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Jérémie
179 abonnés
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3,0
Publiée le 16 octobre 2025
Film impossible à ranger. On hésite sur la note, on hésite sur la case. Et puis Michael B. Jordan arrive en double — deux frères, deux tempéraments — et l’écran se fend en deux : waow, rien que pour ça.
Le décor social accroche : ségrégation, combines, l’argent qui circule en coulisse. Ça prend, ça vit, ça sent la poussière et la sueur. Et soudain le récit change de peau. Sans prévenir. Le réel se déforme, glisse vers le fantastique ; un gros WTF surgit, choquant mais tenu, hyper scénarisé, cadré au millimètre.
Déstabilisant, oui. À chaud, on pense au gâchis, à ce virage trop brutal. À froid, on voit le plan, on entend la logique, et ça frôle le génie.
Sinners, c’est le double tranchant : fascinant et bancal, culotté et inégal. Mais l’empreinte reste.
Un western moderne d’une intensité rare. Michael B. Jordan livre une performance incroyable dans un double rôle, plein de nuances et d’humanité. L’ambiance ténébreuse, la mise en scène et les effets visuels sont impressionnants, presque musique renforce cette atmosphère lourde et mystique. Quelques longueurs sur la fin, mais c’est un film marquant, fort, et visuellement superbe.
À la fois divertissant et critique, Sinners incorpore des vampires mélomanes dans une Amérique ouvertement raciste. La musique est au cœur de l'histoire et sa bande originale blues se marie parfaitement à l'ambiance du film.
Certaines scènes sont magistrales, par exemple le plan séquence musical dans le bar. L'alternance entre ultra panavision et iMax apporte beaucoup au style visuel du film.
Ryan Cooler s'offre même le légendaire Buddy Guy pour une apparition surprise des plus sympathiques.
Trop de temps a passé pour décrire en détail mon avis mais j'avais trouvé le rythme lent et le concept qui mélange vampires et drame social est plutôt déstabilisant...
Pendant plus de la moitié du film, on sent que l'on nous mène vers un chemin dont on ne connait pas l’issue. Et regorgeant de références musicales, puisque oui, il s'agit bien d'un récit sur le caractère de la Soul et du Blues qui est calqué tout au long du métrage. Animé d'un sentiment d'injustice sociale sur le contexte de l'époque, le film rappelle sans cesse la condition des afro-américains dans les sombres heures de l’Amérique. Peut-être que, sans occulter ce chapitre, il aurait pu être préférable de la faire plus courte de façon à dynamiser plus la rythmique. Car, il faut le dire, cela traine un peu des pieds pendant plus de la moitié du récit. Non sans être désagréable mais parfois l’intérêt y perd quelque peu. Pour le reste, une fois la bascule établie, (au passage une énorme inspiration sur de très nombreux points sur le récit d'Une Nuit en Enfer de Rodriguez) on se prend de plaisir à contempler une virevoltante page horrifique proche du WTF par moment mais toujours saupoudrée très activement d'une bande son mélangeant tonalités modernes et d’antan. Comme une sorte de réécriture de l'Histoire sur l'autel du divertissement parfois jouissif, même si le chapitre fantastique passe volontairement au second plan.
Franchement bluffant ! Dans Sinners, Michael B. Jordan réussit à incarner deux jumeaux de manière tellement naturelle qu’on oublie qu’il joue les deux rôles. Techniquement, le film est une petite prouesse : on retrouve du “split screen” classique, des caméras robotisées pour répéter les mouvements, mais aussi une vraie innovation avec le Halo Rig, qui permet de superposer son visage sur un doublure dans les scènes où les jumeaux interagissent physiquement. Résultat : les confrontations sont hyper fluides et crédibles, sans jamais donner l’impression d’un effet “cheap”.
Au-delà de la technique, c’est surtout le jeu de Jordan qui fait la différence : postures, attitudes, émotions… on croit vraiment à deux personnages distincts. Un très bon exemple de fusion entre performance d’acteur et maîtrise des effets visuels.
Ce film aurait pu être excellent mais malheureusement de trop nombreux écueils viennent entacher l'œuvre finale. Déjà j'ai trouvé difficile de s'attacher aux acteurs principaux, le double rôle des frères je n'ai pas adhéré, la beauté des paysages trop peu mise en valeur… Le film est trop long à démarrer même si ça reste intéressant, aussi j'aurais préféré 2 acteurs différents et qu'on s'attarde un peu + sur leur passé avec quelques flashbacks, sur l'époque, les paysages... Puis vient la bascule en mode horreur qui est finalement vite expédié, assez classique et maladroit. Je retiendrai surtout la scène centrale magnifique "plan séquence" avec la chanson et le mélange musical des époques, un grand moment de cinéma pour ma part ! Globalement c'est bien réalisé, belle photo (bien qu'un peu trop jaune et sombre à mon gout), musique géniale, des bons passages... Pour tout ça je vais être généreux dans ma note malgré les défauts !
Une claque et enfin un film qui sort du lot ! Certes le début est un peu long, le film mettra peut-être du temps à s'installer pour certains mais personnellement, je ne me suis pas ennuyée un seul instant et ça vaut la peine d'attendre. spoiler: Le thème sur les vampires m'a particulièrement plû etant fan de Buffy contre les vampires, je connaissais déjà toutes les règles des vampires.
On retiendra 3 scènes magnifiques et mémorables : spoiler: celle où se mélangent passé, présent et futur quand Samy chante, celle où les vampires dansent et chantent sur une musique irlandaise et lorsque Smoke décime les membres du Ku Klux Klan
Les personnages sont bien développés et Michael B Jordan est excellent dans son rôle de deux personnages. Un film que je ne suis pas prête d'oublier ! Et surtout rester attendre un peu après le générique !
Sinners mêle avec audace horreur, drame historique et mythologie vampirique pour offrir bien plus qu’un simple film de genre. L’immersion dans le Mississippi des années 30, marquée par la ségrégation, sert de toile de fond à une fable sombre sur le retour aux racines et le poids du passé. L’ensemble hybride se tient grâce à une mise en scène maîtrisée et une originalité rafraîchissante !
L'intrigue ne commence vraiment qu'autour de la cinquième minute. Le début du film s'attarde sur des passages assez dispensables dont on se demande encore ce qu'ils apportent à l'intrigue. Dommage on frôlait un classique en la matière.
C'est un bon film. La première partie est excellente, mais il y a un changement par la suite. Le film reste pertinent, mais la musique contribue grandement à maintenir l'intérêt.
Prévisible mais original, violent mais poétique, inspiré d'une musique merveilleuse, Sinners est un mélange audacieux de film historique, de comédie musicale, d'horreur, de style gangsta, et constitue enfin le bel hommage à la culture noire ancestrale que Coogler voulait désespérément réaliser après ses nombreux échecs dans les univers fatigués de Marvel et de Rocky.