Le Passage
Note moyenne
3,7
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81 critiques spectateurs

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23 critiques
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traversay1

4 488 abonnés 5 391 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juillet 2026
Évidemment, le sujet du Passage (I was a Stranger en .) frappe par son ambition et sa volonté de traiter les conséquences des guerres, ici la Syrie, à travers les dommages humains, avec l'épreuve épouvantable que constituent la fuite et la trajectoire des désormais réfugiés. Le film commence sur un tempo élevé, au cœur des bombardements d'Alep et assumera jusqu'au bout sa volonté de montrer des images choquantes de violence, tout en cherchant à capter notre attention, c'est souvent le cas, et notre émotion, ce qui l'est moins, principalement pour des raisons de construction bancale du récit. En augmentant au fur et à mesure le nombre de personnages principaux, victimes ou profiteurs de la tragédie de l'exil obligé, le film dilue l'intérêt et ne semble d'ailleurs pas toujours cohérent dans son cheminement narratif, créant parfois des zones de suspense qui frisent l'indécence, eu égard aux drames qui se jouent. Et c'est plutôt maladroitement que Le Passage tente de relier toutes les pièces de son puzzle, avant même d'abandonner plus ou moins cette volonté dans sa conclusion hâtive et frustrante. Si Brandt Andersen, le réalisateur, avait voulu traiter complètement ses différentes histoires, il lui aurait fallu le temps d'une série. Sur à peine plus d'une heure et demie, le résultat ne peut être que décevant, plutôt réussi en tant que film d'action, mais nettement moins sur tous les autres aspects.
FaRem

10 579 abonnés 11 568 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 février 2026
"I Was a Stranger" est comme un prolongement du court-métrage "Refugee" sur une médecin syrienne qui cherche à quitter le pays. Le même point de départ sauf que chaque événement en entraîne un autre et ainsi de suite. Une histoire chorale divisée en plusieurs chapitres qui montrent la crise des réfugiés du départ à l'arrivée sous différents angles. Tous les maillons de la chaîne, peu importe le camp. Par exemple, Omar Sy incarne un passeur qui ne pense qu'à l'argent. Du réfugié aux garde-côtes grecs, en passant par un soldat et donc un passeur, tout va assez vite, mais l'histoire n'est qu'une succession de clichés. Le style choral est pas mal pour tout couvrir, mais c'est mal structuré, donc les différentes perspectives n'apportent rien à l'histoire. Au final, un film très basique et facile sur le sujet, mais qui est bien incarné.
Alice025

1 892 abonnés 1 507 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2024
Film assez poignant sur l'horreur de la guerre et de personnes impactées par cette dernière, devant risquer leur vie pour tenter de migrer vers un autre pays aux conditions meilleures. J'ai beaucoup apprécié la construction de ce film, sous formes de chapitres révélant une personne en particulier qui va être reliée à une autre sur un prochain chapitre et ainsi de suite. C'est malheureusement très réaliste, poignant et il est impossible de rester indifférent face à la misère de nos protagonistes. Un film dur mais nécessaire de voir.

http://cinephile-critique.over-blog.com
Cinemadourg

907 abonnés 1 793 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2026
Quelle gifle !
La guerre, cette abominable création de l'homme, ne génère que malheur, tristesse, drame et injustice.
Ce film en 5 tableaux, finissant au bout du compte par se rejoindre, va nous immerger dans cette détresse humaine qu'est l'exode forcée.
On démarre en Syrie avec une médecin, un soldat et un poète, puis on bascule vers la terre promise européenne avec un passeur et un sauveteur.
Cette succession d'épreuves, façonnées par la folie meurtrière de l'homme, fracasse l'âme et chamboule le coeur, surtout que la réalisation est puissante, percutante et hyper efficace !
La scène finale est juste... dingue !
Tragique et réaliste : un vrai choc émotionnel face à ce monde totalement cinglé !
Site CINEMADOURG . free . fr
Cinememories

591 abonnés 1 670 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2025
"Pour son premier long-métrage, Brandt Andersen sacrifie le fond de son sujet éminemment tragique contre une immersion totale dans une course effrénée de réfugiés politiques en lutte pour la survie. Emballé dans un film choral qui ne manque pas d’audace, car assez bien exécuté lorsqu’il ambitionne de nous partager la frayeur des personnages de The Strangers’ Case. Le film perd cependant en tension à force de multiplier des filons narratifs qui auraient mérité plus d’attention."

"La guerre a toujours poussé les habitants à tourner le dos aux conflits, mais dès l’ouverture, à l’abri d’une ambiance mortifère, nous suffoquons déjà dans une atmosphère claustrophobique. Les plans sur Chicago sont remplis de buildings de verre, illustrant ainsi un monde terne et lisse, à l’image d’un hôtel Trump à l’opposé du DuSable Bridge. Quelque part dans cette ville, nous découvrons une Amira bouleversée par un rappel sur son téléphone qui rouvre des plaies qui ne se refermeront probablement jamais. [...] Armé d’une caméra à l’épaule pour faire valoir la détresse d’une nation écartelée, Andersen flirte avec le style documentaire en montrant l’horreur de face, là où Rebel misait sur une reconstitution ponctuée de séquences musicales symboliques. Il n’hésite pas non plus à piocher dans les codes du film catastrophe pour développer les traumatismes de chaque protagoniste. Il s’agit sans doute du format le mieux adapté afin de capturer le drame dans le vif."

"Moins linéaire que Moi, capitaine de Matteo Garrone, The Strangers’ Case tombe dans le piège de la démonstration technique, effectivement remarquable, mais qui se trouve parasité par le pathos qui surnage tout du long et par un chapitrage qui casse le rythme. Le second film présenté en compétition tient toutefois ses promesses si l’on s’arrête à ses honnêtes reconstitutions documentaires, dénonçant et nuançant ainsi la violence humaine au-delà de nos frontières."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
lionelb30

537 abonnés 2 916 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juillet 2026
C'est raté. Le film se déroule d'une manière plate , quasiment pas d’émotion malgré le sujet et c'est meme ennuyeux.
Gentilbordelais

404 abonnés 3 560 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2026
En pleine guerre en Syrie, le métrage enchaîne les séquences chocs et émotionnelles. Il montre aussi les conséquences, ceux qui profitent du malheur des déplacés qui ont tout perdu et des hommes providentiels. C'est par le regard et le vécu de plusieurs points de vue que ce drame humain est ainsi raconté. Une aventure poignante et insoutenable aussi tant elle chamboule lors du visionnage.
capirex
capirex

187 abonnés 803 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2026
Social , intime et politique c'est là un très bon film Chorale du réalisateur Brandt Andersen qui s’empare de la crise migratoire ( Syrie / Grèce ) dans un film aussi bouleversant que prenant et qui ne peut laisser indifférent ! Divisé en quatre chapitres le réalisateur a choisi de multiplier les points de vue et c'est là l’un des points forts du film .
Audrey L

807 abonnés 2 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2024
The Stranger's Case est une épopée tragique en plusieurs parties, suivant le parcours de différents personnages fuyant la guerre syrienne, et croisant leur destin de façon inattendue. C'est un Collision (Crash) de la détresse humaine, un film choral qui n'essaie jamais de faire dans la finesse (les personnages sont vite brossés, les situations dramatiques plus qu'appuyées par la mise en scène tire-larmes) mais dont le message passe d'autant plus. Une mère et sa fille qui voyagent dans un coffre de voiture, un soldat qui doute du bienfondé des ordres cruels qu'on lui donne, un passeur (Omar Sy, qui en fait des tonnes) qui n'hésite pas à envoyer à la mort des familles entières, un garde-côtes qui est hanté par les échecs de certains de ses sauvetages... The Stranger's Case pourrait être, comme on l'a souvent entendu, du "sensationnalisme misérabiliste" (argument de gens peu empathiques, qui n'y voient qu'un "film de gauche", et qui aiment les mots compliqués pour crâner), si seulement on ne savait pas que la réalité est bien pire, que le spoiler: sauvetage
paraît idéaliste face à toutes ces embarcations qui se retournent, et que la mise en scène se rappelle d'être légère par moments (on aurait pu nous faire un gros plan sur le spoiler: gamin qui passe par-dessus bord, mais la scène est finalement plus efficace en le gardant flou, en arrière-plan, dont on distingue seulement une silhouette qui se fait aspirer par les vagues derrière le père qui pleure de joie en pensant sauver son fils, ne voit pas ce qu'il vient de se passer juste dans son dos, et continue d'être heureux dans une scène d'espoir vain qui paraît durer une éternité pour nos petits cœurs...
La scène nous a fait effondrer). Dans tout ce marasme de détresse, on voit des mains se tendre, entre bourreau qui en a ras-la-casquette et victime qui pensait sa dernière heure arrivée, entre une femme inconnue qui cède son gilet de sauvetage à la petite fille (alors que personne ne sait nager, pas même elle), entre le capitaine de navire spoiler: qui s'acharne à réanimer un enfant noyé jusqu'à ce que le bras du père l'arrête
(le "Ce n'est pas de votre faute.", comme le "J'aurais pu en sauver plus." de la Liste de Schindler, nous a fait ressortir le mouchoir déjà détrempé). Au-delà du personnage caricatural (et caricaturé par Omar Sy) du passeur, au-delà de la mise en scène qui n'est pas très fine (sauf une scène), Stranger's Case s'adresse surtout à votre empathie, donne à voir des destins tragiques qu'on est tristes de savoir en-dessous d'une réalité ignoble, et si vous espériez échapper à l'émotion en vous répétant égoïstement que "Ce n'est pas de notre faute", le pauvre papa qui répète (presque) cette phrase ne vous laissera pas indifférent.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2026
Film choral dont le scénario relate le drame de l'immigration forcée, par les contingences politiques et la guerre en Syrie.

La première demi-heure est vraiment réussie et très largement la meilleure de ce film ou le rôle attribué à Omar Sy ( à l'écran pendant moins de 30 minutes ) mal écrit, ni fait ni à faire, dénature la cohérence interne du récit ( un chef de réseau de passeurs, d'origine sub saharienne installé en Turquie qui échange uniquement en anglais avec son fils !!! ).

C'est nettement mieux que ce qu'en dit la presse.

Vu à l'Ugc Rotonde
Paul B
Paul B

90 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2026
Un drame humain saisissant qui vous prendra aux tripes et vous fera pleurer chaque larme de votre corps pour la bonne raison. Une œuvre qui fait relativiser le malheur.
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 158 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Vu au Festival International du Film Politique de Carcassonne.
Film réalisé par un activiste américain, I was a stranger (the stranger's case) est une réalisation très forte qui nous emporte (le mot n'est pas assez fort) au milieu d'un groupe de migrants.
Le montage chapitré nous fait passer d'un protagoniste à l'autre, et l'immersion dans chaque histoire est incroyable. La réalisation au plus près des personnages et les scènes chocs permettent au film, sans ennuyer une seconde, de faire monter l'émotion. L'écriture est très juste et la boucle accompagnée d'un petit twist final résonne comme un slogan engagé.
Premier film d'un réalisateur qui a des choses à dire et qui se donne les moyens de ses ambitions. A découvrir !
Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 614 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2026
Cinq destins, une mer

Qui connaissait Brandt Andersen avant la sortie de ce drame de 103 minutes ? Personne ou presque, puisque cet américain est producteur depuis une douzaine d’années et c’est ici son tout 1er film en tant que réalisateur et scénariste. Une 1ère plus que gonflée et qui ne peut laisser indifférent. Amira travaille dans un grand hôpital à Chicago. Un message d'anniversaire fait vibrer son téléphone et le passé refait surface. Des années plus tôt, le soir de ses 40 ans, une bombe pulvérise son appartement à Alep. Amira n’a alors qu’un réflexe : saisir sa fille et fuir. Sur le chemin de l'exil, elle découvre que l'espoir a parfois le visage d'un inconnu, la force d'un geste simple et le pouvoir immense de changer une vie. Jusqu'où iriez-vous pour sauver ceux que vous aimez ? Récompensé du prix d'Amnesty International au dernier Festival de Berlin en… 2024 (???), ce magnifique film délivre une expérience d’existence et de transformation, qui vous fait éprouver, plan par plan, ce qu’une vie d’exilé, de réfugié, de certains êtres humains peut être aujourd’hui. Absolument bouleversant.
Ample, vibrant, fascinant, à la fois fluide et complexe, fervent et haletant, bouleversant et profondément humain, ce puzzle à 5 pièces tient en haleine de bout en bout et évite, tant qu’il le peut, de verser dans le pathos…Et pourtant, la tentation a dû être grande. Activiste et artiste américain, Brandt Anderson est le fondateur de The Reel Foundation, qui a pour vocation de permettre aux réfugiés et aux individus issus de communautés marginalisées de partager leurs histoires à travers l’art. De cette expérience directe, sincère et inspirée, il livre ce film-événement. Un film cathartique. Tourné en Jordanie, en Turquie et en Grèce, il nous fait suivre au plus près, les parcours croisés de divers acteurs, - les migrants eux-mêmes, un soldat, un passeur, un sauveteur -, de ce drame devenu quotidien en Méditerranée, devenue le plus grand cimetière du monde. Un drame qui reste constamment en équilibre sur la corde de l’humanité, grâce à une écriture brillante, un montage virtuose, la musique somptueuse de Nick Chuba, cette pépite, je le répète, nous bouleverse et nous pose la question cruciale : que ferions-nous, nous spectateurs, dans ces situations où les droits humains sont bafoués, où la guerre défigure l’éthique ?
Pour parfaire l’ensemble, il y a un casting international de haute-volée avec la libanaise Yasmine Al Massri, le syrien Yahya Mahayni, le français Omar Sy, complètement à contre-emploi dans un des rôles les plus antipathiques qu’on puisse imaginer, l’israélien Ziad Bakri ou le grec Constantine Markoulakis… et une foule de seconds rôles tous très bien tenus. Ce n’est pas un film sur les réfugiés, mais un drame où nous sommes les réfugiés ou les sauveteurs impuissants. Ce thriller dramatique s’ouvre par une citation du grand Shakespeare :
Imaginez que vous voyez ces misérables étrangers,
Leurs bébés sur le dos et leurs pauvres bagages,
S’acheminant vers les ports et les côtes pour s’embarquer,
Et que vous trôniez, rois comblés de vos désirs,
L’autorité tout à fait muette devant votre tumulte,
Mais que des droits leur soient reconnus.
Que penseriez-vous d’être ainsi traités ?
Voilà la cause des étrangers.
Et voilà votre inhumanité montagneuse.
Tout est dit, surtout quand on pense que ça était écrit il y a environ 450 ans !
Rémy LE BIHAN
Rémy LE BIHAN

23 abonnés 99 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2026
Avant première Toulon liberté 
Un film haletant , pas une seconde d’ennuis sur le sujet brûlant des migrants, très intéressant et un scénario original
À vour
Lemagducine
Lemagducine

35 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2024
Pour son premier long-métrage, Brandt Andersen sacrifie le fond de son sujet éminemment tragique contre une immersion totale dans une course effrénée de réfugiés politiques en lutte pour la survie. Emballé dans un film choral qui ne manque pas d’audace, car assez bien exécuté lorsqu’il ambitionne de nous partager la frayeur des personnages de The Strangers’ Case. Le film perd cependant en tension à force de multiplier des filons narratifs qui auraient mérité plus d’attention.

https://www.lemagducine.fr/festivals/deauville-2024-the-strangers-case-brandt-andersen-10070685/
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