Note moyenne
4,0
337 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
66 critiques
4
71 critiques
3
29 critiques
2
13 critiques
1
7 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Encore un film qui retrace le livre des misérables ! On aurait pu imaginer une petite touche originale, mais pas du tout. Du bruit, des bons sentiments, beaucoup de figurants, rien de nouveau ! Vincent Lindon, n’incarne pas le personnage et c’est dommage ! Tout ça pour ça. Il y a bien d’autres films, à voir…
j'ai adoré, les acteurs sont extraordinaires. Les images sont très belles, les décors, les costumes magnifiques... Bref, adoré
Le cinéma que l’on aime, dans la lignée des Trois Mousquetaires ou du Comte de Monte-Cristo. Fred Cavayé nous emporte grâce à des acteurs tous plus époustouflants les uns que les autres. Nous sommes nombreux à ne pas avoir vu les 3h passer, signe évident d’un film réussi !
Quand on a vu Gabin , Bourvil, et maintenant lindon et cottin, c'est pareil qu entre un restaurant étoilé et un mac do, on regarde , on oublie très vite, sans parler de la durée, beaucoup trop longue, , bref à l image du cinéma français, il manque juste une chose DES ACTEURS
Quoi de neuf ? Victor Hugo ! Tant qu'il y aura des pauvres et des injustices sociales flagrantes, Les Misérables restera d'actualité et semble vraiment résonner dans la France fracturée que nous connaissons. Après, ce nouveau blockbuster à la française pourrait n'être qu'une adaptation de plus, mais il faut convenir que Fred Cavayé a plutôt bien saisi l'âme du roman et a rendu son enchevêtrement narratif relativement fluide, ce qui est la première condition pour ne pas se lasser sur trois heures de projection. La mise en scène est classique, mais elle est solide, donnant de l'espace à chacun de ses nombreux personnages pour exister. Javert de rage, un brin de Cosette, de vils Thénardier et surtout un Jean Valjean de derrière les fagots, avec un Vincent Lindon puissant, quoique son rôle ait parfois tendance à ressembler à celui d'un super-héros. Ce sont les méchants qui sont les mieux campés, citons entre autres Tahar Rahim, Benjamin Lavernhe et Camille Cottin. Les personnages positifs ont un peu moins d'étoffe, mais s'il n'en fallait qu'un, ce serait celui incarné par une poignante Noémie Merlant. Avec quelques scènes d'action spectaculaires, le film n'oublie toutefois pas la veine romanesque de Hugo et s'il reste un peu lacunaire vis-à-vis de l'œuvre originelle, ceci prouve que Les Misérables résiste toujours à toute transposition cinématographique complète et qu'il faut évidemment revenir au matériau littéraire, inégalable.
Bon
Film qui n'apporte rien aux précédentes versions
Lindon fait du Lindon ne fait pas oublier gabin
Tahar est aussi excellent que le fut blier
Les thenardiers sont honorablement joues
Il y a pourtant un je ne sais quoi qui gâche un peu ce film
Peut être trop d'effets speciaux
Revisiter Les chefs d'œuvres du cinéma signifie donc qu'on n'est plus capables d'écrire des scénarios nouveaux
Film qui n'apporte rien aux précédentes versions
Lindon fait du Lindon ne fait pas oublier gabin
Tahar est aussi excellent que le fut blier
Les thenardiers sont honorablement joues
Il y a pourtant un je ne sais quoi qui gâche un peu ce film
Peut être trop d'effets speciaux
Revisiter Les chefs d'œuvres du cinéma signifie donc qu'on n'est plus capables d'écrire des scénarios nouveaux
Vu en avant-première dans la nouvelle salle géante de l'UGC Maillot en présence des comédiens. Un excellent moment. Alors oui, comme certaines critiques le reprochent, ce ne sont que des stars mais ce casting est prodigieux et cela fonctionne. Une mention spéciale pour Vincent Landon en Jean Valjean et Tahar Rahim en Javert. L'ensemble des actrices sont également bien mises en valeur et ne jouent pas les faire-valoir comme souvent dans ce type de films.
En général je vais au cinéma pour deux raisons : soit pour me divertir et suivre un beau spectacle, soit pour réfléchir à des thématiques plus profondes. Les Misérables fait clairement partie de la première catégorie. Donc ne boudons pas notre plaisir à passer 3 heures devant un grand écran !
En général je vais au cinéma pour deux raisons : soit pour me divertir et suivre un beau spectacle, soit pour réfléchir à des thématiques plus profondes. Les Misérables fait clairement partie de la première catégorie. Donc ne boudons pas notre plaisir à passer 3 heures devant un grand écran !
Film interprété magistralement. J'ai eu le plaisir de voir plusieurs versions des Misérables dans ma vie et j'ai été particulièrement touché par cette interprétation
Je le recommande vivement
Je le recommande vivement
Honnêtement, je ne m'attendais pas à une telle surprise. Ayant gagné ma place pour l'avant première de ce film au Kinepolis de Kirchberg au Luxembourg, je dois dire que ce film m'a scotché du début à la fin. Connaissant à peine le roman de Victor Hugo, je trouves que ce film retrace bien le message de l'oeuvre originale, malgré que je ne sois pas un expert sur le sujet. Par contre, le film, en soi, sous tous ses aspects (casting, jeux de rôles, ambiance, image, bande son, impact émotionnel) est une vraie bombe. Le suspens est tenu jusqu'á la fin, la musique est simplement phénoménale, et les dialogues sont profonds. C'est une bien triste histoire qui retrace une réalité malheureusement constante dans notre société, cette misère qui n'en finit plus pour la majorité et qui profite aux "élus". Bravo pour ce film, un des meilleurs drames que j'ai vu.
J'étais pourtant très enthousiaste à l’idée de (re)découvrir l'œuvre de Victor Hugo sur grand écran, d'autant plus avec un tel casting ! Malheureusement, je suis restée complètement hermétique au film. Aucune émotion ne m'a traversée, un sentiment partagé par la personne qui m'accompagnait.
Je tiens tout de même à saluer la prestation de Camille Cottin, que l'on découvre dans un registre assez inhabituel, ainsi que celle de Noémie Merlant, particulièrement intense. Vassili Schneider apporte également un peu de spontanéité et de naturel à l’ensemble.
Car c’est bien ce qui m’a manqué : de la vie, de l'incarnation. Les dialogues semblent trop souvent récités. Dommage !
Je tiens tout de même à saluer la prestation de Camille Cottin, que l'on découvre dans un registre assez inhabituel, ainsi que celle de Noémie Merlant, particulièrement intense. Vassili Schneider apporte également un peu de spontanéité et de naturel à l’ensemble.
Car c’est bien ce qui m’a manqué : de la vie, de l'incarnation. Les dialogues semblent trop souvent récités. Dommage !
Adapter Les Misérables en moins de trois heures est un exercice particulièrement difficile, tant le roman de Victor Hugo est dense, politique et profondément humain.
Fred Cavayé choisit d’en faire une grande fresque historique, en privilégiant notamment la confrontation entre Jean Valjean et Javert. Le résultat est visuellement ambitieux, avec une reconstitution soignée, des décors impressionnants et un casting solide. Vincent Lindon apporte toute sa gravité à Jean Valjean, tandis que Tahar Rahim compose un Javert particulièrement intéressant dans son obsession de la loi.
Mais cette volonté de rendre le récit accessible et spectaculaire laisse parfois moins de place à la complexité sociale et politique de l’œuvre. Certains passages semblent davantage illustrer le roman qu’en proposer une véritable relecture.
Une adaptation classique et efficace, qui possède de réelles qualités cinématographiques, mais qui aurait gagné à retrouver davantage de la force subversive du texte de Victor Hugo.
Fred Cavayé choisit d’en faire une grande fresque historique, en privilégiant notamment la confrontation entre Jean Valjean et Javert. Le résultat est visuellement ambitieux, avec une reconstitution soignée, des décors impressionnants et un casting solide. Vincent Lindon apporte toute sa gravité à Jean Valjean, tandis que Tahar Rahim compose un Javert particulièrement intéressant dans son obsession de la loi.
Mais cette volonté de rendre le récit accessible et spectaculaire laisse parfois moins de place à la complexité sociale et politique de l’œuvre. Certains passages semblent davantage illustrer le roman qu’en proposer une véritable relecture.
Une adaptation classique et efficace, qui possède de réelles qualités cinématographiques, mais qui aurait gagné à retrouver davantage de la force subversive du texte de Victor Hugo.
Là où des gens trouveraient de l'usure dans la réalisation d'un "blockbuster franchouillard adapté d'un classique de la littérature", on y voit une véritable passion du réalisateur et un travail en amont important autant dans les pièces d'histoire réadaptés que dans son superbe casting.
Un choix de pauses plus courtes entre les intrigues pour garder le film plus animé, une vraie césure entre le passé et le présent, de merveilleuses images et photographies, des acteurs en place vivant pour le rôle, la bande originale (SEIGNEUR, QUELLE MERVEILLE) : ces raisons m'ont donné 3h sans quitter l'écran des yeux, pour mon plus grand plaisir.
Chacun des acteurs a su transmettre à sa manière de magnifiques émotions que ce soit la rage, la résilience, le désespoir à la joie d'une âme qui en rencontre une autre, l'amour, que ce soit les jeunes comédiens comme les plus expérimentés.
Une mention spéciale à Noémie Merlant dans le rôle de Fantine pour son cri du cœur déchirant ainsi qu'à Marie Colomb, cette merveilleuse actrice que j'ai hâte de voir de plus en plus sur Grand écran.
Merci pour votre cœur, pour votre force.
Merci pour tout.
Un choix de pauses plus courtes entre les intrigues pour garder le film plus animé, une vraie césure entre le passé et le présent, de merveilleuses images et photographies, des acteurs en place vivant pour le rôle, la bande originale (SEIGNEUR, QUELLE MERVEILLE) : ces raisons m'ont donné 3h sans quitter l'écran des yeux, pour mon plus grand plaisir.
Chacun des acteurs a su transmettre à sa manière de magnifiques émotions que ce soit la rage, la résilience, le désespoir à la joie d'une âme qui en rencontre une autre, l'amour, que ce soit les jeunes comédiens comme les plus expérimentés.
Une mention spéciale à Noémie Merlant dans le rôle de Fantine pour son cri du cœur déchirant ainsi qu'à Marie Colomb, cette merveilleuse actrice que j'ai hâte de voir de plus en plus sur Grand écran.
Merci pour votre cœur, pour votre force.
Merci pour tout.
On connaît tous l’histoire des Misérables, pour avoir lu, jeune ou moins jeune, le chef d’œuvre de Victor Hugo, pour en avoir étudié quelques passages à l’école, pour avoir déjà vu certaines des nombreuses adaptations qui en ont été faites, ou la célèbre comédie musicale. Envoyé au bagne de Toulon pour avoir volé un pain, Jean Valjean (Louis Peres) est devenu à sa libération, dix neuf ans plus tard, un monstre sans cœur. Sa rencontre avec Mgr Myriel (Frédéric Pierrot) à Digne le transforme. Sous l’identité de Monsieur Madeleine, Valjean (Vincent Lindon) est devenu un chef d’entreprise et le maire de la ville de Montreuil-sur-mer. Fantine (Noémie Merlant), une des employées de sa verroterie, a caché l’existence de sa fille Cosette, abandonnée aux époux Thénardier (Benjamin Lavernhe et Camille Cottin). Valjean promet à Fantine sur son lit de mort de prendre soin de l’enfant, la rachète aux Thénardier et va vivre à Paris où quelques années plus tard, pendant que grondent les émeutes de 1832, l’inspecteur Javert (Tahar Rahim) retrouve sa trace.
"Les Misérables" est un chef d’œuvre indépassable de la littérature. Ses personnages, même les plus secondaires, sont devenus des figures familières et des noms communs. Des générations de lecteurs et de spectateurs en connaissent l’histoire et les rebondissements. J’ai eu la chance de le lire à vingt-cinq ans dans une édition de poche empruntée à ma belle-sœur et en garde un souvenir émerveillé. J’avais vu le film de Robert Hossein en 1982 lors d’une sortie scolaire organisée par mon collège dans un cinéma toulonnais, disparu depuis. Je me souviens même que j’étais assis à côté d’une camarade de cinquième dont j’étais secrètement amoureux. Quelques années plus tard, j’ai eu la chance de voir à Londres la comédie musicale qui en a été tiré, dont il est de bon ton de critiquer le kitsch et qui pourtant m’avait transporté. Mais je m’égare….
Les Misérables a fait l’objet d’un nombre incroyable d’adaptations que même l’intelligence artificielle est incapable de dénombrer : plus de cinquante à travers le monde et entre cent-dix et cent-soixante si on élargit aux téléfilms, aux séries et aux films d’animation. Les plus anciens datent de l’aube du cinéma muet. Nombreux sont ceux qui sont restés dans nos mémoires : Jean Gabin en 1958 avec Bourvil dans le rôle de Thénardier, Lino Ventura en 1982 avec Michel Bouquet dans le rôle de Javert, Jean-Paul Belmondo dans l’adaptation très lellouchienne – et franchement ratée – de 1995, Gérard Depardieu dans la série de Josée Dayan en 2000, Hugh Jackman et plus encore Anne Hathaway en Fantine dans la comédie musicale multi-oscarisée de Tom Hooper en 2012.
La barre était haute pour Fred Cavayé, un réalisateur français chevronné mais plus familier des thrillers urbains que des grandes fresques historiques. Il s’est donné les moyens de la franchir avec un budget conséquent de plus de trente millions d’euros, un casting prestigieux, des décors grandioses et des costumes luxueux.
Le film est très fidèle au livre, même si les puristes relèveront plusieurs libertés pas toujours très utiles : pourquoi diable les avoir braqués dès la première scène du film, avec un plan hideux, en présentant un jeune Valjean travaillant à Paris à la démolition de la Bastille – alors qu’il avait déjà vingt-sept ans et qu’il travaillait comme émondeur dans la Brie ? pourquoi avoir donné une telle importance à la mère de Javert, tireuse de cartes, et avoir inventé à Javert une enfance marseillaise ? pourquoi avoir modifié la mort de Gavroche ? et avoir gommé celle de Jean Valjean ?
Heureusement, ces "Misérables" n’ont pas manqué les plus grands moments du livre, ceux grâce auxquels il occupe cette place presqu’unique au panthéon des lettres : les chandeliers de monseigneur Myriel, la pièce de quarante sous du rémouleur, le sauvetage de Fauchelevent écrasé sous sa charrette, la décadence de Fantine, la rencontre de Valjean et de Cosette, le sacrifice d’Éponine, la poursuite finale dans les égouts… Chacun de ses épisodes, romanesque en diable, émouvrait les pierres et touche en plein cœur le plus a-romantique (j’ai appris le mot et découvert le drapeau correspondant samedi à la Gay Pride) des spectateurs. Pour moi, ce sont les chandeliers de Mgr Myriel qui me touchent au tréfonds, la générosité christique de cet homme d’église – interprété en 1982 dans son tout dernier rôle par l’inoubliable Louis Seigner – et le lent retournement du bagnard que cet épisode métamorphosera à jamais. Cette fois-ci, c’est Éponine qui m’a profondément touchée, peut-être parce qu’elle était jouée avec une profonde candeur et une grande modernité par la ravissante Marie Colomb ("Tout va super", "La Voie royale", "As bestas", "Laetitia").
Le problème de ces "Misérables"-ci est de vouloir faire tenir la totalité de ces épisodes, dans un film qui se veut irréprochable. Il y parvient d’ailleurs en moins de trois heures sans que cette durée obèse soit jamais pesante. Mais à force de vouloir scolairement cocher toutes les cases, Les Misérables s’interdit toute originalité. C’est de la belle ouvrage, incontestablement, qui pourra légitimement avoir le même succès que ceux, enviables, des "Trois Mousquetaires" ou du "Comte de Monte-Cristo". Mais pas une œuvre cinématographique inoubliable.
"Les Misérables" est un chef d’œuvre indépassable de la littérature. Ses personnages, même les plus secondaires, sont devenus des figures familières et des noms communs. Des générations de lecteurs et de spectateurs en connaissent l’histoire et les rebondissements. J’ai eu la chance de le lire à vingt-cinq ans dans une édition de poche empruntée à ma belle-sœur et en garde un souvenir émerveillé. J’avais vu le film de Robert Hossein en 1982 lors d’une sortie scolaire organisée par mon collège dans un cinéma toulonnais, disparu depuis. Je me souviens même que j’étais assis à côté d’une camarade de cinquième dont j’étais secrètement amoureux. Quelques années plus tard, j’ai eu la chance de voir à Londres la comédie musicale qui en a été tiré, dont il est de bon ton de critiquer le kitsch et qui pourtant m’avait transporté. Mais je m’égare….
Les Misérables a fait l’objet d’un nombre incroyable d’adaptations que même l’intelligence artificielle est incapable de dénombrer : plus de cinquante à travers le monde et entre cent-dix et cent-soixante si on élargit aux téléfilms, aux séries et aux films d’animation. Les plus anciens datent de l’aube du cinéma muet. Nombreux sont ceux qui sont restés dans nos mémoires : Jean Gabin en 1958 avec Bourvil dans le rôle de Thénardier, Lino Ventura en 1982 avec Michel Bouquet dans le rôle de Javert, Jean-Paul Belmondo dans l’adaptation très lellouchienne – et franchement ratée – de 1995, Gérard Depardieu dans la série de Josée Dayan en 2000, Hugh Jackman et plus encore Anne Hathaway en Fantine dans la comédie musicale multi-oscarisée de Tom Hooper en 2012.
La barre était haute pour Fred Cavayé, un réalisateur français chevronné mais plus familier des thrillers urbains que des grandes fresques historiques. Il s’est donné les moyens de la franchir avec un budget conséquent de plus de trente millions d’euros, un casting prestigieux, des décors grandioses et des costumes luxueux.
Le film est très fidèle au livre, même si les puristes relèveront plusieurs libertés pas toujours très utiles : pourquoi diable les avoir braqués dès la première scène du film, avec un plan hideux, en présentant un jeune Valjean travaillant à Paris à la démolition de la Bastille – alors qu’il avait déjà vingt-sept ans et qu’il travaillait comme émondeur dans la Brie ? pourquoi avoir donné une telle importance à la mère de Javert, tireuse de cartes, et avoir inventé à Javert une enfance marseillaise ? pourquoi avoir modifié la mort de Gavroche ? et avoir gommé celle de Jean Valjean ?
Heureusement, ces "Misérables" n’ont pas manqué les plus grands moments du livre, ceux grâce auxquels il occupe cette place presqu’unique au panthéon des lettres : les chandeliers de monseigneur Myriel, la pièce de quarante sous du rémouleur, le sauvetage de Fauchelevent écrasé sous sa charrette, la décadence de Fantine, la rencontre de Valjean et de Cosette, le sacrifice d’Éponine, la poursuite finale dans les égouts… Chacun de ses épisodes, romanesque en diable, émouvrait les pierres et touche en plein cœur le plus a-romantique (j’ai appris le mot et découvert le drapeau correspondant samedi à la Gay Pride) des spectateurs. Pour moi, ce sont les chandeliers de Mgr Myriel qui me touchent au tréfonds, la générosité christique de cet homme d’église – interprété en 1982 dans son tout dernier rôle par l’inoubliable Louis Seigner – et le lent retournement du bagnard que cet épisode métamorphosera à jamais. Cette fois-ci, c’est Éponine qui m’a profondément touchée, peut-être parce qu’elle était jouée avec une profonde candeur et une grande modernité par la ravissante Marie Colomb ("Tout va super", "La Voie royale", "As bestas", "Laetitia").
Le problème de ces "Misérables"-ci est de vouloir faire tenir la totalité de ces épisodes, dans un film qui se veut irréprochable. Il y parvient d’ailleurs en moins de trois heures sans que cette durée obèse soit jamais pesante. Mais à force de vouloir scolairement cocher toutes les cases, Les Misérables s’interdit toute originalité. C’est de la belle ouvrage, incontestablement, qui pourra légitimement avoir le même succès que ceux, enviables, des "Trois Mousquetaires" ou du "Comte de Monte-Cristo". Mais pas une œuvre cinématographique inoubliable.
Aprés "Les 3 mousquetaires" et "Le comte de Monte Christo", voici l'adaptation modernisée et relookée du chef d'oeuvre de Victor Hugo.
Et c'est plutôt une réussite. Si la réalisation du film ne présente aucune originalité particulière et suit à la lettre l'oeuvre originale, le casting est hors norme et totalement à la hauteur de l'enjeu dramatique. Avec notamment une Camille Cottin surprenante et un Vincent Lindon convaincant. On ne s'ennuie pas une minute. Le cinéma français à son meilleur.
Et c'est plutôt une réussite. Si la réalisation du film ne présente aucune originalité particulière et suit à la lettre l'oeuvre originale, le casting est hors norme et totalement à la hauteur de l'enjeu dramatique. Avec notamment une Camille Cottin surprenante et un Vincent Lindon convaincant. On ne s'ennuie pas une minute. Le cinéma français à son meilleur.
Même si on connaît déjà l'histoire des Misérables, cette adaptation est vraiment réussie grâce à un casting haut de gamme d'où ressort particulièrement Tahar Rahim en grand méchant impitoyable et Benjamin Lavernhe en Thenardier prêt à toutes les immondices pour sa famille. Le bémol pour moi est la musique du film qui a du mal à amplifier les moments forts du film, comme la scène des barricades.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse