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Gary Ouzillou
1 critique
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2,5
Publiée le 14 mars 2025
Un voyage immersif dans l'envers du décor des shows de Las Vegas. Une façon de filmer un peu troublante avec des gros plans et la caméra qui bouge sans arrêt. Belle performance de Pamela Anderson qui joue un peu sa propre vie.
On évitera. Pourquoi faire un bon film quand on peut faire un beau navet ? Seuls les végétariens vont aimer ce long métrage qui aurait mérité d'être encore plus court voire ne pas naître du tout....histoire pauvre, mise en scène inconsistante, musique banale, images souvent floues, et un jeu des acteurs à peine correct....
Le cinéma de Gia Coppola se rapproche beaucoup de celui de sa tante Sofia. On trouve dans the last showgirls une même mélancolie prégnante et une même errance existentielle. The last showgirl, s'il suit un scénario très conventionnel, arrive à émouvoir sans jamais sombrer dans le pathos. On retiendra surtout l'interprétation habitée de Pamela Anderson dont le rôle fait écho à sa vie. Filmée toujours de très près, peut-être de trop, l'actrice est d'une grande justesse, même si Jamie Lee Curtis, dans un second rôle tragi-comique, lui vole parfois presque la vedette. The last showgirl est un film d'actrices sur les actrices et leur corps. Cette sincérité l'emporte sur tout le reste au point d'en oublier son caractère peut-être un brin consensuel.
D'emblée on constate que la réalisatrice a opté pour un grain d'image prononcé qui permet de "vieillir" l'image, qui accentue l'effet naturaliste et surtout qui permet d'atténuer les effets bling bling inhérent habituellement aux show à la mode Las Vegas. Ainsi l'immersion en quasi docu-fiction place le film dans la lignée du magnifique film "The Wrestler" (2009) mais en mode cabaret. La première scène est une mise en abyme qui installe aussitôt la thématique principale du film, à savoir la place des femmes quand l'âge les pousse vers une retraite vécue comme une injustice. On est alors happé par une Pamela Anderson bluffante dans un rôle qui ne peut que renvoyer à sa propre carrière. Par là même, si Pamela Anderson signe une performance qui signe le sommet d'une carrière qui était depuis des années celle d'une has been. Par contre d'autres passages prennent des chemins faciles et/ou sont moins probants... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Un drame humaine subtil et touchant, et de magnifiques portraits de femmes en marge du monde dont les paillettes restent des rêves illusoires. Un joli moment. Site : Selenie.fr
Pamela Anderson, Jamie Lee Curtis et Dave Bautista réunis dans un même film ? Cela peut sonner comme une blague mais c'est pourtant ce que propose Gia Coppola, un énième membre de la famille de Francis, dans un film d'auteur à l'esthétique "oscarisable". Et le résultat en est plutôt moyen. Pourtant, j'étais clairement le public cible, j'adore les stars des années 90, surtout lorsque ces dernière font une remontada après avoir été déconsidérées et puis j'aime beaucoup ce genre de films féministes dans lesquels le discours passe avant tout par le scénario et non par des dialogues lourds de sens (même s'il y en a quand même quelques uns qui prennent le spectateur par la main, ce qui est bien dommage). Ainsi, cette histoire de femme de la cinquantaine ne parvenant plus à trouver de travail après l'arrêt de son show qui dure depuis trente ans me plaisait beaucoup. De plus que c'est bien évidemment un discours méta reflétant la propre vie de l'actrice principale qui, considérée comme une simple bimbo écervelée pendant des années, est peu à peu tombée dans l'oubli en vieillissant. Le choix de prendre Curtis est également loin d'être anodin puisqu'elle était surnommée "The Body" dans les années 80 et 90, notamment grâce à ses jambes. Bref, deux actrices vieillissantes qui étaient beaucoup considérées de par leur corps qui interprètent deux danseuses qui sont, là encore, uniquement considérées que par leur corps. Tout ça, c'est très bien mais ça ne raconte pas grand-chose. En effet, le film ne parvient jamais vraiment à élever son discours, on survole certes divers sujets comme l'échec parental du personnage principal (et en même temps assez cliché dans ce genre de sujet et contexte) mais on s'ennuie surtout beaucoup. Car le film ne parvient jamais à rendre le tout passionnant, le scénario restant trop sur des rails. Et puis, je n'apprécie pas tellement non plus la mise en scène, remplie de gros plans, d'espèces de flous artistiques, de caméra bougeant un peu dans tous les sens ; ça rappelle quelques-fois le travail de Sofia Coppola mais ça fait surtout, encore une fois, film à Oscars. Cependant, le casting sauve heureusement la mise et nous retiendrons bien-sûr surtout Pamela Anderson qui prouve qu'elle peut effectivement impeccablement interpréter un rôle dramatique ! "The Last Showgirl" possède donc d'indéniables qualités mais il en devient surtout très vite pompeux en plus d'en délaisser son scénario.
Shelly est danseuse de cabaret dans un spectacle de Las Vegas, quant à 50 ans son spectacle s'arrête c'est tout son monde qu'y s'écroule. Le film annonce un postulat intéressant : offrir à Pamela Anderson un rôle en miroir de sa carrière, d'ancienne star de série télé (Alerte à Malibu) et sex-symbol devenue ringarde ; et ainsi un rôle lui permettant de revenir sur le devant de la scène. Aux commandes de ce petit film indépendant on trouve la nouvelle tête de la dynastie Coppola, Gia Coppola (petite fille du patriarche et nièce de Sofia). spoiler: On suit cette danseuse passionnée qui se raccroche à son passé, tente de renouer avec sa famille et vit avec les rêves et les souvenirs d'une vie et d'une gloire passée.
Un film particulièrement émouvant qui explore la vieillesse, le déclin, l'obsession et les relations familiales. Pamela Anderson incarne avec brio le rôle d'une vie et trouve ainsi sa rédemption. Elle est entourée des brillants Jamie Lee Curtis et Dave Bautista. La réalisation est sobre mais livre une composition hypnotique, en montrant la face sombre des rêves de Las Vegas, la ville n'est par exemple montrée que de jour et pas de nuit, perdant toute son attirance artificielle. Un film émouvant et superbement interprété, à voir absolument.
J'ai passé un bon moment malgré certaines longueurs au démarrage , le film cette n'est pas parfait , le jeu de Pamela Anderson est trés juste , elle incarne parfaitement son rôle qui résonne avec sa vie de femme et d'artiste .
"The Last Showgirl" qui a obtenu de nombreuses nominations grâce à son tandem d'actrices (Pamela Anderson et Jamie Lee Curtis) est un drame américain avec des qualités. Gia Coppola, à travers sa réalisation, présente aux spectateurs une intrigue intéressante qui aborde le thème du temps qui passe, la quête de jeunesse excessive et la réalité des oubliés en Amérique, accompagnée d'une superbe direction photographique. Pamela Anderson brille dans un rôle qui reflète presque sa propre carrière, tandis que la formidable Jamie Lee Curtis, que j'ai adorée dans ce film, sa performance dépasse de loin son succès aux Oscars pour Everything Everywhere All at Once, l'ensemble se regarde bien même si j'ai noté quelques faiblesses dans le film.
Un joli film sur les choix de vie voire les sacrifices que l’on peut faire. Ce film m’a rappelé le cinéma US des années 70 et 80 sur le quotidien des gens vivant dans les bas-fonds de cette Amérique avec des fins de mois difficiles. Film sombre mais pourtant lumineux, en revanche Las Vegas pourtant si lumineuse semble bien sombre. Pamela Anderson est sensationnelle, sans fard au sens propre comme au figuré. Quant à Jamie Lee Curtis, elle est tout simplement exceptionnelle !
Au début, je me demandais pourquoi la caméra bougeait autant et pourquoi le contour de l’image était si flou. Passé ces effets « film d’auteur », je me suis laissé prendre par cette histoire de femmes qu’on pousse vers la sortie et de page qui se tourne. Comment rebondir, comment renaître tout en restant en accord avec soi-même lorsqu’on est face à un carrefour de vie ? Ça tâtonne un peu par moment mais la fougue sensible de Pamela Anderson ne laisse pas indifférent, prouvant que les rêves et l’estime de soi sont éternels. Ça sent le film à récompenses et ça aurait pu aller plus loin mais le propos de la fin d’une ère et de la fibre artistique qui doit être nourrie me parle beaucoup.
Très beau petit film à petit budget avec de très belles prestations d'acteurs dans un drame social. Quelle place ont les femmes d'âge mûre dans une société machiste qui les utilise (ici le monde du spectacle, du divertissement de Las Vegas) ? Ont-elles fait les bons choix pour leur famille ? Que vont-elles devenir une fois le spectacle terminé ? Film mélancolique, nostalgique sur le temps qui passe, filmé à l'ancienne pour donner un ton rétro, rempli d'émotions et de scènes de vie. C'est beau, c'est vivant, triste, joyeux, parfois révoltant. Un bon moment de cinéma indépendant.
Pamela Anderson casse son image de "Femme" plantureuse et sexy, lorsqu'on l'avait découverte dans "Alerte à Malibu"... Dans "The Last Showgirl", elle est Shelly, une danseuse expérimentée sur le déclin, qui cherche à résoudre ses problêmes existentiels. Dans le film, elle montre de la profondeur et de l'intensité dans son jeu. On avait jamais été habitué à ça chez elle. Un petit film signé Gia coppola sur les dernières heures d'une danseuse légendaire, qui se laisse regarder.
The Last Showgirl : une critique des discriminations liées à l'âge des femmes dans le monde du spectacle
Dans The Last Showgirl, au-delà de son aspect dramatique, le film dresse une critique acerbe des discriminations liées à l'âge des femmes dans le monde du spectacle, du cinéma et au-delà. Pamela, incarnant une danseuse en fin de carrière, se trouve plongée dans un rôle complexe, où elle navigue entre déni et un désir profond de prouver que ses choix passés, notamment envers sa fille, n'ont pas été vains. Le film laisse une fin ouverte, avec une tension palpable autour de la possibilité d'une réconciliation ou d'un simple renoncement. Le titre, en soi, suggère la fin d’une époque, mais il soulève également la question : peut-on encore rattraper le passé après tant d'années ?
La relation mère-fille est au cœur du récit, mettant en lumière le choix de la passion d’un métier sur la sécurité d’un emploi plus rémunérateur. La réalisatrice parvient à créer une atmosphère malsaine, illustrant la lutte d'une danseuse, la quarantaine passée, pour se maintenir dans un milieu qui pousse inévitablement les femmes de son âge à se retirer. Ce choix de métier, incarné par Pamela, souligne l'écart grandissant entre elle et sa fille, qui ne comprend pas pourquoi sa mère a sacrifié leur relation pour un monde qui la dépasse. Loin du théâtre intellectuel où l'incompréhension est souvent tolérée, le spectacle de danse dénudée, où le corps est mis à l'épreuve, est perçu comme dérangeant et difficile à accepter.
À travers ce film, la réalisatrice interroge le regard porté sur les femmes dans l'Art et l'entertainment, où il est souvent imposé aux femmes de rester jeunes, belles et sexy. La critique du monde du spectacle est d’autant plus poignante dans un contexte où l'ère numérique et les réseaux sociaux déforment l’image de l'art. Néanmoins, le courage des actrices, comme Pamela Anderson et Kiernan Shipka, qui incarnent ces showgirls, mérite d’être salué, même si cet art semble perdre de sa signification à l'ère du web.
Très beau film vu en avant première le 18 février en présence de Pamela Anderson elle-même!!
Pamela Anderson est une révélation.
Le film dans lequel elle joue prouve qu'elle est capable d'endosser un rôle et de lui donner vie. Ses nominations aux Golden Globes et aux SAG Awards, ainsi qu'à de nombreux autres festivals, sont bien méritées. Jamie Lee Curtis, Kiernan Chipka et Bendra Song sont également parfaits dans leurs rôles, et Dave Bautista surprend par sa douceur et la profondeur de son jeu. La danse n'est qu'un décor dans The Last Showgirl, mais ce qui compte, c'est ce qui se passe en coulisses. Le rôle de Pamela Anderson, le rôle de sa vie, est ce qui fait que ce film vaut la peine d'être vu. Un vrai moment de cinéma indépendant. Je le recommande vivement.