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Sylvere
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3,5
Publiée le 16 juillet 2026
Un film poignant chapitré, mettant en scène tous les maillons de la chaîne d'un exil programmé : Le Médecin Le Soldat Le Passeur Le Poète Le Capitaine Chicago today, Amira reçoit un sms de sa fille pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Puis Flashback. L'histoire commence alors avec cette médecin syrienne qui cherche à quitter le pays suite à la disparition de tous ses proches lors d'un bombardement meurtrier le jour de son anniversaire. Il est impossible de rester indifférent face à la misère et aux épreuves épouvantables vécues par l'ensemble des réfugiés. Séquences chocs et émotionnelles se succèdent dans un ordre établi. C'est, au final, un film humaniste sur le courage qu’il faut à tous ces gens pour quitter leur pays en guerre vers le chemin de liberté. Ensuite retour à Chicago, ou travaille now notre ex médecin.
Depuis que j’ai repris la rédaction de mes critiques après une décennie de latence, l’idée que ce qui est au centre du processus de réception d’une œuvre est la question de la formation du jugement s’est amplement confirmée. Dans ma dernière critique sur « La Chaleur », je classais les films en trois catégories : ceux dont on sait immédiatement qu’on va les aimer, ceux dont on confirme très vite tous les aprioris négatifs, et tous les autres – qui forment la grande majorité. Comme je le proclamais en exergue de mon ancien blog, je ne suis pas masochiste, et je ne vais voir que les films qui m’intéressent, ou au moins auxquels j’ai envie de donner une chance – sauf de rares cas où la dénonciation me semble un devoir, notamment face à une compromission mercantile ou à un propos politique inacceptable, hélas dans l’air du temps. Pour ce premier long métrage de Brandt Andersen, la formation de ce fameux jugement a ressemblé furieusement à une case de Hergé, avec le Cluny angélique qui se félicite d’une œuvre qui démontre à ce point que les immigrants ne viennent pas en Europe pour des raisons de confort, mais bien de survie, et un Cluny diablotin qui n’en peut plus de la surenchère doloriste et finit par ne plus voir que la grosseur des ficelles de l’apitoiement, constatant la victoire par KO des excès de la forme sur la noblesse du propos. Personne ne peut douter de la légitimité et sans doute de la sincérité du réalisateur, qui a travaillé pendant des années avec des associations humanitaires d’aide aux réfugiés, et on sent que la réalité de la violence et de la cruauté de la guerre civile en Syrie lui est familière. Le réalisme des scènes de bombardement, d’exécutions sommaires, de règlement de compte et de corruption est là pour le démontrer. Le réalisateur a choisi de filmer ses scènes comme une captation de reportage de guerre, avec un cadrage serré sur les protagonistes en caméra portée qui privilégie les longs travellings arrière, ce qui renforce l’impression constante de menace. La structure non-linéaire de la narration est intéressante, même si elle n’est pas forcément innovante. Le film est découpé en cinq parties, annoncées par des panneaux au nom du personnage principal, et qui souvent commence par un léger flash-back pour permettre de se situer par rapport au tableau précédent, et qui amène parfois à ce qu’une même scène nous soit montrée deux fois, mais de points de vue différents. Ce procédé, entre « Babel » et « La Ronde », se justifie par la forme nécessairement erratique du parcours des réfugiés. Un des principaux défauts du film est son manichéisme. Les méchants sont vraiment très, très méchants, que ce soit le chef des services secrets de Bachar, qui jubile dans sa violence perverse, à l’image d’un Amon Goetz s’entrainant à tirer sur les déportés à son petit déjeuner, ou le passeur, joué par un Omar Sy à contre-emploi, et dont la faconde habituelle prend un aspect terrifiant quand elle est mise au service du mal, ou plus exactement de l’appât du gain, comme nous le suggère sans grande subtilité le dollar en or qui pend à son rétroviseur. Et bien sûr, les gentils sont très gentils : la docteure offre son gilet de sauvetage à une enfant inconnue, alors que l’issue tragique du voyage vers la Grèce du zodiac au moteur cacochyme est plus que certaine. Quant au capitaine de garde-côtes grec, mâchoire crispée et regard fixe, il met dans son obstination à poursuivre un massage cardiaque sans espoir toute la détresse d’un Schindler qui se désespère de ne pas avoir pu en sauver plus. Mais Brandt Andersen n’est pas Steven Spielberg, loin s’en faut. « Le Passage » est l’adaptation en long-métrage d’un premier court-métrage de 23 minutes, avec les mêmes acteurs. C’est peut-être là que réside la source du problème : ce qui est supportable sur une courte durée ne l’est pas forcément sur plus d’une heure et demie. Je relisais ma critique de « Babel », où je soulignais combien les moments de respiration, voire de légèreté étaient bienvenus dans un récit aussi noire ; c’est ce qui manque cruellement au récit de Brandt Andersen, et ce qui nous oblige à vivre cette expérience de spectateur en apnée. Toutes mes critiques sur
Je sors de la séance...et tout simplement je peux dire que je suis complètement bouleversée ! On sait tous plus ou moins pourquoi la moitié d'un pays est dans l'obligation de migrer pour sa survie...mais cela mis en images interpelle de manière tellement plus forte ! Je ne suis pas capable et bien trop modeste pour énoncer la moindre critique quant à la construction du film, la façon de filmer , je parlerai juste de mes émotions car dans ce domaine je suis apte à expliquer qu'on ne sort pas intact de ce film ...savoir que chaque jour sur la mer des gens tentent de sauver leur peau pour un eldorado qui n'existe pas...me laisse désemparée de notre impuissance face la férocité et la sauvagerie des hommes! L'humanité me désespère encore un peu plus!Belle prise de conscience.... à voir!
Le découpage en chapitre m'a beaucoup dérangée car difficile de relier les actions et personnages Beaucoup de mélo, de pleurniches trop caricatural à mon goût je n'ai pas du tout accroché
Le Passage adopte une structure narrative en effet papillon, découpée en plusieurs chapitres pour mettre en lumière la vie d’un réfugié sous différents angles. Le sujet est fort, poignant, et pousse forcément à regarder sa propre existence autrement. Pourtant, le film n’apporte finalement pas grand-chose de neuf. Les personnages sont trop caricaturaux pour vraiment attacher, et la volonté d’installer du suspense dans des situations dont on connaît déjà l’issue finit par affaiblir l’ensemble. Reste un film bouleversant malgré tout, même si un format série aurait sans doute permis de développer davantage ce qu’il laisse ici de côté.
Ce film est vraiment très poignant ! Certes, le curseur de la tragédie est très élevé, les scènes sont dures, mais il a cette capacité à ne pas nous laisser indemnes psychologiquement ni indifférents au sort des âmes qui prennent le chemin de l'exil pour fuir la guerre. On peut trouver que le film est pathos, sauf si l'on accepte ce parti pris du réalisateur de concentrer des situations complexes et dramatiques reflétant des facettes de la réalité.
Ce film choral, aux destins croisés, est bien réalisé et l'on se laisse emporter par son action, son suspense et ses cliffhangers. On est constamment sous tension.
Omar Sy, en passeur sans scrupules, est surprenant dans ce rôle à contre-emploi.
Ce n'est pas un documentaire: il s'agit bien de cinéma, mais d'un cinéma réaliste, efficace et utile. Ne regardez pas ce film avec un regard politisé, mais simplement humain !
WAOUH et bien âme sensible s'abstenir, sans mentir je pense que mes 3/4 de ceux qui étaient présent dans la salle ont eux les larmes ou les yeux qui brillent devant ce film!!! C'est fort et poignant et on ne peut pas rester insensible fasse à cela. L'idée de partir sur 4 histoires qui amènent les personnages à ce croiser à un moment ou un autre est certes déjà utiliser mais les évènement et le fait que cela reste toujours dans des situations fortes émotionnellement, donne une autre dimension. On voit le désespoir de ces gens qui fuit un pays qui les exterminent, un qui est dégoûté de ce que ce même pays fait, un autre qui profite de la guerre et un qui tente de faire son métier au mieux...mais tous on une idée en tête, comme je l'ai écrit plus haut, sauver ceux qu'ils aiment!!! Une claque et comme j'ai dit pour d'autres films, il serait à montrer dans les collèges... NOTE :
A vouloir tout aborder, on aborde jamais trop rien en profondeur. C'est dommage, le côté émotion est bien là, appuyé par une belle bande son. Mais le scénario est trop faible, la réalisation trop simpliste. Omar Sy qui atterit dans ce projet, c'est presque bizarre...
Les critiques presses mitigées sont incompréhensibles. Ce film est réaliste filmé sans temps morts et bien interprété (sauf par Omar Sy qui en fait des caisses). Un film engagé à vour absolument.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avant de le voir. Au final, j’ai passé un moment correct. Le film aborde un sujet difficile avec l’exil et le parcours des réfugiés. J’ai bien aimé suivre les différents personnages et leurs histoires. L’ambiance est assez pesante et certaines scènes sont vraiment marquantes. Omar Sy s’en sort bien dans son rôle, même s’il reste assez secondaire dans le film. J’ai aussi trouvé intéressant le côté humain du film, qui montre surtout les personnes derrière les situations qu’on peut voir dans les médias. Par contre, j’ai trouvé que certains moments étaient un peu trop prévisibles et que le film appuyait parfois trop son message. Quelques personnages auraient aussi mérité d’être davantage développés. Mais ça reste un film touchant avec un sujet important. Une découverte sympa, même si ce n’est pas un film qui va me marquer.
Sujet âpre traité sans concession avec sa violence, sa cruauté et quelques notes d’espoir et de solidarité. Tous ceux qui pensent que le voyage vers la liberté est une promenade de santé devrait voir ce film. Comme l’a chanté Julien Clerc ce film est « utile « .
Film nécessaire sur 10 ans guerre Syrie d’un régime sanguinaire d’Assad contre son propre peuple puis centaine milliers réfugiés fuyant de la Turquie au péril de leur vie vers Europe et US spoiler:
B un film émouvant à voir de toute urgence pour comprendre le phénomène immigrants. Tous les personnages sont à 100 %, il y a une tension dans le film, il y a un dénouement ça vous sert à la gorge un très bon film. Très bon acteur bravo 
Un film qui devrait être vu par tous pour imaginer ce qu'est réellement l'immigration. Des peuples obliges de quitter leur terre natale ....... pour qu'elle raison ? Ils n'ont rien fait et pourtant c'est la seule issue et elle est pavée de beaucoup d'imprévus et de mauvaises rencontres. Pourquoi est-on si indifférent a tous ces malheurs........ pour notre petit confort ? Pourtant nous sommes beaucoup de la 3eme ou 3eme generation dont les ancêtres ont subit cela. Ne l'oublions pas. Ce film traite parfaitement de tout cela avec justesse. Allez y vous ne regretterez pas.