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Raphaële Bidault-Waddington
1 critique
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1,0
Publiée le 1 février 2025
Film superficiel et vraiment décevant, qui ressemble à une vidéo de magazine trendy, avec de très belles images, points de vue, fringues, actrices, maisons, mais la narration est complètement bullshit. La relation entre les deux copines soit disant "so special" est édulcorée, sans passé, sans aucune complexité. Tilda Swinton, toujours d'une grande beauté et élégance, ne joue en fait pas très bien. Julian Moore, est la bonne copine qui lui tient la main, mais ce qu'elle est sensé vivre n'est pas vraiment creusé ou montré. Le thème de la mort est certes présent, mais finalement, ce qu'on en dit n'a pas grand intérêt.
La chaleur d'Almodovar confrontée à la glaciale Tilda Swinton. Le parfait équilibre est incarné par Julianne Moore dans ce voyage vers la mort. La musique d'Alberto Iglesias donne l'écrin almodovorien dans laquelle s'écoule cette histoire à la fois dramatique et sereine au sein de la haute bourgeoisie new-yorkaise
Pedro Almodovar a l’art de sublimer ses actrices et leur donner des rôles fabuleux. Julianne Moor (Ingrid) et Tilda Swinton (Martha) sont les héroïnes de son dernier film. Amies depuis longtemps, elles se sont perdues de vue et se retrouvent grâce à une connaissance. Mais Martha a un cancer en phase terminale et va demander à Ingrid d’être présente jusqu’au bout. Le rythme est assez lent, il y a très peu de personnages. Les actrices sont éblouissantes. Attention, toutefois par moment le film est très dur,
Ah ! Almodovar ! La palette des couleurs, le style de dialogues, là,on y est. Le sujet par lui même ne surprend pas. Là où les choses changent, c'est avec le traitement du sujet justement. A certains moments, je m'attendais à ce que ça dérape ou bifurque dans le loufoque ou l'exagération mais non, de bout en bout, tout est en retenue. Les actrices sont impeccables.
Un très bon film à la hauteur d’Almodovar mais qui sort un peu de sa trajectoire, sauf si l’on considère le dernier: « Douleur et Gloire » qui avec celui-ci entame un virage de 90° dans ladite trajectoire pour une thématique plus intimiste et plus personnel. L’atmosphère dans « La Chambre d’à côté » elle est plus pesante avec une thématique, je pense, qui doit effleurer dans l’imaginaire d’Almodovar pour son vécu, son expérience avec la douleur physique. Seulement conseiller que celui qui ira voir ce film, ne soit pas en pleine dépression… Pour le reste, l’interprétation des deux protagonistes est magistrale, la réalisation, les dialogues, la mise en scène, les décors magnifiques, la musique … impeccables Film à voir, mais mieux si c’est en bon état d’âme ….
un film touchant qui montre l'aspect de l'acceptation de la mort et du deuil plus de cette frayeur d'y être confronté des personnages touchant qui montre une grande sensibilité sur la mort et que ont est près à tout pour un ami qui réclame de l'aide mais serions nous tout aussi capable de faire de même accompagnée quelqu'un dans la mort une phrase qui revient souvent qui est dans la bande annonce dit que "le jour où il neige les fleurs tomberont sur tout les vivants et les morts" je trouve cette phrases puissante et remplie de paix et de joie alors que elle parle d'un temps qui s'arrête pour eux et qui seras une étapes cruciale dans l'évolution
Pedro Almodóvar signe avec "La Chambre d'à côté" un film solaire et envoûtant. Son art du cadre et des couleurs confère à chaque plan une intensité presque picturale. À travers cette conversation intime, il interroge la mémoire, le désir et surtout la conscience du temps qui passe, transformant chaque échange en une réflexion sur la mortalité. Tilda Swinton et Julianne Moore, sublimes, livrent une partition d’une justesse saisissante, jouant sur les silences et les non-dits. Un Almodóvar sensuel et mélancolique, qui captive autant qu’il bouleverse.
Quand la bonne société américaine se confronte à la fin de vie, ça donne ce film... Le sujet concerne évidemment tous les boomers du monde. Son traitement n’est pas pour autant universel. Voir ce film, c’est comme regarder brûler les luxueuses villas de Los Angeles à la télévision. C’est triste bien sûr, mais bon, leurs propriétaires sont-ils vraiment à plaindre ? On sort de la projection en s’interrogeant sur le point de vue choisi par l’auteur. En ce qui me concerne, le sens du message, s’il y en avait un, m’a échappé. Dommage !?
Une femme écrivain accompagne une amie journaliste de guerre gravement malade. Almodovar a changé de registre mais n'a rien perdu de ses qualités de cinéma, même s'il réalise ici un film étonnamment américain. L'image est belle, la gravité est au rendez-vous, les émotions affluent, ce n'est pas joyeux bien sûr, mais c'est à voir absolument.
New York, de nos jours. Ingrid (Julianne Moore) vient d’emménager. Elle dédicace son dernier livre dans une librairie. Là, une amie lui apprend que Martha (Thilda Swinton), qu’elle a perdue de vue est hospitalisée pour un cancer agressif.
Ingrid rend visite à Martha qui a de l’espoir dans les protocoles médicaux. Les amies se retrouvent et échangent des souvenirs et des nouvelles, que le spectateur découvre par des flash-back. Martha, reporter de guerre, entretient des relations tendues et distantes avec sa fille Michèle. Martha a eu un amant commun avec Ingrid.
Malheureusement, les nouveaux traitements contre le cancer n’ont pas d’effets sur Martha, dont l’état décline brusquement.
Martha demande alors à Ingrid, un ultime acte d’amitié.
« La chambre d’à côté » multiplie les références artistiques, dont par exemple Edward Hopper (pour les cadrages, lumières, couleurs, lignes…), « Persona » de Bergman, « Les gens de Dublin » de James Joyce …
Pedro Almodovar ne cache ni ses opinions politiques, ni ses opinions sur l’euthanasie.
Les actrices sont superbement filmées, costumées, maquillées ou non, notamment Tilda Swinton dont la singularité magnétise. Le moindre détail dans la réalisation est soigné, voire parfait. Le choix musical est très bien adapté à l’ensemble.
Je n’ai pas trop adhéré à tout ce qui est textuel : trop intellectuel, fermé à tout débat et tout questionnement. J’ai trouvé que les dialogues manquaient de doute, de chair, de vie.
Pour reprendre des termes de l’esthétique Nietzschéenne, Almodovar avait habitué le spectateur à des visions dionysiaques du monde. Ici son regard devient Apollinien, pour le plus grand plaisir visuel du spectateur. Mais face à une telle tragédie : souffrir d’un grave cancer et demander à quelqu’un un accompagnement vers le suicide ; ce choix esthétique est-il adéquat ? Mon blog : larroseurarrose.com
Les deux actrices sont remarquables, les images sont somptueuses, la thématique évidemment très particulière, mais, bon, on le sait en allant voir le film. En revanche, les dialogues sont d'une banalité confondante (on se croirait dans un roman à l'eau de rose) et certaines séquences sont vraiment hors de propos : les délires écologistes de l'ami des deux femmes, l'intermède "gay" au Liban. Tout cela est hors de propos, même si, évidemment, ça allège quelque peu la sécheresse du thème central.
Ce dernier opus de "Almodovar" (aurait-il perdu son prénom en traversant l'Atlantique ?!) me déçoit. OK pour le thème, délicat, casse-gueule même. Mais justement : Pedro trébuche et s'étale. C'est long et téléphoné. Sous des couverts de "sobriété" il verse dans la guimauve. Le c.. entre deux chambres. Tout est prévisible, comme est planifiée la mort de Martha. No surprise. Ce qui tue l'émotion, en tout cas la mienne. C'est "mécanique" , loin de la fantaisie Almodovesque. Jusqu'à l'arrivée du personnage de la fille de Martha, après sa mort, que j'ai trouvée grotesque (l'arrivée de la fille, pas la mort). Quoique. Ce film me laisse la désagréable impression que "Almodovar" a cédé à la facilité, à la fainéantise, comme trop de cinéastes americains. Et qu'il y avait beaucoup mieux à faire. En tout cas autrement. Et par quelqu'un d'autre.
Tourner dans une langue différente ne change rien, avec La chambre d'à côté, Almodovar fait du Almodovar. Pas de renouvellement, mais si vous aimez son cinéma alors ce film va vous plaire.