4591 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
494 critiques spectateurs
5
62 critiques
4
170 critiques
3
119 critiques
2
88 critiques
1
42 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
NautiqueNora
13 abonnés
36 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 4 février 2025
Martha (Tilda Swinton) est spoiler: en phase terminale d'un cancer incurable , quand elle reçoit la visite de son amie et collègue de longue date Ingrid (Julianne Moore), prévenue par une amie commune. Martha a une demande pour le moins singulière pour sa vieille amie : spoiler: elle a prévu de se suicider avec une pilule d'euthanasie et pour se donner du courage, elle lui demande d'être dans la chambre d'à côté lorsqu'elle le fera. Cette demande met Ingrid face à son angoisse de la mort, et après hésitation, elle accepte. .
Voici nos deux protagonistes en route pour une belle baraque à 2h de New York où elles vont passer un mois ensemble pour spoiler: accompagner la fin de vie de l'une d'elles . Avec ce casting et ce pitch, le huit-clos me semblait prometteur. Pourtant, je ressors déçue, car je trouve que le film n'a fait que louvoyer et effleurer son sujet. Les dialogues et l'intrigue restent à mon sens superficiels (plutôt que pudiques) sur la question spoiler: de l'euthanasie et du rapport à la mort. Le scénario m'a semblé convenu, la scène de recherche de la lettre tombant comme un cheveu sur la soupe et n'apportant pas grand chose, celle avec Damien au téléphone non plus... Les relations restent superficielles, l'histoire au passé n'est pas palpitante, les séquences émotion avec la neige ne m'ont pas émue du tout... et surtout, [/spoiler] spoiler: le suspense de la porte ouverte ou close tombe à plat, je n'ai ressenti aucun suspense. L'après mort de Martha, l'espèce de film policier où un policier fanatique religieux veut poursuivre Ingrid pour complicité de suicide, est bâclé et tombe encore une fois à plat. .
Le jeu d'actrices, sans être mauvais, n'est pas extraordinaire (à mon sens Moore > Swinton). La photographie ressemble à du Almodovar : couleurs primaires, lieux, mobilier et costumes un peu vintage. J'ai trouvé la bande son abominablement plate et soporifique (dommage ! c'était une BO taillée sur mesure).
Mention aussi pour la scène (un peu directe) où Damien spoiler: fait l'apologie de l'anti-néolibéralisme et de la lutte écologique et explique que l'avenir des humains est fichu... Après l'investiture de Trump ça a résonné fort. — cela dit, j'ai eu l'impression que Almodovar plaquait ses convictions quelque part sans que ça ait de rapport avec le film.
Bref, le film passe à côté de son sujet et survole tous ses aspects. J'en sors de marbre alors que je m'attendais à être émue au vu du sujet et de ces deux actrices que j'adore. Pas convaincue.
Pour son 23ème film, Pedro Almodovar a reçu le Lion d’Or à Venise et surtout a traversé l’Atlantique pour son premier long en langue anglaise. Loin de son Espagne natale, les couleurs vives ont pali ; en tant qu’espagnol, il donne malgré tout quelques tons chatoyants à un New-York souvent présenté de manière grisâtre. Traversant l’océan, il n’a rien perdu de son talent d’écriture ; dialogues et scénario nous tiennent en haleine dans ce drame aux accents de thriller. Néanmoins les histoires annexes, celles de son lien à un ex amant et surtout à sa fille s’agglomèrent que partiellement au cœur du sujet ; on aurait préféré rester concentrer sur les deux femmes et le sujet central : la fin de vie, la dignité et l’amitié. En effet, l’histoire avec la fille apporte peu à la réflexion générale et devient même ridicule dans un final qu’il faut découvrir par soit même. Sa mise en scène est toujours aussi élégante avec des plans d’une beauté formelle discrète ; on a l’impression, une fois à la campagne d’être dans un tableau d’Edward Hopper. Cette discrétion est ce qui tranche le plus dans ce film avec le reste de filmographie. Il s’attaque ici à un sujet d’actualité avec cette femme demandant à une amie de l’accompagner dans sa fin de vie, son film se veut sérieux et perd le côté subversif qui fait le sel de sa filmo lorsqu’il traite des affaires de femmes. Sur ce sujet casse gueule aux avis souvent bien tranchés, il met la dignité humaine au centre de tout ; on ne peut qu’adhérer au principe de vouloir mourir dignement ce que revendique un des deux personnages phare. L’empathie prévaut de bout en bout. Le sujet peut faire peur ; cependant le film fuit le lugubre pour être assez solaire et profond sans le souffle romanesque habituel de son auteur avec une grande variable de son œuvre : ses actrices. Tilda Swinton et Julianne Moore sont éblouissantes ; Almodovar a le pouvoir depuis toujours de magnifier ses comédiennes. Un beau film ; les grands fans de Almodovar pourrait par contre être déçus… c’est un film différent TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Sujet très contemporain, sur le rapport à l’euthanasie, à la mort. J’aime la vision du réalisateur, les couleurs fortes et brûlantes qui contraste avec l’idée noir de la mort. Je recommande ce film pour ceux qui comme moi, remette en question les limites des lois actuelles et le rapport à la mort, comment la société la traite.
Bravo pour ce film, jeu d’actrices très juste et touchant. Véritable matière à réflexion pour aborder la mort, son accompagnement et la dignité. En Occident encore du chemin à faire
Heureusement qu’il y a la maison dans la forêt. Je veux bien en faire ma demeure…. À quelques exceptions près, je n’ai jamais été un grand fan des films d’Almodivar. Pourtant j’en ai vu beaucoup. Contrairement à Douleur et gloire que j’avais adoré, je suis resté en dehors de la chambre. Malgré le talent des deux actrices, je n’ai pas accroché à ce long bavardage. Le sujet pourtant est passionnant. Le seul propos finalement intéressant est prononcé par John Turturro lors du déjeuner près du lac avec Julianne Moore quand il fait mention de l’état de décomposition des Etats-Unis. Ce désintérêt pour ce film est sans doute la faute à Almodóvar d’avoir voulu faire son film en anglais. Ce qui fait sa singularité a été désintégré pour notre plus grand déplaisir. Et savoir que cette splendide maison est en Espagne alors que le film se déroule aussi Etats-Unis,.. Et je n’évoquerai pas le final grotesque avec la fille et surtout la police. Vraiment Pedro n’était pas en grande forme.
Puissant, vibrant. Les actrices sont magnifiques dans ces rôles intenses. Leur connexion est parfaite ! Almodovar nous offre un film sur la réflexion de la fin de vie à la fois grave mais sans jamais tomber dans le pathos. C’est la preuve d’un grand maître. L’intensité se défend pas. Sauf peut être à un moment du film mais cela n’est pas dérangeant. L’évolution du personnage d’Ingrid nous transporte dans sa propre réflexion (et la notre) sur la situation et les souhaits de Martha. J’ai été happé du début à la fin. Mise en scène sublime et BO captivante !
Belles images, trop, ça frise le pointilliste Propos démonstratifs sans nuances Très bavard, pourquoi pas mais ici c’est plat Sujet fort pourtant et d’actualité
Un sujet profond traité de manière simple et subtile, des dialogues intelligents, des actrices toujours justes et sincères, sans pathos. Même si le rouge à lèvres est présent dans chaque scène, le film ne passe pas à côté de son sujet. Bouleversant de sobriété.
Où sont passées l’exubérance et la sensibilité d’Almodovar ? Ce n’est pas un mauvais film, mais l’univers ultra bourgeois et l’absence totale d’émotions sur un sujet aussi important sont vraiment déroutants et ne rendent pas l’histoire crédible. Tilda Swinton, comme toujours désincarnée et inexpressive, n’apporte aucune crédibilité à ce rôle si important. Vraiment déçue...
Un Almodovar troisième période en dessous de ses opus précédents. Dans lequel j’ai d’ailleurs eu peine à reconnaître son style ; l’environnement New Yorkais et la langue Américaine y étant peut-être pour quelque chose. Seule l’excellente musique de son fidèle compositeur Alberto Iglesias est au niveau de ses films précédents. Pour le reste, ce n’est pas mauvais, et touche certes à des questions fondamentales sur notre relation à la mort, tant sur la nôtre que sur celle de nos proches. Mais la réalisation bien sage échoue à créer l’émotion et le côté « design friqué » fait paraître les personnages comme d’un autre monde que celui du commun des mortels. Un dernier point révélateur : entre multiples références « culturelles » de peu d’utilité, à plusieurs reprises sont évoqués (et même lus et montrés) des extraits de « Gens de Dublin », le livre de Joyce et du merveilleux film éponyme que Huston en a tiré. Ce sont les seuls moments magiques du film, empreints d’une puissance, d’une profondeur, et d’une poésie dont Almodovar n’a pas pu même s’approcher.
Un film juste, intime et magnifiquement interpreté par deux actrices talentueuses!! ça sent la nomination pour Tilda Swinton. Une photographie magnifique et une esthétique d'une élégance rare. Almodovar en version calme et sereine, ça change..
J’ai trouvé ce film insupportable, tout sonne faux et la démarche du personnage principal d’imposer à une amie son projet témoigne d’un tel égoïsme et égocentrisme que j’ai ressenti une seule émotion: l’envie de sortir de la salle!