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Ce dernier opus de "Almodovar" (aurait-il perdu son prénom en traversant l'Atlantique ?!) me déçoit. OK pour le thème, délicat, casse-gueule même. Mais justement : Pedro trébuche et s'étale. C'est long et téléphoné. Sous des couverts de "sobriété" il verse dans la guimauve. Le c.. entre deux chambres. Tout est prévisible, comme est planifiée la mort de Martha. No surprise. Ce qui tue l'émotion, en tout cas la mienne. C'est "mécanique" , loin de la fantaisie Almodovesque. Jusqu'à l'arrivée du personnage de la fille de Martha, après sa mort, que j'ai trouvée grotesque (l'arrivée de la fille, pas la mort). Quoique. Ce film me laisse la désagréable impression que "Almodovar" a cédé à la facilité, à la fainéantise, comme trop de cinéastes americains. Et qu'il y avait beaucoup mieux à faire. En tout cas autrement. Et par quelqu'un d'autre.
Tourner dans une langue différente ne change rien, avec La chambre d'à côté, Almodovar fait du Almodovar. Pas de renouvellement, mais si vous aimez son cinéma alors ce film va vous plaire.
Le sujet est lourd et émouvant (cancer en phase terminale, euthanasie) mais il est traité avec beaucoup de délicatesse, sans sensiblerie ni larmoiement. Dans un bel environnement, luxueux et aseptisé, Julan Moore et Tilda Swinton, deux bonnes amies et excellentes actrices, ont les idées et les sentiments toujours sous contrôle, s'expriment clairement, articulent bien, d'un ton presque mécanique. L'histoire se déroule sans surprises, linéaire, sans rebondissements. C'est un film de bonne facture, bien léché, propret dirais-je même, mais tout compte fait sand grand intérêt. On dirait qu'Almodovar ne cherche plus à provoquer, choquer, ni innover.
Premier long-métrage tourné en langue anglaise par le réalisateur et récompensé par le Lion d’or de la Mostra de Venise 2024, La Chambre d’à côté fait partie de la face sombre de la filmographie de Pedro Almodóvar. Cependant, une fois encore, si le ton est très sérieux, le cinéaste conserve son aspect visuel très coloré, ce qui n’empêche pas le film d’avoir une véritable force dramatique portée par un sujet touchant hélas beaucoup de monde. Ainsi, le cinéaste réussit à être prenant malgré un thème qui pourrait paraitre déprimant et banal grâce à une réalisation superbe, un scénario très maitrisé n’allant pas trop dans le pathos et un duo d’actrices parfait. Si certains préféreront certainement les œuvres plus légères du cinéaste, La Chambre d’à côté reste un très beau drame sur une histoire simple mais touchante.
On attend trop des films d'Almodovar, on espère un souffle romanesque et des acteurs qui, bien dirigés par le master, sont en mesure de délivrer des performances hors de l'ordinaire.
Hélas, rien de tout ça ici, on reste sur un socle connu, et comble de la frustration, au vu du sujet : pas le début d'une émotion.
Décevant.
Hélas, rien de tout ça ici, on reste sur un socle connu, et comble de la frustration, au vu du sujet : pas le début d'une émotion.
Décevant.
Martha (Tilda Swinton) est
spoiler:
en phase terminale d'un cancer incurable
, quand elle reçoit la visite de son amie et collègue de longue date Ingrid (Julianne Moore), prévenue par une amie commune.
Martha a une demande pour le moins singulière pour sa vieille amie : spoiler: elle a prévu de se suicider avec une pilule d'euthanasie et pour se donner du courage, elle lui demande d'être dans la chambre d'à côté lorsqu'elle le fera. Cette demande met Ingrid face à son angoisse de la mort, et après hésitation, elle accepte.
.
Voici nos deux protagonistes en route pour une belle baraque à 2h de New York où elles vont passer un mois ensemble pour spoiler: accompagner la fin de vie de l'une d'elles
. Avec ce casting et ce pitch, le huit-clos me semblait prometteur. Pourtant, je ressors déçue, car je trouve que le film n'a fait que louvoyer et effleurer son sujet. Les dialogues et l'intrigue restent à mon sens superficiels (plutôt que pudiques) sur la question spoiler: de l'euthanasie et du rapport à la mort.
Le scénario m'a semblé convenu, la scène de recherche de la lettre tombant comme un cheveu sur la soupe et n'apportant pas grand chose, celle avec Damien au téléphone non plus... Les relations restent superficielles, l'histoire au passé n'est pas palpitante, les séquences émotion avec la neige ne m'ont pas émue du tout... et surtout, [/spoiler] spoiler: le suspense de la porte ouverte ou close tombe à plat, je n'ai ressenti aucun suspense. L'après mort de Martha, l'espèce de film policier où un policier fanatique religieux veut poursuivre Ingrid pour complicité de suicide, est bâclé et tombe encore une fois à plat.
.
Le jeu d'actrices, sans être mauvais, n'est pas extraordinaire (à mon sens Moore > Swinton). La photographie ressemble à du Almodovar : couleurs primaires, lieux, mobilier et costumes un peu vintage. J'ai trouvé la bande son abominablement plate et soporifique (dommage ! c'était une BO taillée sur mesure).
Mention aussi pour la scène (un peu directe) où Damien spoiler: fait l'apologie de l'anti-néolibéralisme et de la lutte écologique et explique que l'avenir des humains est fichu... Après l'investiture de Trump ça a résonné fort.
— cela dit, j'ai eu l'impression que Almodovar plaquait ses convictions quelque part sans que ça ait de rapport avec le film.
Bref, le film passe à côté de son sujet et survole tous ses aspects. J'en sors de marbre alors que je m'attendais à être émue au vu du sujet et de ces deux actrices que j'adore. Pas convaincue.
, quand elle reçoit la visite de son amie et collègue de longue date Ingrid (Julianne Moore), prévenue par une amie commune.
Martha a une demande pour le moins singulière pour sa vieille amie : spoiler: elle a prévu de se suicider avec une pilule d'euthanasie et pour se donner du courage, elle lui demande d'être dans la chambre d'à côté lorsqu'elle le fera. Cette demande met Ingrid face à son angoisse de la mort, et après hésitation, elle accepte.
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Voici nos deux protagonistes en route pour une belle baraque à 2h de New York où elles vont passer un mois ensemble pour spoiler: accompagner la fin de vie de l'une d'elles
. Avec ce casting et ce pitch, le huit-clos me semblait prometteur. Pourtant, je ressors déçue, car je trouve que le film n'a fait que louvoyer et effleurer son sujet. Les dialogues et l'intrigue restent à mon sens superficiels (plutôt que pudiques) sur la question spoiler: de l'euthanasie et du rapport à la mort.
Le scénario m'a semblé convenu, la scène de recherche de la lettre tombant comme un cheveu sur la soupe et n'apportant pas grand chose, celle avec Damien au téléphone non plus... Les relations restent superficielles, l'histoire au passé n'est pas palpitante, les séquences émotion avec la neige ne m'ont pas émue du tout... et surtout, [/spoiler] spoiler: le suspense de la porte ouverte ou close tombe à plat, je n'ai ressenti aucun suspense. L'après mort de Martha, l'espèce de film policier où un policier fanatique religieux veut poursuivre Ingrid pour complicité de suicide, est bâclé et tombe encore une fois à plat.
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Le jeu d'actrices, sans être mauvais, n'est pas extraordinaire (à mon sens Moore > Swinton). La photographie ressemble à du Almodovar : couleurs primaires, lieux, mobilier et costumes un peu vintage. J'ai trouvé la bande son abominablement plate et soporifique (dommage ! c'était une BO taillée sur mesure).
Mention aussi pour la scène (un peu directe) où Damien spoiler: fait l'apologie de l'anti-néolibéralisme et de la lutte écologique et explique que l'avenir des humains est fichu... Après l'investiture de Trump ça a résonné fort.
— cela dit, j'ai eu l'impression que Almodovar plaquait ses convictions quelque part sans que ça ait de rapport avec le film.
Bref, le film passe à côté de son sujet et survole tous ses aspects. J'en sors de marbre alors que je m'attendais à être émue au vu du sujet et de ces deux actrices que j'adore. Pas convaincue.
Excellent film et belle mise en scène. Bravo aux actrices qui jouent bien leurs roles respectifs. En haleine du debut à la fin. Je recommande.
Pour son 23ème film, Pedro Almodovar a reçu le Lion d’Or à Venise et surtout a traversé l’Atlantique pour son premier long en langue anglaise. Loin de son Espagne natale, les couleurs vives ont pali ; en tant qu’espagnol, il donne malgré tout quelques tons chatoyants à un New-York souvent présenté de manière grisâtre. Traversant l’océan, il n’a rien perdu de son talent d’écriture ; dialogues et scénario nous tiennent en haleine dans ce drame aux accents de thriller. Néanmoins les histoires annexes, celles de son lien à un ex amant et surtout à sa fille s’agglomèrent que partiellement au cœur du sujet ; on aurait préféré rester concentrer sur les deux femmes et le sujet central : la fin de vie, la dignité et l’amitié. En effet, l’histoire avec la fille apporte peu à la réflexion générale et devient même ridicule dans un final qu’il faut découvrir par soit même. Sa mise en scène est toujours aussi élégante avec des plans d’une beauté formelle discrète ; on a l’impression, une fois à la campagne d’être dans un tableau d’Edward Hopper. Cette discrétion est ce qui tranche le plus dans ce film avec le reste de filmographie. Il s’attaque ici à un sujet d’actualité avec cette femme demandant à une amie de l’accompagner dans sa fin de vie, son film se veut sérieux et perd le côté subversif qui fait le sel de sa filmo lorsqu’il traite des affaires de femmes. Sur ce sujet casse gueule aux avis souvent bien tranchés, il met la dignité humaine au centre de tout ; on ne peut qu’adhérer au principe de vouloir mourir dignement ce que revendique un des deux personnages phare. L’empathie prévaut de bout en bout. Le sujet peut faire peur ; cependant le film fuit le lugubre pour être assez solaire et profond sans le souffle romanesque habituel de son auteur avec une grande variable de son œuvre : ses actrices. Tilda Swinton et Julianne Moore sont éblouissantes ; Almodovar a le pouvoir depuis toujours de magnifier ses comédiennes.
Un beau film ; les grands fans de Almodovar pourrait par contre être déçus… c’est un film différent
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un beau film ; les grands fans de Almodovar pourrait par contre être déçus… c’est un film différent
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Sujet très contemporain, sur le rapport à l’euthanasie, à la mort. J’aime la vision du réalisateur, les couleurs fortes et brûlantes qui contraste avec l’idée noir de la mort. Je recommande ce film pour ceux qui comme moi, remette en question les limites des lois actuelles et le rapport à la mort, comment la société la traite.
La mise en scène est singulièrement sublime, le récit élégant, captivant et intelligent et les actrices parfaites. Le semble est très joli.
Bravo pour ce film, jeu d’actrices très juste et touchant. Véritable matière à réflexion pour aborder la mort, son accompagnement et la dignité. En Occident encore du chemin à faire
Heureusement qu’il y a la maison dans la forêt. Je veux bien en faire ma demeure…. À quelques exceptions près, je n’ai jamais été un grand fan des films d’Almodivar. Pourtant j’en ai vu beaucoup. Contrairement à Douleur et gloire que j’avais adoré, je suis resté en dehors de la chambre. Malgré le talent des deux actrices, je n’ai pas accroché à ce long bavardage. Le sujet pourtant est passionnant. Le seul propos finalement intéressant est prononcé par John Turturro lors du déjeuner près du lac avec Julianne Moore quand il fait mention de l’état de décomposition des Etats-Unis. Ce désintérêt pour ce film est sans doute la faute à Almodóvar d’avoir voulu faire son film en anglais. Ce qui fait sa singularité a été désintégré pour notre plus grand déplaisir. Et savoir que cette splendide maison est en Espagne alors que le film se déroule aussi Etats-Unis,.. Et je n’évoquerai pas le final grotesque avec la fille et surtout la police. Vraiment Pedro n’était pas en grande forme.
Puissant, vibrant.
Les actrices sont magnifiques dans ces rôles intenses. Leur connexion est parfaite !
Almodovar nous offre un film sur la réflexion de la fin de vie à la fois grave mais sans jamais tomber dans le pathos. C’est la preuve d’un grand maître.
L’intensité se défend pas. Sauf peut être à un moment du film mais cela n’est pas dérangeant.
L’évolution du personnage d’Ingrid nous transporte dans sa propre réflexion (et la notre) sur la situation et les souhaits de Martha.
J’ai été happé du début à la fin.
Mise en scène sublime et BO captivante !
Les actrices sont magnifiques dans ces rôles intenses. Leur connexion est parfaite !
Almodovar nous offre un film sur la réflexion de la fin de vie à la fois grave mais sans jamais tomber dans le pathos. C’est la preuve d’un grand maître.
L’intensité se défend pas. Sauf peut être à un moment du film mais cela n’est pas dérangeant.
L’évolution du personnage d’Ingrid nous transporte dans sa propre réflexion (et la notre) sur la situation et les souhaits de Martha.
J’ai été happé du début à la fin.
Mise en scène sublime et BO captivante !
Belles images, trop, ça frise le pointilliste
Propos démonstratifs sans nuances
Très bavard, pourquoi pas mais ici c’est plat
Sujet fort pourtant et d’actualité
Propos démonstratifs sans nuances
Très bavard, pourquoi pas mais ici c’est plat
Sujet fort pourtant et d’actualité
Un sujet profond traité de manière simple et subtile, des dialogues intelligents, des actrices toujours justes et sincères, sans pathos. Même si le rouge à lèvres est présent dans chaque scène, le film ne passe pas à côté de son sujet.
Bouleversant de sobriété.
Bouleversant de sobriété.
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