Cédric Klapisch s’est fait une réputation de bon réalisateur malgré des films qui n’ont pas toujours été de qualité, celui-ci en est la preuve incontestable.
Un film tout en finesse, les va et vient temporel sont juste sublimes, un film qui n'est pas sans rappeler ( dans un autre contexte ) le péril jeune. Klapich sait génialement valser entre les époques, film émouvant par certains aspect, la découverte de l'ancien et l'imaginaire qu'il procure est ici remarquablement raconté .....
Cédric Klapisch n’avait pas tourné depuis "En corps" en 2022, et son retour avec "La Venue de l’avenir" se place à la croisée du passage du temps et la construction de soi. On y suit deux époques en miroir entre mémoire et transmission. La partie contemporaine est sans conteste la plus réussie. Autour d'un casting reconnu, c'est le petit rôle de Cécile de France qui apporte un vent d'originalité avec sa performance. Les séquences du passé peinent quant à elle à convaincre. Suzanne Lindon ne parvient pas à incarner le charisme attendu. Klapisch semble parfois hésiter entre chronique intime et fresque générationnelle. Un retour correct mais sans grande audace.
Un intéressant dialogue entre passé et présent. Le film est ambitieux, et porte une réflexion sur l’art et le progrès. Les personnages ne sont pas tous aussi intéressants : certains s’en tirent bien (l’apiculteur, le créateur de contenu) d’autres sont moins inspirés ou stéréotypés (le professeur de français, l’ingénieure arrogante, le grand père cool avec appartement de rêve dans le centre de Paris). Les dialogues sont inegalement inspirés, alternant bonnes idées et platitudes.
L'idée est sympathique, les acteurs aussi, je me suis laissée porter sans être passionnée pour autant. L'histoire de chaque être qui s'oublie ou que l'on souhaite réveiller !
Très bon film qui montre, entre autres, l'importance de l'héritage culturel familial qu'on le veuille ou non. Et qu'il est utile de creuser l'histoire de ses ancêtres proches pour comprendre certaines logiques de proches et certains principes dont on a automatiquement hérité. On peut alors les réinterroger pour mieux les conserver ou les remettre en cause. Déconstruire pour mieux (se) reconstruire.
Quel magnifique hommage à l’amour, la liberté et la fraternité, avec en prime, ce clin d’œil à l’instruction publique, à la république et à la culture. Le jeu des acteurs et la diversité des rôles rend compte de leur talent et de celui exceptionnel de Klapisch et son cinéma d’auteur . Un immense merci!
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3,5
Publiée le 31 octobre 2025
« C'est toute l'histoire de votre famille. » Après avoir reçu la nouvelle d'un héritage, des personnes choisies parmi les nombreux héritiers sont chargées de faire le tri dans les affaires de leur ancêtre. Une occasion pour en apprendre sur leur famille, mais aussi sur eux-mêmes... L'histoire de cette famille est partagée entre le présent et le passé avec Adèle qui se rend à Paris pour rechercher sa mère. Des époques avec des différences, mais aussi pas mal de similitudes notamment l'art qui traverse les époques. Des personnes qui se cherchent, mais qui se questionnent également sur ce qu'ils laisseront derrière eux. L'héritage, qu'il soit familial ou culturel, est donc au centre du récit. Cédric Klapisch aime les histoires avec beaucoup de personnages et il n'en néglige aucun. J'ai autant apprécié les moments en 1895 qu'à notre époque. Il y a d'un côté, la découverte de Paris et de soi pour Adèle à travers sa quête d'identité et de l'autre, un regard plus intime sur la famille et les problèmes du quotidien. Une belle histoire pour ce qu'elle évoque et surtout pour ce qu'elle éveille chez chacun d'eux. C'est amusant et touchant avec une très attachante galerie de personnages. Bref, encore un bon film pour Cédric Klapisch.
Très bon téléfilm qui se regarderait sur Arte avec beaucoup de plaisir. Et pour ceux qui s'ennuieraient en le regardant, comptez les participations de fils et filles de... C'est une farandole tout du long; du pire, Abraham Wapler, Julia Piaton, Paul Kircher, Vassili Schneider, Suzanne Lindon (ses scènes de tristesse sont dans le cliché du mauvais jeux) au meilleur, Sara Giraudeau. On est malheureusement loin des réussites de Mr Klapisch qui présentait de nouveaux visages, de nouveaux talents. Pas de prise de risques, avec, dans ce film des acteurs vu et revu, qui doivent surement changer de costumes ou vêtements à longueur de journées au rythme de leurs tournages puisque nous restons actuellement dans un milieu fermé. Dommage pour la fraicheur et la nouveauté...
Quatre des trente héritiers d'une maison abandonnée partent à la rencontre de leur ancêtre Adèle, née dans les environs du Havre à la fin du XIXème siècle. Et c'est la rencontre incroyable, inattendue avec cette peinture, au cœur de cette masure telle une capsule du temps... ️ Entre généalogie, voyage temporel, recherche de leurs origines, plongée transgénérationelle, quête de l'histoire de leur ancêtre à travers des découvertes de trésors, transmission et tant de passions, le récit suit une double temporalité de notre époque actuelle à la fin du XIXème siècle. La réalisation menée d'une main de maître nous embarque et au moment où le générique de fin défile, le public reste absorbé devant l'écran. C'est tellement beau.
Un très beau film, plein d’émerveillement pour les yeux, les oreilles, le coeur et l’âme. En effet, tout virevolte dans ce film autour d’une belle histoire bien contée et superbement mise en scène. Les musiques sont bien choisies. La famille est au cœur des émotions. Elle est première et nous relie à l’âme française de nos histoires personnelles et de notre histoire collective. Superbe.