Cervantes avant Don Quichotte
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48 critiques spectateurs

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Laurent L
Laurent L

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2025
Comme chaque fois, Amenàbar choisit un décor nouveau et en tire un film divertissant, intelligent, souvent émouvant, plein de rebondissements et surprenant par la façon dont des sujets contemporains sont traités (l'affrontement des religions, le dialogue des cultures, la place de l'homosexualité). Comme il l'avait fait dans Agora, l'histoire très bien menée et classique dans son déroulement sert de prisme à la découverte d'un moment de l'histoire de la Méditerranée. Dans une Alger barbaresque où les pachas turcs mènent une vie très libre mais tiennent le pouvoir d'une main de fer, les prisonniers catholiques sont obsédés par le péché, chacun se cramponne à son identité culturelle et a besoin de l'autre pour conforter son identité. Dans cette prison, un imposteur, un ruffian, un jeune homme qui n'a pas encore trouvé sa voie, cherche sa place comme conteur, comme leader, comme cœur en quête d'amour. Contrairement à ce que je lis dans les critiques et ce que la controverse en Espagne pourrait laisser penser, il n'est pas question de rendre Cervantès homosexuel (pour ceux que ça pourrait choquer), c'est tellement plus romanesque et subtil que ça. Alors n'hésitez pas et donnez à ce film le succès qu'il mérite !
Corine Ehly
Corine Ehly

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2025
J’ai trouvé ce film imaginatif et captivant. Les images sont belles et les relations humaines crédibles. On ne s’ennuie pas une minute pourtant 2 h c’est long
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2025
Très intéressant film d'Alejandro Amenábar qui se concentre sur les cinq années de détention de l’écrivain, dont il utilise quelques zones d’ombre pour bâtir sa fiction ! Ce drame brosse un tableau quelque peu intrigant de la société Algéroise du XVIe siècle . Les performances des charismatiques Julio Peña et Alessandro Borghi sont suffisamment nuancées pour qu'on croie a minima à leur liaison !
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2025
Un bon film , assez original, qui s’intéresse à la vie de Cervantes dans sa jeunesse ,et qui va nous permettre de découvrir la vie rude , tumultueuse et guerrière des habitants du bassin méditerranéen au XVIe siècle . Les Maures chassés d’Espagne, installés à Alger sont sous domination Ottomane et les grandes villes du Maghreb deviennent des repères de pirates organisés et presque officiels . Ils enlèvent massivement des catholiques Européens ,( les historiens évaluent à plusieurs centaines de milliers d’européens enlevés et convertis de force durant ce siècle ). lls les emmènent à Alger (entre autres) , comme esclaves, soit pour demander des rançons, pour les nobles comme Cervantès, soit pour les utiliser comme esclaves ou les placer comme « garçons » dans les Barbors shops. Très belle description de l’époque, belle reconstitution de Alger ,de sa Kasbah , des marchés, du souk, des petits commerces exotiques ,du harem, des hammams, et de la vie quotidienne de l’époque.
Et puis il y a bien sûr le cheminement de ce jeune prisonnier qui passera 5 ans dans cette « prison » et qui se découvrira des talents d’imagination, de conteur, avant de pouvoir retourner en Castille pour devenir le plus grand écrivain en langue castillane, et auteur du célèbre « Don Quijotte » .
Cheminement personnel, endurance, rêverie, naissance de sentiments, nous assistons à l’évolution du personnage, comme une sorte de parcours initiatique. Le film doit alors un peu romancer, car il n’y a pas beaucoup de traces de la vie dans cette citadelle mauresque, ou sur la vie privée de Cervantès pendant ces 5 années. Idem, pour la romance avec le Pacha.
Amenabar ,qui réussit plutôt son film, avoue qu’il a « inventé » ou « supposé » cette romance sous le tropisme du XXeme siècle. Pour moderniser le sujet, et le rendre « gay friendly », pour valider aussi le jeunisme et le paganisme du XXIe siècle et la « théorie des petits plaisirs », développer par les deux héros.
C’est une interprétation, c’est une extrapolation, qui a gêné en Espagne, les puristes, les littéraires n’ayant pas apprécier que l’on « travestisse » la réalité, car aucun élément historique n’est là pour l’appuyer. Seules sont documentées les 4 tentatives d’évasion de Cervantes, et sa libération finale , très bien racontés dans le film.
Cette attraction amoureuse est très bien filmée, de beaux moments de cinéma, avec deux acteurs excellent qui sont au sommet, beaucoup de délicatesse donc dans l’approche, et une maestria à la réalisation pour Amenabar qui démontre ici tout son talent.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2025
Plus qu’un biopic sur Miguel de Cervantes (1547-1616) ou Michel de Cervantès pour les francophones, qui passe pour être le plus grand écrivain espagnol (ne dit-on pas la langue de Cervantès pour désigner la langue espagnole, comme Molière pour le français), le réalisateur s’est focalisé sur sa période de captivité à Alger (1575-1580) : il a été capturé, à 28 ans, par des Barbaresques lors de son retour en Espagne (via la Grèce et la Tunisie), après la bataille de Lépante [dans le golfe de Patras, en Grèce et qui opposait la flotte ottomane de Sélim II (fils et successeur de Soliman Le Magnifique) et la flotte de la Sainte-Ligue (Espagne, Venise, Gènes, états pontificaux et Savoie), victorieuse] le 7 octobre 1571 (à 24 ans) où il a été blessé au bras gauche (d’où son surnom de manchot). Outre le contexte historique (lutte pour le contrôle de la Méditerranée au XVIe s, depuis l’entrée des Ottomans en Europe en 1354, la chute de Constantinople en 1453, et l’extension maximale de l’empire ottoman en 1590), le réalisateur illustre simultanément 2 thèmes. D’une part, la dialectique hégélienne du maitre et de l’esclave [in « Phénoménologie de l’esprit » (1807)], à travers la relation entre Michel de Cervantes (l’Espagnol Julio Peña Fernández, 25 ans) et le pacha d’Alger, Hassan, spoiler: Vénitien converti à l’islam
(l’Italien Alessandro Borghi, 39 ans), spoiler: tout en y incluant une note d’homosexualité
: on est loin du cliché du harem aux femmes belles et lascives mais pourquoi pas, une telle suggestion avait aussi été utilisée par Olivier Py, dans son « Molière imaginaire » (2024). D’autre part, les sources de la création artistique et littéraire : spoiler: Cervantès, à la façon de Shéhérazade dans « Les mille et une nuits », doit inventer et raconter une histoire, « Le captif », au pacha d’Alger afin d’éviter son exécution (par empalement)
, expérience qui nourrira ultérieurement son écriture de « L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Mancha » (1er volume en 1605, à 58 ans), premier roman moderne. Seul bémol, la réalisation, à la superbe photographie d’Alex Catalán et la belle reconstitution d’Alger, reste académique (ralentissant l’immersion du spectateur) et qui aurait pu être écourtée (durée = 2h14).
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2025
Episode pas connu de la vie de cet écrivain donc intéressant. Belle reconstitution de cette époque meme si c'est difficile de dire si c'est proche de la réalité ou non , acteurs bien dans l'ensemble , un peu long.
Chunyi Hu
Chunyi Hu

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2025
Très bien j'ai bien aimé cette film, les actors sont très beaux et ils ont joué bien.... Je vous conseil d'aller le regarder
Chris
Chris

16 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2025
Pour les décors. Et les acteurs. J'avais un bon à priori, adorant les films historiques et au vue des critiques..Mais quelle déception. Début prometteur puis plus rien, le film est long et creux et s'enlise sans fil conducteur. spoiler: Étonnant également de nous le présenter comme homosexuel, (ce qui fait d'ailleurs débat en Espagne) [
spoiler][/spoiler]. Dommage.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2025
Ai vu « Cervantes avant Don Quichotte » d’Alejandro Amenabar. Le programme est dans le titre, le film relate les cinq années de captivité du jeune Cervantès (Julio Pena) dans la ville d’Alger en 1575, où il a été capturé par le Sultan de la ville. En échange de récits qu’il invente quotidiennement les conditions de détention du jeune homme spoiler:
s’assouplissent de plus en plus spoiler:
. Ses codétenus sont fascinés par ses histoires qui ménagent le storytelling et le cliffhanger et le Sultan (Alessandro Borghi) spoiler:
est très attiré par le conteur futur homme de lettres spoiler:
. Le scénario part du principe que Cervantès était homosexuel ce qui n’a jamais été vérifié. L’Alger reconstitué à force d’images de synthèse dans un esprit très Walt Disney époque « prince Ali » où tout est rutilant, ex(r)otique, enlève toute crédibilité historique. Nous avons l’impression d’assister à un son et lumière et nous ne serions pas surpris que les prisonniers entonnent une chanson avec chorégraphie quand bien même avec des chaines aux chevilles. Tout parait invraisemblable et on ne comprend pas bien quel est l’intérêt d’un tel projet. Les très nombreuses scènes assez sensuelles dans le hammam, chez le barbier et dans le harem du Sultan ont l’esthétique des films érotiques de M6 dans les années 90. Puisqu’entre deux narrations et deux scènes de séduction, Cervantès a le mal du pays spoiler:
il se met à rêver aux moulins de la Mancha spoiler:
ce qui prévaut quelques références maladroites à Don Quichotte. Cette version Shéhérazadienne et gay de la jeunesse de Cervantès, même si elle relate quelques faits réels, sonne constamment décalée par sa forme old-hollywood carton-pate en Technicolor. On ne passe pas un mauvais moment quand bien même le film est beaucoup trop long mais ce spectacle de pur entertainment n’a pas beaucoup d’intérêt intellectuel et cinématographique.
Sagis
Sagis

6 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2025
je m attendais a un film long et peut etre un peu mièvre, selon les critiques lues, mais jai ete agréablement surpris ! je ne me suis absolument pas ennuyé pendant ces 2h15. tres reussi sans erre un chef d'œuvre, on est pris par l'histoire, les histoires plutôt, les décors, les personnages, beaux, c'est bien joué, xedt tres esthétique a regarder...un bon film historique qui nous fait passer un beau et bon moment.
Nolan
Nolan

10 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 octobre 2025
contrairement a ce que raconte les autres commentaires, il semblerait que ce récit de la vie de Cervantès soit controversé en espagne. je ne sais pas quoi en penser.
le film en lui-même est long... on croirait que le même scénario se répète plusieurs fois avec des éléments différents.
Opera R
Opera R

8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2025
Le film est remarquablement mis en scène (décors magiques, mouvements très élaborés), admirablement joués (tous les acteurs sont convaincants), et on ne s'ennuie à aucun moment, tant l'intrigue est solidement ficelée, prête à des rebondissements spectaculaires et soutient l'intérêt durant les deux heures quinze que dure la projection. Mais l'obsession du réalisateur à faire passer un message gay à travers un Cervantès hantés par les garçons et devenant l'amant de son pacha de geôlier finit par être un peu lassante. Et surtout, elle ne correspond nullement à la réalité du personnage de Cervantès qui, jusqu'à preuve du contraire, était hétérosexuel. Mais bon, on passe un bon moment.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2025
J’ai appris des choses intéressantes sur le créateur de Don Quichotte, son emprisonnement au 16ème siècle, ses relations tumultueuses à Alger jusqu’en 1580…..C’est un homme équivoque donc, mais l’un des trois plus grands génies de la littérature mondiale, il faut l’admettre ???
Donc ce film , trop sobre techniquement, devrait intéresser tous ceux qui ont lu ou pas lu le fabuleux roman épique, Don Quichotte de la Mancha…..C’est assez enrichissant, pour l’esprit
d’apprendre, même si le film a des scènes difficiles et quelques longueurs, voire lourdeurs…
Je conseille avec quelques réserves sur la forme du film…..( Manque de romantisme et de poésie, trop factuel)
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2025
Alejandro Amenábar signe avec Cervantès avant Don Quichotte une fresque historique où la captivité devient le ferment de la création littéraire. Julio Peña Fernández incarne un Miguel de Cervantès jeune et fragile, face à un pacha incarné par Alessandro Borghi. Entre récits enchâssés, atmosphère pesante et reconstitution minutieuse d’Alger, le film mêle fiction et réalité pour explorer les blessures qui donneront naissance à Don Quichotte. Au-delà du récit, Amenábar interroge la violence, le fanatisme et le repli identitaire, en rappelant combien l’ouverture à l’autre transforme l’homme et nourrit l’art.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2025
Le plus fou dans Cervantès avant Don Quichotte (El cautivo en langue espagnole), c'est qu'une très grande partie de ce qui est raconté dans le film, à propos du futur écrivain, prisonnier des Maures à Alger, durant cinq ans, est rigoureusement avéré, si l'on admet que quelques scènes de fiction ont été ajoutées pour enjoliver le récit. C'est vrai notamment pour les quelques clins d'œil qui annoncent, bien à l'avance, l'écriture du futur chef-d'œuvre du plus célèbre manchot de la littérature. Alejandro Amenábar retrouve son esprit d'Agora, celui d'un humaniste et d'un amoureux de la culture, persuadé qu'elle pourrait, si ce n'est changer le monde, au moins le rendre plus doux à ceux qui la maîtrisent. Le film fascine surtout par les relations entretenues par le chrétien Cervantès avec le pacha d'Alger, un repenti, son geôlier avec lequel va se nouer une relation qui rappelle celle que connut Shéhérazade dans Les Mille-et-une Nuits avec le roi de Perse, et plus si affinités. Les deux acteurs principaux, l'un frêle, l'autre robuste, étincellent, chacun dans un registre personnel. Mais au fond, ce qui intéresse Alejandro Amenábar, c'est moins de nous faire rencontrer l'auteur de Don Quichotte, dans sa jeunesse et sa captivité, que de rendre un hommage vibrant aux conteurs d'histoire, parmi lesquels il se range, assurément, lesquels, à défaut de sauver des vies, quoique, ont l'étoffe pour les embellir et les livrer à la liberté qui compte, celle de l'imagination.
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