Avec Jarmusch on peut pas dire qu'on tombe dans le standard de la famille ordinaire, on peut s'y attendre, mais ce triptyque sur les rapports familiaux difficiles enfants (d'âge adulte)- parents, est réussi. Trois histoires distinctes, trois lieux différents, New Jersey, Dublin, Paris. Non -dits entre père et enfants, faux -semblants entre mère et filles, seuls les jumeaux ( sister brother) du dernier sketch s'en sortent bien dans leur relation filiale...Est - ce parce que leurs parents sont morts? Mêlé de drôlerie, esthétique ( j'adore les plans vus d'en haut, les belles automobiles, le look des acteurs (Cate Blanchett notamment fait fort une fois encore) les décors et la belle balade dans Paris. Beaucoup de silences, nécessaires à cette non- communication filmée... Seul bémol mais finalement peu important, Jim Jarmusch ne fait pas dans la psy, on ne connait rien de la vie des protagonistes. On retrouve pas mal de ses acteurs fétiches dont Tom Waits en tête. Lion d'or à Venise. On commence bien l'année 2026.
Lion d'or ( Venise 2025 ), Jim Jarmusch revisite au travers de trois sketchs, certains fils rouges universels des problématiques familliales
Parents pas toujours formidables ( malgré l' apparence) auxquels sont pourtant attachés leurs enfants ( les schémas neuronaux de la survie, ancrés dès le plus jeune âge n' y sont pas pour rien ), mensonges familiaux, relations entre enfants loin d'être apaisés, transmission inconsciente des traumatismes familiaux, ( métaphore des couleurs de vêtements communes ).
Jarmusch réussit l'air de rien, par petites touches, avec un regard amusé ( il faut prêter attention aux dialogues - eau, Rolex, oncle Bob qui relient aussi les trois histoires) ce portrait de trois familles dysfonctionnelles.
Le troisième sketch m'a semblé néanmoins, un bon cran en dessous des deux premiers.
J' ai lu aussi une critique professionnelle parue dans un quotidien national au sujet du film indiquant qu'il n'y avait pas de lien entre les trois sketchs. C'est bien sûr totalement inexact !
Father Mother Sister Brother est un long-métrage en forme de triptyque : trois histoires d’une quarantaine de minutes situées dans le New Jersey, à Dublin puis à Paris et qui parlent des relations entre des enfants adultes et leurs parents. Des récits sur les silences, les non-dits, les petits mensonges. Sur l'incommunicabilité surtout. Discute-t-on assez avec nos parents ? Non, sans doute pas suffisamment et, surtout, pas assez franchement nous dit Jimmy Jarmush. Un film qui ne casse pas la baraque mais qui possède son charme proustien. On peut voir. > Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
le nouveau film de Jim jarmush est dans la lignée de Night on earth. 3 histoires distinctes dans 3 pays différents. dialogues de qualité, mise en scène hypnotique et casting de rêve au service d un scénario un peu trop mince pour faire de ce film l un des meilleurs di cinéaste. Assez drôle qu il obtienne enfin une récompense majeure pour un film plutôt mineur.
Film sous forme de 3 courts métrages. : le premier partait bien, le second n’apportait rien et le dernier l’ennui est arrivé (à part l’amusement de reconnaître les rues de Paris). Dommage, il aurait plutôt fallu approfondir la première histoire.
Lion d’Or au dernier Festival de Venise, ce film est un véritable film d’auteur, au sens le plus noble du terme. Une œuvre exigeante, qui laissera sans doute une partie du public sur le bord du chemin. L’écriture est précise, les dialogues ciselés, et la mise en scène, d’une rigueur impressionnante.
C’est là sans doute ce qui fait sa singularité : une vraie proposition de cinéma, capable d’impressionner sans toutefois tomber dans l’exercice de style.
Le récit se déploie en trois segments a priori autonomes, totalement indépendants les uns des autres, mais reliés entre eux par un subtil jeu d’échos : des objets qui circulent, des gestes qui se répètent, des motifs qui reviennent d'un segment à l'autre, de manière discrète. Chaque partie impose son propre ton, tantôt gênant, tantôt drôle, parfois profondément émouvant, dessinant peu à peu une mosaïque autour de la famille, sous toutes ses formes, mais avec pour point commun la complexité des relations.
Porté par des interprètes remarquables, le film navigue avec une grande finesse entre satire douce, humour (dans un deuxième segment particulièrement savoureux), et tendresse, et ausculte les relations familiales sans jamais les juger. Parents, enfants, frères et sœurs, s’y croisent dans des scènes du quotidien où finissent par surgir inexorablement un sentiment de solitude et une mélancolie, presque paradoxaux au centre de ces scènes collectives.
Le film demande néanmoins un véritable abandon. Ceux qui refuseront de se laisser gagner par son rythme lent, son ton parfois décalé et sa construction fragmentée pourront trouver le temps long et l’enjeu limité. Mais pour qui accepte de s’y plonger, l’expérience s’avère très intéressante.
« Father Mother Sister Brother » est un triptyque composé de trois tableaux familiaux en apparence banals, presque anodins. Jim Jarmusch y déploie une mise en scène minimaliste, oui, mais jamais sèche : elle sait au contraire laisser surgir les émotions là où on ne les attend pas. Chaque segment fonctionne comme une composition précise, faite de silences, de gestes retenus, d’objets et d’une étrange familiarité qui trouble autant qu’elle touche. Le film demande un spectateur actif, prêt à accueillir les non-dits et à combler les vides. Ce sont des histoires et des émotions délicieusement gênantes, brillamment discrètes et profondément humaines.
J’ai trouvé le temps immensément long, et ai espéré que que le film se termine vite! Les 3 scènes manquent de profondeur et nous laissent sur notre faim.
Voici un bon réal maintenant Francais qui filme avec assez de grâce des acteurs surtout américains jouant avec assez de conviction à être une famille : on sourit un peu, on s’ennuie un peu
Film étrange mais consacré à l'étude des comportements à l'intérieur de 3 familles. Les difficultés à se parler à évoquer les souvenirs d'enfance. Paradoxalement Jarmush a réalisé un film plutôt académique où les silences, les non dits prennent une place importante.
Sans doutes le film le plus ennuyeux et auto-indulgent de 2026: il ne se passe rien dans les trois épisodes (des court-métrages sans aucun lien entre eux, à part une expression américaine qui n'évoque rien et une montre Rolex qui revient dans les trois épisodes. Pour faire un exemple, les dialogues, après un long silence alors que frère et soeur se sont assis dans un café: "C'est réconfortant un café chaud", "Oui c'est réconfortant" :-). Le seul génie de ce cinéaste c'est d'arriver à convaincre des bons acteurs à jouer dans des court-métrages aussi vides de sens. J'avoue, ma compagne et moi nous nous sommes endormis deux fois, peut-être avons nous raté quelque chose d'extraordinaire qui se passait juste à ce moment là? Film à conseiller aux insomniaques, en tout cas...
Pour fans de Jarmusch uniquement. Très bien filmé, bien joué mais... qu'est-ce que ça raconte ? Rien, ou bien tout ce qu'on veut. Trois situations familales qui n'ont rien à voir, la première laisse espérer quelque chose, la deuxième est totalement statique, et la troisième est déconnectée du reste, trois tranches de vies, si vous aimez la famille vous serez conforté dans votre a-priori, si vous détestez la famille aussi... C'est très léché, limite esthétisant, la musique, tout ça est bien réalisé mais pour quel propos ? On atteint la limite du "jarmuschisme" qui semble ne pas avoir grand chose à dire.
Trois histoires qui prennent leur temps... Trop, à mon goût, pour se laisser séduire par le contenu qu'elles proposent. Un récit commun sur les fêlures des relations familiales qui manque cruellement d'énergie.