Cervantes avant Don Quichotte
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48 critiques spectateurs

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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2025
Le plus fou dans Cervantès avant Don Quichotte (El cautivo en langue espagnole), c'est qu'une très grande partie de ce qui est raconté dans le film, à propos du futur écrivain, prisonnier des Maures à Alger, durant cinq ans, est rigoureusement avéré, si l'on admet que quelques scènes de fiction ont été ajoutées pour enjoliver le récit. C'est vrai notamment pour les quelques clins d'œil qui annoncent, bien à l'avance, l'écriture du futur chef-d'œuvre du plus célèbre manchot de la littérature. Alejandro Amenábar retrouve son esprit d'Agora, celui d'un humaniste et d'un amoureux de la culture, persuadé qu'elle pourrait, si ce n'est changer le monde, au moins le rendre plus doux à ceux qui la maîtrisent. Le film fascine surtout par les relations entretenues par le chrétien Cervantès avec le pacha d'Alger, un repenti, son geôlier avec lequel va se nouer une relation qui rappelle celle que connut Shéhérazade dans Les Mille-et-une Nuits avec le roi de Perse, et plus si affinités. Les deux acteurs principaux, l'un frêle, l'autre robuste, étincellent, chacun dans un registre personnel. Mais au fond, ce qui intéresse Alejandro Amenábar, c'est moins de nous faire rencontrer l'auteur de Don Quichotte, dans sa jeunesse et sa captivité, que de rendre un hommage vibrant aux conteurs d'histoire, parmi lesquels il se range, assurément, lesquels, à défaut de sauver des vies, quoique, ont l'étoffe pour les embellir et les livrer à la liberté qui compte, celle de l'imagination.
Coric Bernard

455 abonnés 848 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2025
C’est un excellent film historique à la réalisation soignée et brillante. L’histoire méconnue de ce célèbre écrivain Miguel CERVANTES est absolument passionnante et intéressante à découvrir. Ce biopic sur une partie de sa vie est très bien retranscrit dans ce film qui décrit bien le contexte historique de cette époque. L’intérêt du spectateur ne faiblit pas durant la projection .

Bernard CORIC
(Film visionné en projo de presse au Club Marbeuf le 24/06/2025 à PARIS)
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2025
Alejandro Amenábar signe avec Cervantès avant Don Quichotte une fresque historique où la captivité devient le ferment de la création littéraire. Julio Peña Fernández incarne un Miguel de Cervantès jeune et fragile, face à un pacha incarné par Alessandro Borghi. Entre récits enchâssés, atmosphère pesante et reconstitution minutieuse d’Alger, le film mêle fiction et réalité pour explorer les blessures qui donneront naissance à Don Quichotte. Au-delà du récit, Amenábar interroge la violence, le fanatisme et le repli identitaire, en rappelant combien l’ouverture à l’autre transforme l’homme et nourrit l’art.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2025
J’ai appris des choses intéressantes sur le créateur de Don Quichotte, son emprisonnement au 16ème siècle, ses relations tumultueuses à Alger jusqu’en 1580…..C’est un homme équivoque donc, mais l’un des trois plus grands génies de la littérature mondiale, il faut l’admettre ???
Donc ce film , trop sobre techniquement, devrait intéresser tous ceux qui ont lu ou pas lu le fabuleux roman épique, Don Quichotte de la Mancha…..C’est assez enrichissant, pour l’esprit
d’apprendre, même si le film a des scènes difficiles et quelques longueurs, voire lourdeurs…
Je conseille avec quelques réserves sur la forme du film…..( Manque de romantisme et de poésie, trop factuel)
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2025
Ai vu « Cervantes avant Don Quichotte » d’Alejandro Amenabar. Le programme est dans le titre, le film relate les cinq années de captivité du jeune Cervantès (Julio Pena) dans la ville d’Alger en 1575, où il a été capturé par le Sultan de la ville. En échange de récits qu’il invente quotidiennement les conditions de détention du jeune homme spoiler:
s’assouplissent de plus en plus spoiler:
. Ses codétenus sont fascinés par ses histoires qui ménagent le storytelling et le cliffhanger et le Sultan (Alessandro Borghi) spoiler:
est très attiré par le conteur futur homme de lettres spoiler:
. Le scénario part du principe que Cervantès était homosexuel ce qui n’a jamais été vérifié. L’Alger reconstitué à force d’images de synthèse dans un esprit très Walt Disney époque « prince Ali » où tout est rutilant, ex(r)otique, enlève toute crédibilité historique. Nous avons l’impression d’assister à un son et lumière et nous ne serions pas surpris que les prisonniers entonnent une chanson avec chorégraphie quand bien même avec des chaines aux chevilles. Tout parait invraisemblable et on ne comprend pas bien quel est l’intérêt d’un tel projet. Les très nombreuses scènes assez sensuelles dans le hammam, chez le barbier et dans le harem du Sultan ont l’esthétique des films érotiques de M6 dans les années 90. Puisqu’entre deux narrations et deux scènes de séduction, Cervantès a le mal du pays spoiler:
il se met à rêver aux moulins de la Mancha spoiler:
ce qui prévaut quelques références maladroites à Don Quichotte. Cette version Shéhérazadienne et gay de la jeunesse de Cervantès, même si elle relate quelques faits réels, sonne constamment décalée par sa forme old-hollywood carton-pate en Technicolor. On ne passe pas un mauvais moment quand bien même le film est beaucoup trop long mais ce spectacle de pur entertainment n’a pas beaucoup d’intérêt intellectuel et cinématographique.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2025
Un bon film , assez original, qui s’intéresse à la vie de Cervantes dans sa jeunesse ,et qui va nous permettre de découvrir la vie rude , tumultueuse et guerrière des habitants du bassin méditerranéen au XVIe siècle . Les Maures chassés d’Espagne, installés à Alger sont sous domination Ottomane et les grandes villes du Maghreb deviennent des repères de pirates organisés et presque officiels . Ils enlèvent massivement des catholiques Européens ,( les historiens évaluent à plusieurs centaines de milliers d’européens enlevés et convertis de force durant ce siècle ). lls les emmènent à Alger (entre autres) , comme esclaves, soit pour demander des rançons, pour les nobles comme Cervantès, soit pour les utiliser comme esclaves ou les placer comme « garçons » dans les Barbors shops. Très belle description de l’époque, belle reconstitution de Alger ,de sa Kasbah , des marchés, du souk, des petits commerces exotiques ,du harem, des hammams, et de la vie quotidienne de l’époque.
Et puis il y a bien sûr le cheminement de ce jeune prisonnier qui passera 5 ans dans cette « prison » et qui se découvrira des talents d’imagination, de conteur, avant de pouvoir retourner en Castille pour devenir le plus grand écrivain en langue castillane, et auteur du célèbre « Don Quijotte » .
Cheminement personnel, endurance, rêverie, naissance de sentiments, nous assistons à l’évolution du personnage, comme une sorte de parcours initiatique. Le film doit alors un peu romancer, car il n’y a pas beaucoup de traces de la vie dans cette citadelle mauresque, ou sur la vie privée de Cervantès pendant ces 5 années. Idem, pour la romance avec le Pacha.
Amenabar ,qui réussit plutôt son film, avoue qu’il a « inventé » ou « supposé » cette romance sous le tropisme du XXeme siècle. Pour moderniser le sujet, et le rendre « gay friendly », pour valider aussi le jeunisme et le paganisme du XXIe siècle et la « théorie des petits plaisirs », développer par les deux héros.
C’est une interprétation, c’est une extrapolation, qui a gêné en Espagne, les puristes, les littéraires n’ayant pas apprécier que l’on « travestisse » la réalité, car aucun élément historique n’est là pour l’appuyer. Seules sont documentées les 4 tentatives d’évasion de Cervantes, et sa libération finale , très bien racontés dans le film.
Cette attraction amoureuse est très bien filmée, de beaux moments de cinéma, avec deux acteurs excellent qui sont au sommet, beaucoup de délicatesse donc dans l’approche, et une maestria à la réalisation pour Amenabar qui démontre ici tout son talent.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 octobre 2025
Le film, qui couvre la période de détention de Cervantes à Alger, relève du film d’aventures, mais avec seulement les côtés négatifs du genre. On assiste à succession de faits qui semblent construits comme un (médiocre) feuilleton du 19ème siècle, avec nombreux clichés et recherche d’esbrouffe, sans cohérence, ni narrative, ni psychologique, ni thématique. L’esthétique de carte postale et les facilités utilisées complètent le tableau. Un divertissement trop long et de très faible intérêt, inexplicablement différent et en deçà des films précédents du cinéaste (du moins des trois que j’ai vu).
Nolan
Nolan

10 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 octobre 2025
contrairement a ce que raconte les autres commentaires, il semblerait que ce récit de la vie de Cervantès soit controversé en espagne. je ne sais pas quoi en penser.
le film en lui-même est long... on croirait que le même scénario se répète plusieurs fois avec des éléments différents.
Opera R
Opera R

8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2025
Le film est remarquablement mis en scène (décors magiques, mouvements très élaborés), admirablement joués (tous les acteurs sont convaincants), et on ne s'ennuie à aucun moment, tant l'intrigue est solidement ficelée, prête à des rebondissements spectaculaires et soutient l'intérêt durant les deux heures quinze que dure la projection. Mais l'obsession du réalisateur à faire passer un message gay à travers un Cervantès hantés par les garçons et devenant l'amant de son pacha de geôlier finit par être un peu lassante. Et surtout, elle ne correspond nullement à la réalité du personnage de Cervantès qui, jusqu'à preuve du contraire, était hétérosexuel. Mais bon, on passe un bon moment.
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2026
« Le plus grand imposteur que je connaisse. » Menteur pour les uns, malin pour les autres, Cervantes a fait ce qu'il faut pour survivre lorsqu'il était retenu par les Maures. Une vie en captivité à raconter et à inventer des histoires pour tuer le temps, mais aussi pour essayer de s'en sortir. Une imagination et un don de narrateur qu'il utilise à son avantage auprès des autres prisonniers, mais aussi de son geôlier. Des histoires qui prennent vie avec parfois une mise en abyme qui nous plonge dans les récits de ce futur grand romancier. Ce qui surprend, c'est la vision très ouverte des lieux notamment quand on sort de la prison. Cela renforce l'angle du film qui aborde la sexualité de Miguel de Cervantes avec une romance platonique qui est racontée de façon un peu kitsch et répétitive. C'est un peu le problème de ce film qui a tendance à tourner en rond. Bref, c'est assez bien produit, mais le récit est fastidieux et lassant.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2025
J’avais beaucoup d’expectatives et c’est pour cela que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire au début, mais petit à petit on s’introduit dans une époque apparemment si lointaine mais réellement plus proche que l’on imagine, avec les mêmes misères, le même sens de l’humour, les mêmes sentiments… qu’aujourd’hui. L’histoire a quelques rebondissements que je ne vais pas dévoiler ici, mais qui donnent du « piquant » et d’humour…
Amenabar a fait ici un travaille de recherche historico-littéraire remarquable paraît-il et ça se ressent.
Les acteurs (tous) sont aussi très bons et notamment Fernando Tejero (padre Blanco de Paz) Miguel Rellan (Antonio de Sosa) et bien sûr Julio Peña (Miguel de Cervantes) entre autres…
Un intéressant trait historique sur l’un des plus grands écrivants de tous les temps et son contexte historique et d’une partie peu connue de sa vie…
Flower 0478
Flower 0478

105 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
J'ai bien aimé cette histoire Miguel de Cervantès qui date des années 1500 retenu prisonnier il invente chaque jour des récits qui fascinent tour à tour ses codétenus et le sultan je me suis pas ennuyé une seconde je trouve cette histoire mérite d'être connu.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 600 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
En fin de conte

Le grand Alejandro Amenábar, loin de son thème de prédilection, le cinéma d’épouvante et fort du succès de son excellent Lettre à Franco, revient à une fresque historique mêlant aventure et biopic en nous proposant l’histoire vraie de l’auteur de Don Quichotte. En 1575, Miguel de Cervantès est capturé par le sultan d’Alger. Retenu prisonnier, Cervantès invente chaque jour des récits d’aventures qui fascinent tour à tour ses codétenus et le sultan. 134 minutes quine me retireront pas de l’idée que ce cinéaste est un très grand qui n’a qu’un tort, être méprisé systématiquement par la critique. Un jour, sans doute, on lui rendra hommage. – Revoyez, Les Autres, Agora, Regression et même Tesis qui a 30 ans et pas une rides.
Ce qui est raconté dans le film, à propos du futur écrivain, prisonnier des Maures à Alger, durant cinq ans, est rigoureusement avéré, si l'on admet que quelques scènes de fiction ont été ajoutées. Alejandro Amenabar a mené des recherches sur Miguel de Cervantès, afin d’en savoir un peu plus sur sa personnalité, et a alors été surpris de découvrir que peu de films de fiction autour de sa vie avaient été réalisés. Alors le choix de se focaliser sur le 5 années de captivité à Alger du pus célèbre écrivain de la planète, permet de nous faire comprendre d’immense talent de conteur de Cervantes, un talent qui leui aurait donc sauver la vie. Quelle ide de génie que de faire surgir les silhouettes de Don Quichotte et Sancho Pança sous les bures de deux religieux de l’Ordre des Trinitaires fondé à l'origine pour racheter les chrétiens captifs des Musulmans. - C'est la plus ancienne institution officielle de l'Église catholique consacrée au service de la rédemption sans armes à la main. Aujourd'hui ils aident les prisonniers et les captifs de toutes sortes -. Le tournage a eu lieu à Valence, Santa Pola, Alcala de Guadaira, Alicante ainsi que dans les jardins de l’Alcazar, à Séville. Les images et la lumière sont somptueuses. Anoter que, comme à son habitude le cinéaste Comme à son habitude, le cinéaste signe la bande originale de son film, en composant un thème pour chaque personnage. Amenabar est un humaniste et un amoureux de la culture, dont il pense fermement qu’elle pourrait, si ce n'est changer le monde, au moins le rendre plus doux.
Julio Peña, 22 ans, mêle fragilité et charisme ce qui sied admirablement à ce Cervantès inconnu, celui qui conte et raconte, sans cesse, pour ne pas sombrer, pour ne pas mourir. Il est entouré pour notre plus grand bonheur par Alessandro Borghi, Miguel Rellán, Fernando Tejero, Luis Callejo, Roberto Alamo, parmi une distribution pléthorique. Amenabar rend ici un hommage vibrant aux conteurs d'histoire, parmi lesquels il se range, assurément, lesquels, à défaut de sauver des vies, - quoique -, ont l'étoffe pour les embellir et les livrer à la liberté qui compte, celle de l'imagination. Un grand film !
Laurent L
Laurent L

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2025
Comme chaque fois, Amenàbar choisit un décor nouveau et en tire un film divertissant, intelligent, souvent émouvant, plein de rebondissements et surprenant par la façon dont des sujets contemporains sont traités (l'affrontement des religions, le dialogue des cultures, la place de l'homosexualité). Comme il l'avait fait dans Agora, l'histoire très bien menée et classique dans son déroulement sert de prisme à la découverte d'un moment de l'histoire de la Méditerranée. Dans une Alger barbaresque où les pachas turcs mènent une vie très libre mais tiennent le pouvoir d'une main de fer, les prisonniers catholiques sont obsédés par le péché, chacun se cramponne à son identité culturelle et a besoin de l'autre pour conforter son identité. Dans cette prison, un imposteur, un ruffian, un jeune homme qui n'a pas encore trouvé sa voie, cherche sa place comme conteur, comme leader, comme cœur en quête d'amour. Contrairement à ce que je lis dans les critiques et ce que la controverse en Espagne pourrait laisser penser, il n'est pas question de rendre Cervantès homosexuel (pour ceux que ça pourrait choquer), c'est tellement plus romanesque et subtil que ça. Alors n'hésitez pas et donnez à ce film le succès qu'il mérite !
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2025
Je me rappelle vaguement de la lecture du livre Don Quichotte pendant mes cours d'espagnol... Et c'est tout 
C'est le côté historique qui m'a donné envie de réserver ma séance et j'ai été agréablement surprise par la tournure que prenait l'histoire.

On est totalement immergé dans cette époque avec la reconstruction d'Alger.

Quelle est la réalité de la fiction : c'est là toute la force de ce film ! Il mêle avec justesse la vie de Cervantès avec quelques pointes de fantaisie.
Cette frontière fine permet de maintenir l'attention et de susciter la curiosité.

J'ai aimé le fait que l'art puisse permettre de franchir les frontières entre bourreaux et prisonniers, qu'au final ce soit l'humain qui prime !
C'est un film qui m'a fait passer un bon moment mais surtout qui m'a donné envie de mieux connaître cet artiste!
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