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Vu en avant première, très beau film ,photographie incroyable !!!je recommande de le voir au cinéma !!!
Film fidèle au chef d'œuvre de Victor Hugo. Les interprètes sont littéralement habités par leurs personnages, Vincent Lindon crève l'écran et son rôle en est le véritable fil conducteur. de Waterloo à la révolution de 1848, c'est tout le socle de notre actuelle société qui est rappelé. Un film pour aussi mieux comprendre la valeur de ce que représente nos acquis sociaux et ce qu'à pu être la dureté de la vie à une époque encore pas si lointaine dans notre belle France.
Même si de nouveaux défis nous attendent dans notre société actuelle, la grandeur de cette œuvre et aussi de montrer une foi inébranlable en l'être humain, en sa capacité de résilience et en sa capacité de changer pour devenir meilleur, pourvu que le contexte s'y prête.
J'avais vu le film "Jean Valjean" (Eric Besnard, sorti en novembre 2025), un rappel fort et utile pour toutes celles et ceux qui n'ont plus qu'un lointain souvenir de la fresque de Victor Hugo, mais nullement nécessaire pour apprécier ce film à sa juste valeur.
Même si de nouveaux défis nous attendent dans notre société actuelle, la grandeur de cette œuvre et aussi de montrer une foi inébranlable en l'être humain, en sa capacité de résilience et en sa capacité de changer pour devenir meilleur, pourvu que le contexte s'y prête.
J'avais vu le film "Jean Valjean" (Eric Besnard, sorti en novembre 2025), un rappel fort et utile pour toutes celles et ceux qui n'ont plus qu'un lointain souvenir de la fresque de Victor Hugo, mais nullement nécessaire pour apprécier ce film à sa juste valeur.
"Les Misérables" est probablement l'une des œuvres les plus importantes et connues de la culture populaire française. Alors, quand une nouvelle adaptation de cette histoire débarque en salles, il est peu de dire que l'on ne peut y rester insensible. Surfant sur la vague du retour des grands classiques de notre pays que l'on voit arriver à grands pas depuis le succès de " Le Comte de Monte-Cristo", ce projet-ci emprunte la même direction : y mettre les moyens. En bénéficiant d'un budget de 30 millions d'euros, il était clair que le pari était risqué, mais quand même très intéressant à tenter. Et globalement, même si je vais avoir quelques petites choses à redire par rapport à ce dernier, je trouve que le résultat est à la hauteur de son nom ! Tout d'abord, je pense que l'on peut rapidement évacuer les évidences en ce qui concerne ce genre de productions. Comme il était attendu, et comme on sait très bien le faire en France, la reconstitution de l'époque du film est très réussie. On sent qu'un véritable soin a été apporté aux décors et aux costumes, ce qui aide à renforcer l'immersion. De même, grâce à ce joli budget de départ, de nombreux effets spéciaux ont pu être utilisés afin de renforcer l'approche d'époque, notamment dans les reconstitutions aériennes de certaines villes. Le rendu est donc plutôt convaincant, nous plongeant sans mal dans l'univers recherché par Fred Cavayé. En étant à l'écriture et à la réalisation de ce long-métrage, il est clair que ce dernier se mettait en danger, mais il rend une copie franchement convaincante au vu de l'ampleur de la proposition. Dans sa mise en scène, on pourrait pourtant lui reprocher un côté assez classique dans son approche de l'exposition. Hormis cette idée de toujours recontextualiser le lieu de l'action avant chaque scène en filmant d'abord la ville de loin, il aborde ses séquences de dialogues par une imagerie très banale. Cependant, je ne pense pas que ce soit regrettable. Dans un premier temps, car le casting prend beaucoup de place à l'image, ce qui suffit généralement à retranscrire la puissance de scènes. J'ai notamment beaucoup aimé Vincent Lindon en ce sens, lui qui était l'homme parfait pour aborder ce personnage de Jean Valjean, entre vieillesse et force de la nature. Tout comme je salue l'excellente prestation de Tahar Rahim, qui est probablement l'acteur le plus convaincant du projet. Il est constamment très juste dans cette interprétation détestable de Javert, ce qui montre bien qu'il a réussi son coup. Et pour continuer, même si la mise en scène est effectivement classique dans l'exposition, elle reste assez intéressante dans les séquences demandant plus d'ampleur. Fred Cavayé réussit notamment à ne pas détourner sa caméra de la violence, ce qui renforce la cruauté et l'impact de cette histoire.
spoiler:
La scène dans la rue, à la fin, illustre d'ailleurs parfaitement cela, le combat étant grandiose et vraiment impressionnant. Peut-être que j'aurais aimé que le réalisateur relève un peu plus sa caméra durant tout ce passage, afin de vraiment nous faire ressentir le fait que tout Paris s'était soulevé et pas une simple rue dans un coin isolé. Mais à ce niveau, je chipote.
Maintenant, une fois que l'approche visuelle a été décortiquée, nous pouvons nous attaquer au gros chantier de ce type d'adaptation : l'écriture. Au vu de la densité thématique contenue au sein de l'œuvre originale, il est clair que retranscrire cela dans un seul film paraît suicidaire, même pour une durée de 3 heures ! Cela dit, je trouve que Fred Cavayé a assez bien réussi son coup. À mon sens, chaque personnage parvient à avoir de l'importance au sein de ce scénario, et on retrouve ici bien l'essence du récit d'origine : montrer ce que la misère pousse à commettre. Les différents parcours sont ainsi toujours très différents, mais poussés par une seule approche, à savoir le fait de nous faire ressentir la thématique principale. Forcément, je pense que certaines personnes pourront trouver que cette réécriture manque de subtilité et que la morale autour de la lutte des classes est très "rentre-dedans", mais je trouve au contraire qu'elle est assez fidèle à notre époque moderne. J'ai la sensation qu'elle garde juste ce qu'il faut de la force du récit de Victor Hugo, tout en s'implantant très bien à notre contexte actuel où la question de disparités entre les riches et les pauvres est plus que jamais présente. Le message est alors très frontal, mais je pense que ce serait bien trop perdre l'approche d'origine que de se la jouer plus subtil. La pauvreté n'a jamais rien eu de subtil, et il est bon de le rappeler. Malgré tout, j'aurais un petit reproche à faire à cette réécriture : la manière dont le montage articule tout cela. À ce niveau, je pense principalement à l'introduction, le reste se montrant assez juste de ce point de vue. Si j'ai apprécié la façon dont chaque personnage est introduit, il est clair que les trente premières minutes sont un peu trop denses pour réellement nous accrocher. En se déroulant sur des dizaines d'années d'écart, le début du récit se doit de passer d'une époque à l'autre, tout en passant également d'un personnage à l'autre, sans temps mort. Malheureusement, il est vrai que la copie rendue apparaît parfois comme brouillonne et pourra déstabiliser les moins connaisseurs de cette histoire. Le film optant pour une narration sans chapitrage et sans panneau de texte afin de signaler la temporalité au spectateur, il faudra être bien concentré pour réussir à tout suivre. Cependant, je n'irai pas reprocher cette idée à Fred Cavayé, car j'ai tout de même apprécié la proposition. Il n'a pas souhaité sauter à pieds joints dans la simplicité, en n'indiquant pas frontalement tous les éléments nécessaires à la compréhension du récit au spectateur, ce qui est honorable sur le papier. Cela lui permet de nous faire profiter de l'ampleur de cette histoire, ce qui n'est pas une mauvaise chose. Il restera donc à savoir si ce montage très brusque aura de mauvaises répercussions sur sa compréhension, mais, à ce niveau, chacun en sera son propre juge. Par conséquent, j'ai plutôt apprécié mon visionnage de cette adaptation. Elle n'est pas parfaite sur tous les points, mais il est clair que le travail a été bien fait. On sent un vrai devoir de respect au sein de ce film, tout en comprenant bien la patte que Fred Cavayé a souhaité apporter en plus. Les petites touches de modernité sont ainsi assez appréciables, ce qui permettra à ce récit de continuer à perdurer dans le temps. Pour conclure, un défi franchement relevé !
Maintenant, une fois que l'approche visuelle a été décortiquée, nous pouvons nous attaquer au gros chantier de ce type d'adaptation : l'écriture. Au vu de la densité thématique contenue au sein de l'œuvre originale, il est clair que retranscrire cela dans un seul film paraît suicidaire, même pour une durée de 3 heures ! Cela dit, je trouve que Fred Cavayé a assez bien réussi son coup. À mon sens, chaque personnage parvient à avoir de l'importance au sein de ce scénario, et on retrouve ici bien l'essence du récit d'origine : montrer ce que la misère pousse à commettre. Les différents parcours sont ainsi toujours très différents, mais poussés par une seule approche, à savoir le fait de nous faire ressentir la thématique principale. Forcément, je pense que certaines personnes pourront trouver que cette réécriture manque de subtilité et que la morale autour de la lutte des classes est très "rentre-dedans", mais je trouve au contraire qu'elle est assez fidèle à notre époque moderne. J'ai la sensation qu'elle garde juste ce qu'il faut de la force du récit de Victor Hugo, tout en s'implantant très bien à notre contexte actuel où la question de disparités entre les riches et les pauvres est plus que jamais présente. Le message est alors très frontal, mais je pense que ce serait bien trop perdre l'approche d'origine que de se la jouer plus subtil. La pauvreté n'a jamais rien eu de subtil, et il est bon de le rappeler. Malgré tout, j'aurais un petit reproche à faire à cette réécriture : la manière dont le montage articule tout cela. À ce niveau, je pense principalement à l'introduction, le reste se montrant assez juste de ce point de vue. Si j'ai apprécié la façon dont chaque personnage est introduit, il est clair que les trente premières minutes sont un peu trop denses pour réellement nous accrocher. En se déroulant sur des dizaines d'années d'écart, le début du récit se doit de passer d'une époque à l'autre, tout en passant également d'un personnage à l'autre, sans temps mort. Malheureusement, il est vrai que la copie rendue apparaît parfois comme brouillonne et pourra déstabiliser les moins connaisseurs de cette histoire. Le film optant pour une narration sans chapitrage et sans panneau de texte afin de signaler la temporalité au spectateur, il faudra être bien concentré pour réussir à tout suivre. Cependant, je n'irai pas reprocher cette idée à Fred Cavayé, car j'ai tout de même apprécié la proposition. Il n'a pas souhaité sauter à pieds joints dans la simplicité, en n'indiquant pas frontalement tous les éléments nécessaires à la compréhension du récit au spectateur, ce qui est honorable sur le papier. Cela lui permet de nous faire profiter de l'ampleur de cette histoire, ce qui n'est pas une mauvaise chose. Il restera donc à savoir si ce montage très brusque aura de mauvaises répercussions sur sa compréhension, mais, à ce niveau, chacun en sera son propre juge. Par conséquent, j'ai plutôt apprécié mon visionnage de cette adaptation. Elle n'est pas parfaite sur tous les points, mais il est clair que le travail a été bien fait. On sent un vrai devoir de respect au sein de ce film, tout en comprenant bien la patte que Fred Cavayé a souhaité apporter en plus. Les petites touches de modernité sont ainsi assez appréciables, ce qui permettra à ce récit de continuer à perdurer dans le temps. Pour conclure, un défi franchement relevé !
Nouvelle adaptation du roman de Victor Hugo, le film de Fred Cavayé ne nous donne pas l'impression d'être calibré pour le grand écran. Je m'attendais à une réalisation plus majestueuse, de quoi nous tenir en haleine des presque 3h de film et seule la scène des barricades offre un peu de spectacle.
Film vu en avant première hier, merveilleuse adaptation. J'ai redecouvert ce chef d'œuvre de Victor Hugo, et pourtant j'avais déjà vu d'autres adaptations. Les parti pris du réalisateur mettent en valeur les personnages féminins et ld discours de Victor Hugo...qui résonne tellement avec le moment présent. Je n'oublie pas un grand merci aux acteurs, un casting 5 qui fait son job à la perfection
Bravo pour ce chef-d'œuvre. Je n'arrive pas à imaginer le nombre d'heures qu'il a fallu pour créer et monter les décors, tourner les scènes, sans oublier les costumes et après le mixage quel travail minutieux, artistique. Bons vents au film et à vous pour d'autres aventures. Je finirai pas saluer la maestria des acteurs. Grand grand Merci.
Il faudrait rebaptiser le film :" les mizeroides ou Javert, le retour" car là on est très loin d'Hugo. Beaucoup de choses modifiées ce qui rend le film incompréhensible à la fin. Des passages importants tout à fait éludés. Bref grosse déception. Apparemment le scénariste se croit plus fort qu’Hugi et bien il a tort.
Vu en avant-première. Les acteurs sont talentueux. Chaque personnage est joué avec brio. Pour moi, ce film est à la hauteur du roman de Victor Hugo et prouve à quel point Les Misérables est un chef d'œuvre intemporel.
Vu en avant-première ce dimanche 4 octobre, Les Misérables de Fred Cavayé s’attaque à l’un des monuments de la littérature française avec une ambition claire : retrouver derrière la fresque de Victor Hugo les hommes et les femmes, leurs blessures, leurs contradictions et cette éternelle confrontation entre la loi et la justice.
Jean Valjean retrouve la liberté après dix-neuf années de bagne pour avoir volé un pain. Cette liberté reste pourtant très relative. Son passé le suit partout, le condamnant au regard des autres et lui rappelant constamment qu’aux yeux de la société, un homme ayant purgé sa peine reste encore un ancien bagnard.
Valjean choisit pourtant de changer.
Sous une nouvelle identité, il reconstruit son existence et devient progressivement un notable respecté. Sa rencontre avec Fantine bouleverse cette trajectoire. Alors que la jeune ouvrière est mourante, il lui promet de retrouver et protéger sa fille Cosette, exploitée par les Thénardier.
Mais une autre figure refuse de croire qu’un homme puisse réellement échapper à ce qu’il a été : Javert.
Fred Cavayé trouve dans cette opposition le véritable moteur de son adaptation. Jean Valjean et Javert ne représentent pas seulement deux personnages antagonistes. Ils incarnent deux conceptions de la justice.
Pour Javert, la loi définit une frontière claire entre ceux qui la respectent et ceux qui l’ont transgressée. Valjean représente au contraire tout ce que cette vision ne parvient pas à accepter : la possibilité qu’un homme change.
Vincent Lindon possède naturellement la gravité nécessaire pour incarner Jean Valjean. Sa présence physique raconte déjà une partie du personnage. Il suffit parfois d’un regard ou d’une démarche pour percevoir le poids du bagne et des années passées à tenter de devenir un autre homme.
Son Valjean n’est pourtant jamais transformé en saint. Sa bonté est une conquête permanente. Faire le bien n’efface pas son passé : cela devient une manière de décider quotidiennement ce qu’il souhaite désormais être.
Face à lui, Tahar Rahim compose un Javert particulièrement intéressant parce qu’il évite d’en faire un simple persécuteur. Son obsession pour Valjean révèle progressivement les limites de sa propre conception du monde. Plus l’ancien forçat accomplit des actes de générosité, plus Javert se retrouve confronté à une contradiction qu’il ne sait pas résoudre.
Camille Cottin apporte de son côté une autre énergie à cette fresque où les destins individuels finissent constamment par rencontrer les fractures sociales de leur époque.
Fred Cavayé privilégie l’efficacité narrative. Le réalisateur conserve la dimension romanesque du récit tout en cherchant à maintenir une tension presque permanente. La traque de Valjean traverse ainsi le film comme un thriller historique : même lorsqu’il semble avoir enfin construit une existence stable, Javert demeure quelque part dans son sillage.
Mais réduire Les Misérables à cette poursuite serait oublier ce qui rend le texte de Victor Hugo toujours aussi puissant.
La misère traverse chaque trajectoire. Celle qui conduit Fantine vers la chute, celle qui condamne des enfants à dépendre d’adultes sans scrupules et celle qui transforme le vol d’un pain en une condamnation capable de déterminer toute une existence.
Lorsque Paris s’embrase, la destinée personnelle de Valjean rejoint alors une colère collective. La révolution n’est plus seulement un spectaculaire arrière-plan historique : elle prolonge la question qui accompagne le personnage depuis sa sortie du bagne. Que vaut une société lorsque sa loi ne suffit plus à produire de la justice ?
L’ampleur du roman oblige évidemment à faire des choix. Certaines trajectoires sont condensées et les connaisseurs de Victor Hugo pourront regretter que quelques personnages ou dimensions du texte disposent de moins d’espace. Mais cette concentration donne également au film son mouvement.
Fred Cavayé ne cherche pas à remplacer Hugo. Il tente plutôt de retrouver ce qui, près de deux siècles plus tard, continue à rendre son histoire profondément contemporaine : la pauvreté, l’exclusion, la possibilité de se reconstruire et surtout cette interrogation essentielle sur le droit à une seconde chance.
Cette nouvelle adaptation de Les Misérables trouve sa force lorsqu’elle revient à l’affrontement moral entre Jean Valjean et Javert. Vincent Lindon apporte au premier une humanité massive et profondément blessée, tandis que Tahar Rahim donne au second suffisamment de complexité pour dépasser la figure du policier implacable. Fred Cavayé livre une fresque populaire, sombre et accessible, portée par une question qui n’a rien perdu de sa force : sommes-nous définitivement condamnés par ce que nous avons fait, ou devons-nous être jugés sur ce que nous choisissons ensuite de devenir ? Une adaptation généreuse qui donne surtout envie de replonger dans l’immense humanité de Victor Hugo.
Jean Valjean retrouve la liberté après dix-neuf années de bagne pour avoir volé un pain. Cette liberté reste pourtant très relative. Son passé le suit partout, le condamnant au regard des autres et lui rappelant constamment qu’aux yeux de la société, un homme ayant purgé sa peine reste encore un ancien bagnard.
Valjean choisit pourtant de changer.
Sous une nouvelle identité, il reconstruit son existence et devient progressivement un notable respecté. Sa rencontre avec Fantine bouleverse cette trajectoire. Alors que la jeune ouvrière est mourante, il lui promet de retrouver et protéger sa fille Cosette, exploitée par les Thénardier.
Mais une autre figure refuse de croire qu’un homme puisse réellement échapper à ce qu’il a été : Javert.
Fred Cavayé trouve dans cette opposition le véritable moteur de son adaptation. Jean Valjean et Javert ne représentent pas seulement deux personnages antagonistes. Ils incarnent deux conceptions de la justice.
Pour Javert, la loi définit une frontière claire entre ceux qui la respectent et ceux qui l’ont transgressée. Valjean représente au contraire tout ce que cette vision ne parvient pas à accepter : la possibilité qu’un homme change.
Vincent Lindon possède naturellement la gravité nécessaire pour incarner Jean Valjean. Sa présence physique raconte déjà une partie du personnage. Il suffit parfois d’un regard ou d’une démarche pour percevoir le poids du bagne et des années passées à tenter de devenir un autre homme.
Son Valjean n’est pourtant jamais transformé en saint. Sa bonté est une conquête permanente. Faire le bien n’efface pas son passé : cela devient une manière de décider quotidiennement ce qu’il souhaite désormais être.
Face à lui, Tahar Rahim compose un Javert particulièrement intéressant parce qu’il évite d’en faire un simple persécuteur. Son obsession pour Valjean révèle progressivement les limites de sa propre conception du monde. Plus l’ancien forçat accomplit des actes de générosité, plus Javert se retrouve confronté à une contradiction qu’il ne sait pas résoudre.
Camille Cottin apporte de son côté une autre énergie à cette fresque où les destins individuels finissent constamment par rencontrer les fractures sociales de leur époque.
Fred Cavayé privilégie l’efficacité narrative. Le réalisateur conserve la dimension romanesque du récit tout en cherchant à maintenir une tension presque permanente. La traque de Valjean traverse ainsi le film comme un thriller historique : même lorsqu’il semble avoir enfin construit une existence stable, Javert demeure quelque part dans son sillage.
Mais réduire Les Misérables à cette poursuite serait oublier ce qui rend le texte de Victor Hugo toujours aussi puissant.
La misère traverse chaque trajectoire. Celle qui conduit Fantine vers la chute, celle qui condamne des enfants à dépendre d’adultes sans scrupules et celle qui transforme le vol d’un pain en une condamnation capable de déterminer toute une existence.
Lorsque Paris s’embrase, la destinée personnelle de Valjean rejoint alors une colère collective. La révolution n’est plus seulement un spectaculaire arrière-plan historique : elle prolonge la question qui accompagne le personnage depuis sa sortie du bagne. Que vaut une société lorsque sa loi ne suffit plus à produire de la justice ?
L’ampleur du roman oblige évidemment à faire des choix. Certaines trajectoires sont condensées et les connaisseurs de Victor Hugo pourront regretter que quelques personnages ou dimensions du texte disposent de moins d’espace. Mais cette concentration donne également au film son mouvement.
Fred Cavayé ne cherche pas à remplacer Hugo. Il tente plutôt de retrouver ce qui, près de deux siècles plus tard, continue à rendre son histoire profondément contemporaine : la pauvreté, l’exclusion, la possibilité de se reconstruire et surtout cette interrogation essentielle sur le droit à une seconde chance.
Cette nouvelle adaptation de Les Misérables trouve sa force lorsqu’elle revient à l’affrontement moral entre Jean Valjean et Javert. Vincent Lindon apporte au premier une humanité massive et profondément blessée, tandis que Tahar Rahim donne au second suffisamment de complexité pour dépasser la figure du policier implacable. Fred Cavayé livre une fresque populaire, sombre et accessible, portée par une question qui n’a rien perdu de sa force : sommes-nous définitivement condamnés par ce que nous avons fait, ou devons-nous être jugés sur ce que nous choisissons ensuite de devenir ? Une adaptation généreuse qui donne surtout envie de replonger dans l’immense humanité de Victor Hugo.
Aussi bon que le conte de montecristo ou De Gaule ! Tout est reussi dans ce film
Même si 30 min de moins aurait été préférable
Même si 30 min de moins aurait été préférable
Vu en avant-première dimanche 4 octobre. La mise en scène est soignée surtout lors des scènes de bataille ( waterloo, barricade) et le budget paraît important mais le film est bien trop long (3H), surtout dans sa première partie. J’ai aimé Vincent Lindon, Tahar Rahim, Camille Cottin, Benjamin Laverhne.
Œuvre difficilement adaptable, les americains s’y sont déjà cassé les dents. Le rythme peine à être soutenu et certaines prestations d’acteur sont en dessous.
Fred Cavayé est un réalisateur efficace et fécond….Il s’attaque ici à une œuvre classique, Les misérables. D’après Victor Hugo. Chef d’œuvre de la littérature que je considère immortel. Je ne compte pas le nombre d’adaptations au cinéma. Mais on ne se lasse jamais. Pour en revenir au film, n’ayez pas peur de la durée du film. Trois heures, c’est long, mais cela peut être court. Car la magie du scénario, de la mise en scène opère. Et Quel casting. Vincent Lindon, est toujours présent, capitaine courageux, Jean Valjean autoritaire et bienveillant….Camille Cottin, est percutante. Benjamin Lavernhe
Sait jouer les méchants, c’est incontestable. Mais deux acteurs sont lumineux dans ce film. Tahar Rahim ( l’impitoyable Javert) et la petite mais immensément belle Cosette ( Giulia Sagnier), quel talent. Elle vieillira elle aussi dans le film, sera alors Megan Northam. Tout cela fonctionne admirablement grâce au génie de Victor Hugo. Chef d’œuvre, vous dis je. Et le film le rend bien.
La bande musicale est aussi importante et bienvenue. Elle accentue les émotions. Et de l’émotion, il y en avait à la fin de la séance, de l’avant première. Au Celtic de Brest. Certains spectateurs ont eu du mal à quitter leur fauteuil. Bon, cela reste du cinéma grand public. Le livre est forcément inégalable. Relisez le . L’humanité toute entière y est, avec de magnifiques citations . Que tout cela est immortel. Merci Victor Hugo.
Sait jouer les méchants, c’est incontestable. Mais deux acteurs sont lumineux dans ce film. Tahar Rahim ( l’impitoyable Javert) et la petite mais immensément belle Cosette ( Giulia Sagnier), quel talent. Elle vieillira elle aussi dans le film, sera alors Megan Northam. Tout cela fonctionne admirablement grâce au génie de Victor Hugo. Chef d’œuvre, vous dis je. Et le film le rend bien.
La bande musicale est aussi importante et bienvenue. Elle accentue les émotions. Et de l’émotion, il y en avait à la fin de la séance, de l’avant première. Au Celtic de Brest. Certains spectateurs ont eu du mal à quitter leur fauteuil. Bon, cela reste du cinéma grand public. Le livre est forcément inégalable. Relisez le . L’humanité toute entière y est, avec de magnifiques citations . Que tout cela est immortel. Merci Victor Hugo.
Vu en avant première ! Mis à part l'histoire qui porte des valeurs toujours actuelles : la ténacité, le respect de la parole donné, le devoirs, la morale (ou pas), la justice... ce film est tenu par un casting incroyable, porté par une musique fantastique et mis en scène avec brio ! Les femmes sont au coeur de l'histoire sans épenchement, ni pathétisme ! Vincent Lindon est parfait et juste dans son role de Jean Valjean. Même si l'ensemble du roman ne peut être retranscrit, tout est traité. Courrez le voir !
Film vu en avant-première à Orthez (64) le 4 octobre 2026. Film qui a suscité presque aucune émotion malgré le bon jeu des acteurs Vincent Lindon et Tahar Rahim. Toujours difficile de faire d'une grande oeuvre littéraire un film, quelques infidélités par rapport au roman. Je ne me suis pas ennuyée mais je ne recommanderais pas ce film non plus.
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