“Sinners” n’est pas un film, c’est une procession sous acide, une messe noire récitée à l’envers dans une chapelle en feu. Certains critiques crient au chef-d’œuvre de tension et de blasphème contrôlé, d’autres vomissent un caprice formaliste qui confond provocation et profondeur. La mise en scène est léchée à s’en brûler les rétines, le récit navigue entre parabole biblique et fièvre morale — sans jamais t’offrir un seul repère. Un film qui t’enferme dans la confession, puis te laisse nu, jugé, et coupable — même si tu n’as rien fait. Sauf regarder.
Dance with the devil. Sinners s’ouvre comme une danse macabre en costume trois pièces : deux frères jumeaux, même gueule, même souffle, même sang, incarnés par Michael B. Jordan qui se dédouble avec un aplomb presque troublant. On ne distingue pas encore dans ce miroir les promesses d’un drame intime, mais c’est justement là que le film accrochera son spectateur.
La caméra, elle, ne se contente pas de montrer. Elle rampe, elle glisse, elle tourne autour des personnages dans un rythme visuel incessant, comme un fauve enfermé dans une cage trop étroite. Les travellings collent aux basques de nos héros malgré les grands espaces qui s'étendent autour d'eux, et nos emmènent dans la préparation de cette soirée, singeant peu à peu le huis-clos de la seconde partie. On assiste à une chorégraphie où le cadre respire à la place des hommes et la musique s'invite déjà en de brefs moments. Ryan Coogler orchestre un renouveau pour ces héros, un renouveau qui sera de courte durée et qui rappelle un autre film de vampires aussi original en son temps : Une nuit en enfer.
Mais ce qui démarque encore plus Sinners du film de Robert Rodriguez où la musique s'invitait dans l'histoire sous les traits de Satanico Pandemonium/Salma Hayek, c'est qu'elle, surgit ici dès l’ouverture comme une malédiction. La voix off murmure que les forces obscures aiment les notes autant que le sang. Alors les pianos grincent, les percussions halètent, et chaque accord de guitare devient un pacte signé dans la pénombre. On comprend vite que la bande-son n’est pas un simple décor : elle est le souffle souterrain du récit, un démon qui chuchote à l’oreille des images et nous invite littéralement à cette soirée maudite.
Le montage, lui, joue au funambule. On saute d’un plan à l’autre avec une continuité étrange, comme si chaque geste découlait du précédent, même quand le décor change. On reste prisonnier d’un mouvement unique, haletant, hypnotique.
Et puis survient le premier vampire. L’instant du basculement. La porte se referme, l’air change, et le film révèle ses crocs. Ce n’est plus seulement un drame, c’est une descente aux enfers déguisée en élégie. Tout ce qui semblait encore tenir à la raison se dissout dans une ivresse sanguinolente. On prend part au combat pour la survie de notre petit groupe de héros. On s'inquiète pour eux, fort de déjà connaître tous les ressorts vampiriques, de l'ail, à l'invitation en passant par le soleil et l'eau bénite, ce qui donne lieu à quelques échanges sous tension entre les personnages, mis à rude épreuve lors d'une nuit hystérique.
Et quand le soleil se lève enfin, il reste dans l’air un goût de fer et de cendre, une odeur de partition brulée, comme si le film avait laissé derrière lui la trace d’un vieux blues maudit. Sinners n’est pas seulement une histoire de vampires : c’est une partition en clair-obscur, une complainte où chaque note saigne et chaque silence grince. Ryan Coogler y compose une tragédie moderne, à la fois intime et mythologique, où les fantômes de l’histoire finissent par s’inviter au banquet des damnés. Il le regretteront.
Quoiqu'il en soit, on en sort ravi, les oreilles encore habitées par cette musique infernale, le souffle court comme après une danse trop longue avec la nuit.
Sincèrement le pire film que j’ai vu de ma vie. On aurait dit une mauvaise parodie d’un film de vampires. Le scénario n’a ni queue ni tête. Tout est bizarre dans ce film.
Film d'une grande qualité, chaque scène a du sens, réussir à mêler deux univers aussi parfaitement est du grand art. Une vraie pépite. Merci, on ne voit pas les 2h passer.
Un mélange vraiment What the Fuck mais... qui fonctionne finalement pas mal. Les plans sont vraiment très beaux ! L'image, les couleurs, tout est magnifique. Les sujets abordés sont très intéressants. La différence de couleur au états-unis dans les années 30, la liberté à travers la musique, le blues transcendental qui fait traverser le temps et des vampires.
Voilà. Alors évidemment le parallèle est souvent abordé avec Une nuit en Enfer, où les personnages se retrouvent tout d'un coup encerclé par des vampires sans que le film nous y est préparé. En effet il s'agit du même effet. Rien ne présageait qu'il s'agissait d'un film de vampire. Mais bon, le parallèle s'arrête ici.
En réalité c'est plutôt bien emmené et assez intéressant. Michael B Jordan joue évidemment très bien et ce depuis très longtemps (regardez Chronicles par pitié). Cependant il joue deux rôles, deux frères mais de la même manière. Ce qui est dommage quand on pense à la performance de Tom Hardy dans Legend dont on reconnaît directement s'il s'agit de tel ou tel frère seulement avec sa gestuelle (C'est sans parler des manières de parler de l'un et de l'autre). Bref dans Sinners, si les vêtements ne différenciaient pas les deux personnages, le jeu d'acteur ne nous aide pas.
Quoi qu'il en soit Sinners reste une très beau film, surprenant et les musiques sont top ! Évidemment ! C'est de l'incroyable compositeur Ludwig Göransson ! (Je vous ai déjà dit à quel point il est impressionnant ?)
"Sinners" est un très bon film vampirique avec une musique blues en arrière plan qui fracasse tout . Et la chose , c'est que ce film m'a franchement plu . Ryan Googler ( Black Panther et Creed ) nous réalise un long métrage de vampire efficace , mais qui n'est en aucun cas un film d'horreur . Je ne m'attendais pas du tout à voir Michael ( qui tient un double rôle ) dans un film comme celui-ci . Hailee Steinfeld est excellente dans son rôle . Les acteurs secondaires sont vraiment très bon . À ne pas oublier la musique blues qui dépote et qui est d'une efficacité totale . "Sinners" est un film de vampire que je conseille vivement avec grand plaisir sans problème pour tous les fans du genre et de la musique blues . Bon film à vous , bonne soirée et profitez bien .
Y a un problème dans le scénario nan ? Ca part en histoire sur les noirs américains, pauvreté, traffic, musique, et hop le roi du blues a fait une chanson qui réveil les démons, et on se retrouve avec une hut clos où dracula bondit tel une sauterelle pour contaminer tout le monde pire que le covid. C'est mauvais. J'ai coupé avant la fin.
Ryan Coogler signe une Pure Leçon de Cinéma avec ce Thriller Horrifique Hallucinant et Hypnotisant dont on ressort totalement chamboulé du début jusqu’à l'ultime minute. Porté par une Histoire Audacieuse et Prenante qui nous clouent a notre fauteuil avec quelques Rebondissements parfaitement distiller pendant 2h11 dont on ne ressort pas indemne. Ajouter a tout cela, une Réalisation Resplendissante et Virtuose qui regorge d'innombrables plans séquences sidérants a la beauté cinématographie frisant la perfection tout en étant soutenu par une Bande Originale enivrante de Ludwig Göransson qui nous hypnotise a chaque instant tout en s'intégrant prodigieusement a l'univers Frissonnant et Vertigineux du long métrage. Ensuite le Casting est Sensationnelle a tous les plans avec notamment le remarquable acteur Michael B Jordan qui est époustouflant de justesse dans le rôle a double emploi de Elijah et Elias deux Frères Jumeaux mafieux Entrepreneur et Redoutable qui se retrouvent très rapidement dépassé par les sinistres événements, Autour de lui gravite une galerie de Seconds Rôles en Or comme l'épatant Jack O'Connell qui est brillant dans la peau de Remmick qui s’avère comme un personnage Angoissant et Troublant en passant par l'inoubliable Miles Caton qui tire son épingle du jeu dans le rôle de Sammie Moore un jeune homme ambitieux et discret qui est rejoint par la fantastique actrice Hailee Steinfeld qui est saisissante dans son interprétation de Mary une jeune femme Séduisante et Ambiguë ainsi que les prestations de haute volée de Delroy Lindo,Jayme Lawson,Omar Benson Miller,Wunmi Mosaku etLi Jun Li qui apportent leurs édifice a cette Distribution éclatante. Enfin le film nous submerge avec brio en combinant Films de Gangsters,Épouvante et Film Musical dont on ressort envouter par des Séquences Musicales endiablées et envoutantes en passant par des Séquences d'Actions Percutantes ainsi qu'une Tension palpable qui s'accentue avec une grande intensité tout en parvenant a nous agrippé au fauteuil par des Séquences Chocs et Déroutantes a déconseiller a un public avertie. En Bref, Sinners s’avère comme un Ovni Majeur de cette Nouvelle décennie qui s’avère comme un formidable hommage aux illustres John Carpenter et Jordan Peele dont le Fantastique cinéaste Jordan Peele nous conquis par ce Thriller Surnaturelle Réjouissant,Envoutant et Sanglant qui parvient au passage a dépoussiéré les films de Vampires comme on n'en a plus vus au cinéma depuis longtemps et on parvient a être hanter pendant très longtemps par cette œuvre Unique et Ambitieux.
La note juste dans un chaos convenu Sinners s’inscrit dans la lignée des films de zombies les plus convenus, au point d’en frôler la parodie. Contamination, peur de l’Autre, hordes menaçantes : tous les poncifs du genre sont convoqués, sans qu’aucune véritable relecture ne vienne les revitaliser. Le spectateur a parfois la désagréable impression de revoir un énième décalque de 28 jours plus tard ou de ses successeurs, sans souffle ni originalité.
Le seul élément distinctif réside dans la place accordée à la musique, pensée comme une échappatoire, presque comme une rédemption. La beauté des sonorités, leur puissance émotionnelle, apparaissent ici comme la seule issue face à l’horreur environnante. Une idée intrigante, mais qui reste trop peu exploitée pour transformer le film en véritable proposition singulière.
Reste une œuvre distrayante, efficace à petite dose, mais prisonnière de ses conventions. Sinners ne transcende jamais son matériau et s’oublie aussitôt regardé.
Je n'ai presque rien aimé dans ce film. L'histoire est vraiment pas folle... C'est plat avec des dialogues creux durant toute la première partie film, le jeu des acteurs est vraiment moyen, ça chante tout le film, pour qu'au final cela se trouve être un film de vampire (surprise mais mauvaise surprise). Et c'est l'un pire film de vampire que j'ai pu voir. Je comprend ce que le scénariste et le réalisateur on voulu faire mais c'est loupé et ça ne prend pas ! L'originalité n'est pas gage de bon film.
Un bon divertissement emmené par des acteurs efficaces, un scénario rapidement prévisible, l'ensemble fonctionne bien. La critique est courte finalement, mais il y a peu à dire sans raconter toute l'histoire pour disséquer chaque scène. Pour moi, LE (en majuscules) point fort de ce film, c'est sa bande son, magique ! Ca s'écoute et ça se ré-écoute avec bonheur!