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Antonio Peress
11 abonnés
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4,0
Publiée le 26 octobre 2025
Une tres belle découverte, j'admets avoir pris du temps avant de me plonger dans cette œuvre, de peur que le côté horreur soit trop important. Mais que neni, l'équilibre est maîtrisé, entre thriller, action, horreur, amour. L'utilisation de la musique pour attirer les mauvais esprits, ainsi que le rôle des vampires dans l'histoire, est un véritable régal. Une belle plongé dans l'univers musicale et culturel africo américain. Bref, un tres bon film, amenant des nouveautés, et tres bien réalisé.
Film original sur le fond et sur la forme. Cette histoire de deux frères jumeaux, qui cherchent à faire du business dans un État où ils ne sont pas toujours les meilleurs invités sur fond d’épouvante-horreur est assez singulière et originale.  le casting est vraiment intéressant et de qualité. La mise en scène et les effets spéciaux font très bien le job. les scènes de suspense et d’action sont bien orchestrées. 
Une photographie parfaite, des acteurs convaincants, et un scénario à la "une nuit en enfer". Un bon film fantastique-horrifique où j'ai personnellement beaucoup aimé l'empreinte musicale, élément primordial de l'histoire.
Du cinéma réjouissant, inventif, avec une photographie et une BO remarquables : un film de vampires dépoussiéré avec un peu d’ail et de pieu, mais aussi de la danse irlandaise et du blues Louisianais. La musique peut convoquer les esprits et elle ne s’en prive pas : quel tableau jubilatoire opposant les diableries et la fête ! L’épilogue est brillant, un bébé dans les bras...
Quelle belle surprise ! Je ne m’attendais pas à cela de la part de Ryan Coogler. Il réalise là son meilleur film, et haut la main. De lui, je n’avais vu que Creed et le premier Black Panther, et j’avais trouvé ce dernier horrible.
On sent que Sinners est un projet personnel, mûri de longue date, à travers une réalisation habitée et immersive. Tourné avec des caméras Ultra Panavision 65 mm et IMAX 70 mm, Coogler change régulièrement de format — pas seulement pour les moments clés, comme cela se fait la plupart du temps, mais pour renforcer l’immersion cinématographique. Et je n’ai jamais vu un film qui mêle autant de formats avec une telle réussite : d’habitude, le changement de format me dérange et me sort du film, le temps de m’habituer au nouveau cadre imposé.
Et on ne le dira jamais assez : la pellicule est supérieure visuellement au numérique. Il y a un rendu d’image bien plus chaleureux et organique. Pour rappel, le format pellicule 70 mm correspond à environ du 12K en résolution numérique.
La réalisation est très habitée et vivante : il y a toujours de la figuration en mouvement, des décors détaillés et une magnifique reconstitution historique qui rend le film immersif et crédible. Michael B. Jordan offre une très belle double performance, mais les autres acteurs ne sont pas en reste. J’adore leur manière de parler du Sud des États-Unis de l’époque, cela rend l’ensemble encore plus crédible. Même le travail sur le son est vraiment réussi, et renforce l’atmosphère du film.
Ryan Coogler réussit à mixer les genres cinématographiques et à parfaitement les digérer pour les assembler dans un tout cohérent : film de gangsters, western, musical et vampirique. C’est tout un pan du cinéma que l’on ne voit plus beaucoup, réuni ici dans un ensemble cohérent, tout en proposant une charge politique sur la ségrégation américaine. Mais si ce mélange des genres est aussi réussi, selon moi, c’est parce que le réalisateur établit un rapport mythologique et sacré à la musique noire américaine et à cette culture de manière générale. J’ai beaucoup aimé cette immersion dans cet univers : on ne le voit pas si souvent que cela au cinéma, du moins en Europe.
Malgré tout, je ne trouve pas le film parfait. Les dialogues sont trop explicatifs alors que la mise en scène illustre déjà parfaitement ce qui est dit — il n’y avait pas besoin d’en rajouter. Quand le film bascule dans le genre vampirique, il se rapproche trop de Une nuit en enfer : on retrouve presque les mêmes dialogues, placés au même moment. La fin est un peu longue également.
Mais à part cela, c’était une belle surprise. Sinners est un vrai film de cinéma, immersif, mythologique et symbolique.
J'en espérait beaucoup, sur le ́papier le scénario est alléchant.
Au final beaucoup de bla bla de longs dialogues pour les 30 dernières minutes ou cela bouge un peu. A éviter ou a regarder lors d'un long courrier ou vous ne trouver pas le sommeil
Film décalé, bons acteurs, façon de tourner très appréciable (couleurs, plans du films) les dialogues percutent. L'histoire est simple, originale dans sa mise en scène et ficelée comme il faut, ça se suit comme un bon road trip. Sans oublier les musiques dans ce film qui sont d'une grande beauté et mène en haleine autant que le scénario. J'ai passé un super moment!
Film impossible à ranger. On hésite sur la note, on hésite sur la case. Et puis Michael B. Jordan arrive en double — deux frères, deux tempéraments — et l’écran se fend en deux : waow, rien que pour ça.
Le décor social accroche : ségrégation, combines, l’argent qui circule en coulisse. Ça prend, ça vit, ça sent la poussière et la sueur. Et soudain le récit change de peau. Sans prévenir. Le réel se déforme, glisse vers le fantastique ; un gros WTF surgit, choquant mais tenu, hyper scénarisé, cadré au millimètre.
Déstabilisant, oui. À chaud, on pense au gâchis, à ce virage trop brutal. À froid, on voit le plan, on entend la logique, et ça frôle le génie.
Sinners, c’est le double tranchant : fascinant et bancal, culotté et inégal. Mais l’empreinte reste.
Un western moderne d’une intensité rare. Michael B. Jordan livre une performance incroyable dans un double rôle, plein de nuances et d’humanité. L’ambiance ténébreuse, la mise en scène et les effets visuels sont impressionnants, presque musique renforce cette atmosphère lourde et mystique. Quelques longueurs sur la fin, mais c’est un film marquant, fort, et visuellement superbe.
À la fois divertissant et critique, Sinners incorpore des vampires mélomanes dans une Amérique ouvertement raciste. La musique est au cœur de l'histoire et sa bande originale blues se marie parfaitement à l'ambiance du film.
Certaines scènes sont magistrales, par exemple le plan séquence musical dans le bar. L'alternance entre ultra panavision et iMax apporte beaucoup au style visuel du film.
Ryan Cooler s'offre même le légendaire Buddy Guy pour une apparition surprise des plus sympathiques.
Trop de temps a passé pour décrire en détail mon avis mais j'avais trouvé le rythme lent et le concept qui mélange vampires et drame social est plutôt déstabilisant...
Pendant plus de la moitié du film, on sent que l'on nous mène vers un chemin dont on ne connait pas l’issue. Et regorgeant de références musicales, puisque oui, il s'agit bien d'un récit sur le caractère de la Soul et du Blues qui est calqué tout au long du métrage. Animé d'un sentiment d'injustice sociale sur le contexte de l'époque, le film rappelle sans cesse la condition des afro-américains dans les sombres heures de l’Amérique. Peut-être que, sans occulter ce chapitre, il aurait pu être préférable de la faire plus courte de façon à dynamiser plus la rythmique. Car, il faut le dire, cela traine un peu des pieds pendant plus de la moitié du récit. Non sans être désagréable mais parfois l’intérêt y perd quelque peu. Pour le reste, une fois la bascule établie, (au passage une énorme inspiration sur de très nombreux points sur le récit d'Une Nuit en Enfer de Rodriguez) on se prend de plaisir à contempler une virevoltante page horrifique proche du WTF par moment mais toujours saupoudrée très activement d'une bande son mélangeant tonalités modernes et d’antan. Comme une sorte de réécriture de l'Histoire sur l'autel du divertissement parfois jouissif, même si le chapitre fantastique passe volontairement au second plan.