"Sinners" est un mélange de genres et me laisse perplexe. C'est pétri de défauts, de péchés en somme. Péché de gourmandise d'abord : à trop vouloir en mettre, la recette déborde et n'a pas de vraie saveur car finalement "Sinners" pourrait être un remake d' "Une nuit enfer" en pamphlet antiraciste rythmé par du Blues, avec des accents de comédie musicale. Pourtant Ryan Coogler a un talent évident de mise en scène et certains passages sont juste géniaux. C'est son péché d'orgueil aussi qui le plombe, il veut trop en faire, comme cette double ration du très fier Michael B Jordan, ou encore de cette volonté de filmer en Imax. L'esbroufe au détriment de la cohérence. C'est censé se passer sur un jour, de 72heures j'imagine... Ce qui fait tomber en quelque sorte le film dans l'avarice, puisqu'à se croire plus malin, en suivant une voie puis en tirant dans tous les sens, sans rien expliquer (le passé des jumeaux, les Indiens, les vampires, comment les tuer, le KKK, etc), ça sonne faux. Et creux. Il y a la luxure évidemment, en rajoutant du sexe, du gore et de la sueur. La colère aussi car le film pourrait être une ode à la liberté sur fond de Blues et de ségrégation (et ce serait parfait), mais non il rajoute des pistes comme le KKK (totalement survolé), mais veut gonfler le torse et montrer la colère du peuple afro-américain avec un épilogue rageur, gratuit et finalement raciste, comme une tentative ratée pour refaire le final de "Django Unchained". Il y a d'ailleurs une scène post générique toute aussi gratuite qui rallonge encore la douloureuse. On sent l'envie de bien faire, mais la paresse d'écriture truande le tout. Restent deux scènes musicales mémorables, une image et une bande son léchées.
“Sinners”, est un film d’horreur vampirique qui se déroule dans le Mississippi de 1932. Le film, qui privilégie le développement des personnages et la critique sociale, oppose une communauté noire à des vampires, utilisant cette métaphore pour dénoncer le ségrégationnisme. Avec une mise en scène soignée et une bande originale blues, “Sinners” est un blockbuster intelligent et émouvant, porté par un Michael B. Jordan impressionnant.
Sinners aborde des thématiques lourdes : religion extrême, culpabilité, et châtiment moral. L'ambiance sombre et le décor austère créent une tension intéressante, et l'idée de base est prometteuse. On sent une volonté de questionner les dérives de la foi et de la rédemption forcée.
Mais le film souffre d'un rythme lent, parfois étouffant. Certains dialogues sonnent creux, et les performances d'acteurs manquent d'intensité pour un sujet aussi fort. La mise en scène, bien que soignée, ne parvient pas à maintenir l'attention du spectateur jusqu'au bout. Ce n'est pas un mauvais film en soi, mais il laisse un goût d'inachevé. Il aurait mérité un traitement plus profond, moins caricatural.
Ce qui marché avec Sinners c’est le mélange des genres et surtout la nouveauté qui manque cruellement en cette année 2025. Certes l’histoire de film d’horreur est assez classique mais le fait de transposer cette histoire à l’époque du Ku Klux Klan donne cet aspect Original.
Ryan Coogler fait transpirer Michael B Jordan est clairement cela fonctionne très bien. Une mise en scène épurée, des retournements très bons et un casting de seconds rôles de choix ; Sinners apporte une réelle vague de fraîcheur à tous les films que nous avons pu voir.
Le film de Ryan Coogler plonge dans le Mississippi de 1932, où deux frères jumeaux, interprétés par Michael B. Jordan, investissent leurs gains mal acquis pour ouvrir un juke joint dans l’espoir de créer un lieu de vie et de musique pour leur communauté. Mais très vite, cette ambition est rongée par une présence vampirique terrifiante qui endosse métaphoriquement l’exploitation et le racisme tenace. "Sinners" est porté par une ambiance blues bien sentie et une mise en scène élégante mais l'intrigue se casse les dents dans l’exécution. Le récit est trop dense et accumule les thématiques et finit par flancher sous le poids de ses propres ambitions.
Un film de zombie mélangeant cinéma contemporain et cadre ancien. C’est un mélange risqué mais bougrement intéressant et réussi.
Une des plus grandes cinématiques de l’année lors d’une traversée d’époque au rythme d’une musique en adéquation parfaite avec l’ambiance et le cadre du film.
Un besoin naturel m’a malheureusement gâché l’expérience global de cette œuvre, ne voulant pas rater la moindre minute, expliquant le 3/5 mais avec le recul nécessaire, bon film.
Une bande son endiablée, une réalisation aux petits oignons, un casting 5 étoiles et un côté fantastique totalement assumé ! Sinners est une agréable surprise qui fera plaisir aux amateurs du genre.
Dans le Mississipi des années 30, le retour de deux frères jumeaux décidant d’enterrer leur passé trouble pour y ouvrir un club de blues découvre une menace encore plus grande à laquelle ils devront faire face et survivre au bout d’une nuit endiablée. Le réalisateur Ryan Coogler signe un film d’époque et de genre dans lequel la musique joue un rôle prépondérant. A ce titre, la composition musicale de Ludwig Göransson hypnotise ce récit qui se confond entre la fable horrifique et la métaphore de la condition afro-américaine. Pour ce faire, le réalisateur orchestre un balai visuel saisissant et puissant au détour de séquences impressionnantes au sein du club notamment celle amenant le climax général du récit. Si son final bien que conçu et filmé avec efficacité est plus ordinaire, l’ensemble parvient toujours à surprendre et suscite une tension lascive qui va crescendo. Porté par la prestation plus que solide de l’acteur Michael B Jordan « Sinners » revisite avec classe et brio le mythe du vampire dans une Amérique ségrégationniste.
Très très déçu car l'idée originale n'est pas si mauvaise. Deux frères qui se sont enrichis et qui reviennent dans leur Etat pour lancer une affaire, le tout dans un contexte où le KKK effraie la partie noire de la population.
La bande son est super. Les acteurs sont très bons. Les décors sont bons. L'histoire dans l'histoire (qui sert d'introduction à la suite) est assez cool même si un peu longue (puisqu'elle n'a de but que d'introduire encore une fois). Tout le côté horreur, qui se veut une allégorie du racisme (je crois ?...) n'a strictement aucun sens. C'est mal joué, bourré d'incohérences, le côté horreur est complètement manqué et m'a fait soupirer une bonne dizaine de fois. Les dialogues sortent complètement du film, avec des blagues toutes les 3 minutes pour être certain que l'ambiance reste médiocre jusqu'au bout ! spoiler: Et ne parlons pas des vampires qui attendent gentiment le lever du soleil. Humains comme démons n'ont absolument aucun instinct de survie, aucune logique, aucune intelligence.
La fin et le post-générique n'apportent rien à l'histoire. Honnêtement vous pouvez passer votre chemin.
Super film qui mélange pas mal de genre. J'avoue ne pas avoir regardé ni bandes annonces ni meme le résumé avant de l'avoir commencée et j'ai été surpris par la tournure du film. Mais ça reste un film de qualité avec de bon personnages et une excellente qualité d'image. Je conseil.