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Ça se passe à Clarksdale, minuscule bled du Mississippi mais pépinière de bluesmen de légende. C'est là que Robert Johnsson est sensé avoir vendu son âme au diable, le "Hoodoo Man" et ses pratiques magiques rôde parfois dans les parages.... et en post générique apparait 15 ans après sa prestation dans "Dans la brume électrique" de Tavernier, Buddy Guy, le dernier dinosaure du blues, 90 printemps. Bref, ce n'est pas un film c'est un blues. Et le Blues c'est souvent un langage codé. Donc, on ne comprend pas toujours tout et c'est parfois loufoque !
spoiler: Le trio de vampires blancs qui vient débiter des airs country/bluegrass rappelle qu'entre blues (noirs) et country (blancs), il peut y avoir des affinités. Bien joué !
spoiler: Le trio de vampires blancs qui vient débiter des airs country/bluegrass rappelle qu'entre blues (noirs) et country (blancs), il peut y avoir des affinités. Bien joué !
Un film qui a indéniablement quelque chose
Ryan Coogler nous embarque dans un univers audacieux, dans une époque peu abordée.
Les images, les plans, le scénario : tout est soigné et maîtrisé. Le film a aussi un côté sombre et creepy très intéressant, qu’on ne voit pas partout.
Quelques bémols : ( selon moi )
Pour un film d’horreur, je m’attendais à quelque chose de plus effrayant. Il installe une ambiance, mais n'est pas flippant.
et la fin, trop précipitée, gâche en partie l’ending.
En bref : un film audacieux sur tous les points, et c’est tout à son honneur. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais il mérite largement d’être vu.
Ryan Coogler nous embarque dans un univers audacieux, dans une époque peu abordée.
Les images, les plans, le scénario : tout est soigné et maîtrisé. Le film a aussi un côté sombre et creepy très intéressant, qu’on ne voit pas partout.
Quelques bémols : ( selon moi )
Pour un film d’horreur, je m’attendais à quelque chose de plus effrayant. Il installe une ambiance, mais n'est pas flippant.
et la fin, trop précipitée, gâche en partie l’ending.
En bref : un film audacieux sur tous les points, et c’est tout à son honneur. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais il mérite largement d’être vu.
La grosse surprise de la décennie selon moi , ce film est pour moi un chef d’œuvre de Ryan coogler porté par l’excellent Michel B Jordan et restera pour moi l’un des meilleurs si ce n’est le meilleur film de tt les temps
Un projet indéniablement ambitieux et soigné, mais qui m'a laissée avec une sensation de trop-plein. À force de vouloir cocher absolument toutes les cases (le grand film d'auteur, la portée thématique forte et le divertissement de genre ), l'œuvre bascule dans un ultra-perfectionnisme presque prétentieux. Le réalisateur semble tellement soucieux de livrer une copie irréprochable et démonstrative que la mise en scène en devient lourde et calculée, au détriment de l'émotion sincère et du lâcher-prise. Un film formellement très propre, mais qui souffre d'un excès de contrôle et d'une volonté trop appuyée d'en imposer à tout prix
J’ai beaucoup aimé Sinners de Ryan Coogler. C’est un film qui mélange habilement horreur, musique et drame, avec une ambiance incroyable qui nous plonge dans le Mississippi des années 30.
Michael B. Jordan est excellent dans son double rôle, mais ce qui m’a surtout marqué, c’est l’atmosphère du film et sa bande originale absolument magnifique. Le blues occupe une place essentielle dans l’histoire et apporte une véritable âme au récit. La première partie prend son temps pour installer les personnages, avant de basculer dans une horreur sanglante et assez surprenante.
Le film est parfois un peu long, mais il possède une vraie personnalité et va bien au-delà du simple film de vampires. Une belle réussite, originale, intense et visuellement superbe, qui mêle spectacle et réflexion sur l’histoire et les racines culturelles.
Michael B. Jordan est excellent dans son double rôle, mais ce qui m’a surtout marqué, c’est l’atmosphère du film et sa bande originale absolument magnifique. Le blues occupe une place essentielle dans l’histoire et apporte une véritable âme au récit. La première partie prend son temps pour installer les personnages, avant de basculer dans une horreur sanglante et assez surprenante.
Le film est parfois un peu long, mais il possède une vraie personnalité et va bien au-delà du simple film de vampires. Une belle réussite, originale, intense et visuellement superbe, qui mêle spectacle et réflexion sur l’histoire et les racines culturelles.
Sinners est un film qui m’a particulièrement plu sur le plan visuel. Il joue habilement avec les différents formats d’image, et les plans d’ensemble comme les plans larges constituent une véritable force. La composition des cadres donne de l’ampleur aux lieux et aux situations, tandis que la photographie d’Autumn Durald Arkapaw est excellente dans son ensemble. Les lumières, les couleurs et les contrastes donnent au film une identité visuelle forte.
Certains choix de réalisation ont vraiment de la gueule. J’ai notamment retenu des passages autour de 00:58:40 et 01:34:00, où le travail de mise en scène témoigne d’une véritable ambition visuelle. Ce sont des moments où le film dépasse la simple efficacité narrative pour proposer quelque chose de plus audacieux dans sa manière d’utiliser l’image et l’espace.
La bande originale de Ludwig Göransson est un autre point fort. Elle propose un mélange de blues, de sonorités country et folk, avec des accents western, avant d’explorer des sonorités plus rock et horrifiques. Ce large éventail musical est particulièrement appréciable : la musique accompagne l’univers du film tout en participant à ses changements de ton. Elle ne se contente pas d’illustrer les images, elle contribue pleinement à l’identité de Sinners.
J’ai également apprécié le mélange des genres. Le film navigue entre drame historique, film musical, western et horreur surnaturelle sans se limiter à une seule formule. Cette diversité apporte une vraie richesse à l’ensemble et permet au fantastique de s’inscrire dans un univers déjà fort, plutôt que de simplement servir de prétexte à une succession de scènes horrifiques.
Certains pointeront du doigt la lenteur de la première partie, et je comprends cette réserve. Le film prend effectivement le temps de poser son univers et de présenter ses personnages principaux avant de basculer davantage dans l’horreur. Personnellement, j’y vois surtout la volonté du réalisateur de donner de la consistance à ses personnages et de préparer leur développement. N’ayant pas ressenti le besoin que le film accélère constamment, je n’ai pas éprouvé de véritable longueur. Cette mise en place me semble au contraire contribuer à l’efficacité de ce qui suit.
J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont le film reprend certains codes classiques du vampirisme. En particulier, la règle selon laquelle un vampire ne peut pas entrer dans une habitation sans y avoir été invité par un occupant légitime. Popularisée notamment par Dracula de Bram Stoker, cette contrainte est aujourd’hui moins systématiquement exploitée dans les films de vampires. La retrouver ici m’a fait plaisir, d’autant qu’elle nourrit directement la tension et le déroulement de certaines scènes.
Cela m’a rappelé des œuvres comme Salem’s Lot (2024) ou The Invitation (Le Bal de l’enfer, 2022), même si Sinners s’approprie ces codes dans un univers qui lui est propre. J’apprécie lorsque le cinéma fantastique conserve ce genre de règles : elles donnent une cohérence au mythe et permettent de créer de la tension sans avoir besoin de multiplier les pouvoirs ou les exceptions.
Au final, Sinners m’a surtout convaincu par sa réalisation, sa photographie, sa bande originale et son mélange des genres. J’ai beaucoup aimé son utilisation des formats, la force de ses plans larges et sa manière de reprendre des codes classiques du vampirisme tout en leur donnant une véritable fonction dans le récit. Même si je comprends les réserves sur son rythme initial, cette première partie ne m’a personnellement pas posé problème. C’est un film qui a du style, mais surtout un style qui sert son univers.
Certains choix de réalisation ont vraiment de la gueule. J’ai notamment retenu des passages autour de 00:58:40 et 01:34:00, où le travail de mise en scène témoigne d’une véritable ambition visuelle. Ce sont des moments où le film dépasse la simple efficacité narrative pour proposer quelque chose de plus audacieux dans sa manière d’utiliser l’image et l’espace.
La bande originale de Ludwig Göransson est un autre point fort. Elle propose un mélange de blues, de sonorités country et folk, avec des accents western, avant d’explorer des sonorités plus rock et horrifiques. Ce large éventail musical est particulièrement appréciable : la musique accompagne l’univers du film tout en participant à ses changements de ton. Elle ne se contente pas d’illustrer les images, elle contribue pleinement à l’identité de Sinners.
J’ai également apprécié le mélange des genres. Le film navigue entre drame historique, film musical, western et horreur surnaturelle sans se limiter à une seule formule. Cette diversité apporte une vraie richesse à l’ensemble et permet au fantastique de s’inscrire dans un univers déjà fort, plutôt que de simplement servir de prétexte à une succession de scènes horrifiques.
Certains pointeront du doigt la lenteur de la première partie, et je comprends cette réserve. Le film prend effectivement le temps de poser son univers et de présenter ses personnages principaux avant de basculer davantage dans l’horreur. Personnellement, j’y vois surtout la volonté du réalisateur de donner de la consistance à ses personnages et de préparer leur développement. N’ayant pas ressenti le besoin que le film accélère constamment, je n’ai pas éprouvé de véritable longueur. Cette mise en place me semble au contraire contribuer à l’efficacité de ce qui suit.
J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont le film reprend certains codes classiques du vampirisme. En particulier, la règle selon laquelle un vampire ne peut pas entrer dans une habitation sans y avoir été invité par un occupant légitime. Popularisée notamment par Dracula de Bram Stoker, cette contrainte est aujourd’hui moins systématiquement exploitée dans les films de vampires. La retrouver ici m’a fait plaisir, d’autant qu’elle nourrit directement la tension et le déroulement de certaines scènes.
Cela m’a rappelé des œuvres comme Salem’s Lot (2024) ou The Invitation (Le Bal de l’enfer, 2022), même si Sinners s’approprie ces codes dans un univers qui lui est propre. J’apprécie lorsque le cinéma fantastique conserve ce genre de règles : elles donnent une cohérence au mythe et permettent de créer de la tension sans avoir besoin de multiplier les pouvoirs ou les exceptions.
Au final, Sinners m’a surtout convaincu par sa réalisation, sa photographie, sa bande originale et son mélange des genres. J’ai beaucoup aimé son utilisation des formats, la force de ses plans larges et sa manière de reprendre des codes classiques du vampirisme tout en leur donnant une véritable fonction dans le récit. Même si je comprends les réserves sur son rythme initial, cette première partie ne m’a personnellement pas posé problème. C’est un film qui a du style, mais surtout un style qui sert son univers.
On peut juger de l'état de santé plus que préoccupant du cinéma hollywoodien avec Sinners, film porté aux nues par la critique américaine en 2025, et que je serais pour ma part tenté de qualifier de daube. La première partie du film s'en sort pourtant correctement dans sa représentation du Sud sous la ségrégation, même si les aspects liés à la prohibition sont quant à eux plus caricaturaux ; dans sa deuxième partie vampiresque, Sinners sape toutefois tout ce qui a été construit jusque là et devient absolument risible, dévoilant un programme particulièrement infantile et écervelé : tuer, mourir, tuer, mourir, etc. Il est évident que son réalisateur n'est bon qu'à faire des films de super-héros sans substance. Il n'y a en fait que le propos de Sinners sur la musique afro-américaine (et la musique du film elle-même), qui mérite qu'on s'y attarder un minimum -- mais ce n'est pas une idée particulièrement neuve, et cela fait peu pour un film aussi bien reçu.
j’ai adoré ! la première partie du film est un peu longue mais cela en vaut la peine ! j’ai été abasourdi par la fin !
Film de vampires qui se déroule dans le Mississipi des années 30 en pleine prohibition mettant en scène gangsters noirs, le Ku Klux Klan, des vampires blancs autour d’une soirée blues dans un bar improvisé. Le rythme est lent au début puis tout s’emballe avec l’arrivée des vampires. Étonnant mélange d’action gores et de séquences musicales géniales
Introduction intéressante, belle photographie et belle reconstitution. Mais, très lent à démarrer, inutilement vulgaire, trop de thèmes qui se bousculent qui aboutit à mauvais plagiat d'une nuit en enfer. Déçu, je n'ai pas pu aller Jusqu'à la fin
Le film a du mal à trouver son rythme et son sujet. Il reste quelques scènes grandioses au cœur de la soirée.
Scénario léger mais très bonne ambiance, photo, musique et quelques scènes d'anthologie qui rattrapent d'autres plus convenues
Captivant alors que je n'aime pas les films qui font peur..
Scénario original et de bons acteurs.
Scénario original et de bons acteurs.
D’un côté, il y a tout ce qui m’a plu : l’esthétique des plans et les décors qui nous plongent dans le Mississippi des années 1930. Le film est visuellement très réussi, sublimé par une belle photographie. On retrouve, durant une bonne partie du long-métrage, cette ambiance d'une époque marquée par la ségrégation raciale, portée par une bande-son formidable qui rend un bel hommage à la musique, et au blues en particulier. Le duo de frères gangsters est très impressionnant lorsqu'ils font leur grand retour dans la région en imposant leurs méthodes. Pour le côté fantastique, j’ai aimé la distance prise avec l'épouvante, montrant des créatures qui ne se prennent pas la tête, à la limite de la dérision.
Mais le film m’a déçu par le fossé qui sépare tout ce que je vient d'évoquer et les scènes de vampires, ou plutôt de monstres assoiffés, qui s’adonnent à un véritable carnage à travers des séquences un peu trop violentes à mon goût. Une partie du récit retombe alors dans le schéma classique du film d’horreur, sans beaucoup de nuances ni d’intérêt.
Cela reste malgré tout une œuvre particulière qui possède sa propre signature et sa propre ambiance. Cependant, en voulant mêler deux genres, le film rate selon moi son pari : il s'axe trop sur le côté effrayant et se rapproche beaucoup trop du style gore qui n'est pas trop ma tasse de thé.
Mais le film m’a déçu par le fossé qui sépare tout ce que je vient d'évoquer et les scènes de vampires, ou plutôt de monstres assoiffés, qui s’adonnent à un véritable carnage à travers des séquences un peu trop violentes à mon goût. Une partie du récit retombe alors dans le schéma classique du film d’horreur, sans beaucoup de nuances ni d’intérêt.
Cela reste malgré tout une œuvre particulière qui possède sa propre signature et sa propre ambiance. Cependant, en voulant mêler deux genres, le film rate selon moi son pari : il s'axe trop sur le côté effrayant et se rapproche beaucoup trop du style gore qui n'est pas trop ma tasse de thé.
Il y a parfois des films qui laissent pantois, dont on ne sait pas trop dire si on a aimé ou non. Sinners en fait partie. Avec autant de belles qualités que de gros défauts, sans nul doute que l'aura de Ryan "Black Panther" Coogler, et une très efficace campagne marketing, a réussi à hisser ce film presque "tarantinesque" à une place pas totalement méritée.
Les qualités : un film visuellement très réussi, une bande son travaillée, une mise en scène soignée, et un joli casting (de là à remporter toutes les récompenses ? Je suis perplexe...)
Les défauts : l'histoire. Le scénario est très inégal, tant tôt très long et lent, tant tôt bien trop rapide. Le mélange des genres est, sur papier, une bonne idée, mais dans les faits s'avère plutôt bizarre, parfois grotesque. Pas de vraie surprise, pas de rebondissements, l'arrière goût n'est pas tant celui de l'hémoglobine que du déjà-vu.
Bref, Sinners c'est une fois de plus la preuve qu'avec un budget marketing conséquent, on peut exploser le record de nominations aux Oscars sans pour autant vraiment marquer l'histoire du cinéma.
Les qualités : un film visuellement très réussi, une bande son travaillée, une mise en scène soignée, et un joli casting (de là à remporter toutes les récompenses ? Je suis perplexe...)
Les défauts : l'histoire. Le scénario est très inégal, tant tôt très long et lent, tant tôt bien trop rapide. Le mélange des genres est, sur papier, une bonne idée, mais dans les faits s'avère plutôt bizarre, parfois grotesque. Pas de vraie surprise, pas de rebondissements, l'arrière goût n'est pas tant celui de l'hémoglobine que du déjà-vu.
Bref, Sinners c'est une fois de plus la preuve qu'avec un budget marketing conséquent, on peut exploser le record de nominations aux Oscars sans pour autant vraiment marquer l'histoire du cinéma.
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