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Chris Marou
9 abonnés
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3,5
Publiée le 23 janvier 2025
ON Reconnait la façon de filmer d Almodovar.. le jeu des actrices est excellente. La musique aussi . Pas de mélo pour un tel sujet, mais car il y a un mais je n ai pas reconnu un film d 'Almodovar. Car ce n 'est pas en espagnol et manque le petit coté un peu surprenant de ce réalisateur.
Ce film aborde le thème de la fin de vie pour une cancéreuse. La voie empruntée est assez mécanique, car toute tracée. Plus de tourments dans la prise de décision auraient pu renforcer le côté dramatique. Même si les dialogues sont assez convenus, le spectateur ne s'ennuie pas. En effet, le jeu des actrices Tilda Swinton et Julianne Moore est remarquable. Cependant, les confidences entre les deux femmes peuvent mieux convenir à un public féminin.
Almodóvar s'émancipe-t-il ou s'égare-t-il ? Une chose est sûre : il s'essaie à de nouvelles choses. L'essence de son œuvre se dissipe, le feu ardant s'apaise.
"La Chambre d'à côté" dévoile un univers davantage pudique et sérieux. Almodóvar, par un thème qui lui est cher (celui de la maladie et du deuil) réalise un nouveau film bien étrange et différent.
Le film, dans sa globalité, et loin d'être mauvais. Le réalisateur aborde le sujet controversé de l'euthanasie, il prend position : c'est un drame politique. Seulement, nous ne ressentons pas l'âme d'Almodóvar dans ce nouveau long métrage... Il s'agit d'une sorte d'ovni dans sa filmographie si brûlante de désir et d'extravagance. Le problème ne vient pas du sujet, mais des choix de réalisation.
L'abandon de l'Espagne et de la langue espagnole brise cet unique univers, celui qui faisait de lui un immense réalisateur. C'est bien sa personnalité profonde qu'il abandonne en réalisant ce film, qui pourrait appartenir à un autre de par la banalité des choix de mise en scène et scénaristiques. L'esthétique si particulière n'est désormais plus présente. L'anglais, pour on-ne-sait-trop quelle raison, prédomine. Du côté de Julianne Moore, c'est un jeu agaçant, faux et exagéré, parfait exemple de l'hypocrisie américaine. Certes, nous retrouvons quelques éléments clés de ses précédentes réalisations, notamment au niveau des couleurs, du rouge plus particulièrement, comme si Almodóvar voulait rappeler qui s'agit de son film.
Néanmoins, continuer à réaliser des films extravagants, comme un cri libérateur (celui de la Movida) serait-il une bonne chose ? Car si la Movida a été essentielle à la mort de Franco, l'est-elle encore aujourd'hui ? Il n'est pas impossible qu'Almodóvar voit à présent un moindre intérêt à hurler à la liberté et à l'amour... À regret, il est peut-être temps d'avancer et de parler d'une manière différente.
Du Grand Almodovar j'avais de l'appréhension quand au sujet de l'euthanasie mais il a été traité avec beaucoup d'intelligence, de conviction,de réflexion sans de venir larmoyant. Les actrices sont juste incroyables Pedro a vraiment le temps de rendre chaques actrices au meilleur d'elle-même dans ses films GENIAL
«J'ai affronté la mort plusieurs fois, toujours accompagnée. Ceci est une autre guerre.»
Petite déception face à ce premier Almodóvar en langue anglaise, Lion d'Or à Venise.
Une approche non-habituelle de la maladie et de la mort dans ce drame intime et arty, servi par deux actrices talentueuses et à l'alchimie évidente.
Mais des parti-pris sonnant parfois un peu trop théâtraux et artificiels (notamment cette musique lancinante très présente, spoiler: ou la double-interprétation de Swinton ), ce qui peut créer une certaine distance par rapport à ce sujet fort qu'il traite. Comme si les codes de son cinéma espagnol avaient plus de mal à s’incarner à l'étranger. 6,5/10.
film sensible et très almodovarien mais néanmoins avec un renouvellement du style toujours un grand sens de l’esthétique et du fond sur le sujet de la fin de vie. Si j’ai mis quatre étoiles c’est que douleur et gloire était encore mieux pour moi mais c’est vraiment très chouette
Je l'avoue sans problème : je n'ai jamais été un thuriféraire des films de Pedro Almodóvar, des films qui, pour moi, se complaisaient dans l’esbroufe, dans l'exagération systématique. En résumé, j'avais le sentiment que Almodóvar était un réalisateur très surestimé manquant totalement de maturité. Voyant que, dans "La chambre d'à côté", il abordait le thème de la mort, j'ai cru que, enfin, il était devenu adulte, qu'il allait enfin arriver à m'émouvoir et que, enfin, j'allais apprécier un de ses films. Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver face à un film dont les défauts sont aux antipodes de ce qui étaient pour moi les défauts de ses films précédents : un film qui sent la naphtaline, trop sobre, trop lisse, un film où tout semble artificiel. L'émotion qu'on espérait ressentir est presque totalement absente, Almodóvar ayant choisi de noyer son film dans une musique sirupeuse qui, loin de renforcer l'émotion, a tendance à complètement l'annihiler. De fait, les rares scènes où on ressent de l'émotion sont les rares scènes où la musique est absente. Tout cela est dommage pour le trio d'interprètes Julian Moore, Tilda Twinton, John Torturro qui, malgré tout, arrive à tirer son épingle du jeu.
Déçue, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un film d'Almodovar... On apprend grâce à lui que la couleur complémentaire du vert est le rouge etc... L'appartement de Martha une image glacée de magazine chic de décoration, rien qui traine, pour une femme en train de mourir, ella a de l'énergie pour le ménage..grotesque, la table basse chargée de magazines de luxe et de bouquins d'art .pire que dans les galeries d'art de Saint Germain des Prés... Le reste, bof, les dialogues insipides, beaucoup de cérémonie, pas de cris, on s'habille pour coller avec le décor, ah si, les mains des deux actrices, noueuses, tavelees, là, on a vraiment l'impression qu'elles vieillissent et qu'elles vont mourir..
Un assez beau film de Pedro Almodóvar sur l'amitié et la fin de vie avec beaucoup de douceur porté par deux actrices magnifiques, Julianne Moore et Tilda Swinton, et une photographie superbe.
Une histoire plate, qui n'évite aucun lieu commun. Tout y est : les yeux humides qui regardent à droite, à gauche, les regards tellement perdus dans le vide qu'ils deviennent vides eux-mêmes, les expressions tellement profondes qu'elles en deviennent totalement creuses, l'esthétique artificiellement dépouillée piquée à une revue de design et d'architecture avec de grands à-plats de couleur pour que le spectateur puisse s'auto-féliciter d'avoir reconnu la "patte" du réalisateur, des dialogues qui n'ont de commun avec la profondeur que le vide froid qu'on rencontre dans les abysses, des références intellectuellement ésotériques pour bien nous faire comprendre qu'on a à faire à des gens sophistiqués et riches, des invraisemblances qui confinent au comique, des seconds rôles qui se sont manifestement trompés de plateau au moment de jouer... Bref, tout y passe, rien ne nous aura été épargné, avec en plus cette facilité de choisir un sujet délicat et clivant pour être sûr d'éviter ainsi toute forme de critique, ce qui est n'est pas très courageux. C'est lourd, convenu, et c'est tellement dommage. Mais que diable est-il allé faire dans cette galère ? Rendez-moi l'Almodovar de Volver, de Tout sur Ma Mère, de Talons Aiguilles, de Femmes Au Bord De La Crise De Nerfs...
Pas le meilleur Pedro Almodovar. Le sujet est très dur et le traitement ne laisse pas la place à l'émotion ce qui est inhabituel chez ce réalisateur. Les actrices ne sauvent pas le film. Décevant !