Cervantes avant Don Quichotte
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Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2025
Le dernier opus de Alejandro Amenábar s’élance en 1575, dans les geôles d’Alger où le jeune Miguel de Cervantes devient captive, raconteur et joueur d’histoires. À travers ce tableau, Amenábar explore la façon dont un artiste œuvre à partir de sa vie : comment l’homme et son vécu s’inscrivent dans la fiction, comment l’écriture se nourrit de l’intime. En parallèle se dessine une quête de liberté (qu'elle soit corporelle, sensuelle, et spirituelle) portée par la tension entre deux figures fortes, incarnées par les séduisants Julio Peña et Alessandro Borghi. Le décor historique est soigné, l’ambiance sensuelle, mais la force véritable réside dans ce va-et-vient entre contrôle et abandon, récit et vie vécue. Une fresque intrigante, exigeante, qui tranche avec les biopics classiques, tout en restant un ton en-dessous de la flamboyance que l’on espérait.
Hans von K.
Hans von K.

6 abonnés 32 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 octobre 2025
Après un début prometteur, le film s'enlise et ne retrouve qu'épisodiquement de l'intérêt. La faute sans doute à une durée excessive, des enjeux pas toujours clairs et un huis clos mal exploité. Dommage.
ac44
ac44

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 octobre 2025
Quelle déception, un quasi huis clos, baigné dans le soi-disant erotisme homosexuel et la réligion, et la violence gratuite du tyran pour se faire respecter de ses pairs (cas classique en terme politique). La vision du réalisateuir sur ce focus timing est trop étriquée pour nous intéresser... la seule idée (non originale) est de scénariser à l'écran des histoires montées de toute pièce...comme un parallèle...pas assez prenant pour nous faire sortir d'une torpeur d'ennui.
Giu Ghica
Giu Ghica

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2025
Cervantès avant Don Quichotte - quand l’Histoire fait les yeux doux à la Séduction

Alejandro Amenábar est de retour.
Oui, lui, l’homme qui avait transformé Lettres à Franco en un pensum très sérieux, revient cette fois avec une proposition à la fois plus ludique et franchement plus torride.
Cervantès avant Don Quichotte : un biopic qui n’en est pas vraiment un, mais qui a compris une chose essentielle au cinéma — parfois, il suffit d’un regard bien filmé pour mettre le feu à l’écran.
Le pitch ?
spoiler: En 1575, Miguel de Cervantès, encore inconnu mais déjà génial, est kidnappé par le sultan d’Alger. Plutôt que de se morfondre, il invente des histoires tous les jours comme d’autres feraient des stories Instagram. Ses codétenus en redemandent, et même son geôlier finit par succomber.

Et là, on entre dans le vrai sujet du film : la séduction comme arme absolue, qui transcende les murs, les dogmes, les genres et, soyons honnêtes, les chemises largement ouvertes.
Mais ce qui dynamite tout, c’est la rencontre entre deux acteurs incandescents : Julio Peña Fernández en Cervantès, ingénieux, passionné, qui joue sur l’ambiguïté de chaque geste, chaque sourire — et surtout Alessandro Borghi, sublime Hassan Veneziano.
Attention, on ne parle pas ici de simple performance d’acteur : Borghi dévore littéralement l’écran, avec cette aura de Vénitien devenu Pacha, mélange de dureté, de sensualité et d’autorité.
À chaque apparition, c’est simple : on a envie de jeter nos clés de chasteté dans la Méditerranée.
Amenábar ose ce que trop de biopics n’assument jamais : la possibilité d’un désir homoérotique, d’une romance clandestine entre bourreau et prisonnier.
Est-ce vrai ?
Est-ce fantasmé ?
On s’en fiche presque, car ce que le film réussit, c’est cette alchimie enflammée, cette tension où chaque mot devient une caresse, chaque menace un prélude.
Oui, il y a des scènes de violence, des tentatives d’évasion, des récits qui annoncent déjà Don Quichotte.
Mais la vérité, c’est qu’on sort de la salle en se souvenant surtout d’une chose : Alessandro Borghi, torche vivante, geôlier irrésistible, qui fait du désir un territoire sans frontière.
Et Julio Peña, qui se jette dans ce brasier avec la passion d’un homme qui sait que l’Histoire sera écrite autant par ses mots que par ses frissons.
El Cautivo — c’est son titre original — n’est donc pas un biopic sage, mais un roman filmé, fougueux, sensuel, un peu impertinent.
Bref, exactement ce qu’on espérait : Amenábar a retrouvé ses tripes, Cervantès son panache, et Borghi… Borghi a définitivement trouvé le moyen de nous capturer sans rançon.
EB9
EB9

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2025
J'ai tout simplement été emporté comme dans un rêve dans ce chatoiement d'images, cette fantasmagorie baroque beaucoup plus fine qu'il n'y parait où la faiblesse du "captif" chétif et manchot Cervantès finit par devenir sa force incandescente. Le pouvoir du verbe pour réveiller l'amour.
Ange42
Ange42

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2025
Excellent film, une floppée d'acteurs aussi bons les uns que les autres, c'est un film qu'on adore et qu'on revoit à l'occasion. Rires, sourires, et bonne humeur garanties ! Surtout sur un sujet aussi dur que celui de l'occupation allemande...
Sergio H
Sergio H

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2025
Surpris par les critiques négatives des soi-disant « critiques », le nouveau film d’Amenábar sur Cervantès m’a paru une œuvre sensible et visuellement magnifique. Plein de fantaisie mais fondé sur des faits bien réels, il explore avec subtilité la psychologie du créateur plutôt que le grand spectacle historique. Dans sa retenue et sa profondeur, il y a une modernité désarmante. Un voyage à savourer doucement.
Corine Ehly
Corine Ehly

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2025
J’ai trouvé ce film imaginatif et captivant. Les images sont belles et les relations humaines crédibles. On ne s’ennuie pas une minute pourtant 2 h c’est long
Fernand Sicart
Fernand Sicart

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 novembre 2025
Un vrai nanar. Amenabar s’est perdu avec delice dans les loukoums et les soirees chez madame Arthur.
Scénario improbable (la prison avec demi-pensionnaires) . Quant à l'homosexualité de l'écrivain elle sert à remplir les cinés espagnols ( effet Dernier Tango) .. Mais elle reste toujours à prouver
Philippe V
Philippe V

3 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Je m'attendais à une biographie épique et à la gloire de l'auteur , or on assiste à un film un peu kitch et incontestablement queer . J'ai adoré ,ce qui malheureusement ne semble pas le cas de tous. C'est vrai que religions , hommes de pouvoir et autres dominants ou détenteurs de morale en prennent pour leur grade . Superbe
Chunyi Hu
Chunyi Hu

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2025
Très bien j'ai bien aimé cette film, les actors sont très beaux et ils ont joué bien.... Je vous conseil d'aller le regarder
Valerie Bourdin
Valerie Bourdin

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 novembre 2025
Je regrette d'être allée voir ce film que j'ai trouvé long et assez invraisssemblable.
Je n'ai rien appris d'interessant.
En gros :Tout ça pour ça
Fatiha Talahite
Fatiha Talahite

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 octobre 2025
Contrairement à ce qui est présenté dans les médias, ce film n'est nullement fidèle aux faits historiques. D'ailleurs, cela aurait été difficile, car s'il y a bien un consensus parmi la pléthore d'historiens qui se sont penchés sur le sujet, c'est pour reconnaitre que "la vie de Cervantès reste noyée dans un brouillard de fantasmes et d'hypothèses". Et de fait, ce film est plus construit sur des fantasmes que sur des faits historiques avérés. Le scenario, les décors, les costumes, le jeu des acteurs, etc. reproduisent des clichés orientalistes. Ainsi, le Dey d'Alger, nommé de façon incorrecte "sultan", renvoie une image caricaturale du "despote oriental". En même temps, ce film sacrifie aux incontournables thèmes cultes à la mode aujourd'hui, en inventant un Dey "gay" et une princesse qui veut fuir avec le prisonnier espagnol. C'est une fiction très éloignée de ce que l'on connait de la réalité de l'époque.
Mim Mim
Mim Mim

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 octobre 2025
Quel ennui dans cette version de la vie de Cervantès en captivité, et quelle déception!
D’abord à cause de la pauvreté du jeu de son acteur principal, Julio Peña Fernández, dont le sourire et les larmes semblent être les deux seules expressions (désolée), mais aussi à cause des autres personnages qui font ce qu'ils peuvent dans une mise en scène aux couleurs hollywoodiennes qui nuisent à la crédibilité du film. Même le personnage du pacha, qui pour moi tire son épingle du jeu, ne réussit pas à sauver le film.
L’histoire de Don Quichotte, qui apparaît dans celle du captif racontée par bribes et dans les clins d'œil appuyés aux détails de l’œuvre (personnages à cheval, plat à barbe, moulins à vent..), essaye de nous rappeler qu’on parle bien de Cervantès mais ça ne suffit pas.
Livna Cerdanya
Livna Cerdanya

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 janvier 2026
Quelle déception! film érotico-gay! Le réalisateur a revisité et transformé l'histoire en un scenario grotesque racontant l'histoire d'un Pacha amoureux de Cervantes !
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