Evil Dead Burn
Note moyenne
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LesBabes
LesBabes

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2026
Wouaw, c’est l’un des meilleurs films d’horreur que j’ai vus. C’est brutal, sanglant, avec une petite touche de malaise familial. C’est le meilleur Evil Dead à mes yeux (même si je n’ai pas vu les trois premiers). La touche française apporte vraiment quelque chose d’encore plus violent, et l’actrice principale est très convaincante. Ça fait plaisir de voir une femme arabe dans le premier rôle d’un film de cette envergure. Enfin une belle représentation. Le film renouvelle totalement le concept de la final girl. C’est vraiment un film génial. La musique de Chilla à la fin est super cool aussi. Il y a un petit caméo d’Alain Chabat, et restez bien jusqu’à la fin du générique, car il y a deux scènes post-générique.
Theo
Theo

47 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2026
Sébastien Vaniček avait devant lui un exercice aussi excitant que périlleux : pénétrer dans l’univers d’*Evil Dead* sans se laisser posséder par ses automatismes. Il choisit intelligemment de ne pas traifilm en conserve la grammaire — la contamination, les corps profanés, les objets domestiques détournés, la caméra livrée à une énergie démoniaque — mais tente d’en déplacer le centre de gravité. Derrière le déluge de sang se dessine ainsi une histoire de deuil, d’emprise et de violence familiale, comme si les Deadites n’étaient plus seulement des créatures surgies des ténèbres, mais la matérialisation obscène de ce que les proches préfèrent taire.

Alice vient de perdre son mari. Lorsqu’elle rejoint sa belle-famille dans une demeure isolée, le recueillement attendu prend rapidement la forme d’un huis clos où chaque silence paraît chargé d’un reproche. Vaniček réussit particulièrement cette entrée en matière : il ne présente pas la famille comme un simple groupe de futures victimes, mais comme un organisme déjà malade. Les regards durent légèrement trop longtemps, les gestes d’affection ressemblent à des injonctions, la solidarité familiale possède quelque chose de coercitif. Le surnaturel ne fracture donc pas un foyer harmonieux ; il s’insinue dans des fissures préexistantes et les élargit jusqu’à l’horreur.

Cette idée donne au film sa vraie personnalité. Le mal ne tombe pas du ciel : il semble remonter des fondations de la maison. Les liens familiaux, les promesses amoureuses et le souvenir du défunt deviennent autant de pièges émotionnels. La possession agit comme un révélateur cruel, permettant aux rancœurs, aux culpabilités et aux rapports de domination de se transformer en agressions physiques. Vaniček comprend que les monstres les plus efficaces ne sont pas ceux qui ne reconnaissent plus leurs proches, mais ceux qui les reconnaissent parfaitement et savent exactement où frapper.

Souheila Yacoub constitue le point d’ancrage indispensable de cette proposition. Alice n’est jamais réduite à une posture de survivante invulnérable. Sa peur demeure visible, parfois paralysante, et sa résistance semble toujours arrachée à un corps arrivé au bord de l’épuisement. L’actrice donne au personnage une intériorité que le scénario ne verbalise pas systématiquement : une colère rentrée, un sentiment d’isolement, une difficulté presque physique à occuper sa place au sein de cette famille. Son jeu empêche le film de devenir un simple catalogue de supplices. Même lorsque la mise en scène se livre à ses débordements les plus spectaculaires, son visage rappelle qu’une personne lutte encore derrière l’icône horrifique.

Vaniček confirme par ailleurs un véritable tempérament de metteur en scène. Sa caméra ne se contente pas d’enregistrer la panique : elle semble la respirer. Rarement immobile, elle épouse les déplacements, glisse dans les couloirs, se rapproche des corps jusqu’à l’inconfort puis recule brusquement pour rendre à l’espace toute sa puissance menaçante. Cette mobilité n’est pas toujours discrète, mais elle demeure lisible. Même au cœur du chaos, le spectateur comprend où se trouvent les personnages, ce qui les sépare et d’où peut surgir le danger. Le film ne confond pas frénésie et confusion.

L’image, presque privée de lumière naturelle, enferme progressivement la maison dans une pénombre poisseuse. Les couleurs désaturées donnent aux visages une pâleur déjà cadavérique, tandis que les rares éclats plus chauds paraissent moins rassurants que prémonitoires. Cette photographie donne à la violence une matérialité particulièrement désagréable. Le sang ne possède jamais la brillance artificielle d’un accessoire décoratif : il salit, colle, imprègne les vêtements et modifie durablement l’apparence des lieux. À mesure que la situation dégénère, la maison cesse d’être un décor pour devenir une surface organique, marquée par tout ce qui s’y produit.

Le travail sonore contribue tout autant à cette sensation d’agression continue. Craquements, frottements, respirations, chocs sourds et déformations vocales composent une matière presque tactile. Le film sait parfois retarder l’impact, laisser un bruit se détacher dans le silence avant d’en montrer la cause. Mais il préfère le plus souvent la saturation : la bande-son pousse le spectateur contre son siège avec la même brutalité que les images. L’expérience est indéniablement physique, pensée pour être ressentie avant d’être analysée.

Le spectacle horrifique tient largement ses promesses. Les affrontements possèdent une vigueur artisanale réjouissante, avec des corps qui semblent réellement peser, tomber et se heurter. Les effets les plus réussis ne cherchent pas seulement à montrer davantage, mais à prolonger l’instant où l’on comprend ce qui risque d’arriver. Vaniček possède un sens certain de l’objet menaçant : il suffit qu’un élément banal soit isolé par le cadre pour que l’imagination anticipe déjà son usage. Le film transforme ainsi l’espace domestique en réserve inépuisable de dangers. L’environnement familier devient un arsenal, et chaque tentative de fuite donne l’impression d’ouvrir une nouvelle porte sur la douleur.

Un ample mouvement chorégraphié au cœur du film illustre parfaitement ce savoir-faire. La virtuosité n’y est pas purement décorative : la caméra relie plusieurs actions simultanées, fait circuler la menace et donne au chaos une progression dramatique. Ce morceau de bravoure révèle un cinéaste capable de penser le gore en termes de rythme, de trajectoire et de géographie. Il y a là une générosité de cinéma évidente, une volonté de donner au spectateur autre chose qu’un montage d’impacts.

Cette générosité constitue pourtant aussi la principale limite d’*Evil Dead Burn*. Vaniček veut que chaque séquence dépasse la précédente, que chaque blessure soit plus insoutenable, chaque confrontation plus longue, chaque effet plus frontal. Or la violence possède elle aussi un seuil de saturation. À force de ne presque jamais relâcher la pression, le film réduit progressivement sa propre capacité à surprendre. L’horreur devient une norme interne. Ce qui paraissait monstrueux finit par sembler attendu, et le spectateur se met moins à craindre la prochaine atrocité qu’à essayer d’en deviner la forme.

Cette accumulation affecte également le rythme. La durée permet d’installer les personnages et de donner une véritable épaisseur thématique au récit, mais elle expose ensuite certaines répétitions. Plusieurs scènes reposent sur une structure comparable : apparition d’une menace, confrontation prolongée, renversement, nouvelle escalade. La maîtrise technique reste intacte, mais la sensation de progression se dilue. Le film avance en augmentant le volume plutôt qu’en renouvelant constamment la nature de la peur.

Le scénario rencontre une difficulté voisine. Son discours sur l’emprise et la violence intime est sincère, parfois même très juste, mais il tend à surcharger chaque élément horrifique d’une fonction symbolique. Certaines correspondances sont puissantes ; d’autres paraissent préparées avec une insistance qui retire au spectateur le plaisir d’établir lui-même les connexions. Le film est meilleur lorsqu’il laisse les rapports familiaux contaminer silencieusement le fantastique que lorsqu’il semble vouloir démontrer la pertinence de son propre sous-texte.

Les personnages secondaires souffrent aussi de cette volonté de concilier drame familial et machine de guerre horrifique. Tous possèdent une place claire dans la dynamique du groupe, mais quelques-uns restent davantage définis par ce qu’ils représentent que par ce qu’ils sont. Lorsque le carnage commence véritablement, leurs nuances s’effacent parfois derrière leur fonction spectaculaire. Le film conserve alors son efficacité viscérale, mais perd une partie de la charge émotionnelle qu’il avait patiemment installée.

L’humour noir, élément essentiel de l’alchimie *Evil Dead*, apparaît par intermittence. Il fonctionne admirablement lorsqu’il naît de l’absurdité d’une situation, d’un cadrage ou de l’obstination presque mesquine des créatures. Il paraît plus forcé lorsqu’il repose sur des répliques conçues pour soulager la tension. Vaniček semble parfois hésiter entre une horreur profondément sombre, liée à la violence conjugale, et un plaisir de fête foraine assumant le grotesque. Cette contradiction produit quelques moments jubilatoires, mais empêche aussi le film d’atteindre une parfaite unité de ton.

Il faut néanmoins reconnaître la manière dont le réalisateur affirme sa présence à l’intérieur d’une franchise particulièrement codifiée. Les signes attendus sont là, mais rarement traités comme de simples applaudimètres nostalgiques. Vaniček s’intéresse moins à reproduire des images célèbres qu’à retrouver l’idée primitive qui les animait : une caméra insolente, des corps malmenés, une inventivité née de la contrainte et une jubilation presque enfantine à pousser une situation au-delà du raisonnable. Son film respecte l’héritage précisément parce qu’il ne se contente pas de le recopier.

*Evil Dead Burn* laisse donc une impression contrastée, mais largement favorable. Sa mise en scène est nerveuse, inventive et remarquablement physique. Souheila Yacoub lui offre un centre émotionnel solide, tandis que la photographie, le son, les maquillages et les cascades construisent une expérience sensorielle d’une rare intensité. Le film possède de vraies idées sur le deuil, l’emprise et cette manière qu’ont certaines familles de transformer l’amour en obligation.

Mais son désir de tout brûler finit par consumer une partie de ses propres forces. La surenchère émousse la peur, la durée rend les répétitions plus visibles et le sous-texte, d’abord insinué avec intelligence, se fait parfois trop démonstratif. Vaniček signe un spectacle féroce, personnel et techniquement impressionnant, sans parvenir à transformer chaque fulgurance en nécessité dramatique. Un brasier généreux, traversé de visions saisissantes, qui aurait gagné à ménager davantage d’obscurité entre ses flammes.

Spoilers:

spoiler: Avec *Evil Dead Burn*, Sébastien Vaniček ne cherche pas tant à ressusciter une formule qu’à lui trouver une nouvelle plaie où s’engouffrer. Le décor n’est plus seulement une maison isolée : c’est un mausolée familial, un lieu où les murs semblent avoir absorbé des décennies de rancœurs, d’humiliations et de lâchetés. Avant même que les Deadites ne commencent à démembrer les vivants, quelque chose est déjà pourri chez les Price. La possession ne crée pas le mal ; elle lui donne simplement un corps. Alice arrive dans sa belle-famille après la mort de Will, son mari. Tous attendent d’elle les gestes réglementaires du deuil, mais son apparente froideur cache une vérité autrement plus dérangeante : Will était un homme violent, et sa disparition ressemble moins à une tragédie qu’à une libération. Le film trouve là son idée la plus forte. L’horreur surnaturelle devient la continuation monstrueuse de l’emprise conjugale. Même mort, Will demeure capable de contaminer les autres, de retourner la famille contre Alice et de lui rappeler que certaines promesses sont parfois des chaînes prononcées devant témoins. Vaniček comprend surtout que les Deadites sont plus effrayants lorsqu’ils ne se contentent pas de grimacer. Ils observent, comprennent et exploitent les blessures intimes. Ils savent exactement quelle phrase prononcer, quel souvenir profaner, quelle culpabilité réveiller. La belle-famille d’Alice n’est donc pas seulement transformée en meute démoniaque : elle devient l’expression obscène de tout ce qu’elle refusait déjà de voir. Les excuses accordées à Will, le culte de la solidarité familiale, la masculinité autoritaire d’Edgar ou la rigidité de Susan composent une mécanique d’étouffement que le démon n’a plus qu’à pousser jusqu’à son terme. Cette dimension psychologique offre au carnage une véritable colonne vertébrale, mais le scénario ne l’explore pas toujours avec la finesse qu’elle méritait. Les relations sont clairement définies, parfois trop clairement. Chaque personnage entre dans le récit avec sa fonction, son traumatisme et sa future utilisation dans la grande machine à supplices. À force de vouloir rendre immédiatement lisible la toxicité de cette famille, le film remplace parfois la complexité par le soulignement. Il existe pourtant une idée passionnante derrière cette réunion funéraire : celle d’une famille qui préfère défendre l’image d’un mort plutôt que d’écouter la femme qu’il maltraitait. Le film l’énonce avec force, mais ne prend pas toujours le temps de la laisser résonner. Visuellement, en revanche, Vaniček imprime une véritable personnalité à l’ensemble. La caméra reste mobile, organique, presque animale. Elle respire avec les personnages, se glisse derrière eux, tangue dans les couloirs et semble parfois chercher elle-même une sortie. Philip Lozano compose une image volontairement désaturée, privée de soleil, constamment située à la frontière de l’obscurité. Dans cette grisaille humide, le sang ne sert pas uniquement à provoquer : il devient la couleur principale du film, la seule matière vraiment vive dans un monde déjà cadavérique. La maison est filmée comme un organisme malade. Ses escaliers, ses portes, son mobilier et ses appareils ménagers finissent tous par participer au massacre. Vaniček possède un remarquable instinct pour transformer un objet banal en menace imminente. Un appui-tête de voiture, une porte, un tire-bouchon, un lave-vaisselle ou une débroussailleuse cessent progressivement d’appartenir au quotidien pour devenir les pièces d’un gigantesque piège domestique. Cette logique donne au film ses meilleurs moments : on ne regarde plus simplement un combat, mais la lente révélation de tout ce que l’espace peut faire subir à un corps. La séquence de la voiture constitue à ce titre le sommet du film. L’exiguïté de l’habitacle interdit toute fuite et oblige la mise en scène à inventer avec quelques centimètres de métal, de verre et de tissu. Les doigts écrasés par la portière, les ceintures transformées en instruments de strangulation et l’appui-tête utilisé comme arme produisent une violence presque mécanique. Chaque mouvement entraîne une conséquence immédiate, chaque tentative de survie aggrave la situation. Le gore n’est plus une décoration posée sur l’action : il devient l’action elle-même. Souheila Yacoub empêche néanmoins cette débauche de matière de devenir totalement abstraite. Son interprétation repose moins sur la démonstration que sur la résistance. Alice n’est ni une héroïne invulnérable ni une victime réduite à sa souffrance. Elle semble toujours évaluer ce qu’elle peut encore encaisser, physiquement comme émotionnellement. Son visage demeure le véritable centre de gravité du film : on y lit simultanément la peur, la colère et cette culpabilité particulière de celle qui se découvre soulagée par la mort de son bourreau. Lorsque l’hémoglobine envahit l’écran, Yacoub maintient l’histoire à hauteur humaine. Autour d’elle, la distribution se montre efficace, même si plusieurs personnages existent davantage par leur transformation que par leur personnalité initiale. Luciane Buchanan se distingue par un engagement physique impressionnant, notamment lorsque Thya bascule dans une gestuelle cassée et contre nature. Tandi Wright donne à Susan une dureté plus ambiguë : son attachement à la famille ressemble autant à une conviction qu’à un mécanisme de survie. Hunter Doohan apporte quant à lui une vulnérabilité crédible à Joseph, mais le scénario l’utilise parfois comme une simple charnière entre deux confrontations. Le problème principal d’*Evil Dead Burn* apparaît lorsque l’escalade devient une routine. La brutalité est incontestable, les maquillages sont généreux et les idées de sévices se succèdent à une cadence impressionnante. Pourtant, plus le film mutile, moins chaque mutilation conserve de poids. Le malaise finit par céder la place à une attente presque ludique : quel objet sera utilisé ensuite, quelle partie du corps sera visée, quelle nouvelle limite sera franchie ? L’inventivité demeure, mais la peur s’émousse. Le film sait provoquer le réflexe physique — détourner les yeux, contracter les épaules, retenir son souffle — mieux qu’il ne sait installer une angoisse durable. L’humour noir permet ponctuellement de rompre cette monotonie, particulièrement lorsqu’il naît du cadrage, d’un bruit ou du délai absurde précédant l’utilisation d’un objet soigneusement annoncé. Il fonctionne moins bien lorsqu’il est confié aux dialogues ou à certains comportements volontairement grotesques. Vaniček semble parfois hésiter entre la cruauté réaliste qu’exige son sujet et l’exubérance cartoonesque inscrite dans l’ADN de la franchise. Ce frottement produit quelques étincelles réjouissantes, mais aussi des ruptures de ton qui affaiblissent la gravité de ce que le film raconte sur les violences conjugales. Le dernier affrontement synthétise aussi bien les qualités que les limites de l’entreprise. Will revient sous la forme d’un cadavre calciné, présence moins imposante physiquement que profondément traumatique. Face à lui, Alice ne combat plus seulement un démon : elle affronte l’homme qui continuait de vivre dans sa peur. L’image est forte, presque mythologique. La tentative d’ensevelissement matérialise avec une évidence brutale la logique de l’emprise : Will veut littéralement faire disparaître celle qui lui a survécu. En utilisant la dague kandarienne, Alice ne sauve pas son mariage, son mari ou sa belle-famille ; elle tranche enfin le lien qui la retenait à eux. Cette catharsis est puissante, mais un peu trop explicitement préparée pour produire le vertige attendu. L’apparence numérique du Will calciné crée par ailleurs une légère distance après un film dont les meilleurs effets reposaient précisément sur la présence concrète des corps, du métal et de la chair. Quant au dernier regard d’Alice, possiblement marqué par le démon, il offre une ambiguïté séduisante : a-t-elle réellement échappé au mal, ou celui-ci a-t-il simplement changé de refuge ? Cette hésitation prolonge intelligemment l’idée centrale du film. On peut tuer l’agresseur, rompre avec sa famille et sortir de la maison ; il reste encore à survivre à ce qu’ils ont laissé en soi. *Evil Dead Burn* est donc une œuvre vigoureuse, physiquement éprouvante et traversée par de vraies intuitions de mise en scène. Sébastien Vaniček sait filmer l’espace, les corps et la panique avec une énergie peu commune. Il transforme le foyer familial en charnier émotionnel et offre à Souheila Yacoub un rôle dans lequel elle déploie une remarquable puissance contenue. Mais son désir de frapper toujours plus fort finit parfois par écraser ce qu’il avait de plus intéressant à raconter. Le résultat impressionne davantage qu’il ne bouleverse, secoue plus durablement les nerfs que l’imaginaire. Un film furieux, généreux et formellement habité, dont les éclats les plus saisissants révèlent autant le talent de son réalisateur que les limites d’une surenchère qui confond parfois intensité et accumulation. La flamme brûle avec vigueur ; il lui manque encore un peu d’air pour devenir un véritable incendie.
Guiciné
Guiciné

218 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juillet 2026
Un film d’une mise en scène virevoltante et efficace, ce qui n’est pas le cas du scénario d’un ennui mortel et qui nous assène de scènes gore du début à la fin.
C’est fatiguant de lourdeur et de bruit.
Cosmos K
Cosmos K

8 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2026
À l’heure où de nombreux films de genre utilisent l’horreur pour aborder des sujets de société, Evil Dead Burn s’inscrit parfaitement dans cette tendance. Ici, la possession devient une métaphore de la maltraitance, de l’emprise et des relations toxiques, qu’elles soient amoureuses ou familiales. Un choix particulièrement pertinent qui donne une vraie profondeur au récit. Le film est une réussite sur le plan esthétique. La mise en scène est soignée, les cadrages sont inspirés, les couleurs participent pleinement à l’ambiance et la photographie est superbe. Les acteurs livrent de très bonnes performances, tandis que la musique accompagne efficacement la tension tout au long du film. Là où le film manque de peu l’excellence, c’est dans sa représentation des possédés. Une fois la possession installée, certains personnages ne sont finalement pas aussi inquiétants qu’ils devraient l’être et tombent parfois dans un registre un peu kitsch. Cela contraste avec le reste du film, beaucoup plus sombre, élégant et maîtrisé. Même constat pour une ou deux scènes vers la fin : alors que le film construit avec brio son rythme et son atmosphère du début jusqu’à son dernier acte, quelques séquences paraissent moins inspirées, voire un peu ridicules. C’est d’autant plus frustrant qu’il ne lui manquait vraiment pas grand-chose pour devenir un excellent film de genre. Malgré ces quelques réserves, Evil Dead Burn reste une belle surprise, porté par une identité visuelle forte, une vraie réflexion de fond et une ambiance particulièrement réussie. Et surtout, ne quittez pas la salle trop vite : restez bien jusqu’au bout du générique… Il y a deux scènes post-générique
Bichel Le Reuftax
Bichel Le Reuftax

14 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2026
Et bah c'est un grand oui. Un film qui ne perd pas de temps duquel on ressort en reprenant sa respiration parce que le film ne te laisse pas souffler. C'est un vrai roller coaster fou. Seul point négatif je dirais que c'est la fin qui est certes poétique mais que je trouve assez mal amené et surtout trop en décalage par rapport au reste du film. Mais sinon expérience incroyable au cinéma. Vermines était fou et Evil Dead confirme que ce réalisateur est un malade.
JM  Tiniké
JM Tiniké

10 abonnés 64 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juillet 2026
Après son remarqué (mais outrancier) Vermines, le réalisateur français Sébastien Vanicek s'attaque au graal de l'horreur épouvante avec Evil dead burn avec la bénédiction du créateur de la franchise Sam Raimi.
Enfin une œuvre estampillée horreur épouvante qui mérite son titre. Les frissons sont garanties avec des scènes bien gores (limites sadiques) où l'hémoglobine coule à flot; le réalisateur "sang" donne à cœur joie pour bien faire morfler son héroïne principale.
Pourtant cette succession de scènes horrifiques ne reculant pas devant une certaine outrance vient quelque peu embrouiller le scénario devenant un peu alambiqué au fil des minutes...
Au final cette résucée reste largement au dessus de la pathétique version de 2013 mais n'est pas encore au niveau du premier
opus du genre qui bien que daté (1981) reste la référence absolue...
Roobie
Roobie

49 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2026
Il fallait bien un film pour confirmer que toute la saga fait partie du même canon, c'est chose faites avec cet Evil Dead Burn qui réussi a récupèrer ci et là les petits trucs des séries et films précédents.
Cette nouvelle trilogie débutée en 2013, n'est donc ni un reboot, ni un remake, mais a pour but de nous expliquer comment les forces du mal vont peu à peu prendre le controle de la terre avec en objectif final de nous raccorcher avec la fin de la dernière saison d'Ash VS Evil Dead, ou notre anti-héros devra sauver une humanité en fin de cycle.

J'ai adoré du début à la fin, vivement 2028 ou le prequel nous en apprendra peut-être un peu plus sur ce qui s'est passé avant l'arrivée de Ash dans la cabane
Frédéric M.
Frédéric M.

253 abonnés 2 227 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juillet 2026
Le petit coté français est sympa, mais ou va t on avec cette franchise ? OK pleins de deadites, d'effets gores, bien que je le trouve le moins gore de la série. L'esprit des opus originaux s'efface. Un lien léger que la trilogie originelle.. Bien qu'à y réfléchir, voit ton le necronomicon ? Il y a un carnet de notes, mais pas le livre des morts. Divertissant, mais un peu déçu.
YaPasPhoto
YaPasPhoto

28 abonnés 368 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2026
Commençons pas ce que je n'ai pas aimé. Le nombre de très gros plan(genre plan américain) en camera porté. Cela me dérangera sans doute moins sur une TV mais sur un écran de cinéma c'est de trop. L'humour timide mais cependant assez drôle. Un peu bois de ralonge à la fin. Les réactions parfois étranges des personnages. spoiler: Les gars, dans une situation pareil, la décapitation est l'option la plus éfficace

Ce que j'ai aimé:
certain plan originaux et une mise en scène efficace (quand l'action démarre). spoiler: la scène dans le salon où on suis l'héroine s'enfuire et que tous se déroule autour d'elle.
Très bon effet spéciaux.
Bref je me suis un peu ennuyé au début. Mais quand cela démarre on ne s'ennuie plus. Quelques références au Evil Dead de Sam Raimi pour faire bonne figure.
A voir si vous aimé le genre.
Marc furieux
Marc furieux

18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2026
démarrage sympa avant le générique. puis, ça devient chiant ( presque 15 minutes ) mais ensuite, des que ca part, ca s'arrête pas 1 seul seconde et sa monte en puissance : de l'action, un peu d'humour, du gore, du sexe .... ha non, pour une fois dans un film d'horreur, il y en a pas ^^

le seul petit truc qui me gène, il parle très peu spoiler: du livre des morts


j'ai quand même hâte de voir la suite car vu les 2 scènes qu'il y a dans le générique, ça peut être sympa
Damien Vanc
Damien Vanc

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2026
Très bon film ! horreur dans une famille déchirée aux fausses bonnes apparences, où l’on se perd dans les dialogues et les violences à ne plus savoir si c’est le démon qui parle ou l’être humain qui laisse sa colère sortir. Le rôle du père est incroyablement joué par l’acteur, bluffant.
Nico Vdb
Nico Vdb

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juillet 2026
Mouais...peut mieux faire , j'ai préféré le précédent, on s'éloigne vraiment de l'original, maquillage des démons pourraient être meilleurs
Cinévore24

474 abonnés 988 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2026
"Fuck your family."

Trois ans après la chouette première surprise que fut «Vermines», Sébastien Vaniček et Florent Bernard refont équipe pour leur première incursion hollywoodienne, apportant leur propre pierre à l'édifice de la célèbre saga démarrée en 1981.

Produit notamment par Sam Raimi et Bruce Campbell, ce 6e volet, nous dépeignant une cellule (belle-)familiale partant en lambeaux (littéralement), s'avère être un grand huit bien sanguinolent comme il faut, d'une efficacité assez redoutable, et sans doute ce que j'ai vu de mieux depuis la trilogie de Raimi.

À défaut de faire véritablement peur, un nouveau chapitre se montrant bien généreux en hémoglobine et possédant un rythme sans véritable temps mort à partir du moment où le Mal se manifeste, et ce de manière très radicale.
Vaniček nous prouve une nouvelle fois qu'il sait manier une caméra et se/nous fait plaisir, nous gratifiant de nombreuses séquences assez marquantes dans leur jusqu'au-boutiste et leur inventivité formelle, participant à l'aspect immersif du film et à sa dynamique (même si je suis un peu moins fan de la caméra à l'épaule, plus confuse dans l'action).

Un spectacle gore et radical, traversé par quelques touches d'humour noir bien trouvées, notamment par l'utilisation de transitions visuelles et sonores amenées au bon moment (sans oublier le personnage de la grand-mère sénile).

Une production horrifique narrativement assez attendue dans sa structure (comme dans les volets précédents, on sait que ça va forcément partir en vrille, et on se demande surtout comment chacun va y passer), voulant traiter ici de la thématique de la masculinité toxique (et la métaphore des violences intra-familiales ?), mais de manière un peu trop forcée (en même temps, on n'a jamais demandé à un «Evil Dead» de faire dans la subtilité, mais n'empêche), à l'image de ce dernier segment, de feu et et de sang, auquel j'ai eu plus de mal à accrocher, notamment de par son antagoniste final, moins palpable et donc moins menaçant.

Un film cruel et viscéral, pouvant compter sur un casting impliqué, en particulier Souheila Yacoub (Climax, Making Of, Dune 2), se retrouvant bientôt seule face à sa belle-famille, contaminée par le Mal qui s'empare de chacun d'eux.

Bref, un nouveau jeu de massacre vraiment réjouissant à regarder, au sein duquel le duo Vaniček-Bernard respecte le cahier des charges propre à cet univers tout en se l'appropriant avec l'énergie que l'on percevait déjà dans leur précédent film, ici avec encore plus de moyens et donc encore plus d'inventivité technique.

Un bon petit shoot de violence graphique décomplexée, à découvrir dans les salles obscures.
Et un duo définitivement installé à Hollywood ? L'avenir nous le dira... 7-7,5/10.
Sébastien Monneret
Sébastien Monneret

61 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2026
Sans être vraiment original, dans son genre, ce film Interdit aux moins de 16 ans est toute beauté. Des mouvements de caméras efficaces et originaux, des très beaux effets spéciaux, une très belle image, des acteurs très convainquants, un rythme soutenu et une BO pour le moins détonnante. Ce film est très efficace, fluide et divertissant. Une réussite.
Cam Pattier
Cam Pattier

26 abonnés 301 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2026
J’aime beaucoup les films de Sam Raimi, donc j’étais assez curieux de découvrir celui-ci.
Au final, j’ai passé un très bon moment.
L’ambiance est vraiment réussie et le film ne manque pas de scènes marquantes.
Le gore est très efficace et certaines séquences sont vraiment dérangeantes.
J’ai aussi bien aimé le côté très trash du film, qui pousse parfois la violence assez loin sans tomber dans le gratuit.
Le scénario de Florent Bernard apporte quelques bonnes idées tout en restant fidèle à l’esprit de la saga.
Les musiques, notamment celles de Jacques Brel, sont très bien utilisées et créent un contraste assez marquant avec certaines scènes.
Le rythme est bon et je ne me suis jamais ennuyé.
Par contre, certains personnages auraient mérité un peu plus de développement.
Mais ça reste un très bon film d’horreur qui assume complètement son côté gore et malsain.
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