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Yoann Gelie
1 abonné
21 critiques
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3,5
Publiée le 3 novembre 2025
Un film difficile à décrire tant il alterne le très bon et le très moyen à mon goût.
Super mise en scène, super ambiance avec de belles images et une bande son parfaite. la dernière demi heure fait passer le film dans un autre style et peu perdre le spectateur pas trop adepte de l’horrifique.
À voir quand même car Michael excelle dans ses deux rôles
J'ai regardé par hasard ce film sans regarder les bandes annonces etc, au début ça commence de manière intéressante les personnages sont plutôt charismatiques et y a du potentiel, mais dès que le film vire dans la partie "épouvante", le film devient la foire à la saucisse :
Les personnages deviennent plats, l'antagoniste principal pourrait s'appeler "Méchantox le maléfique" ça serait pareil, toute l'histoire autour spoiler: des vampires ça devient un film de zombie de bas étage et les scènes de relations physiques sont plus malaisantes qu'autre chose
La fin représente bien tout le film : un gâteau qui monte bien, et en plein milieu de cuisson le soufflet retombe et le gâteau se casse la tronche. Bref je recommande pas
Ce mariage entre le blues et l'horreur est audacieux, meme si le film sans la seconde partie, avec la partie horrifique, est déjà presque mieux. On plonge dans les USA post guerre civile, et on respire totalement le climax. Avec une telle qualité d'acteur, de photographie et des décors, ils auraient pu tenir un film social et historique vertigineux. L'arrivée des monstres est un choix mais il dessert le film, meme si l'on prend un certain plaisir non dissimulé. La question déjà présente ci-dessu :pourquoi ne pas avoir produit une magnifique histoire sur ce blues, sur la ségrégation, tout était tellement en place. Donc le partie pris pour l'horreur aura juste transformé ce bijou en spectacle rafraichissant. Pas grave, le plaisir y était mais il y a un sentiment de gâchis.
Tant dans la photographie que dans le scenario, que dans les messages transmis, ce film est fort ! Les acteurs sont forts, la BO est prenante. Belle realisation de Ryan Coogler qui nous offre meme par moments des scenes de pure magie (une scene en plan sequence de 3 minutes notament)
Pour moi pari réussi. D'abord parce que c'est plaisant à suivre du début à la fin. Ensuite parce que il est rare dans un film d'horreur d'avoir une véritable discussion avec l'antagoniste et que celui-ci bénéfécie d'une telle profondeur d'écriture c est du jamais vu et enfin parce que l'environnement qui est celui du film rend le tout encore plus intriguant. C'est ptetre pas une révolution, mais c'est efficace.
Film très étonnant. Mélange de western, de film musical, de film d'horreur avec une réflexion sur l'émancipation des afro-américains. C'est excellemment réalisé. Les acteurs sont très bons. Et que dire de la musique, du bon, du vrai Blues.
J'ai bien aimé, je m'attendais à un film d'horreur et d'après les critiques. J'ai vu que je pouvais y aller les yeux fermés. L'histoire, les décors et l'univers est stylé ! Un beau film, bien réalisé
je n'avais aucune idée de ce que j'allais voir si le début est prometteur on tombe très vite dans un manque d'originalité inondé de violence et de sang qui n'apporte pas grand-chose d'intéressant passez votre chemin
Ryan Coogler ne prend aucune pincette pour faire passer son message sur la ségrégation raciale, et ça en devient vite lourd, trop lourd, puis long, trop long, avec une mise en place de pas moins d’une heure sur une durée totale (hors générique) de 2H10. Alors certes c’est stylé, photo superbe, réalisation carrée, mais la 2ème partie manque profondément d’inspiration, on voit le clin d’œil à Une Nuit En Enfer de Rodriguez, mais à la sauce KKK VS Black Panthers (je force le trait hein, me frappez pas).
Bref, c’est à la finale soporifique et même gênant car avec un si bon casting du côté des ‘gentils’ comme des ‘méchants’, il y avait moyen de faire plus ambitieux et moins cliché, mais venant du réalisateur du premier Creed je ne suis pas vraiment surpris...
C’est plutôt original et le mélange très audacieux des genres fonctionne bien. Le scénario aurait gagné à être un peu plus poussé et le film n’aurait pas été moins bon avec une petite coupe d’une demi-heure. C’est assez plaisant à voir et c’est déjà pas si mal par les temps qui courent.
Le réalisateur prouve encore une fois son génie et sa maestria derrière sa caméra en réinventant le film de vampire avec un casting impeccable. Un air d'une nuit en enfer mais en plus intelligent et soigné.
Un plagiat de "Une nuit en enfer". C'était un enfer pour moi de gaspiller 2h17 de mon électricité et de mon temps... Vraiment nul ! Histoire à dormir debout, sans queue ni tête, croyez-moi.
Que représente les vampires du film Sinners? Dans les critiques de l’œuvre polysémique de Ryan Coogler, la question que pose les vampires est la plus sujette aux interrogations et à l’équivoque. Selon le niveau de lecture du film et des conceptions personnelles du spectateur, les vampires sont tour à tour, « les méchants blancs » contre « les pauvres noirs » allégorie d’un sud ségrégationniste caricatural, des créatures mythiques offrant une solution facile aux victimes d’une société raciste, des dévoreurs d’art à la recherche de cultures authentiques, un tiers lieu libéré des souffrances, entre le Ku Klux Klan et la condition noire aux Etats-Unis. Toutes ces explications se valent et ne s’excluent pas. Les vampires sont la modernité occidentale. Elle déploie à travers eux et durant le film, ses atours et ses crimes. Une modernité coloniale, dont les autochtones de l’intérieur ont été les premières victimes. Le vampire initial est un Irlandais dont le peuple a été surnommé les « nègres d’Europe » en raison de l’oppression subit.
Une modernité capitaliste dont le pouvoir de séduction et de récupération de tout ce qui existe sur terre pour l’utiliser à son profit n’est plus à démontrer. La culture Irlandaise est littéralement absorbée et réutilisée comme un élément de séduction pour attirer et convertir à son tour. La séduction est le propre du capitalisme avec la publicité et la manipulation sous-jacentes des esprits pour vendre ou bien simplement tenter d’entrer dans le lieu de fête de la communauté authentique, futurs clients et théâtre d’une grande partie du film. La modernité s’appuie sur le patriarcat et une division sexuelle des rôles qui permet l’infiltration de Mary et le premier coup dur contre la communauté réfugiée dans l’auberge. Une modernité qui commet des épistémicides. Une tueuse de cultures authentiques qui s’abreuve des savoirs en les vidant de leur substance. Une modernité incapable de comprendre le lien des esprits (défunts) et du matériel, car entre deux mondes. Celui des vivants et celui des morts. Une absence de lien symbolisée par une guitare de Blues brulant littéralement la tête du vampire maître. Enfin une modernité libérale aux valeurs humaniste et universelle qui pourfend le racisme du Ku Klux Klan mais ne résout absolument rien dans la réalité. Une nature inoffensive, nocturne, inconsistante et totalement inopérante pour modifier le rapport de domination racial à l’image des effets du soleil (de la réalité) sur les vampires... Sinners est le conte des temps modernes
Sinners est une petite déception. Le film offre une belle immersion au sein de la culture afro-américaine du sud des Etats-Unis dans les années 1930, que ce soit au travers spoiler: des expressions, de la musique, de l'atmosphere ou encore de la culture hoodoo , mais cet hommage fini par traîner en longueur. Les scènes d'actions se font attendre et l'ambiance post apocalyptique est assez vite balayée. Pour autant le film regorge de quelques bonnes idées, notamment spoiler: cet excellent plan séquence hommage à la culture afro-américaine au travers des années dans le club .