Film très dur et poignant qui mêle les destinées de personnages très différents pris dans la tourmente de l'exode syrienne des années 2010. Juste et sans pathos, au delà de la réalité de cette tragédie.
Ce film qui raconte l’exil mouvementé et tragique de cette famille syrienne est particulièrement poignant et délivre un véritable impact émotionnel dans sa narration. Le réalisateur a découpé son film en cinq parties axées sur chacun des personnages impliqués dans cette tragédie. Ce découpage cinématographique s’avère être très efficace dans la narration et rend le film passionnant à suivre. Hormis la séquence trop « clichée » avec le passeur ignoble joué par Omar SY, ce nouveau film sur la migration est vraiment une réussite et est intéressant à visionner.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 29/05/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
Film poignant sur les réfugiés syriens tentant d’atteindre Lesbos depuis la Turquie. Le film raconte l’histoire dramatique de diverses personnes depuis la Syrie. À voir absolument.
Évidemment, le sujet du Passage (I was a Stranger en .) frappe par son ambition et sa volonté de traiter les conséquences des guerres, ici la Syrie, à travers les dommages humains, avec l'épreuve épouvantable que constituent la fuite et la trajectoire des désormais réfugiés. Le film commence sur un tempo élevé, au cœur des bombardements d'Alep et assumera jusqu'au bout sa volonté de montrer des images choquantes de violence, tout en cherchant à capter notre attention, c'est souvent le cas, et notre émotion, ce qui l'est moins, principalement pour des raisons de construction bancale du récit. En augmentant au fur et à mesure le nombre de personnages principaux, victimes ou profiteurs de la tragédie de l'exil obligé, le film dilue l'intérêt et ne semble d'ailleurs pas toujours cohérent dans son cheminement narratif, créant parfois des zones de suspense qui frisent l'indécence, eu égard aux drames qui se jouent. Et c'est plutôt maladroitement que Le Passage tente de relier toutes les pièces de son puzzle, avant même d'abandonner plus ou moins cette volonté dans sa conclusion hâtive et frustrante. Si Brandt Andersen, le réalisateur, avait voulu traiter complètement ses différentes histoires, il lui aurait fallu le temps d'une série. Sur à peine plus d'une heure et demie, le résultat ne peut être que décevant, plutôt réussi en tant que film d'action, mais nettement moins sur tous les autres aspects.
Le calvaire de réfugiés en quête d'un monde meilleur, sous plusieurs angles. Beaucoup de sincérité dans les regards, difficile de ne pas s'émouvoir de toutes ces situations dramatiques, comme on y est invité en introduction..
Film pas sorti en France, vu au Brésil. L’histoire d’une famille qui fuit les bombardements du régime El Assad sur Alep, en Syrie, et racontée de différents points du vue. On a la docteure à l’hôpital d’Alep, qui soigne les blessés des deux camps sous les sifflements des obus. Elle finit femme de ménage à Chicago. On a un soldat. On a un passeur (Omar Sy, 1978). On a un capitaine des gardes-côtes grecs, celui qui lance son bateau à la mer pour récupérer ces migrants embarqués sur de maigres embarquations gonflables lancées vers l’ïle de Lesbos.
Pas un grand film, mais un film poignant.
@ les distributeurs français : à quoi ça sert de remplacer le titre original anglais par... un autre titre en anglais ?
En pleine guerre en Syrie, le métrage enchaîne les séquences chocs et émotionnelles. Il montre aussi les conséquences, ceux qui profitent du malheur des déplacés qui ont tout perdu et des hommes providentiels. C'est par le regard et le vécu de plusieurs points de vue que ce drame humain est ainsi raconté. Une aventure poignante et insoutenable aussi tant elle chamboule lors du visionnage.
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2,5
Publiée le 15 février 2026
"I Was a Stranger" est comme un prolongement du court-métrage "Refugee" sur une médecin syrienne qui cherche à quitter le pays. Le même point de départ sauf que chaque événement en entraîne un autre et ainsi de suite. Une histoire chorale divisée en plusieurs chapitres qui montrent la crise des réfugiés du départ à l'arrivée sous différents angles. Tous les maillons de la chaîne, peu importe le camp. Par exemple, Omar Sy incarne un passeur qui ne pense qu'à l'argent. Du réfugié aux garde-côtes grecs, en passant par un soldat et donc un passeur, tout va assez vite, mais l'histoire n'est qu'une succession de clichés. Le style choral est pas mal pour tout couvrir, mais c'est mal structuré, donc les différentes perspectives n'apportent rien à l'histoire. Au final, un film très basique et facile sur le sujet, mais qui est bien incarné.
Vu au Festival International du Film Politique de Carcassonne. Film réalisé par un activiste américain, I was a stranger (the stranger's case) est une réalisation très forte qui nous emporte (le mot n'est pas assez fort) au milieu d'un groupe de migrants. Le montage chapitré nous fait passer d'un protagoniste à l'autre, et l'immersion dans chaque histoire est incroyable. La réalisation au plus près des personnages et les scènes chocs permettent au film, sans ennuyer une seconde, de faire monter l'émotion. L'écriture est très juste et la boucle accompagnée d'un petit twist final résonne comme un slogan engagé. Premier film d'un réalisateur qui a des choses à dire et qui se donne les moyens de ses ambitions. A découvrir !