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Fanny GNAD
25 critiques
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4,0
Publiée le 15 juin 2026
Les paysages et l’atmosphère générale de l’histoire nous transmettent avec brio la détresse initiale et le sentiment de réconfort qui l’accompagne, touchant chacun d’entre nous, de manière directe ou indirecte.
Avec La Chambre d’à côté, Pedro Almodóvar livre l’un de ses films les plus sobres et les plus émouvants. Récompensé par le Lion d’Or à la Mostra de Venise 2024, ce premier long-métrage en anglais démontre une nouvelle fois sa capacité à explorer les émotions humaines avec une rare sensibilité.
Le film aborde des thèmes difficiles comme la maladie, la mort et l’amitié sans jamais tomber dans le mélodrame. Almodóvar privilégie la retenue, laissant les personnages et leurs échanges porter le poids émotionnel du récit. Cette approche donne au film une authenticité qui le rend particulièrement touchant.
La mise en scène est élégante, la photographie magnifique et les performances des actrices sont remarquables. Chaque scène semble construite avec soin, sans jamais paraître artificielle. Le rythme volontairement calme pourra ne pas convenir à tous les spectateurs, mais il permet au film de développer pleinement son impact émotionnel.
Ce qui distingue véritablement La Chambre d’à côté est son humanité. Le film ne cherche pas à imposer une vision ou à manipuler les émotions du public. Il invite simplement à partager un moment de vie avec ses personnages et à réfléchir à des questions universelles qui nous concernent tous.
Interminable pensum sur l'euthanasie que les 3 acteurs principaux échouent à sauver. Qu'en retenir ? Que Pedro Almodovar est plus doué pour colorier ses films (symphonie permanente de rouges / verts / bleus joliment assortis) que pour les tourner.
Les thématiques (maladie, euthanasie…) pourraient facilement conduire au pathos et au larmoyant mais les deux actrices sont suffisamment formidables pour apporter au récit les nuances nécessaires pour le faire respirer.
Ingrid (Julianne Moore) apprend que sa vieille amie Martha (Tilda Swinton) est gravement malade. Elle va la voir à l’hôpital où les deux femmes se racontent et se rapprochent, jusqu’à ce que Marta demande à Ingrid de lui rendre un “service”. A mon sens, ce film ne ressemble pas à un film d’Almodovar mis à part dans l’esthétique (toujours très soignée) : il est très linéaire, le scénario ne présente pas de grands bouleversements narratifs ou d’événements majeurs inattendus. Sachant qu’on était dans un Almodovar, je me suis attendue tout le long du film à un “twist”, ou un élément qui m’aurait fait reconsidérer tout le film. Ce n’est pas le cas. J’ai quand même pris beaucoup de plaisir à voir évoluer ces deux actrices. Même s’il ne se passe pas grand chose, je ne me suis pas ennuyée. Je me suis quand même demandée l’intérêt que présentait certaines scènes voire même certains personnages (le prof de sport, Damian / John Turturro), mais l’ensemble reste agréable et la thématique est intéressante.
Le sujet est délicat et sensible. Almodovar le traite avec justesse sans niaiserie et avec une certaine poésie. C'est personnel mais je regrette en revanche que l'on s'éloigne ici de l'ambiance espagnole, c'est aussi l'Espagne que l'on vient chercher dans ses films.
Un drame intimiste sobre et profond qui aborde avec délicatesse le thème de la fin de vie et de l’accompagnement, porté par deux grandes actrices. 3,25
La Chambre d'à côté est un film correct mais sans plus de Pedro Almodovar. Il en a fait de mieux. Le sujet est assez fort (la gestion de la fin de vie) et est traité avec brio. En revanche, il est un peu long et certains défauts ressortent un peu trop. A commencer par la narration, très poussive (les flashbacks sont insérés au chausse-pied et pourtant je ne suis pas du genre à remarquer ce genre de ficelles, mais là, c'est vraiment grossier). Les actrices jouent plutôt bien, rien à redire là-dessus. Ce film plaira au admirateur du cinéaste espagnol et des deux actrices. Mais il n'a malheureusement rien qui ne le fasse sortir de la filmographie du réalisateur.
C'est pas vraiment le genre de film que je regarde mais je me suis dis aller on va lui laisser une chance. L'histoire est pas mal mais je trouve qu'il est un peu long à se mettre en place. Mais la dernière partie est pas mal. Je trouve juste que ce soit dommage que le film laisse trop de choses en suspens.
Malgré son sujet grave et délicat, le réalisateur Pedro Almodovar évoque la fin de vie avec une bienveillance et une sensibilité qui lui est propre. Sans livrer son long-métrage le plus abouti d’un point de vue dramatique il signe une œuvre douce avec une fois de plus une direction d’actrices au sommet offrant à Julianne Moore et Tilda Swinton des rôles à la hauteur de leur talent.
La Chambre d’à côté porte la signature esthétique reconnaissable de Pedro Almodóvar. On y retrouve les éléments qui font la singularité de son cinéma : des figures féminines charismatiques au cœur du récit, des couleurs vives, des plans composés comme de véritables œuvres d’art. On nous invite à pénétrer dans l’intimité de Martha, dont le dernier désir est d’être accompagnée, jusqu’au bout, par une amie qui l’aime et la comprend.
Le film est délicat et profond. Bien que la mort en soit le thème central, aucune larme ne s’impose. spoiler: Almodóvar prépare le spectateur de telle sorte que la disparition de Martha apparaît non comme un choc, mais comme une évidence — presque comme un apaisement.
J’aurais aimé voir Martha lâcher prise par moments, exploser de rire ou se mettre à danser dans un ultime sursaut de vitalité, comme le fait son personnage dans A Bigger Splash avec Ralph Fiennes. Mais c’est précisément le réalisme du film qui en fait la force : le cancer coupe l’appétit, affaiblit le corps, émousse les sens jusqu’à l’ouïe, et laisse peu de place aux plaisirs insouciants. Almodóvar choisit de ne pas tricher, et ce refus de grandiloquence rend le film d’autant plus juste.
Un joli film écrit et dirigé par Pedro Almodóvar qui aborde avec élégance le sujet délicat de la fin de vie. Une tragédie longue et douloureuse dont on connait malheureusement la fin dés le début de ce drame, où les nombreux silences sont soulignés par la belle musique d'Alberto Iglesias. L'histoire est portée par les fantastiques interprétations de Tilda Swinton dans le rôle de Martha ex journaliste de guerre pour le Ne York Times, et Julianne Moore dans celui d'Ingrid la romancière à succès.