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Pat
1 abonné
58 critiques
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3,0
Publiée le 9 février 2025
Pedro Almodovar ne nous a pas habitué à ce genre de film d'une très grande sobriété. La seule excentricité est dans le scénario - cette femme en fin de vie qui a besoin d'avoir une présence à côté d'elle pour mourrir en paix. On a un peu de mal à entrer dans cette logique. Heureusement Julian Moore nous y aide énormément par son empathie, sa justesse de jeu (ni condescendante, ni participante ) et par son charme.
En quittant l’Espagne pour les États-Unis, Pedro Almodóvar semble avoir laissé derrière lui l’ambiguïté et la noirceur de l’être humain, rectifiées au contraire par un souci de constamment être compris le contraignant à tout expliciter par le dialogue et par la mise en scène. La gravité du sujet choisi, qui s’inscrit dans l’actualité, devient synonyme de prudence, non de sagesse : les intentions s’avèrent explicitées et rappelées sous la forme d’un contrat liant deux femmes autour d’un secret qu’il faudra tenir spoiler: durant l’interrogatoire post mortem ; cette obsession manifestée à l’égard du droit – la morale en tant que telle intervient moins que la question de la légalité et de l’illégalité – réfléchit certes les préoccupations du pays investi mais délaisse davantage, et c’est bien dommage, les zones d’ombre des personnages, éclairées par les projecteurs disgracieux des flashbacks. Ce faisant, le film repose presque exclusivement sur ses deux comédiennes principales et leur offre un espace de jeu à la hauteur de leur talent : magnifiques, celles-ci se découvrent par la perspective de l’inévitable, se livrent à un état des lieux de leur existence définie par spoiler: la succession de guerres dans laquelle s’inscrit le cancer . L’image métaphorique de la spoiler: maison en flammes figure la tension permanente entre les ambitions individuelles et les responsabilités familiales, la destruction associée à l’immobilisme pour des femmes que l’on enferme sinon dans des rôles stéréotypés, que retranscrit à merveille la partition subtile d’Alberto Iglesias. Une petite réussite à laquelle manquent néanmoins complexité et émotions.
J’ai mis du temps à me décider pour une note. Esthétique et jeu des actrices 5 étoiles mais… est-ce volontaire ou pas de poser cette question de la fin de vie dans un milieu bourgeois, est-ce uniquement une problématique bourgeoise au mépris des problématiques de fin de vie des milieux populaires ou le réalisateur est-il uniquement enfermé dans une bourgeoisie… ? Pour ces questions soulevées je mets 4
C’est un film en deux temps… Sur le moment j’ai eu un peu de mal à rentrer complètement dedans. Les actrices sont superbes, les images également, et plusieurs sujets sont abordés autour du choix de sa fin de vie; le sexe et la proximité de la mort, l’amitié… mais c’était un peu froid, un peu trop léché. Et pourtant, ce film m’a laissé une petite empreinte qui trotte encore dans ma tête. Je crois que je le verrais une autre fois pour mieux l’apprécier. Ça m’a déjà fait ça avec des films d’Almodovar, réalisateur qui ne me laisse jamais indifférente.
Les décors sont beaux, c'est bien réalisé et les actrices principales jouent bien. Le bémol : c'est extrêmement déprimant et il n'y a aucun rebondissement. spoiler: On comprend tout de suite le scénario et il n'y a aucune surprise.
Sinon, dommage que le scénario ne se soit pas plus attardé sur la vie de la malade, ça aurait été très intéressant !
Avec son dernier film, Pedro Almodóvar livre une œuvre magistrale, à la fois bouleversante et lumineuse. Sa mise en scène sobre et maîtrisée sublime un récit d’une profonde humanité, porté par des actrices magistrales : Tilda Swinton et Julianne Moore livrent des performances d’une intensité rare. Almodóvar explore les méandres de l’âme humaine avec une délicatesse poignante, transformant le chaos de la vie en une harmonie cinématographique parfaite. Un film d’une beauté saisissante, qui marque durablement et confirme, une fois de plus, son statut de maître du cinéma.
un film remarquable. sujet difficile et pourtant traité avec une grande délicatesse. Il pose des questions profondes. A chacun d'y apporter ses réponses, que ce soit le combat contre la maladie ou le droit à choisir sa mort. les actrices sont excellentes.
Autant dire que ce nouveau film d'Almodóvar ne ressemble à aucun autre puisqu'il est déjà complètement tourné en anglais et qu'il se présente comme un huit clos sur le thème centrale de la mort et clivant de l'euthanasie. Restent que la BO me fait d'avantage penser à un Thriller... alors qu'il n'en ai rien.
Uniquement focalisé sur l’esthétique, des dialogues de sourd sans aucun âme qui ressemblent à des monologues. On dirait le nouveau (et donc mauvais)Woody Allen.
Film juste et vrai comme on l'attend du réalisateur. Le sujet et les questions qu'il soulève sur la problématique de l'euthanasie sont très bien amenées. Acteurs et actrices très bien choisies. On reste un peu sur sa fin, mais on sortirait du vrai sujet du film si on voulait la pousser. Bravo je recommande
Endormis (après avoir vu le film) sur une déception, "on n'y croit pas" , "aucune émotion soulevée par le film" , personnellement gênée par les gros plans, mais c'est sûrement dû au fait que nous l'avons vu en version française... ce matin, nous nous réveillons avec un sentiment plus mitigé... il a quelque chose, un charme indéfinissable... mais surtout surgit alors l'évidence, que personne n'a souligné dans les critiques (ou alors j'ai loupé quelque chose...), que le personnage de Martha est inspiré de celui de Martha Gelhorn, (1908-1998 ) sacrée reporter de guerre et qui a choisi d'avaler une capsule de cyanure face à son cancer incurable... d'ailleurs, la Martha du film attrape un livre en louant son contenu... et cite l'auteur... Martha Gelhorn ... et là, du coup, nous regardons le film sous un autre angle... mais l'évocation de son métier de reporter est tellement anecdotique... Almodovar a-t-il voulu nous épargner la lourdeur de souvenirs de guerre plus sérieux que celui des "Frères Carmes" ? Bref, finalement, on se pose des questions sur la motivation exacte d'Almodovar, d'avoir voulu aborder ce sujet qui n'invite pas à la légèreté et à l'acidité de ses films "habituels" et qui n'a gardé de ses habitudes que le côté sombre... des questions...c'est déjà ça...