Reconnu coupable marque le retour du réalisateur kazakh Timur Bekmambetov. Son nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, c’est à lui que l’on doit quelques succès notables de la pop culture américaine comme Ben-Hur (2016), Abraham Lincoln : Chasseur de vampires (2012) et surtout l’iconique Wanted : Choisis ton destin (2008). Cette semaine, il revient sur les écrans de cinéma avec Reconnu coupable, un film d’action et d’anticipation qui lorgne clairement vers Black Mirror, emmené par Chris Pratt et Rebecca Ferguson.
Un film mal aimé réalisé par Timur Bekmambetov, producteur du "War Of The World" de 2025 et produit par Amazon ? Qu'est-ce qui pouvait mal se passer ? Malgré des critiques très négatives et un bagage assez lourd, j'ai choisi de faire confiance à ce film (enfin pas jusqu'à aller le voir en salle quand même) qui avait l'air d'être un thriller assez efficace. Eh oui, je n'ai regardé aucune bande-annonce, j'ai simplement fait confiance à l'affiche qui montre Chris Pratt courir pour sauver sa peau et à la phrase d'accroche rappelant fortement "Minority Report", tout comme le concept dans son ensemble d'ailleurs. Mais au lieu de ça, on a un Chris Pratt assis pendant une heure et demi dans un screenlife movie la majeure partie du temps. Les screenlife movies, ce sont des films montrant des personnages interagir sur un écran d'ordinateur, comme "Unfriended" par exemple ou... "War Of The Worlds", on y revient ! En soi, je n'ai pas vraiment de problème avec le genre, je dois même bien avouer que j'apprécie la plupart du temps mais là, je me suis surtout senti trahi car les scènes d'action, ce sont soit des courses poursuites visuellement très moches et sacrément artificielles vues d'un drone ou les dix dernières minutes du film (et encore, c'est mal torché). Le reste du temps, c'est donc Chris Pratt qui tente de prouver son innocence face à un juge en IA. Mais, je dois bien avouer également que je me suis laissé prendre au jeu. J'adore le thriller, qu'il soit très bien écrit ou au ras des pâquerettes. Et ainsi, cette enquête condensée en une heure et demi, menée par un héros alcoolique qui manque de tabasser sa femme dès que ça ne tourne pas rond (une manière assez bizarre de construire son "héros" en effet), a réussi à maintenir mon attention du début à la fin. Et je n'aurai pas être pas cherché plus loin si ça avait été un simple film de plateforme. Mais là on parle d'un film de cinéma. Et clairement, on a l'impression de voir un produit Amazon sur grand écran et c'est quand même sacrément frustrant. Puis ce n'est pas sauvé par les acteurs dont le jeu froid et sans expression (forcément, c'est une IA sauf quand elle bugue, peut-être qu'elle ressent des émotions ? Ça aussi, c'est raté) de Rebecca Ferguson laisse de marbre, contrastant beaucoup trop avec l'hyperactivité forcée (en même temps, quand il n'a pas un Marvel ou un "Jurassic World" sous la main, les temps sont durs) de Chris Pratt. Bref, si "Reconnu coupable" n'est pas un navet et peut tout à fait occuper une soirée faute de mieux, il en restera très oubliable.
Le dernier né de Timur Bekmambetov est, sans surprise, plus proche de "Paycheck" ou de "Next" que de "Minority report". C’est du sous Philip K. Dick qui évite en permanence son sujet pour préférer n’être qu’un simple thriller. Le récit, avec son compte-à-rebours, peut amuser car il est suffisamment ludique, mais le fond est au mieux stupide, au pire nauséabond.
Un debut un peu ennuyeux dans cet espèce de huis clos. Heureusement , la deuxième partie est plus rythmée et le scenario assez malin avec quelques retournements de situation.
Une surprise plutôt positive à l'arrivée, avec ce "Mercy" ( "reconnu coupable" en français ) grâce à un scénario original et assumé qui cloue Chris Pratt sur un fauteuil toute la durée du métrage. Un contre-emploi pour l'acteur qui nous a habitué dans sa filmographie à un florilège de scènes d'actions. Cette proposition en temps réel, la durée du procès dans un monde dystopique où une AI joue le rôle de juge pour désencombrer les tribunaux fonctionne bien e livre à l'arrivée un petit film nerveux et assez efficace.
Pas mal dans son genre (polar américain) avec de bons effets spéciaux et une idée assez originale sur l’IA. Mais ça ne vaut quand même pas le déplacement. On peut attendre un dimanche soir à la télévision.
Finalement, contrairement à beaucoup de commentaires et de retours plutôt mitigés, le film est plutôt pas mal du tout, et bien rythmé malgré ce huit-clos, où nous voyons au travers des caméras extérieures, téléphones, blogs et réseaux sociaux pendant que l'accusé tente de se défendre par tous les moyens à l'aide de l'IA "Mercy" (titre original d'ailleurs) à la fois Juge Juré et bourreau. Les interactions entre l'IA et la personne jugée sont plutôt sympas même si c'est cousu de fils blancs et que ça emprunte des chemins de facilité. Mais je n'ai pas su deviner la fin. Pour le coup le film est sympa à découvrir et il me plaira de le revoir.
Le format du film qui est un intense tête à tête entre Chris Raven ( le flic accusé) et la Juge Maddox ( Une IA blonde platine) est assez déstabilisant au début. Ce face à face peut faire penser au film "Garde à vue" avec Lino Ventura et Michel Serrault (1981). Sauf que là on fait un bond vers le futur, où TOUT est enregistré sur un cloud. C'est assez flippant et montre l'étendue de ce système, prêt à nous broyer. Le suspense monte au fur et à mesure que Chris Raven, reprend ses réflexes de flic sur le terrain. Franchement c'est un film assez réussi.
"«Jugé par une IA» L’idée de départ est très intéressante et peut-être pas si lointaine de nous : un tribunal d’assise tenu par une Intelligence Artificielle qu’il faut convaincre de son innocence en 90mn (presque la durée du film) sous peine d’exécution ! L’ensemble est plutôt bien fait, pas ultra-crédible bien sûr et d’une facture trop classique de thriller à l’américaine. J’ai bien aimé la moto-drone de la police."
Injustement rejeté par la critique US, le film du réalisateur Russe le plus hollywoodien du moment est franchement intéressant, visuellement très riche et nous fait passer un excellent moment.
Un Minority report like tout cheap. Le concept est intéressant au départ mais le film s'enfonce dans l'invraisemblable. L'enquête est tellement facile à mener qu'on se demande pourquoi ni la police, ni l'intelligence artificielle n'ont pas compris dès le départ qu'ils n'ont pas le bon meurtrier. Les faux semblants de dernière minute viennent nous achever. Dans le genre anticipation, y a eu mieux dernièrement.
A ma grande surprise, "Mercy" n'est pas si mauvais que ça. Alors oui, le film n'a rien d'original ; le scénario a été vu et revu plusieurs fois. Toutefois, il est attrayant et palpitant à suivre malgré ses facilités absurdes.
Je partais avec le sentiment négatif de détester et finalement ça se regarde
« spoiler: Votre culpabilité doit être inférieure au seuil de 92 %, sinon vous serez exécuté dans exactement 90 minutes. »
« Mercy » respecte les spoiler: unités aristotéliciennes d'action, de temps et de lieu pour les deux protagonistes qui incarnent les rôles principaux. Seuls les personnages secondaires, qui s'efforcent de prouver l'innocence de l'accusé, et les antagonistes, évoluent dans un rayon de quelques kilomètres, au sein d'un Los Angeles dystopique d'un futur proche .
Explorant les spoiler: avantages et les inconvénients d'un système judiciaire géré par une intelligence artificielle, le film aborde également les instincts humains, positifs comme négatifs .
Écrit par Marco van Belle et réalisé par Timur Bekmambetov, ce thriller d'action et de science-fiction spoiler: repose principalement sur les performances remarquables de Chris Pratt et Rebecca Ferguson.
PS Vu au cinéma SF CINEMA CITY à Khon Kaen en Thaïlande, où je vis et travaille et où le film est sorti le même jour qu'aux Etats-Unis.
Film passionnant et avec plein de rebondissements. Des scènes impressionnantes. spoiler: La conclusion étant que l’ia comme l’humain peuvent commettre des erreurs
Thriller dans lequel un homme est jugé coupable du meurtre de sa femme par une ia, quirefait office de police. L'idée est intéressante. Mais sans grande surprise