Derniers Avis : Father Mother Sister Brother - Page 13
Father Mother Sister Brother
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Nadia L
77 abonnés
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3,0
Publiée le 9 janvier 2026
Le premier portrait dépasse de loin les deux autres. Le second tient la route. Le troisième est un clip de mode. Le placement de produit Rolex et l’annonce dans le générique de la production Saint-Laurent / Vacarello ne flattent pas le résultat.
Un cinéma d'auteur intello bobo conceptualo vide. Ce Jarmush est tellement prétentieux et il ne raconte rien. 3 tranches de vie anodines, entre discussions inintéressantes et ballades en voiture. Je n'ai jamais vu une scène de café à Paris plus malaisante tant la discussion est lunaire. La mise en scene est réduite au strict minimum. Le casting récite sa partition sans émotion. Comment ce film a-t-il pu être récompensé ? Un des pires films de sa filmographie.
Déçue ! Manque de subtilité ds le choix du fil entre les 3 histoires : la montre, le plan en plongée des tasses, les photos... La caricature des sœurs diamétralement opposées, un amour bisounours ds la fratrie, une communication froide entre parents et enfants, la visite annuelle... rien qui ne semble retracer la réalité de la plupart des familles...j attendais plus de finesse ds le traitement de la relation familiale.
Un film d’une douceur et d’une justesse rares. Mother Father Sister Brother fait un bien fou : on en sort avec le sourire, comme quand la neige tombe et que tout paraît soudain plus beau. Un cinéma simple, profond, et terriblement vivifiant
Lion d'or à Venise ? Cela me laisse sans voix ! En gros, le film traite de l'impossibilité de communiquer au sein de sa famille, ce qui fait que les membres des différentes familles que l'on suit ne se disent... rien ! Le film, assez creux, est en quelque sorte victime de son propre sujet. Ce que je ne savais pas en allant le voir, c'est que le film est construit autour de trois histoires séparées. Je n'ai jamais raffolé de ce genre de film, je l'avoue, mais d'autant plus ici où ces différentes histoires sont mises en relation de façon totalement artificielle avec des répétitions dans les dialogues. Si on rit un peu tout de même lors des deux premiers segments, le troisième est carrément raté et inutile. Malgré tout le talent de Rampling, Krieps et Blanchett, elles ne suffisent pas à sauver le film ! Enfin, pour couronner le tout, le film est une market place pour Rolex et Uber, digne d'un épisode d'Emily in Paris ! Bref, on peut s'abstenir à mon avis.
Avec Jarmusch on peut pas dire qu'on tombe dans le standard de la famille ordinaire, on peut s'y attendre, mais ce triptyque sur les rapports familiaux difficiles enfants (d'âge adulte)- parents, est réussi. Trois histoires distinctes, trois lieux différents, New Jersey, Dublin, Paris. Non -dits entre père et enfants, faux -semblants entre mère et filles, seuls les jumeaux ( sister brother) du dernier sketch s'en sortent bien dans leur relation filiale...Est - ce parce que leurs parents sont morts? Mêlé de drôlerie, esthétique ( j'adore les plans vus d'en haut, les belles automobiles, le look des acteurs (Cate Blanchett notamment fait fort une fois encore) les décors et la belle balade dans Paris. Beaucoup de silences, nécessaires à cette non- communication filmée... Seul bémol mais finalement peu important, Jim Jarmusch ne fait pas dans la psy, on ne connait rien de la vie des protagonistes. On retrouve pas mal de ses acteurs fétiches dont Tom Waits en tête. Lion d'or à Venise. On commence bien l'année 2026.
Lion d'or ( Venise 2025 ), Jim Jarmusch revisite au travers de trois sketchs, certains fils rouges universels des problématiques familliales
Parents pas toujours formidables ( malgré l' apparence) auxquels sont pourtant attachés leurs enfants ( les schémas neuronaux de la survie, ancrés dès le plus jeune âge n' y sont pas pour rien ), mensonges familiaux, relations entre enfants loin d'être apaisés, transmission inconsciente des traumatismes familiaux, ( métaphore des couleurs de vêtements communes ).
Jarmusch réussit l'air de rien, par petites touches, avec un regard amusé ( il faut prêter attention aux dialogues - eau, Rolex, oncle Bob qui relient aussi les trois histoires) ce portrait de trois familles dysfonctionnelles.
Le troisième sketch m'a semblé néanmoins, un bon cran en dessous des deux premiers.
J' ai lu aussi une critique professionnelle parue dans un quotidien national au sujet du film indiquant qu'il n'y avait pas de lien entre les trois sketchs. C'est bien sûr totalement inexact !
Father Mother Sister Brother est un long-métrage en forme de triptyque : trois histoires d’une quarantaine de minutes situées dans le New Jersey, à Dublin puis à Paris et qui parlent des relations entre des enfants adultes et leurs parents. Des récits sur les silences, les non-dits, les petits mensonges. Sur l'incommunicabilité surtout. Discute-t-on assez avec nos parents ? Non, sans doute pas suffisamment et, surtout, pas assez franchement nous dit Jimmy Jarmush. Un film qui ne casse pas la baraque mais qui possède son charme proustien. On peut voir. > Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
le nouveau film de Jim jarmush est dans la lignée de Night on earth. 3 histoires distinctes dans 3 pays différents. dialogues de qualité, mise en scène hypnotique et casting de rêve au service d un scénario un peu trop mince pour faire de ce film l un des meilleurs di cinéaste. Assez drôle qu il obtienne enfin une récompense majeure pour un film plutôt mineur.
Film sous forme de 3 courts métrages. : le premier partait bien, le second n’apportait rien et le dernier l’ennui est arrivé (à part l’amusement de reconnaître les rues de Paris). Dommage, il aurait plutôt fallu approfondir la première histoire.
Lion d’Or au dernier Festival de Venise, ce film est un véritable film d’auteur, au sens le plus noble du terme. Une œuvre exigeante, qui laissera sans doute une partie du public sur le bord du chemin. L’écriture est précise, les dialogues ciselés, et la mise en scène, d’une rigueur impressionnante.
C’est là sans doute ce qui fait sa singularité : une vraie proposition de cinéma, capable d’impressionner sans toutefois tomber dans l’exercice de style.
Le récit se déploie en trois segments a priori autonomes, totalement indépendants les uns des autres, mais reliés entre eux par un subtil jeu d’échos : des objets qui circulent, des gestes qui se répètent, des motifs qui reviennent d'un segment à l'autre, de manière discrète. Chaque partie impose son propre ton, tantôt gênant, tantôt drôle, parfois profondément émouvant, dessinant peu à peu une mosaïque autour de la famille, sous toutes ses formes, mais avec pour point commun la complexité des relations.
Porté par des interprètes remarquables, le film navigue avec une grande finesse entre satire douce, humour (dans un deuxième segment particulièrement savoureux), et tendresse, et ausculte les relations familiales sans jamais les juger. Parents, enfants, frères et sœurs, s’y croisent dans des scènes du quotidien où finissent par surgir inexorablement un sentiment de solitude et une mélancolie, presque paradoxaux au centre de ces scènes collectives.
Le film demande néanmoins un véritable abandon. Ceux qui refuseront de se laisser gagner par son rythme lent, son ton parfois décalé et sa construction fragmentée pourront trouver le temps long et l’enjeu limité. Mais pour qui accepte de s’y plonger, l’expérience s’avère très intéressante.
« Father Mother Sister Brother » est un triptyque composé de trois tableaux familiaux en apparence banals, presque anodins. Jim Jarmusch y déploie une mise en scène minimaliste, oui, mais jamais sèche : elle sait au contraire laisser surgir les émotions là où on ne les attend pas. Chaque segment fonctionne comme une composition précise, faite de silences, de gestes retenus, d’objets et d’une étrange familiarité qui trouble autant qu’elle touche. Le film demande un spectateur actif, prêt à accueillir les non-dits et à combler les vides. Ce sont des histoires et des émotions délicieusement gênantes, brillamment discrètes et profondément humaines.
J’ai trouvé le temps immensément long, et ai espéré que que le film se termine vite! Les 3 scènes manquent de profondeur et nous laissent sur notre faim.