Le Passage
Note moyenne
3,7
513 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

108 critiques spectateurs

5
17 critiques
4
40 critiques
3
32 critiques
2
15 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
traversay1

4 521 abonnés 5 438 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juillet 2026
Évidemment, le sujet du Passage (I was a Stranger en .) frappe par son ambition et sa volonté de traiter les conséquences des guerres, ici la Syrie, à travers les dommages humains, avec l'épreuve épouvantable que constituent la fuite et la trajectoire des désormais réfugiés. Le film commence sur un tempo élevé, au cœur des bombardements d'Alep et assumera jusqu'au bout sa volonté de montrer des images choquantes de violence, tout en cherchant à capter notre attention, c'est souvent le cas, et notre émotion, ce qui l'est moins, principalement pour des raisons de construction bancale du récit. En augmentant au fur et à mesure le nombre de personnages principaux, victimes ou profiteurs de la tragédie de l'exil obligé, le film dilue l'intérêt et ne semble d'ailleurs pas toujours cohérent dans son cheminement narratif, créant parfois des zones de suspense qui frisent l'indécence, eu égard aux drames qui se jouent. Et c'est plutôt maladroitement que Le Passage tente de relier toutes les pièces de son puzzle, avant même d'abandonner plus ou moins cette volonté dans sa conclusion hâtive et frustrante. Si Brandt Andersen, le réalisateur, avait voulu traiter complètement ses différentes histoires, il lui aurait fallu le temps d'une série. Sur à peine plus d'une heure et demie, le résultat ne peut être que décevant, plutôt réussi en tant que film d'action, mais nettement moins sur tous les autres aspects.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2026
"Pour son premier long-métrage, Brandt Andersen sacrifie le fond de son sujet éminemment tragique contre une immersion totale dans une course effrénée de réfugiés politiques en lutte pour la survie. Emballé dans un film choral qui ne manque pas d’audace, car assez bien exécuté lorsqu’il ambitionne de nous partager la frayeur des personnages de The Strangers’ Case. Le film perd cependant en tension à force de multiplier des filons narratifs qui auraient mérité plus d’attention."

"La guerre a toujours poussé les habitants à tourner le dos aux conflits, mais dès l’ouverture, à l’abri d’une ambiance mortifère, nous suffoquons déjà dans une atmosphère claustrophobique. Les plans sur Chicago sont remplis de buildings de verre, illustrant ainsi un monde terne et lisse, à l’image d’un hôtel Trump à l’opposé du DuSable Bridge. Quelque part dans cette ville, nous découvrons une Amira bouleversée par un rappel sur son téléphone qui rouvre des plaies qui ne se refermeront probablement jamais. [...] Armé d’une caméra à l’épaule pour faire valoir la détresse d’une nation écartelée, Andersen flirte avec le style documentaire en montrant l’horreur de face, là où Rebel misait sur une reconstitution ponctuée de séquences musicales symboliques. Il n’hésite pas non plus à piocher dans les codes du film catastrophe pour développer les traumatismes de chaque protagoniste. Il s’agit sans doute du format le mieux adapté afin de capturer le drame dans le vif."

"Moins linéaire que Moi, capitaine de Matteo Garrone, The Strangers’ Case tombe dans le piège de la démonstration technique, effectivement remarquable, mais qui se trouve parasité par le pathos qui surnage tout du long et par un chapitrage qui casse le rythme. Le second film présenté en compétition tient toutefois ses promesses si l’on s’arrête à ses honnêtes reconstitutions documentaires, dénonçant et nuançant ainsi la violence humaine au-delà de nos frontières."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
FaRem

10 616 abonnés 11 755 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 février 2026
"I Was a Stranger" est comme un prolongement du court-métrage "Refugee" sur une médecin syrienne qui cherche à quitter le pays. Le même point de départ sauf que chaque événement en entraîne un autre et ainsi de suite. Une histoire chorale divisée en plusieurs chapitres qui montrent la crise des réfugiés du départ à l'arrivée sous différents angles. Tous les maillons de la chaîne, peu importe le camp. Par exemple, Omar Sy incarne un passeur qui ne pense qu'à l'argent. Du réfugié aux garde-côtes grecs, en passant par un soldat et donc un passeur, tout va assez vite, mais l'histoire n'est qu'une succession de clichés. Le style choral est pas mal pour tout couvrir, mais c'est mal structuré, donc les différentes perspectives n'apportent rien à l'histoire. Au final, un film très basique et facile sur le sujet, mais qui est bien incarné.
Alice025

1 906 abonnés 1 519 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2024
Film assez poignant sur l'horreur de la guerre et de personnes impactées par cette dernière, devant risquer leur vie pour tenter de migrer vers un autre pays aux conditions meilleures. J'ai beaucoup apprécié la construction de ce film, sous formes de chapitres révélant une personne en particulier qui va être reliée à une autre sur un prochain chapitre et ainsi de suite. C'est malheureusement très réaliste, poignant et il est impossible de rester indifférent face à la misère de nos protagonistes. Un film dur mais nécessaire de voir.

http://cinephile-critique.over-blog.com
islander29

1 043 abonnés 2 707 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2026
Un des films sur la guerre qui m’a le plus secoué. Cette histoire en cinq épisodes, depuis Alep ( où j’ai vécu) en passant par Izmir, que j’ai traversé, puis par Kusadasi, pour finir sur les plages grecques, m’a fait penser que pour certains, une vie ne vaut pas grand-chose….Quelle horreur pour ces migrants, rejetés au Sud, rejetés au Nord, et qui ne doivent leur salut qu’à des hommes exemplaires ( spoiler: on suivra, la médecin, le soldat, le passeur, le poète et le capitaine, ce sont les cinq chapitres).
Bref le film tient en haleine, plus que cela il ne tarit pas d’émotions, grâce à une mise en scène de qualité, un jeu d’acteurs, plus vrai que nature, ( spoiler: n’est ce pas Omar Sy, lui même, qu’on rencontre,
, quel excellent acteur, quand il change de registre, n’a pas le « Boulard » j’avoue j’ai pleuré à certains moments, devant l’aspect réel du film, sa réalité donc, et qu’il faut que le monde change en voyant de tels films, dans des zones en guerre….Quelle rassurante émotion, et énergie procure ce cinéma. Chapeau au réalisateur américain Brandt Andersen, il défend une très belle cause. Précipitez vous. Même si la réalisation semble pompeuse par moments, on peut passer outre.
Cinemadourg

919 abonnés 1 811 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2026
Quelle gifle !
La guerre, cette abominable création de l'homme, ne génère que malheur, tristesse, drame et injustice.
Ce film en 5 tableaux, finissant au bout du compte par se rejoindre, va nous immerger dans cette détresse humaine qu'est l'exode forcée.
On démarre en Syrie avec une médecin, un soldat et un poète, puis on bascule vers la terre promise européenne avec un passeur et un sauveteur.
Cette succession d'épreuves, façonnées par la folie meurtrière de l'homme, fracasse l'âme et chamboule le coeur, surtout que la réalisation est puissante, percutante et hyper efficace !
La scène finale est juste... dingue !
Tragique et réaliste : un vrai choc émotionnel face à ce monde totalement cinglé !
Site CINEMADOURG . free . fr
lionelb30

547 abonnés 2 944 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juillet 2026
C'est raté. Le film se déroule d'une manière plate , quasiment pas d’émotion malgré le sujet et c'est meme ennuyeux.
Gentilbordelais

405 abonnés 3 621 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2026
En pleine guerre en Syrie, le métrage enchaîne les séquences chocs et émotionnelles. Il montre aussi les conséquences, ceux qui profitent du malheur des déplacés qui ont tout perdu et des hommes providentiels. C'est par le regard et le vécu de plusieurs points de vue que ce drame humain est ainsi raconté. Une aventure poignante et insoutenable aussi tant elle chamboule lors du visionnage.
GyzmoCA

307 abonnés 2 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2026
Le Passage de Brandt Andersen est un drame poignant qui retrace le calvaire de la guerre civile en Syrie et l’odyssée terrible des réfugiés en quête d’un avenir en Europe. Omar Sy y tient un rôle secondaire, loin de ses personnages habituels, et c’est tout à son honneur d’avoir accepté un contre-emploi aussi peu sympathique, preuve de sa volonté de servir l’histoire avant son image.

Le film évite le voyeurisme et privilégie une mise en scène sobre, tout en retenue, qui n’en est que plus bouleversante. Le découpage du récit par personnages est habilement construit et permet de saisir les différentes facettes de ce drame humain. La misère du monde n’est finalement pas si loin de nous, et cette réalité est d’autant plus difficile à accepter. Un film puissant, sensible et intelligent, qui invite à réfléchir sur la guerre, l’exil et la nature humaine. Un très bon film.
bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2026
U llong métrage sur la guerre en Syrie , des scènes abominables et des gens de la-bas qui veulent fuir la guerre pour trouver la paix et une vie sereine, c'est ce que nous propose sur quelques chapitres le cinéaste et scénariste Brandt Andersen qui suit quelques personnages clés de son histoire. Film passé inaperçu dans les salles en ce moment, j'incite les gens à le voir car il est poignant et fait réfléchir. "Le passage" est raconté un peu comme un puzzle qui rassemble les pièces, là, ce sont des personnages qui vont se rencontrer dans des moments intenses et je trouve cela reussi pour capter l'attention des spectateurs . Il n'y a pas de comédiens principaux, à part quelques têtes connues, comme Omar Sy dans un rôle inhabituel de passeur de migrants pas très loyal, mais le casting dans sa globalité est bouleversant. Je le recommande vivement.
capirex
capirex

199 abonnés 846 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2026
Social , intime et politique c'est là un très bon film Chorale du réalisateur Brandt Andersen qui s’empare de la crise migratoire ( Syrie / Grèce ) dans un film aussi bouleversant que prenant et qui ne peut laisser indifférent ! Divisé en quatre chapitres le réalisateur a choisi de multiplier les points de vue et c'est là l’un des points forts du film .
frederic T.
frederic T.

30 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juillet 2026
Brandt Andersen réalise un film choral, construit en 5 chapitres qui sont autant de points de vue des destins mêlés de 5 personnages d’une même épopée. Bien entendu, on saluera sa louable ambition de dénoncer la trop faible mobilisation des états pour gérer dignement l’exil de masse des réfugiés syriens, d’attirer notre attention sur les drames humains qui s’y jouent et le commerce sordide des passeurs sans scrupule. Le passage n’est d’ailleurs pas sans rappeler « Moi Capitaine » de Matteo Garonne qui nous faisait déjà vivre de l’intérieur ces odyssées tragiques. Pour autant la répétition des scènes d’action, certes très immersives mais plombées par de lourds effets de mise en scène, les personnages esquissés à gros traits, finissent par annihiler toute émotion et suspense, et on reste spectateur-voyeur d’un récit qui devrait pourtant nous bouleverser….
Laurent B.
Laurent B.

24 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2026
Cinq destins. Une mer. Une corde tendue entre la vie et l’abandon. Brandt Anderson entrelace ses récits avec une élégance rare : ses personnages se croisent sans se connaître, se répondent sans se voir. Docteur, soldat, passeur, poète, gardes-côtes grecs – chacun cherche sa rive. Le montage, fluide et haletant, transforme la survie en suspense et l’exil en épopée intime. Le Passage ne raconte pas la crise des réfugiés. Il délivre une expérience d’existence et de transformation. Il vous fait éprouver, plan par plan, ce qu’une vie d’exilé, de réfugié, d’homme peut être.
Audrey L

829 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2024
The Stranger's Case est une épopée tragique en plusieurs parties, suivant le parcours de différents personnages fuyant la guerre syrienne, et croisant leur destin de façon inattendue. C'est un Collision (Crash) de la détresse humaine, un film choral qui n'essaie jamais de faire dans la finesse (les personnages sont vite brossés, les situations dramatiques plus qu'appuyées par la mise en scène tire-larmes) mais dont le message passe d'autant plus. Une mère et sa fille qui voyagent dans un coffre de voiture, un soldat qui doute du bienfondé des ordres cruels qu'on lui donne, un passeur (Omar Sy, qui en fait des tonnes) qui n'hésite pas à envoyer à la mort des familles entières, un garde-côtes qui est hanté par les échecs de certains de ses sauvetages... The Stranger's Case pourrait être, comme on l'a souvent entendu, du "sensationnalisme misérabiliste" (argument de gens peu empathiques, qui n'y voient qu'un "film de gauche", et qui aiment les mots compliqués pour crâner), si seulement on ne savait pas que la réalité est bien pire, que le spoiler: sauvetage
paraît idéaliste face à toutes ces embarcations qui se retournent, et que la mise en scène se rappelle d'être légère par moments (on aurait pu nous faire un gros plan sur le spoiler: gamin qui passe par-dessus bord, mais la scène est finalement plus efficace en le gardant flou, en arrière-plan, dont on distingue seulement une silhouette qui se fait aspirer par les vagues derrière le père qui pleure de joie en pensant sauver son fils, ne voit pas ce qu'il vient de se passer juste dans son dos, et continue d'être heureux dans une scène d'espoir vain qui paraît durer une éternité pour nos petits cœurs...
La scène nous a fait effondrer). Dans tout ce marasme de détresse, on voit des mains se tendre, entre bourreau qui en a ras-la-casquette et victime qui pensait sa dernière heure arrivée, entre une femme inconnue qui cède son gilet de sauvetage à la petite fille (alors que personne ne sait nager, pas même elle), entre le capitaine de navire spoiler: qui s'acharne à réanimer un enfant noyé jusqu'à ce que le bras du père l'arrête
(le "Ce n'est pas de votre faute.", comme le "J'aurais pu en sauver plus." de la Liste de Schindler, nous a fait ressortir le mouchoir déjà détrempé). Au-delà du personnage caricatural (et caricaturé par Omar Sy) du passeur, au-delà de la mise en scène qui n'est pas très fine (sauf une scène), Stranger's Case s'adresse surtout à votre empathie, donne à voir des destins tragiques qu'on est tristes de savoir en-dessous d'une réalité ignoble, et si vous espériez échapper à l'émotion en vous répétant égoïstement que "Ce n'est pas de notre faute", le pauvre papa qui répète (presque) cette phrase ne vous laissera pas indifférent.
Pascal
Pascal

268 abonnés 2 516 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2026
Film choral dont le scénario relate le drame de l'immigration forcée, par les contingences politiques et la guerre en Syrie.

La première demi-heure est vraiment réussie et très largement la meilleure de ce film ou le rôle attribué à Omar Sy ( à l'écran pendant moins de 30 minutes ) mal écrit, ni fait ni à faire, dénature la cohérence interne du récit ( un chef de réseau de passeurs, d'origine sub saharienne installé en Turquie qui échange uniquement en anglais avec son fils !!! ).

C'est nettement mieux que ce qu'en dit la presse.

Vu à l'Ugc Rotonde
Les meilleurs films de tous les temps