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Annabelle Bignon
1 critique
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5,0
Publiée le 28 avril 2026
J'ai eu la chance d'assister à l'avant-première de ce film époustouflant ! Quelle claque, tout ce que l'on vient chercher au cinéma est là : des paysages à couper le souffle, un jeu d'acteurs grandiose et beaucoup d'émotions ; je dirais qu'au delà de tous ces superlatifs, ce film parce qu'il parle d'amour, de santé mentale aussi et de la relation père-fils est un must-see!
Un jeune adulte souhaite retourner sur l'île déserte où il a passé un hiver avec son père. Une pilote d'hydravion l'y accompagne. Quelques années plus tôt, encore adolescent, le jeune Roy (Woody Norman) accepte d'aller passer une année avec son père, Tom (Swann Arlaud), dans le chalet que celui-ci vient d'acheter à mille lieues de toute terre habitée.
Qui l'a lu se souvient du choc qu'il a ressenti à la lecture de "Sukkwan Island". C'était en 2010 un livre publié par un éditeur quasi-inconnu, Gallmeister, et qui en assit la notoriété. Il obtint le prix Médicis étranger et se vendit à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.
Il est surprenant qu'il ait fallu plus de quinze ans pour le porter à l'écran. Cette adaptation est signée d'un réalisateur français, Vladimir de Fontenay remarqué en 2018 pour son premier film "Mobile Homes". Il est allé tourner au nord de la Norvège ce film avec une équipe cosmopolite (un Français, un Britannique et l'actrice finlandaise d'"Amours à la finlandaise" et des "Feuilles mortes").
Le résultat est déconcertant. La raison en est peut-être le souvenir plus ou moins précis que chaque lecteur avait gardé du livre et le fameux choc de la page 113. Ce choc - dont on ne dira rien à ceux qui ne l'ont pas lu - est remis en cause dès la première scène du film qui questionne notre mémoire du livre autant que la liberté prise par son adaptation. Tout s'éclaire à la fin qui replace le livre dans la biographie de son auteur et du drame qu'il a vécu en 1980. Mais ce cheminement, bigrement malin, est beaucoup trop alambiqué pour le lecteur du livre qui se souvient simplement d'une robinsonnade qui tourne mal, d'un tête-à-tête entre un gamin de treize ans et un père inapte qui, au fur et à mesure, révèle sa dangerosité.
Le film aurait dû, à l'instar du film, assumer la radicalité de ce duo. Dès qu'il quitte l'île déserte, sa sauvage beauté, ses hivers glacés, ses deux seuls habitants, il perd en intensité.
Heureusement la fin apporte la réponse a des incohérence de l'histoire. Sinon pas très bien filmé , réactions des personnages pas toujours compréhensible et pas de grand intérêt au final.
Malgré l'atmosphère oppressante omniprésente dans le film, le roman de David Vann la décrivait beaucoup plus. Difficile de rendre compte de l'enfermement intérieur d'un fils, avec un père incompréhensible. On peut néanmoins reconnaître que cet enfer de glace est crédible, avec deux acteurs habités. La bonne idée du film est de l'avoir replacé dans son contexte.
Tom s’installe avec son fils Roy sur une ile déserte dans le Grand Nord. La vie coupée du monde est difficile pour Roy pas vraiment ravi d’être ici. Plus le temps passe, plus les conditions de vies se durcissent. Le film explore les souvenirs, l’imaginaire, et une relation père fils difficile. Swann Arlaud n’est pas dans son meilleur rôle, le film est un peu ennuyant malgré quelques moments de tensions et rebondissements surprenant.
Un film assez long, où le scénario n’arrive pas a tenir l’attention, du fait du manque de rebondissement et d’inspiration. Sans grand intérêt et assez ennuyeux.
Ai vu « Sukkwan Island » de Vladimir de Fontenay d’après le roman éponyme de David Vann. Tom (Swann Arlaud) propose à son fils Roy (Woody Norman) qui vit avec sa mère (Alma Pöysti) , de partir à l’aventure sur une île dépourvue de tout confort dans le grand Nord, pendant une année entière. Après quelques jours paradisiaques et la construction d’une relation entre le père et le fils, la nature devient de plus en plus hostile. Le réalisateur filme parfaitement le parallèle entre le décor qui s’avère de plus en plus difficile (froid, vent, neige, glace…) et la relation entre les deux personnages. Evidemment comme il n’y a principalement que deux rôles dans ce long métrage, le scénario tombe très vite dans des scènes anecdotiques qui frôlent le documentaire et les scènes obligées dans ce genre de film d’aventure extrême qui ne nous surprennent plus tant elles sont attendues et prévisibles (les animaux sauvages, les accidents, la faim.)… L’on pense beaucoup à « The revenant » d’Alejandro Gonzalez Inarritu avec Di Caprio qui lui valut d’ailleurs un Oscar. Le film s’enlise assez vite dans les congères et tourne un peu à vide. Le montage aurait mérité d’être foncièrement resserré, car les deux heures paraissent ne jamais finir. Les deux acteurs sont impliqués et intenses, mais il manque une vraie dimension contemplative à la Terrence Mallick pour que le film donne toute sa dimension. Moi qui aime beaucoup les romans de Pete Fromm qui relate très bien le sentiment de solitude dans une nature majestueuse, je m’attendais à retrouver cet univers. Ce huis clos attendu manque d’onirisme, de poésie, de magnificence pour nous toucher réellement, d’autant plus que certaines facilités scénaristiques n’aident pas le spectateur à l’identification.
Film assez déstabilisant dans lequel on a du mal à rentrer. Assez invraisemblable dans ses situations (une éventration qui se guérit en quelques jours). L'interprétation de S Arlaud est très bien mais les tenants et les aboutissants du film ne sont révélés qu'à la toute fin.
Interminable, malgré un bon jeu d’acteurs et des paysages grandioses, on s’ennuie. Tout est attendu, déjà vu et la première scène spoile la fin …. Je ne vois aucun intérêt à ce film…
Grosse claque, paysages époustouflants, atmosphère étouffante, une tension grandissante, Swann Arland génial. Film déchirant mais qui propose des scènes qui vous marquent et vous suivent. Un moment de cinéma qui capte les conséquences de la folie avec une terrible justesse.
Je n’avais pas lu le roman mais je savais à peu près ce dont il s’agissait. Surprise quand même sur le déroulé du récit. Les deux acteurs sont parfaits, Swan Arlaud en père inquiétant et le jeune Woody Norman, qui compose entre la découverte d’une nature exceptionnelle et le caractère imprévisible de son père.
Ce film est extrêmement déconcertant, pour celui qui n'a pas lu le bouquin : c'est mon cas. Grosso modo c'est l'histoire de Tom ( Swann Arlaud) qui veut renouer les liens avec son fils Roy ( Woody Norman) en l'emmenant vivre dans une île déserte en plein Nord. Sans téléphone et sans télé !?!
La démarche de Tom n'est pas sans rappeller, celle du héros de « Into the wild » de Sean Penn (2007). Lui aussi, issu d'un milieu citadin, voulait rejoindre la Nature « pour vivre » avant de rencontrer son destin...Ici le face à face entre le père et son fils s'éternise -un peu à la façon des saisons qui passent - et on se demande qu'est ce que veut réellement Tom. Le dénouement arrive à la fin et on se dit « Tout ça pour ça » ?
S'inspirant largement du chef d'œuvre de David Vann, voici un magnifique film sur un père qui cherche à renouer avec son jeune fils, en passant quelques mois sur une île déserte de l'Alaska. C'est excellemment interprété et filmé dans de superbes paysages dont la beauté tranche singulièrement avec le drame qui se joue peu à peu. Et l'adaptation est certes moins dramatique que le roman mais d'une belle intelligence, prenant en compte l'histoire de l'auteur. A voir.