Father Mother Sister Brother
Note moyenne
2,9
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245 critiques spectateurs

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mdem
mdem

8 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2026
Un peu décevant mais peut-être parce que l'on attend beaucoup (trop?) d'un film ayant obtenu un Lion d'Or.
"Father", le premier des 3 tableaux de ce film en tryptique est probablement le meilleur. Après avoir fait connaissance avec un frère et une sœur inquiets pour leur père isolé et sans ressources, qu’ils s'apprêtent à visiter après plusieurs année sans l’avoir vu, on assiste aux retrouvailles maladroites et embarrassantes dans une cabane au bord d’un lac (cadre magnifique). Un petit final jubilatoire - même si on le voit un peu venir - conclut cette première histoire.
On s'attend donc à une construction identique pour les 2 autres volets : les personnages avant la réunion de famille, puis pendant, puis après. C'est assez génial d'ailleurs cette construction car on a une intro/topo avant (ambiance plutôt accrocheuse même s'il ne se passe pas grand chose), une tension pendant, et le débrief/conclusion avec petite surprise après. 
Mais cela n'arrive pas dans le 2ème volet. "Mother" démarre pourtant de façon plus prometteuse que "Father", avec Charlotte Rampling en mère de Cate Blanchett et de Vicky Krieps. La montée en puissance des personnages est vraiment excellente avec ces 2 soeurs un peu looser mais dans un style diamètralement opposé, et leur mère, riche écrivaine à succès très distante de ses enfants. On voit que les 2 filles abordent complètement différement leur mère, mais on les voit aussi se rapprocher lorsqu'elles découvrent un carton de livres best-sellers de leur mère aux titres incongrus (moment complice et comique trop court). On a ensuite l'impression que ça va clasher à table, on sent bien que cette réunion de famille est assez insupportable pour les 3, pour des raisons complètement différentes, mais non, rien.
Pour la dernière partie, "Brother Sister", on devine donc que cela va être encore autre chose. Il s'agit d'un frère et une soeur jumeaux que l'on retrouve bien, là encore, avant puis pendant une forme de réunion de famille lorsqu'ils vont une dernière fois dans l'appartement de leurs parents fraichement décédés, puis après. Mais on ne retrouve pas la tension des 2 autres volets, car les parents ne sont pas là (seulement à travers quelques photos et souvenirs), le frère et la sœur s’entendent bien... Seuls planent quelques mystères sur certains pans de vie de ces personnages présentés comme unconventionnels.
Enfin que dire des éléments récurrents dans les 3 tableaux (les skaters au ralenti, les remarques sur l'eau et le café/thé, la Rolex et l'oncle Bob ?). C'est très poétique et certainement plein de sens mais on ne peut s'empêcher de penser que cela aurait pu être tellement plus puissant, avec pourquoi pas un personnage commun ou un lieu commun ou un événement identique dans ces 3 familles, afin de les relier universellement, de montrer que nous sommes tous face aux mêmes questions, aux mêmes problèmes de ce mystérieux carcan des non-dits avec nos parents et/ou enfants, quels que soient le milieu social, le pays, etc...
Le_Général
Le_Général

124 abonnés 402 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2026
J’aime Jim Jarmusch pour sa capacité à filmer les êtres en marge, les relations bancales, les silences lourds de sens. Ici, j’ai eu le sentiment que son style, autrefois une arme, est devenu un refuge. Un endroit confortable où se retrancher. Les trois segments se succèdent sans jamais réellement dialoguer entre eux. Father installe une atmosphère immédiatement reconnaissable, mais sans surprise. Adam Driver joue juste, Tom Waits apparaît comme une relique vivante, et pourtant je reste à distance. Je regarde un film de Jarmusch, je ne vis pas une situation. Mother m’a brièvement retenu. La confrontation entre Charlotte Rampling et Cate Blanchett porte en elle quelque chose de vrai : la difficulté d’aimer quand le temps a creusé des fossés irréversibles. Mais ce moment reste isolé, presque accidentel, comme si le film s’autorisait une émotion par politesse. Sister Brother termine l’ensemble sur une note flottante. Les intentions sont là, les thèmes aussi, mais tout semble filtré, retenu, lissé. Jarmusch ne fait jamais faux pas — mais il ne prend aucun risque non plus. À 8/20, Father Mother Sister Brother me paraît être un film de fin de parcours : élégant, maîtrisé, respectueux de lui-même… mais incapable de provoquer le moindre ébranlement. Un film que l’on regarde avec estime, et que l’on oublie avec facilité.


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eliacam
eliacam

24 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2026
Ce film est au cinéma ce qu’une livre de nouvelles est à la littérature, une série de courtes histoires vaguement reliées par un thème commun mais avec des personnages, des lieux et des ambiances différents. On commence à peine à apprécier l’histoire qu’elle s’arrête. On aimait Adam Driver (excellent) et ben c’est fini pour lui. Voilà Charlotte Rampling magnifique dans son rôle de femme coincée. Les 2 premières « nouvelles » st très intéressantes, et j’aurais aimé rester plus longtemps dans ces 2 huis clos … le film alors aurait été parfait. Mais voici la 3è scènette se déroulant dans un Paris qu’on reconnaît tout de suite à la profusion de tags et de chantiers … cette 3è histoire est ennuyeuse, sans intérêt. Dommage car cela laisse une mauvaise impression sur ce film qui avait si bien débuté. Encore une fois bravo à Adam Driver qui se révèle un très grand acteur quand il ne joue plus à Darth Vador bis.
Nadia L
Nadia L

77 abonnés 4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2026
Le premier portrait dépasse de loin les deux autres. Le second tient la route. Le troisième est un clip de mode. Le placement de produit Rolex et l’annonce dans le générique de la production Saint-Laurent / Vacarello ne flattent pas le résultat.
Cool_92

380 abonnés 739 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2026
Un cinéma d'auteur intello bobo conceptualo vide. Ce Jarmush est tellement prétentieux et il ne raconte rien. 3 tranches de vie anodines, entre discussions inintéressantes et ballades en voiture. Je n'ai jamais vu une scène de café à Paris plus malaisante tant la discussion est lunaire. La mise en scene est réduite au strict minimum. Le casting récite sa partition sans émotion. Comment ce film a-t-il pu être récompensé ? Un des pires films de sa filmographie.
Bachelard Anne
Bachelard Anne

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2026
Déçue ! Manque de subtilité ds le choix du fil entre les 3 histoires : la montre, le plan en plongée des tasses, les photos... La caricature des sœurs diamétralement opposées, un amour bisounours ds la fratrie, une communication froide entre parents et enfants, la visite annuelle... rien qui ne semble retracer la réalité de la plupart des familles...j attendais plus de finesse ds le traitement de la relation familiale.
Ferdinand des Moutis
Ferdinand des Moutis

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2026
Un film d’une douceur et d’une justesse rares. Mother Father Sister Brother fait un bien fou : on en sort avec le sourire, comme quand la neige tombe et que tout paraît soudain plus beau. Un cinéma simple, profond, et terriblement vivifiant
critikamateur
critikamateur

1 abonné 1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2026
Lion d'or à Venise ? Cela me laisse sans voix ! En gros, le film traite de l'impossibilité de communiquer au sein de sa famille, ce qui fait que les membres des différentes familles que l'on suit ne se disent... rien ! Le film, assez creux, est en quelque sorte victime de son propre sujet. Ce que je ne savais pas en allant le voir, c'est que le film est construit autour de trois histoires séparées. Je n'ai jamais raffolé de ce genre de film, je l'avoue, mais d'autant plus ici où ces différentes histoires sont mises en relation de façon totalement artificielle avec des répétitions dans les dialogues. Si on rit un peu tout de même lors des deux premiers segments, le troisième est carrément raté et inutile. Malgré tout le talent de Rampling, Krieps et Blanchett, elles ne suffisent pas à sauver le film ! Enfin, pour couronner le tout, le film est une market place pour Rolex et Uber, digne d'un épisode d'Emily in Paris ! Bref, on peut s'abstenir à mon avis.
Ursula Hemard
Ursula Hemard

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2026
Jim fidèle a Night on Earth, Coffee & Cigarettes, etc.
J’ai adorée, très uncomfortable mais tres himain et très touchant en même temps
vinae
vinae

7 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
Avec Jarmusch on peut pas dire qu'on tombe dans le standard de la famille ordinaire, on peut s'y attendre, mais ce triptyque sur les rapports familiaux difficiles enfants (d'âge adulte)- parents, est réussi.
Trois histoires distinctes, trois lieux différents, New Jersey, Dublin, Paris.
Non -dits entre père et enfants, faux -semblants entre mère et filles, seuls les jumeaux ( sister brother) du dernier sketch s'en sortent bien dans leur relation filiale...Est - ce parce que leurs parents sont morts?
Mêlé de drôlerie, esthétique ( j'adore les plans vus d'en haut, les belles automobiles, le look des acteurs (Cate Blanchett notamment fait fort une fois encore) les décors et la belle balade dans Paris.
Beaucoup de silences, nécessaires à cette non- communication filmée...
Seul bémol mais finalement peu important, Jim Jarmusch ne fait pas dans la psy, on ne connait rien de la vie des protagonistes.
On retrouve pas mal de ses acteurs fétiches dont Tom Waits en tête.
Lion d'or à Venise.
On commence bien l'année 2026.
Pascal
Pascal

273 abonnés 2 573 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
Lion d'or ( Venise 2025 ), Jim Jarmusch revisite au travers de trois sketchs, certains fils rouges universels des problématiques familliales

Parents pas toujours formidables ( malgré l' apparence) auxquels sont pourtant attachés leurs enfants ( les schémas neuronaux de la survie, ancrés dès le plus jeune âge n' y sont pas pour rien ), mensonges familiaux, relations entre enfants loin d'être apaisés, transmission inconsciente des traumatismes familiaux, ( métaphore des couleurs de vêtements communes ).

Jarmusch réussit l'air de rien, par petites touches, avec un regard amusé ( il faut prêter attention aux dialogues - eau, Rolex, oncle Bob qui relient aussi les trois histoires) ce portrait de trois familles dysfonctionnelles.

Le troisième sketch m'a semblé néanmoins, un bon cran en dessous des deux premiers.

J' ai lu aussi une critique professionnelle parue dans un quotidien national au sujet du film indiquant qu'il n'y avait pas de lien entre les trois sketchs. C'est bien sûr totalement inexact !
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

78 abonnés 110 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2026
Father Mother Sister Brother est un long-métrage en forme de triptyque : trois histoires d’une quarantaine de minutes situées dans le New Jersey, à Dublin puis à Paris et qui parlent des relations entre des enfants adultes et leurs parents. Des récits sur les silences, les non-dits, les petits mensonges. Sur l'incommunicabilité surtout. Discute-t-on assez avec nos parents ? Non, sans doute pas suffisamment et, surtout, pas assez franchement nous dit Jimmy Jarmush. Un film qui ne casse pas la baraque mais qui possède son charme proustien. On peut voir.
> Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
brunocinoche
brunocinoche

142 abonnés 1 260 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
le nouveau film de Jim jarmush est dans la lignée de Night on earth. 3 histoires distinctes dans 3 pays différents. dialogues de qualité, mise en scène hypnotique et casting de rêve au service d un scénario un peu trop mince pour faire de ce film l un des meilleurs di cinéaste. Assez drôle qu il obtienne enfin une récompense majeure pour un film plutôt mineur.
Jean-Marc J
Jean-Marc J

39 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2026
Film sous forme de 3 courts métrages. : le premier partait bien, le second n’apportait rien et le dernier l’ennui est arrivé (à part l’amusement de reconnaître les rues de Paris). Dommage, il aurait plutôt fallu approfondir la première histoire.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 441 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2026
 FATHER MOTHER SISTER BROTHER - Jim Jarmusch | ⭐ 8,5/10

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Lion d’Or au dernier Festival de Venise, ce film est un véritable film d’auteur, au sens le plus noble du terme. Une œuvre exigeante, qui laissera sans doute une partie du public sur le bord du chemin. L’écriture est précise, les dialogues ciselés, et la mise en scène, d’une rigueur impressionnante.

C’est là sans doute ce qui fait sa singularité : une vraie proposition de cinéma, capable d’impressionner sans toutefois tomber dans l’exercice de style.

Le récit se déploie en trois segments a priori autonomes, totalement indépendants les uns des autres, mais reliés entre eux par un subtil jeu d’échos : des objets qui circulent, des gestes qui se répètent, des motifs qui reviennent d'un segment à l'autre, de manière discrète. Chaque partie impose son propre ton, tantôt gênant, tantôt drôle, parfois profondément émouvant, dessinant peu à peu une mosaïque autour de la famille, sous toutes ses formes, mais avec pour point commun la complexité des relations.

Porté par des interprètes remarquables, le film navigue avec une grande finesse entre satire douce, humour (dans un deuxième segment particulièrement savoureux), et tendresse, et ausculte les relations familiales sans jamais les juger. Parents, enfants, frères et sœurs, s’y croisent dans des scènes du quotidien où finissent par surgir inexorablement un sentiment de solitude et une mélancolie, presque paradoxaux au centre de ces scènes collectives.

Le film demande néanmoins un véritable abandon. Ceux qui refuseront de se laisser gagner par son rythme lent, son ton parfois décalé et sa construction fragmentée pourront trouver le temps long et l’enjeu limité. Mais pour qui accepte de s’y plonger, l’expérience s’avère très intéressante.

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