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3,0
Publiée le 15 janvier 2025
"The Room Next Door" est le premier long-métrage en anglais de Pedro Almodóvar qui rassemble Julianne Moore et Tilda Swinton dans le rôle de deux amies qui se retrouvent après plusieurs années. Des retrouvailles sur fond de relation mère-fille, de traumatismes et de fin de vie avec un service à rendre qui sert de fil rouge à cette histoire ponctuée de nombreux moments intimes. Un spoiler: double rapport à la mort avec une épée de Damoclès qui est suspendue au-dessus d'Ingrid et non pas de la mourante Martha, ce qui a le mérite d'étendre le thème de la mort aux différentes personnes concernées. Si on ne tombe jamais dans le facile mélodrame, je trouve quand même que ça manque cruellement d'émotion. Heureusement que les deux actrices donnent un certain intérêt à ces différents échanges, car l'histoire est très simple. Je pensais même qu'il y aurait une pirouette scénaristique pour surprendre même s'il s'agit d'un drame, mais non... Au final, c'est quand même pas mal, mais très peu marquant.
Film très poignant de réalité Un dernier combat perdu d avance. Le droit de mourir dignement. Ce filme montre la triste réalité de la maladie. Une.amitie sans faille.jusqu au bout du combat.
Un Almodovar dans la veine existentielle et profonde. Un scénario impeccable et un duo d’actrice merveilleux. La direction artistique est superbe et le climat du film a la fois tendu et empli d’humanité.
Sujet très bien abordé, sans voyeurisme, sans fausse pudeur, sans larmoiement. La fin du film montre le chemin qu'il reste encore à parcourir pour que notre Société accepte et ne juge pas ce suicide assisté. Bien que dans le film, l'actrice "passe à l'acte" quand elle est seule. Le poids des responsabilité est bien abordé aussi. Le jeu des actrices qui se déroule quasiment à huis clos est super bien joué. Merci Mesdames pour votre prestation. Grand merci à vous aussi Monsieur Almodovar pour votre long métrage.
Comment mourir dignement quand on a de l’argent et du style. C’est ce que nous présente ce film, beau comme un reportage photo publié dans Vogue sur papier glacé. La composition de chaque plan est parfaite, les couleurs sont harmonieusement agencées, les décors et les garde-robes sont d’un goût impeccable, dans un registre riche, moderne, arty. Almodóvar a toujours été un esthète cultivé. Il le prouve une nouvelle fois, avec moult références à Hopper, Joyce, Huston… Mais pour son premier long-métrage tourné en langue anglaise, il n’a gardé que son style visuel et perdu son lyrisme jadis un peu fou, son énergie chaleureuse. Du coup, on retient du film surtout sa sophistication lisse, au détriment d’un contenu au potentiel pourtant fort, mais qui laisse assez froid. Le scénario, adapté d’un livre de Sigrid Nunez, est intéressant en ce qu’il aborde de manière intelligente la question de la fin de vie, du choix de mourir sans avilissement. Sa concrétisation à l’écran se fait mélo intimiste, sobre et pudique. Il y a quelques dialogues ou scènes d’une belle délicatesse, mais l’ensemble est un peu trop « explicite », didactique, avec des passages qui paraissent parfois « plaqués » (le discours sur l’état du monde du personnage interprété par John Turturro). La gestion des flash-back, au début, est par ailleurs assez terrible (notamment la séquence de la maison en feu, incroyablement maladroite). Quant au deux actrices principales, leur talent n’est plus à prouver ; elles sont convaincantes ici, mais semblent garder une certaine raideur et une certaine application durant tout le film. Il en aurait peut-être été autrement sous la direction d’un Todd Haynes, par exemple.
Dans un New-York huppé, une femme atteinte d’un cancer en phase terminale demande à une de ses amies de l’accompagner les derniers jours en séjournant dans la chambre d’à côté. Le film est très soigné : belle mise en scène, musique remarquable, actrices impeccables, décors et images très propres. On est à la limite de l’aseptisé. On peine néanmoins à croire à cette histoire et à tous ces protocoles mis en place par une personne en fin de vie, égocentrique et narcissique. On a envie de lui dire : « mais prend la, ta pilule et arrête de nous enquiquiner ». Le film ne dégage de l’émotion qu’à sa toute fin quand apparaît la fille, elle aussi interprétée par Tilda Swinton. Un petit Almodovar qui mérite cependant d’être vu et entendu, pour sa musique.
Une première demi-heure à laquelle il n'est pas forcément simple d'accrocher... une narration convenue qui prend la forme de flashbacks pas forcément très inspirés, un côté bourgeois et intellectuel un peu trop marqué et assez caricatural, et puis le temps qu'il faut pour s'habituer à ce décalage de retrouver la touche et le ton Almodovar mais dans un environnement très loin de celui dans lequel on a l'habitude de les voir se déployer (New-York, deux actrices anglophones, des couleurs plus froides...).
Et puis commence la partie dans la maison et le reste du film est un enchantement. La réflexion menée autour de la fin de vie, de l'euthanasie et du rôle de l'entourage et de l'impact d'une telle décision sur celui-ci est assez passionnante. Le tout porté par deux actrices dont le talent n'est plus à prouver et sur lesquelles le réalisateur espagnol porte un regard qui est une nouvelle fois remarquable, plein de respect et d'admiration.
Tilda Swinton, en figure quasi fantomatique, et Julianne Moore, dont l'émotion à fleur de peau est toujours intacte, font se côtoyer la vie et la mort en faisant se croiser leurs chemins dans une sorte de ballet virtuose.
Une réalisation sobre, loin de l'exubérance à laquelle le réalisateur espagnol nous a souvent habitué. Un récit introspectif et éthéré, sombre et lumineux à la fois, dans des décors épurés, dignes d'un tableau d'Edward Hopper. Une bande originale élégante. Et cette impression qu'Almodovar livre une sorte de film testament, l'oeuvre vers laquelle il tendait, au vu de l'évolution de sa carrière.
Un film qui lui permit d'ailleurs d'obtenir sa première grande récompense, un Lion d'Or au dernier festival de Venise, deuxième plus grand prix international du cinéma, derrière la Palme d'Or, que Cannes s'est toujours refusé à lui donner.
Après Bird, La Chambre d'à côté est la deuxième claque de cette année 2025.
Les films qui traitent de la question de la fin de vie volontaire d’une personne malade me foutent généralement un bon gros cafard. Logique, me direz vous ! Ici, Almodovar nous offre un film avec plein d’espoir et invite à la réflexion sur ce sujet. Bien que triste sur le fond, ce long métrage fait en quelque sorte du bien. Le duo d’actrice Swinton/Moore fonctionne très bien. Quelques questionnements tout de même sur la réalisation : pourquoi ces flashbacks par exemple ?
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Magnifique, l’esthétique du film est incroyable. Malgres un sujet difficile, l’histoire est belle, pleine de poésie et de douceur. Et les couleurs sont très presentes. J’ai bcp aimé la musique aussi et les actrices sont très touchantes. .
Le film est un long dialogue de deux hommes où les deux actrices principales sont de presque tous les plans. Très bavard, trop bavard. Almodovar est totalement sorti de son univers habituel qui faisait son style, son empreinte, sa signature , sa langue maternelle. On est loin de ses œuvres majeures qui ont fait le mythe espagnol. Je reste donc sur la réserve avec ce film surévalué par le thème qu'il traite. Cela-dit, les deux actrices sont sublimes.
Elle est loin la période talons aiguilles. Un film long bavard et ennuyeux qui ne dégage pas d’émotion malgré le sujet. Les protagonistes baignent dans une réalité parallèle le luxe de la gauche caviar américaine et de leur bulle ils se permettent quelque leçons de bien-pensance sur le réchauffement climatique et la montée de l’extrême droite. Complètement irréaliste et à côté de la plaque.
Un huis clos coloré, finalement assez léger, où il est question d'amour, de carrière, de nature, de cinéma et aussi bien sûr de mort, accompagné de la musique rebondissante mais par moment aussi oppressante d'Alberto Iglesias.
Peut-être du fait de sa grande distribution, de certains tabous encore autour du cancer ou tout simplement de la pudeur d'Almodovar, ce film ne rentre pas dans les détails de la souffrance d'une fin de vie. Tilda Swinton est cependant crédible et on est heureux de ne pas la voir souffrir davantage, dans son choix d'en finir en ayant toute sa lucidité, qui questionne bien sûr le problème de l'euthanasie.
Julianne Moore, si elle se comporte avec un idéalisme qu'on aimerait de façon un peu optimiste trouver autour de chaque personne mourante, est lumineuse.
Almodovar à son meilleur. Dès les premiers instants, la magie opère, on se sent enveloppé dans cette histoire, proche de ces personnages, de leurs sentiments, de leurs doutes et de leurs regrets. Julianne Moore et Tilda Swinton sont magnifiques. Une amitié féminine tout en délicatesse, interrompue sans raison, comme cela arrive si souvent dans la vie, et qui va se fortifier dans ces quelques semaines douces et intenses. Un récit dramatique qui évolue sur le fil, sans jamais être tire-larme. Dans un univers à la fois feutré et coloré, il nous rappelle de chérir nos proches et d'apprécier les petites choses qui nous font du bien tant qu'on le peut. Et c'est bien sûr un des plus beaux plaidoyer pour une fin de vie libre et choisie. En bonus, John Turturro nous gratifie d'un des discours les plus juste sur l'état de notre planète et sa trajectoire inquiétante, en nommant les responsables spoiler: (le néolibéralisme et l'extrême droite) .
Mais que m'arrive-t'il ? Je suis passé totalement à côté ! Il faut dire qu'Almodovar n'est plus l'Almodovar que j'aimais depuis longtemps. Moi, j'aimais l'Almodovar qui faisait des films colorés, osés, subversifs, intenses, différents. On y pleurait, on y riait, on y fantasmait, on s'y retrouvait surpris. Ici, une femme (Tilda Swinton) touchée par le cancer est bien décidée à écourter ses souffrances. Elle s'est organisée une euthanasie, qu'elle s'administrera elle-même quand le moment sera venu. Et à ce moment-là, elle voudrait qu'une amie (Julianne Moore) soit présente, dans la "piéce d'à-côté". Une amie, qui n'est pas très certaine d'avoir envie d'affronter cette mission. Bon. Tout est dit. Il ne se passe rien d'autre. Le film, c'est presque 2 heures de dialogues. Oui, il y a d'autres acteurs au casting, mais ce sont presque des figurants. LE film entier n'est quasi composé que d'interminables dialogues entre Swinton et Moore : - J'aimerais que tu m'aides à mourir Ingrid - Mais tu es certaine, Martha ? La vie peut-être encore longue et belle, tu ne sais pas - Ma décision est prise chérie, je suis prête - Mais je ne sais pas si j'ai la force de t'accompagner - Tu es plus forte que tu le crois Ingrid. Je suis sereine. Aide-moi à ne pas souffrir avec la même sérénité, chérie. Tu es mon amie Bla-bla-bla.... Déjà, le thème n'est pas marrant. Mais ce thème, traité avec une lenteur infinie, ponctué de flashback pendant lesquels Swinton revient sur des épisodes de sa vie, sans que l'on sache en quoi ça intervient dans notre histoire.... Franchement, je me suis cru devant "Ça commence aujourd'hui", l'émission de Faustine Bollaert sur France2 l'après-midi, où essentiellement des femmes viennent livrer leurs ressentis, leurs émotions, leurs expériences intimes à d'autres femmes devant leur petit écran. Peut-être que ce film est trop féminin pour moi.... ce qui m'étonne car, hyper sensible et émotif, Dieu sait ce que je suis moi-même un homme très féminin. Mais là, je n'ai ressenti aucune émotion pendant ce film. Je n'ai pas ri une fois. Tout se passe comme prévu. Un moment, Moore se retrouve devant un policier dubitatif, qui s'étonne se sa présence dans cette maison au moment de la mort de Swinton... j'ai cru qu'un film un peu plus complexe commencait enfin.... bah non ! Et ça n'est même pas vraiment un film militant sur l'euthanasie. Dans "tout sur ma mère" ou "parle avec elle", Almodovar avait prouvé qu'il savait traiter des sujets difficiles, mais en proposant un film à nombreuses couches. Ici, il n'y en a qu'une. Plate. Très plate. Bref, je me suis vraiment ennuyé... Et quand Swinton, une fois morte, revient en incarnant la fille se son personnage principal (Avec simplement un maquillage et une couleur de cheveux différentes)... la goutte de trop ! Bon, c'est Almodovar. C'est raffiné. La photo est sublime. On ne peut pas donner moins de 3/5. Mais je ne les donne même pas avec enthousiasme