Father Mother Sister Brother
Note moyenne
3,0
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238 critiques spectateurs

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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
Lion d'or ( Venise 2025 ), Jim Jarmusch revisite au travers de trois sketchs, certains fils rouges universels des problématiques familliales

Parents pas toujours formidables ( malgré l' apparence) auxquels sont pourtant attachés leurs enfants ( les schémas neuronaux de la survie, ancrés dès le plus jeune âge n' y sont pas pour rien ), mensonges familiaux, relations entre enfants loin d'être apaisés, transmission inconsciente des traumatismes familiaux, ( métaphore des couleurs de vêtements communes ).

Jarmusch réussit l'air de rien, par petites touches, avec un regard amusé ( il faut prêter attention aux dialogues - eau, Rolex, oncle Bob qui relient aussi les trois histoires) ce portrait de trois familles dysfonctionnelles.

Le troisième sketch m'a semblé néanmoins, un bon cran en dessous des deux premiers.

J' ai lu aussi une critique professionnelle parue dans un quotidien national au sujet du film indiquant qu'il n'y avait pas de lien entre les trois sketchs. C'est bien sûr totalement inexact !
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 507 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2026
Globalement un bon drame familial touchant sous la forme d'un triptyque.

Les acteurs sont bons, les thématiques familiales universelles sont ici bien retranscrites, et c'est très touchant même si on aurait aimé moins de lassitude et d'ennui.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2026
Qui est le film ?
Après Paterson, The Dead Don’t Die ou Coffee and Cigarettes (dont il s'apparente le plus), Father Mother Sister Brother promet peu et tient cette promesse à la lettre. Observer des enfants adultes confrontés à leurs parents ou à leur absence. Explorer ce qui circule encore ou non, entre des êtres liés par le sang mais séparés par le temps, les choix, les silences. Ici, juste trois segments autonomes, reliés par un thème aussi universel que miné : la famille.

Par quels moyens ?
Comme toujours chez Jarmusch, le refus de l’événement agit comme un principe organisateur. Le déplacement en voiture, l’attente, le silence, la conversation qui n’aboutit à rien. Là où le cinéma à tendance à dramatiser les conflits familiaux par l’affrontement, la révélation ou l’explosion émotionnelle, Jarmusch observe leur forme la plus courante et la plus douloureuse : l’inadéquation. Rien n’arrive, au sens spectaculaire. Qui plus est, Jarmusch met juste en présence des états relationnels comme somme d'événements passés sans l'expliciter.

Le premier segment, centré sur le père, repose entièrement sur le malentendu. La mise en scène capte finement l’angoisse d’un retour, la difficulté d’entrer à nouveau dans un espace familial. Le film capte ce moment où l’on se prépare à affronter un parent sans savoir exactement ce que l’on attend de lui. Tom Waits incarne un père qui ne correspond à aucune des catégories que ses enfants projettent sur lui. Cette indétermination est intéressante mais elle reste cantonnée à un seul registre. En synthèse, la fameuse tirade sur les drogues est à la fois comique et tragique. Elle montre un homme qui répond littéralement à une question mal posée, montrant l’impossibilité d’un langage commun. Chacun parle depuis un monde qui n’est plus partagé. Cependant, le film observe sans jamais déplacer son point de vue. Le malaise s’installe, puis se maintient, sans véritable variation.

Là où le père était une énigme passive, la mère est une présence active, structurante et écrasante. Charlotte Rampling compose une figure de mère-artiste qui a choisi l’œuvre plutôt que l'affection et qui en assume les conséquences sans les expliquer. Le film ne juge jamais cette femme. Il montre simplement ce que ce choix a produit chez ses filles : une rivalité figée dans l’enfance et une quête de reconnaissance qui ne trouve jamais de point d’aboutissement. Tim et Lilith ne sont pas seulement en compétition l’une avec l’autre. Elles sont en compétition avec une mère qui refuse de descendre de son piédestal. Pourtant, là encore, le dispositif s’épuise rapidement. La mère reste une figure conceptuelle et les filles peinent à exister autrement que comme symptômes de son pouvoir.

Le dernier segment, centré sur le frère et la sœur endeuillés, introduit une douceur nouvelle. Les échanges sont plus fluides, les silences moins lourds. Ce segment est aussi celui de la transmission réussie. Les parents, malgré leur marginalité et leurs zones d’ombre, ont laissé quelque chose de vivant. Une sensibilité, un goût, une capacité à être au monde. On sent une tentative d’ouverture, une idée de transmission apaisée. Mais cette respiration arrive tard et semble appartenir à un autre film. Elle révèle par contraste la rigidité des segments précédents, sans parvenir à les rééclairer rétroactivement.

La fragmentation en trois parties, censée offrir une polyphonie familiale, fonctionne comme une variation sur un même motif mais où l’ensemble manque de frottement. Les récits ne dialoguent pas réellement entre eux. Ils s’additionnent plus qu’ils ne se répondent. Le film observe la famille sous trois angles, mais sans jamais faire surgir un point de friction qui dépasserait le constat.

Quelle lecture en tirer ?
Father Mother Sister Brother est un film honnête, juste, mais aussi étrangement inoffensif. Il regarde la famille comme un lieu d’échec du langage mais sans risquer autre chose que l’observation. Ce qui reste, ce sont des instants précis : une route enneigée, un thé trop silencieux, deux jumeaux qui parlent simplement de leurs parents morts. Des fragments touchants, mais isolés. On ressort avec le sentiment d’avoir vu un film conscient de ses limites mais un peu trop satisfait de les habiter. Un cinéma qui sait regarder, indéniablement, mais qui regarde ici sans se mettre en danger.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2026
Les prises de vue sont parfois maladroites et le récit trop lent mais le dispositif singulier intéresse, le traitement de familles dysfonctionnelles passionnant et les personnages stylés et captivants.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2026
"« Parents et leurs grands enfants!»
Film en 3 histoires, USA/Dublin/Paris montrant dans les 2 premiers un père puis une mère qui n’ont finalement pas gran’chose à dire à leurs enfants venus leur rendre visite. Dans le 3eme ce sont des jumeaux frère-sœur qui vont pour la dernière fois dans l’appartement de leurs parents décédés et qui discutent.
Il y a quelques bons moments, le casting est au top (facétieux Tom Waits) le film est intelligent avec des points communs entre les 3 histoires. Mais le tout est très lent et verbeux, l’ennui n’est pas loin. Lion d’or à la Mostra de Venise tout de même!"
Willard_S
Willard_S

30 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
Un excellent triptyque sur la famille à l'instar de ce qu'elle est : parfois touchante, acerbe, cynique et délicieusement émouvante. Et quel casting !
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2026
Intention louable de filmer au débotté des paysages, des personnages, avec le désir évident de prendre son temps ds les silences, les non- dits, les lenteurs. Pas de psychologie à la sauce freudienne ds ses 3 rapports parents-enfants, on constate l'écume des jours, du temps qui passe pour chacun. Mais en tant que spectateur on peut se sentir frustré par ces 3 films qui ne se percutent pas, et c'est là la limite du procédé et de notre attente.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2026
C est un véritable pépite, que dis je un diamant.
C est du jarmush pur jus, si vous n aimez pas son cinéma je vous le deconseille, mais pour les admirateurs tel que moi ou si vous voulez découvrir son cinéma je vous le conseille vivement.
Jim jarmush s empare et relate a merveille les relations familiales grâce à sa mise en scène sobre mais très efficaces ou chaque plan, regards, et gestes des protagonistes déclenche des émotions furtives mais réel.
Le film se découpe en 3 histoires distinctes ou se réunissent à chaque fois une famille qui se retrouve à travers un déjeuner, un deuil etc et à chaque fois on change de ville, d atmosphère.
Une véritable écriture tryptique d une justesse rare et d une poésie qui m est resté longtemps après le visionnage.
Un casting brillant d adam driver a cate blanchet et Charlotte rampling.
Bref je me suis laissé embarqué dans cette expérience cinématographique.
Jean d'O
Jean d'O

22 abonnés 83 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2026
Malgré une réalisation convaincante, et des personnages campés par des acteurs et actrices brillants, l’histoire de ce père, de cette mère, et de ces frères et sœurs reste assez plate.
Frank Trouillard
Frank Trouillard

6 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2026
Du pur Jarmusch ! Minimaliste, intellectuel, très américain, humaniste et en même temps avec du cynisme...
Les acteurs sont parfaits, touchants, justes - Le construction du film est pesée au milligramme près... et le message final très fort, très profond, bouleversant - on ressort un peu déstabilisé, sans toujours savoir quoi en penser et ensuite le film revient en réflexion intérieure, philosophique - la preuve que Jarmusch est très fort et met le doigt où il faut
Certains pourront critiquer une certaine lenteur - un minimalisme exagéré - un intellectualisme froid
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2026
Film en 3 chapitres, comme l'indiquent le titre et l'affiche, dans 3 lieux différents (Etats-Unis, Irlande, France).
En commun dans ces 3 histoires un lien parent-enfant froid et distant avec peu de conversations. Lors des retrouvailles bien que rares, le temps leur paraît long et ayant du mal à trouver des choses à se dire/à faire, les personnages trinquent alors à l'eau, au thé, au café.
Film sur le non-dit entre les parents et les enfants, dans les deux sens, les vies qu'on fait semblant d'avoir pour garder l'image du parent ou de l'enfant qu'on a toujours fait croire qu'on était.
Dernier chapitre "Brother Sister" filmé dans les rues de Paris, avec une façon de filmer qui m'a fait penser à Gaspard Noé.
La marque de montre Rolex est mentionnée dans chaque chapitre, mais pourtant pas dans le générique de fin.
Patrick Witasse
Patrick Witasse

5 abonnés 94 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2026
Et bien des relations humaines et de famille, tout de même bien anglo-saxonne, de belles images et très bons acteurs, une belle réalisation
Sylviane44
Sylviane44

13 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2026
Je me suis amusée à checker les références communes aux 3 histoires : la Rolex, mon oncle s’appelle xxx, trinquer avec xxx,… Amusant. On se retrouve dans la difficulté de communiquer avec ses proches, parler de choses sans importance en évitant celles qui sont profondes. Bon film.
Yk-
Yk-

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2026
Il ne se passe absolument rien dans ce film. Les scènes sont longues, les dialogues inintéressants et les situations peu drôles.
Bruno M.
Bruno M.

6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 janvier 2026
Très décevant, vraiment aucun intérêt.
Aucun risque de spoiler.... il n'y a pas d'histoire !
J'ai perdu ma soirée.
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