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Pierre-Alain P
17 critiques
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4,0
Publiée le 4 juin 2025
Très bon film! Acteurs impliqués, histoire bien ficelée, ambiance "sympa": Ryan Coogler vaut bien mieux que les Marvels et Black Panther. En tous cas, j'ai bien aimé Sinners et espère qu'il reviendra vite avec des films bien écrits et avec acteurs et des moyens chevronnés!
je m'attendais pas un grand film mais la ,quand meme decu on dirait une nuit en enfer de tarentino mais version soft pour moi et puis 2h 10 en gros j'adore le blue mais trop c'est trop les comediens joues bien mais bon ni horreur ni suspense a voir et as oublier pour ma part ...dommage.
Si d'un point de vue technique c'est plutôt réussie, la photographie est très bien travaillé, le film peine a trouvé son rythme, tout comme le film de Robert Rodriguez, le scénario est scindé en deux parties distinct, une première sur la culture afro-americaine avec sa culture, croyances et musique et la seconde donc, la partie horrifique, avec les vampires, mais la où Une nuit en enfer ne se prenait pas au sérieux, avec ses personnages et dialogues décalé, Sinners reste très sérieux dans sa proposition et la longue introduction ne développe pas vraiment ses personnages restant assez floues sur leurs anciennes activités. Plus travaillé certe, mais moins fun que son modèle.
04. malgré les bonnes critiques qui vantent le côté culture afro de cette honteuse copie noire et irregardable de "1 nuit en enfer", je n'ai aimé que le mini-concert Blues à la toute fin du film. Michael y est très décevant.
Sinners est un mélange de "Une nuit en enfer" (que j'adore) et " 30 jours de nuits" version Ultra Bright & Black. La BO est parfaite avec des sonorités Blues-Electro-Country énergisantes. Le scénario est sans surprise mais les amateurs de vampires le regarderont avec plaisir et délectation...
Sinners, c’est un film qu’on écoute, qui se vit par les oreilles d’abord : le frottement des guitares, les soupirs du bois, les rapports et le blues dans une Amérique saturée de fantômes et de monstres.
On entre dans le film avec l’intuition d’une injustice, jamais réparée. Ce que Sinners raconte ensuite, c’est un pillage : celui d’une culture, d’un rythme, d’une douleur codée en gammes. Les vampires, ici, ne sont pas des figures gothiques exogènes. Ce sont des visages pâles, gantés de raffinement, qui sucent la substance noire. Il n’y a pas de cape juste un sourire poli et un contrat : "Donne-moi ton son, je te rends visible." La suprématie blanche ne mord pas : elle copie, elle archive, elle expose.
Le choix du huis clos n’est pas seulement un effet de style. Il est théologique. Le juke joint devient haut lieu d’une résistance. L’enfermement spatial mime l’enfermement historique : l’Amérique noire tourne en rond dans son propre sanctuaire, à la fois refuge et nasse. Les murs suintent la mémoire. La musique, seule, parvient à trouer le présent, à faire surgir d’un solo déchiré tout un pan d’Histoire enfouie et peut-être future.
Mais Sinners ne cède jamais à la complaisance nostalgique. Il n’y a pas de pureté à retrouver, pas d’âge d’or. Le personnage de Sammie, jeune guitariste, incarne cette tension : il veut jouer, vivre, rêver, mais chaque note qu’il produit semble l’arracher un peu plus à lui-même. Car ici, l’art n’est jamais neutre. Jouer, c’est pactiser. C’est risquer de devenir le produit de ce qu’on cherchait à exorciser.
Ici, tout est séduisant, mais cette séduction est piégée. On pense à tous ces films qui contaminent les genres pour mieux déjouer les attentes. Ici aussi, le fantastique est un leurre, un détour nécessaire pour revenir à l’essentiel : la réalité politique d’un peuple que l’Amérique n’a cessé d’absorber sans jamais l’entendre.
Ce que Sinners accomplit de plus fort, peut-être, c’est de réussir à faire coexister le mythe et la matière, le cri et la théorie, la mémoire et la sensation. Le vampire n’est pas un effet : c’est une structure. Un mode de domination. Et c’est là aussi que réside toute l’amertume du film : dans ce soupçon que rien n’a changé. Que les formes évoluent mais que la faim demeure. Que l’ogre est toujours là, plus poli, plus urbain, mais toujours affamé.
Alors, oui, Sinners est un film imparfait, peut-être trop dense, trop éclaté, trop chorale, avec quelques raccourcis scénaristiques, mais il faut apprendre à aimer ses dispersions comme on aime un solo qui cherche à dire ce qu’aucun mot ne peut formuler. C’est un film qui ne se résout pas. Et c’est tant mieux. Parce que la blessure qu’il porte ne se referme pas. Parce que certains récits n’ont pas de fin.
Pour une fois, je n'ai pas regardé la bande-annonce avant. Et Dieu que j'ai bien fait ! On a droit à la même surprise que "Une nuit en enfer" : le film prend son temps pour présenter les personnages, et installer une intrigue. 1937, Mississippi, dans les champs de coton, 2 frères noirs ripou rentrent de Chicago pour fonder leur propre établissement et on s'attend à une guerre "classique" entre eux et le Ku Klux Klan... jusqu'a l'arrivé d'un étrange Irlandais.
On est plus sur un film d'action qu'un véritable film d'horreur, même si l'hémoglobine est bien présente. Le casting est impeccable. Décidément, j'aime de plus en plus Jack O'Connell. C'est un vrai plaisir pour les yeux ET les oreilles si vous êtes amateur de blues. Quel plaisir d'avoir encore des ovnis comme celui-la de temps en temps au cinéma.
Wow ! Je ne m’y attendais absolument pas à ce revirement… je n’en dirais pas regarder ce film jusqu’à qu’à la fin de la fin … et dormez bien j’ai passé un bon moment scotché par moment et en musique svp !
Quelle classe. Un film qui nous emmène dans les atrocités du passé remastered en version film d horreur. Épatant. Vibes tensions et une équipe d’acteurs géniaux qui portent le film incroyablement.
"Sinners" est un film hybride, conséquent, où le drame social flirte avec l’horreur sanguinolente façon une "Une nuit en enfer" de Tarantino et la comédie musicale. D'ailleurs, ce dernier genre est pleinement réussi car la bande originale entre jazz et blues est tout bonnement incroyable ! Dès les premières minutes, "Sinners" impose une ambiance oppressante, portée par Michael B. Jordan impeccable, bien que son double rôle rende certains passages confus. Heureusement, il est bien soutenu par de très bons personnages secondaires semblant passionnés par les parties de jambes en l'air et l'alcool ! Les méchants sont également bien choisis et évoquent intelligemment les traumatismes raciaux subis par la communauté afro-américaine. Malgré quelques points du scénario éludés voire obscurs pour certains, ce film nous attire et se laisse suivre très facilement, notamment grâce à sa musique et le charisme de son acteur principal !
Même s il ne révolutionne pas le genre et fait echo à "une nuit en enfer" le film a sa propre personnalité qu il façonne sur le thème de la musique qui rassemble et renforce une communauté. Il faut malheureusement attendre la scène finale pour avoir de l action. L ensemble reste inspiré et évite l aspect romantique du vampire et se concentre sur la prédation de ces goules en insistant sur cette règle souvent oubliée de devoir l inviter à rentrer.
Une cata... rarement vu un nanar pareil. Je ne comprends pas les notes que ce soit ici ou sur les concurrents Allociné (allociné étant le moins pire). Amazon a du bien graissé les pattes de chacun. À éviter, ne perdez pas ces 2 heures.