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Diabloxrt
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2,5
Publiée le 29 mai 2025
Ne connaissant pas Pedro Almodóvar, c'est avec un certain plaisir que je me suis lancé dans le visionnage de "La Chambre d'à côté". C'est le premier projet que je regarde de ce réalisateur, alors, au vu du casting et du synopsis, je pensais passer un très bon moment ! Malheureusement, même si je ne sais pas si cela sera spécifique à ce film ou la même chose pour toute la filmographie du metteur en scène, je n'ai pas trouvé que le résultat était si intéressant que cela. Pourtant, loin de moi l'idée de remettre en cause le talent des gens impliqués sur le long-métrage, car c'est bien la chose la plus visible lorsque l'on regarde le film. Du côté du casting, j'ai adoré l'alchimie entre Tilda Swinton et Julianne Moore. Je trouve qu'elle forme un très bon duo, la première étant dans un jeu très posé et calme, l'autre jouant drastiquement plus avec des émotions contrastées. Ce mélange de jeu s'imbrique donc bien et rend l'expérience assez crédible, surtout au vu du propos du film. Par ailleurs, je trouve que Pedro Almodóvar est un bon réalisateur. Si la mise en scène n'est pas transcendante, elle est suffisamment efficace. On comprend rapidement que son truc est de filmer une sorte de normalité, une vie paisible, mais qui permet d'interroger sur des thèmes parfois plus profonds. Ici, l'idée est donc de réfléchir sur la mort au travers d'une histoire assez spécifique. Malheureusement, je n'ai jamais vraiment réussi à me sentir impliqué dans ce scénario. Si je reconnais l'audace de l'idée de base, je me suis quand même beaucoup ennuyé lors de mon visionnage. Pour moi, le plus gros problème vient du fait que les dialogues soient très présents, on est sur un film extrêmement verbal. Tout est très facilement expliqué, on décrit tout, on raconte tout, etc... En bref, la plupart des séquences ne servent qu'à cela. J'ai donc eu la sensation d'avoir été confronté à une histoire qui n'arrivait jamais à prendre son envol, les dialogues abordant une forme d'exposition presque constante, car même quand l'acte principal démarre, beaucoup de choses sont questionnables. Il est vrai que c'est intéressant de réfléchir sur toutes les questions que pose le film, mais cette manière de faire et ce rythme me posent trop de problèmes. Déjà, car cela m'empêche de m'attacher à ces personnages. Ils parlent beaucoup, mais peu d'émotions réussissent à sortir de tout cela. Et ensuite, car les thématiques ne vont finalement pas aussi loin que prévu. spoiler: C'est même pire que cela, car quand on arrive enfin à ce que tout le monde attendait, la fin nous empêche de réellement nous questionner sur la mort de Martha. À la place, nous sommes confrontés à une sorte de sous-intrigue inutile, et qui n'aura aucune conséquence, par rapport à l'implication d'Ingrid là-dedans. Par conséquent, j'ai donc trouvé que le film était un peu plat. Ce n'est pas mal réalisé ou mal exécuté, mais je trouve le tout bien trop sage et sans réelle émotion pour que cela réussisse à m'avoir. Pour conclure, une idée finalement un peu banale.
Ne tournons pas autour du pot : Almodovar est un des plus grands. La Chambre d’à côté est sublime: 2 actrices au sommet, un scénario d’une sensibilité unique,une musique qui sait être là juste quand il faut , et surtout , surtout, une photographie d’anthologie : on visite les différents plans comme une galerie de tableaux de Edward . Hopper ( la référence lors de l’arrivée dans la maison dans la forêt ne laisse aucun doute). Seul un grand Almodovar au sommet pouvait réussir ce clin d’œil magistral. Incontournable !
Trés émouvante cette histoire d'une fin de vie accompagnée par une meilleure amie. Filmé avec poésie, de belles images, des introspections, une infinie tendresse et beaucoup de respect entre la "condamnée" et son accompagnatrice. Un plaidoyer pour mourir avec dignité.
Film très mauvais Manque de naturel, avec des dialogues sur joués limite récités . L'esthétique prend le dessus sur le film. C'est plat du début jusqu'à l'interrogatoire par le policier où on se dit tient ça va être intéressant et Bein non ça retombe comme un pet de lapin Pour moi il faut vraiment être un fan de Pedro Almodovar pour apprécier quelque-chose dans ce navet. C'est comme les groupes de musique hyper connu qui te chante de la bouze et qu'on acclame... Ça serait un réalisateur inconnu franchement le film serait passé aux oubliettes Mais là c'est monsieur Almodovar donc on applaudit Si vous avez un sieste à faire il vous accompagnera sans problème
Difficile de sanctionner un film d'Almodovar quand on apprécie habituellement ses œuvres... mais malheureusement je n'ai pas retrouvé dans ce film ce qui me plaît dans ses réalisations : du feu, de la surprise, de l'insolite, ou a minima un peu d'un de ces ingrédients. On trouve dans ce film une forme de huit-clos dont les dialogues ne nous sortent pas et même nous y perdent, tant ils ne semblent mener à aucun autre dénouement que la fatalité annoncée. Les actrices délivrent pourtant une excellente interprétation, surtout Julianne Moore, sublime ! Mais ça ne suffit pas pour faire un bon film.
Tout en sobriété et en pudeur, en évitant tout pathos, Almodovar livre un film superbe sur le choix de mourir dignement, dénonçant subtilement un intégrisme religieux. Les deux actrices formidables se complètent dans leur rôle bien défini, et au delà d'un dialogue taillé au cordeau, se parlent dans les regards, les silences, les hésitations, renvoyant à l'écran une complicité touchante. Une réussite émouvante et sincère.
Une adaptation d'une nouvelle, délicate, sensible mais relativement lourde et froide, sur l'accompagnement du choix de fin de vie. Sur un sujet d'actualité, ce drame psychologique propose deux jolis portraits de femmes, portés par deux grandes comédiennes. En revanche, le parallèle entre une mort programmée et d'autres considérations politiques, sociétales ou environnementales est quelque peu inutile.
Nostalgique des films pré-Mala éducación, j’ai eu du mal à être touché par ce film plastiquement sublime… mais d’une froideur qui m’a un peu laissé sur le côté. À force que tout soit si beau, plus rien ne semble avoir d’âme.
La Chambre d’à côté est une exploration intime et audacieuse des relations humaines qui frappe par sa simplicité émotionnelle. Almodóvar réussit à capter une tension subtile à travers des dialogues minimalistes et une mise en scène élégante. Bien que les performances de Swinton et Moore soient plus retenues que d’habitude, elles s’intègrent parfaitement dans l’ambiance du film, créant une atmosphère contemplative et poignante. Le film parvient à aborder des thèmes lourds comme l'amitié et la fin de vie avec une sensibilité rare, sans tomber dans le pathos. Un voyage intime, puissant et sans fioritures.
Scénario : très simple Réalisation : bien Rythme : assez lent Acting : très bon Ressenti final : on a envie de vivre
C’est un film au scénario simple qui ne cesse, dans sa réalisation, de nous faire croire qu’il va se passer quelque chose. Au final, il ne se passe rien de plus que la vie, en général. Le quotidien de deux inconnues, transparent, nous laisse fantasmer sur de multiples issues, seulement parce que l’on ne veut pas s’avouer l’inavouable. L’humain est destiné à mourir, certes, mais avant tout à vivre. Ce film, sur la mort, est une véritable ode à la vie. Émouvant, simple ; il n’y a nullement besoin de plus.
Mais où est donc partie la fantaisie vibrante, vivante, palpitante de Pedro Almodóvar ?? D'ordinaire, j'adore ses films mais alors là ... C'est pénible, long, laborieux, pleurnichard, d'un ennui total ... Seules les images façon tableau Edward Hopper sauve son film du zéro pointé ... Grande déception ... Monsieur Almodóvar, reprenez donc un peu de sangria et de soleil espagnol, cela vous réussit mieux...
Premier film anglais de Pedro Almodovar. C'est un réalisateur que je suis depuis mes premiers cours d'espagnol au collège grâce à un professeur passionné !!
Almodovar est toujours entouré d'actrices et il aime sublimer les femmes à l'écran : ce film suit la lignée de ses précédents sur ce point.
L'image et les plans sont soignés et maîtrisés : rien n'est laissé au hasard. Tout comme le traitement des couleurs qui est très marqué dans la filmographie du réalisateur. La colorimétrie est très importante pour Almodovar et on retrouve une nouvelle fois l'utilisation intelligente des couleurs dans chaque plan de façon tranchée et symbolique.
Il traite d'un thème fort sans tomber dans le pathos et c'est très fort. Je vous prévient, ce film est bavard : il y a de nombreux discours sur la vie et la mort, tellement que je me suis crue dans un Woody Allen !!
Même si j'ai trouvé par moment quelques longueurs, j'ai passé un bon moment devant cette histoire singulière et forte qui est traitée rarement au cinéma.
Pour moi, c'est surtout le duo d'actrices qui permet de se plonger dans cette histoire. Elles apportent leur expérience pour donner aux personnages une puissance et une strate de jeu plus complexe. Elles permettent de créer un clivage sur leur relation et qu'on se pose des questions plus en profondeur : elles alternent entre sincérité et ambiguïté de manière très juste.
Pour moi, le cinéma d'Almodovar est particulier et clivant. Je pense qu'on adore ou on déteste mais en tout cas il ne laisse pas indifférent. Ici, c'est un film à part dans sa filmographie car il n'y a pas de scènes gênantes ou marquantes. Le récit est simple dans sa structure et moins extravagant qu'à l'accoutumée.... Le film de la sagesse...?
En campant aux US, Almodóvar plaque ses hautes références sur le récit, étouffant alors sa puissance émotionnelle. Un film sclérosé voire politiquement chelou quand il met sur le même plan la guerre et la fin de vie.