelle perte de temps, allez plutôt revoir Alien contre Prédator, là au moins il y a de l'action.
Tellement lisse, américain… où est passé Almodovar et ses vibrations ! Le sujet est traité de façon complètement aseptisée, si loin de la Vie. Quel dommage
Un sujet pourtant intéressant... Mais traîter avec une lourdeur ! Une éloge du droit à l'euthanasie face à la méchante machine froide du droit. Aucune subtilité n'est amener sur la complexité de cette question. Le tout saupoudré de quelques de notes de poésie...tout aussi lourdement amener ! Et un parallèle sur l'écologie fait avec la finesse d'un éléphant...
Les films de Pedro Almodovar sont beaux; ce film est beau comme on pourrait le dire d'une personne, par son visage et par son âme...
Les couleurs, la lumière et les plans sont d'une exceptionnelle beauté pour le premier film d'Almodóvar en langue anglaise.
Le pitch : Martha (Tilda Swinton), une reporter de guerre est en phase terminale d'un cancer et désire mourir avant que ce dernier ne l'a fasse trop souffrir. Elle demande à une amie perdue de vue les dernières années (Julianne Moore) de l'accompagner en restant à ses côtés.
Le réalisateur espagnol aborde avec un très grand tact le thème de l'euthanasie et de la fin de vie. Tilda Swinton, avec une sensibilité et une profondeur rare, conte l'histoire de sa vie à son amie qui l'écoute attentivement et lui donne son amitié profonde sans restriction.
Le film est d'une beauté et d'une poésie inégalée et nous fait réfléchir à notre propre fin de vie et à comment nous désirerons l'aborder. Un chef d'œuvre sans conteste.
Le pitch : Martha (Tilda Swinton), une reporter de guerre est en phase terminale d'un cancer et désire mourir avant que ce dernier ne l'a fasse trop souffrir. Elle demande à une amie perdue de vue les dernières années (Julianne Moore) de l'accompagner en restant à ses côtés.
Le réalisateur espagnol aborde avec un très grand tact le thème de l'euthanasie et de la fin de vie. Tilda Swinton, avec une sensibilité et une profondeur rare, conte l'histoire de sa vie à son amie qui l'écoute attentivement et lui donne son amitié profonde sans restriction.
Le film est d'une beauté et d'une poésie inégalée et nous fait réfléchir à notre propre fin de vie et à comment nous désirerons l'aborder. Un chef d'œuvre sans conteste.
mais où est passé Almodovar? le sujet est intéressant mais on s'ennuie, on ne reconnaît pas la touche Almodovar. très decue
Sujet difficile, film magnifique, tout en nuances , la musique, les couleurs, le jeu des actrices, Almodovar est vraiment un grand maître du cinéma .
Ce film est une merveille de pudeur, d’amitié, de souffrance, d’élégance face à l’inéluctable. Une ancienne journaliste de guerre, après s’être battue contre son cancer et avoir accepté des thérapies avancées mais lourdes, apprend qu’elle ne sera pas sauvée et que les traitements qu’on lui donnera désormais seront uniquement destinés à alléger ses souffrances. Elle demande à une de ses amies, non pas de l’aider à mourir, mais d’être présente et de partager ses derniers jours. Elle a acheté une pilule et se donnera la mort. Elle choisit de partir dans une belle maison, très David Hockney, mais impersonnelle car elle ne veut pas être rattachée au moindre signe de son quotidien. Quand elle le décidera, au lieu de laisser la porte de la chambre ouverte, elle la fermera. Et son amie saura.
Tout le génie d’Almodovar est dans ce film : ses couleurs franches, ses gros plans, son amour inconditionnel des comédiennes qu’il fait tourner. Julianne Moore (l’amie) et Tilda Swinton (la malade) sont bouleversantes et au sommet.
Un seul petit bémol : la longueur d’une séquence entre l’amie et son ancien amant qui fut également l’amant de la journaliste qui discourt sur la crise climatique d’une manière assez banale même si les propos sont justes.
Tout le génie d’Almodovar est dans ce film : ses couleurs franches, ses gros plans, son amour inconditionnel des comédiennes qu’il fait tourner. Julianne Moore (l’amie) et Tilda Swinton (la malade) sont bouleversantes et au sommet.
Un seul petit bémol : la longueur d’une séquence entre l’amie et son ancien amant qui fut également l’amant de la journaliste qui discourt sur la crise climatique d’une manière assez banale même si les propos sont justes.
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