Note moyenne
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2024 notes
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Il y a une politique de studio suffisamment rare dans le paysage horrifique contemporain pour mériter qu'on s'y arrête avant même de parler du film lui-même : depuis le reboot de 2013, Sam Raimi et Robert Tapert ont transformé leur franchise Evil Dead en bac à sable confié tour à tour à de jeunes cinéastes de genre — Fede Alvarez, Lee Cronin (beurk), et désormais le Français Sébastien Vanicek, qui avait déjà fait forte impression avec Vermines. La valeur d'un bac à sable, c'est qu'on y laisse les enfants jouer — une manière de fonctionner à l'exact inverse de la logique habituelle des franchises hollywoodiennes, qui préfèrent généralement museler la personnalité d'un réalisateur au profit d'une continuité de marque prévisible. Il faut d'ailleurs se rappeler que la saga elle-même est née, en 1981, de la débrouille : Raimi tournait avec des outils de jardinage, des cascadeurs bénévoles harnachés à des cordes tendues à la main, un budget qui tiendrait aujourd'hui dans la loge d'un second rôle. Cette généalogie de la débrouille et de l'inventivité de mise en scène n'a jamais vraiment quitté la franchise, même quand les moyens ont fini par suivre — et c'est peut-être ce qui rend Burn si intéressant à observer : produit avec un budget qui reste relativement modeste selon les standards hollywoodiens actuels, le film déploie une générosité de mise en scène qui n'a rien à envier aux blockbusters dix fois mieux dotés.
Evil Dead Burn raconte l'histoire d'Alice (Souheila Yacoub), jeune veuve qui rejoint la famille de son mari récemment décédé — un mari dont on comprend vite qu'il n'était pas franchement un modèle de tendresse conjugale — pour un enterrement qui va très rapidement dégénérer en chasse à l'homme sanglante, une fois que le clan tout entier commence à se transformer en Deadites. Le film promet du gore généreux, une caméra virtuose, et l'énième variation sur la formule éculée du huis clos forestier.
Ce terrain cinématographique permet à Vanicek de déployer une générosité de mise en scène qui frappe par son abondance. La séquence de la voiture, où chaque élément de l'habitacle (ceinture, airbag, appuie-tête, toit ouvrant) devient tour à tour une arme dans un ballet d'ingéniosité presque comique, constitue à elle seule un argument suffisant pour justifier le prix du billet. Mais elle n'est qu'un exemple parmi une liste presque absurde d'objets recyclés en instruments de mort : un stylo-plume offert en cadeau d'anniversaire passif-agressif, un candélabre franchement laid, un tire-bouchon, un fragment de porcelaine de toilette brisée, des lignes de pêche et leurs hameçons utilisés pour ficeler un corps comme un rôti, une débroussailleuse, et bien d'autres encorr. C'est un savoir-faire qui traduit dans un vocabulaire contemporain l'idée que n'importe quel objet domestique, aussi banal soit-il, dissimule un potentiel de mise à mort qu'il suffit à la mise en scène de révéler — et l'on sent, à chaque nouvelle idée de plan, que l'équipe entière s'est manifestement fait plaisir, avec une intensité de tournage qui transpire littéralement à l'écran. Car cette accumulation documente une véritable jubilation de mise en scène, celle d'un réalisateur qui s'amuse manifestement à varier les registres de l'effet horrifique : on passe du slapstick presque cartoonesque (le monte-escalier motorisé) à l'effroi contemplatif d'un baiser, sans jamais donner l'impression de changer de film en changeant de registre.
Mais ce qui distingue véritablement Burn de ses prédécesseurs, et ce qui justifie qu'on prenne le film un peu plus au sérieux qu'un simple défouloir gore entre amis un samedi soir, c'est le choix de faire du foyer familial lui-même le premier organisme hostile, bien avant toute irruption démoniaque. La défiance de la belle-mère Susan envers Alice — tenue responsable de la mort de leur fils — installe une xénophobie domestique parfaitement fonctionnelle avant même que le premier Deadite ne pointe le bout de son nez, et le rôle de cette belle-mère est écrit et joué avec justesse : une femme qui excuse indéfiniment les défaillances de son fils, refusant obstinément d'admettre qu'il ait pu faire quoi que ce soit de mal. Le visage inquiétant du beau-père, sa manière de regarder les objets tranchants avec un peu trop d'attention avant même toute possession, préparent le terrain de sa bascule avec une économie de moyens remarquable.
Cette cohérence trouve son incarnation la plus juste dans le personnage d'Alice. Vanicek construit une véritable final girl, au sens le plus classique et le plus respectueux du terme, sans jamais céder aux deux pièges habituels qui guettent ce type de personnage. Alice n'est jamais sexualisée par la caméra — aucun plan complaisant, aucune manière de filmer son corps comme un objet de désir avant d'en faire un objet de terreur. Mais elle n'est pas non plus virilisée à outrance pour compenser, comme le veut une certaine tendance corrective. Ici, Alice reste vulnérable, essoufflée, terrifiée, elle saigne et elle pleure sans que cela ne diminue jamais sa capacité à se battre — un vrai survival pour une vraie final girl.
Quant au Deadite, là où Raimi filmait la possession comme un carnaval hystérique et où Alvarez la filmait dans une brutalité graphique soutenue, Vanicek s'autorise des ralentis, des montées de musique, une forme appliquée à des scènes de mutilation — un possédé qui se tire une balle dans la tête en boucle est filmé avec une tristesse esthétisée plutôt qu'avec le seul objectif de nous dégoûter. On sent bien, à ce stade du film (comme on l'avait compris depuis la scène d'introduction d'ailleurs) que Vanicek cherche moins à nous divertir qu'à nous faire mal — le gore, ici, n'est jamais gratuit dans son intention même quand il est absolument généreux dans son exécution.
Il faut cependant nommer ce qui empêche Burn d'atteindre la perfection qu'il frôle par instants. La palette délavée, quasi monochrome, qui inscrit le film dans l'héritage assumé de la New French Extremity — la référence à Haute Tension et Martyrs n'est jamais loin —, sert magnifiquement le versant traumatique du récit mais brime, dans le même mouvement, l'impact sensoriel de certains tableaux gore les plus ambitieux, notamment ceux hérités de l'esthétique plus flamboyante d'Alvarez. Le sang, dans cette grisaille généralisée, finit parfois par ressembler à de la boue plutôt qu'à du sang — ce qui est sans doute cohérent avec l'ambition thématique du film, mais qui prive occasionnellement le spectateur du plaisir sensoriel primaire que le genre gore est censé, avant toute chose, lui garantir.
L'écriture elle-même laisse par ailleurs transparaître quelques petites scories qui sentent moins la maladresse d'auteur que la contrainte imposée par un studio hollywoodien. Les flashbacks censés éclairer la violence du mari et la découverte de la dague par le grand-père sont amenés lourdement — alors que le reste du film, lui, sait parfaitement distiller l'information avec finesse. De la même manière, le worldbuilding autour du Cercle des Sages Hommes et de la dague kandarienne fonctionne davantage comme un MacGuffin commode que comme un véritable approfondissement du folklore, symptôme d'une commande studio soucieuse d'installer des jalons mythologiques réutilisables pour les épisodes suivants de la franchise.
Ce qui frappe, une fois la dernière goutte de faux sang essuyée, c'est à quel point Evil Dead Burn réussit ce que la plupart des suites tardives échouent lamentablement à faire : transformer sa propre condition de sixième volet en sujet plutôt qu'en simple contrainte de production. Le film ne se contente pas de reproduire la formule Raimi avec un budget plus confortable et un accent français ; il l'habite suffisamment passionnément en faisant de l'incapacité à couper les liens avec un passé toxique — qu'il soit conjugal ou cinématographique — son vrai sujet, dissimulé sous des tonnes d'excellents effets gore, portés par une final girl fabuleuse.
Evil Dead Burn raconte l'histoire d'Alice (Souheila Yacoub), jeune veuve qui rejoint la famille de son mari récemment décédé — un mari dont on comprend vite qu'il n'était pas franchement un modèle de tendresse conjugale — pour un enterrement qui va très rapidement dégénérer en chasse à l'homme sanglante, une fois que le clan tout entier commence à se transformer en Deadites. Le film promet du gore généreux, une caméra virtuose, et l'énième variation sur la formule éculée du huis clos forestier.
Ce terrain cinématographique permet à Vanicek de déployer une générosité de mise en scène qui frappe par son abondance. La séquence de la voiture, où chaque élément de l'habitacle (ceinture, airbag, appuie-tête, toit ouvrant) devient tour à tour une arme dans un ballet d'ingéniosité presque comique, constitue à elle seule un argument suffisant pour justifier le prix du billet. Mais elle n'est qu'un exemple parmi une liste presque absurde d'objets recyclés en instruments de mort : un stylo-plume offert en cadeau d'anniversaire passif-agressif, un candélabre franchement laid, un tire-bouchon, un fragment de porcelaine de toilette brisée, des lignes de pêche et leurs hameçons utilisés pour ficeler un corps comme un rôti, une débroussailleuse, et bien d'autres encorr. C'est un savoir-faire qui traduit dans un vocabulaire contemporain l'idée que n'importe quel objet domestique, aussi banal soit-il, dissimule un potentiel de mise à mort qu'il suffit à la mise en scène de révéler — et l'on sent, à chaque nouvelle idée de plan, que l'équipe entière s'est manifestement fait plaisir, avec une intensité de tournage qui transpire littéralement à l'écran. Car cette accumulation documente une véritable jubilation de mise en scène, celle d'un réalisateur qui s'amuse manifestement à varier les registres de l'effet horrifique : on passe du slapstick presque cartoonesque (le monte-escalier motorisé) à l'effroi contemplatif d'un baiser, sans jamais donner l'impression de changer de film en changeant de registre.
Mais ce qui distingue véritablement Burn de ses prédécesseurs, et ce qui justifie qu'on prenne le film un peu plus au sérieux qu'un simple défouloir gore entre amis un samedi soir, c'est le choix de faire du foyer familial lui-même le premier organisme hostile, bien avant toute irruption démoniaque. La défiance de la belle-mère Susan envers Alice — tenue responsable de la mort de leur fils — installe une xénophobie domestique parfaitement fonctionnelle avant même que le premier Deadite ne pointe le bout de son nez, et le rôle de cette belle-mère est écrit et joué avec justesse : une femme qui excuse indéfiniment les défaillances de son fils, refusant obstinément d'admettre qu'il ait pu faire quoi que ce soit de mal. Le visage inquiétant du beau-père, sa manière de regarder les objets tranchants avec un peu trop d'attention avant même toute possession, préparent le terrain de sa bascule avec une économie de moyens remarquable.
Cette cohérence trouve son incarnation la plus juste dans le personnage d'Alice. Vanicek construit une véritable final girl, au sens le plus classique et le plus respectueux du terme, sans jamais céder aux deux pièges habituels qui guettent ce type de personnage. Alice n'est jamais sexualisée par la caméra — aucun plan complaisant, aucune manière de filmer son corps comme un objet de désir avant d'en faire un objet de terreur. Mais elle n'est pas non plus virilisée à outrance pour compenser, comme le veut une certaine tendance corrective. Ici, Alice reste vulnérable, essoufflée, terrifiée, elle saigne et elle pleure sans que cela ne diminue jamais sa capacité à se battre — un vrai survival pour une vraie final girl.
Quant au Deadite, là où Raimi filmait la possession comme un carnaval hystérique et où Alvarez la filmait dans une brutalité graphique soutenue, Vanicek s'autorise des ralentis, des montées de musique, une forme appliquée à des scènes de mutilation — un possédé qui se tire une balle dans la tête en boucle est filmé avec une tristesse esthétisée plutôt qu'avec le seul objectif de nous dégoûter. On sent bien, à ce stade du film (comme on l'avait compris depuis la scène d'introduction d'ailleurs) que Vanicek cherche moins à nous divertir qu'à nous faire mal — le gore, ici, n'est jamais gratuit dans son intention même quand il est absolument généreux dans son exécution.
Il faut cependant nommer ce qui empêche Burn d'atteindre la perfection qu'il frôle par instants. La palette délavée, quasi monochrome, qui inscrit le film dans l'héritage assumé de la New French Extremity — la référence à Haute Tension et Martyrs n'est jamais loin —, sert magnifiquement le versant traumatique du récit mais brime, dans le même mouvement, l'impact sensoriel de certains tableaux gore les plus ambitieux, notamment ceux hérités de l'esthétique plus flamboyante d'Alvarez. Le sang, dans cette grisaille généralisée, finit parfois par ressembler à de la boue plutôt qu'à du sang — ce qui est sans doute cohérent avec l'ambition thématique du film, mais qui prive occasionnellement le spectateur du plaisir sensoriel primaire que le genre gore est censé, avant toute chose, lui garantir.
L'écriture elle-même laisse par ailleurs transparaître quelques petites scories qui sentent moins la maladresse d'auteur que la contrainte imposée par un studio hollywoodien. Les flashbacks censés éclairer la violence du mari et la découverte de la dague par le grand-père sont amenés lourdement — alors que le reste du film, lui, sait parfaitement distiller l'information avec finesse. De la même manière, le worldbuilding autour du Cercle des Sages Hommes et de la dague kandarienne fonctionne davantage comme un MacGuffin commode que comme un véritable approfondissement du folklore, symptôme d'une commande studio soucieuse d'installer des jalons mythologiques réutilisables pour les épisodes suivants de la franchise.
Ce qui frappe, une fois la dernière goutte de faux sang essuyée, c'est à quel point Evil Dead Burn réussit ce que la plupart des suites tardives échouent lamentablement à faire : transformer sa propre condition de sixième volet en sujet plutôt qu'en simple contrainte de production. Le film ne se contente pas de reproduire la formule Raimi avec un budget plus confortable et un accent français ; il l'habite suffisamment passionnément en faisant de l'incapacité à couper les liens avec un passé toxique — qu'il soit conjugal ou cinématographique — son vrai sujet, dissimulé sous des tonnes d'excellents effets gore, portés par une final girl fabuleuse.
Sam Raimi avait resuscité sa propre trilogie culte « Evil Dead » avec un nouveau film éponyme en 2013. Un film plus moderne qui faisait honneur aux premiers mais à la réception mitigée. Récemment, la saga avait connu une renaissance incroyable avec celui de Lee Cronin, « Evil Dead Rise », un opus extrême et sans concession, presque définitif dans sa manière de pousser les curseurs du gore et de l’écœurement, pour un résultat magistral et mémorable. Succès aidant, voilà le nouvel opus d’une saga qui pourrait s’étirer à l’infini puisqu’on change tout le temps de protagonistes avec les nouveaux films, avec juste le Livre des morts et les Deadites comme lien. Lee Cronin n’a pas resigné puisqu’il est parti réaliser sa version tout aussi extrême (et géniale) du mythe de la momie avec « Le Réveil de la Momie », d’excellente mémoire tant c’était inattendu, intense et dégoûtant.
Cette fois, c’est un frenchie qui a été appelé : le jeune prodige à l’origine du film d’horreur avec araignées complètement traumatisant « Vermines ». Un film de série B français particulièrement marquant et horrible qui lui a permis d’être remarqué. Les sirènes d’Hollywood l’ont donc appelé et on peut dire qu’il ne s’est pas cassé les dents comme tant d’autres lors de leur passage outre-Atlantique, notamment dans le film de genre. En effet, « Evil Dead Burns » est très réussi et confirme tout le bien que l’on pensait de ce jeune prodige. On pourra tout de même avancer que l’opus précédent était plus roboratif et que le contexte citadin d’un immeuble de centre-ville ajoutait une touche originale que n’a pas celui-ci avec sa vieille – et sempiternelle – maison isolée dans les bois. En outre, l’histoire offerte ici est vraiment réduite à peau de chagrin, presque accessoire, pour permettre le maximum d’horreur, de violence et de sévices. On notera aussi que la psychologie des personnages est plus basique avec en toile de fond, une famille dysfonctionnelle et le thème à la mode au cinéma de la masculinité toxique et des violences conjugales.
Ceci mis de côté on ne peut qu’apprécier le déluge de gore et de sang offert ici avec une sauvagerie sans limite. Bien sûr, si on est client de ce type de cinéma sinon la séance sera particulièrement pénible. L’inventivité mise en branle ici pour traumatiser les corps, les chairs et les esprits est à son paroxysme. N’importe quel outil de tous les jours devient un instrument de torture et de douleur dans un joyeux opéra de terreur viscéral (comme le suggère le titre québécois) qui ravira les amateurs. Certaines séquences sont incroyables de méchanceté. Du lave-vaisselle à la jambe en bois en passant par le crayon dans le tympan, c’est incroyablement imaginatif et extrême. Même les torture-porn à la « Saw » passeraient pour des enfants de cœur tant c’est dégoûtant ici. Qui plus est, Vanicek impressionne avec une mise en scène vigoureuse et toute aussi musclée. Entre un plan-séquence destructeur qui nous met KO et des mouvements de caméra rendant la violence encore plus flamboyante, on est gâtés. Tellement, qu’arrivé à la toute fin, on en serait presque épuisé et qu’on voudrait que cela se termine. Mais la note d’intention « Evil Dead » est remplie haut la main avec fracas, tripailles et hémoglobine à gogo.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Cette fois, c’est un frenchie qui a été appelé : le jeune prodige à l’origine du film d’horreur avec araignées complètement traumatisant « Vermines ». Un film de série B français particulièrement marquant et horrible qui lui a permis d’être remarqué. Les sirènes d’Hollywood l’ont donc appelé et on peut dire qu’il ne s’est pas cassé les dents comme tant d’autres lors de leur passage outre-Atlantique, notamment dans le film de genre. En effet, « Evil Dead Burns » est très réussi et confirme tout le bien que l’on pensait de ce jeune prodige. On pourra tout de même avancer que l’opus précédent était plus roboratif et que le contexte citadin d’un immeuble de centre-ville ajoutait une touche originale que n’a pas celui-ci avec sa vieille – et sempiternelle – maison isolée dans les bois. En outre, l’histoire offerte ici est vraiment réduite à peau de chagrin, presque accessoire, pour permettre le maximum d’horreur, de violence et de sévices. On notera aussi que la psychologie des personnages est plus basique avec en toile de fond, une famille dysfonctionnelle et le thème à la mode au cinéma de la masculinité toxique et des violences conjugales.
Ceci mis de côté on ne peut qu’apprécier le déluge de gore et de sang offert ici avec une sauvagerie sans limite. Bien sûr, si on est client de ce type de cinéma sinon la séance sera particulièrement pénible. L’inventivité mise en branle ici pour traumatiser les corps, les chairs et les esprits est à son paroxysme. N’importe quel outil de tous les jours devient un instrument de torture et de douleur dans un joyeux opéra de terreur viscéral (comme le suggère le titre québécois) qui ravira les amateurs. Certaines séquences sont incroyables de méchanceté. Du lave-vaisselle à la jambe en bois en passant par le crayon dans le tympan, c’est incroyablement imaginatif et extrême. Même les torture-porn à la « Saw » passeraient pour des enfants de cœur tant c’est dégoûtant ici. Qui plus est, Vanicek impressionne avec une mise en scène vigoureuse et toute aussi musclée. Entre un plan-séquence destructeur qui nous met KO et des mouvements de caméra rendant la violence encore plus flamboyante, on est gâtés. Tellement, qu’arrivé à la toute fin, on en serait presque épuisé et qu’on voudrait que cela se termine. Mais la note d’intention « Evil Dead » est remplie haut la main avec fracas, tripailles et hémoglobine à gogo.
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Cette 6ᵉ incursion dans la saga culte de Sam Raimi tient ses promesses. Sébastien Vaniček signe un film qui reste fidèle à l'ADN de la franchise tout en apportant sa propre patte, et le résultat est jouissif. Le réalisateur et une partie du casting étaient présents en salle pour l'occasion, et même Sam Raimi nous a adressé un message vidéo, un vrai moment pour les fans de la première heure.
Certaines scènes démontrent une pure virtuosité technique. Je pense notamment à une transition lors d'une scène d'étranglement dans la salle de bain, d'une fluidité et d'une inventivité visuelle rares, le genre de plan qu'on a envie de revoir en ralenti pour comprendre comment il a été construit.
Le gore, lui, est généreux mais toujours maîtrisé : ça ne verse jamais dans la surenchère gratuite, c'est du grand-guignol calibré au millimètre, exactement ce qu'on attend d'un Evil Dead.
Côté interprétation, mention spéciale à Souheila Yacoub, habitée et intense, et à Erroll Shand, révélation de cette réunion de famille qui tourne au cauchemar.
Bref, un film qui reste dans la droite lignée de ses prédécesseurs, et qui devrait ravir les fans comme les curieux.
Certaines scènes démontrent une pure virtuosité technique. Je pense notamment à une transition lors d'une scène d'étranglement dans la salle de bain, d'une fluidité et d'une inventivité visuelle rares, le genre de plan qu'on a envie de revoir en ralenti pour comprendre comment il a été construit.
Le gore, lui, est généreux mais toujours maîtrisé : ça ne verse jamais dans la surenchère gratuite, c'est du grand-guignol calibré au millimètre, exactement ce qu'on attend d'un Evil Dead.
Côté interprétation, mention spéciale à Souheila Yacoub, habitée et intense, et à Erroll Shand, révélation de cette réunion de famille qui tourne au cauchemar.
Bref, un film qui reste dans la droite lignée de ses prédécesseurs, et qui devrait ravir les fans comme les curieux.
Ce film est incroyable. Certaines scènes m’ont fait bondir tellement elles sont bien tournées. L’ingéniosité des plans relève du génie, le tout offre une œuvre parfaitement proportionnée, avec un bon taux d’humour, de gore, de sang, de sueur, de rage et de tension. Je n’ai jamais vu les autres opus de la saga mais ce film m’a donné envie de tous les voir, ce qui montre qu’il est bien réussi je pense. Un grand bravo à Sébastien et Florent !
Très très déçu, pourtant fan des premiers evil dead.... Un scénario bateau , qui pourrait coller a n importe quelle saga ,
spoiler:
la scène des poignards m a terminé, la nana cherche le bon poignard parmis une 10 ene et plante son beau frère pour essayer jusqu'à trouver [spoiler]le bon
La fin avec l ambulance et la couverture de survie, too much , a l américaine [/spoiler]
Énormément déçu, content de pas avoir été au cinéma pour voir ca
La fin avec l ambulance et la couverture de survie, too much , a l américaine [/spoiler]
Énormément déçu, content de pas avoir été au cinéma pour voir ca
J'adore la saga EVIL DEAD que ce soit les films, la série, les jeux vidéo ou les bandes dessinées.
Je pense que ce film sera plus apprécié par ceux qui connaissent la saga. Mais il peut également intéressé les néophyte à se plonger dans l'univers de Sam Raimi et Bruce Campbell.
Les gimmick de Evil Dead sont respectés, l'horreur et '' l'humour '' se conjuguent bien pour cette suite.
Les français du film Vermines, ont montré leur respect envers cette saga de par le savoir faire.
Je regrette juste ce rythme extrêmement rapide où tout s'enchaîne un peu trop vite. Il aurait fallut se poser quelques moments pour mieux approfondir les liens familiaux des personnages.
Vivement la suite.
PENSEZ A BIEN RESTER JUSQU'À LA FIN DU GÉNÉRIQUE
Je pense que ce film sera plus apprécié par ceux qui connaissent la saga. Mais il peut également intéressé les néophyte à se plonger dans l'univers de Sam Raimi et Bruce Campbell.
Les gimmick de Evil Dead sont respectés, l'horreur et '' l'humour '' se conjuguent bien pour cette suite.
Les français du film Vermines, ont montré leur respect envers cette saga de par le savoir faire.
Je regrette juste ce rythme extrêmement rapide où tout s'enchaîne un peu trop vite. Il aurait fallut se poser quelques moments pour mieux approfondir les liens familiaux des personnages.
Vivement la suite.
PENSEZ A BIEN RESTER JUSQU'À LA FIN DU GÉNÉRIQUE
Je viens de voir ce film aujourd'hui , alorsssss , j'ai vraiment adoré . C'est bien filmé , c'est impressionnant ! J'adore la mamie hihi bravooooo au Réalisateur Sébastien . C'est une tuerie et super gore ! C'est ca un vrai film d'horreur ! Quand le dvd sortira , je reverrai encore le film sans herisation :)
Moi c'est plutôt cinéma d'auteur, petites prods indépendantes. Mais de temps en temps je me fais plaisir avec un film d'horreur bien trash. Et en général je ressors avec de l'hémoglobine plein les yeux et pas grand-chose d'autre.
Là ce qui m'a décidé, après m'être enfilé l'interminable saga Evil Dead, c'est le nom derrière la caméra : Sébastien Vaniček. Un Français. Le mec de Vermines. La curiosité l'a emporté.
Et la touche française se sent dès les premières scènes. Un narratif plus profond, des personnages moins édulcorés, moins formatés qu'à l'américaine. On sent le regard de quelqu'un qui n'a pas envie de refaire ce qui existe déjà.
Soyons clairs, le film reste un nid à curiosité morbide. Les scènes de baston sont d'une brutalité rare. Frontales, intenses, longues. C'est ça qui le démarque du tout-venant du genre. On ne coupe pas, on ne détourne pas les yeux, on encaisse avec les personnages.
Ajoute à ça un humour noir bien dosé et des acteurs convaincants, et t'as un film qui fait le job.
C'est pas le film de l'année. Mais après un paquet de navets dans le gore, cette fois je me suis régalé. Vaniček confirme qu'il faut le suivre de près.
Là ce qui m'a décidé, après m'être enfilé l'interminable saga Evil Dead, c'est le nom derrière la caméra : Sébastien Vaniček. Un Français. Le mec de Vermines. La curiosité l'a emporté.
Et la touche française se sent dès les premières scènes. Un narratif plus profond, des personnages moins édulcorés, moins formatés qu'à l'américaine. On sent le regard de quelqu'un qui n'a pas envie de refaire ce qui existe déjà.
Soyons clairs, le film reste un nid à curiosité morbide. Les scènes de baston sont d'une brutalité rare. Frontales, intenses, longues. C'est ça qui le démarque du tout-venant du genre. On ne coupe pas, on ne détourne pas les yeux, on encaisse avec les personnages.
Ajoute à ça un humour noir bien dosé et des acteurs convaincants, et t'as un film qui fait le job.
C'est pas le film de l'année. Mais après un paquet de navets dans le gore, cette fois je me suis régalé. Vaniček confirme qu'il faut le suivre de près.
Un pur film gore et sanglant. Un bel hommage au evil dead d'origine. Je conseil vraiment de le voir au cinéma et si possible en VO.
Vu au cinéma le 10 juillet 2026
Vu au cinéma le 10 juillet 2026
le film n'est pas mauvais, mais pour moi, ce n'est pas vraiment un Evil Dead. J'ai adoré les premières minutes, parce que c'était exactement ce que j'étais venu voir : du sang, de l'horreur et une ambiance bien malsaine. Malheureusement, après ça, le film retombe complètement.
Il y a trop de sentiments, trop de blabla, surtout de la part des démons. À force de les faire parler, ils perdent tout leur côté terrifiant et deviennent presque banals. Le film est gore, ça oui, mais il est beaucoup moins effrayant que les précédents. Une vraie déception pour un Evil Dead.
Il y a trop de sentiments, trop de blabla, surtout de la part des démons. À force de les faire parler, ils perdent tout leur côté terrifiant et deviennent presque banals. Le film est gore, ça oui, mais il est beaucoup moins effrayant que les précédents. Une vraie déception pour un Evil Dead.
Enfin vu aprés tant d'éloges de bonnes critiques, et bien pour moi ! c'est le moins bon de toute la franchise. Déjà le premier problème c'est le montage et le choix des cadrages, trop souvent tout le film avec de trés gros plans, qui nous perdent dans l'espace et pertubent l'intensité qui pouvait en ressortir. Un montage sur-coupé lui aussi, comme les grosses pubs de luxe ou plutôt des produits du rayon boucherie. Tout y passe, des accessoires de pêches aux quincailleries diverses et variés, en passant par l'allée outils de jardin et accessoires automobiles, ou objets sanitaires, sans oublier l'allée cuisine pour prendre le tir bouchon, les couteaux et l'incontournable fourchette. Bref ! rien de très originale dans l'horreur pour dresser mon vieux poil. Le deuxième problème c'est la mise en scène au fraîse sanguine et des dialogues consternant de lourdeurs et de stéréotipes. Mes deux étoiles pour quelques passages à défaut d'être drôles, sont parfois cocasses jusqu'au fétichisme des plus douteux. Pour caricaturer, on a l'impression d'assiter à un cour de pâte à modeler d'horreur avec tous les ingrédients possibles sans jamais atteindre le résultat attendu. Rien de super fantastique ni d'angoissant dans ce sympathique tour de manège, inclus avec la séquence poste générique. Vu une deuxième fois et je dois admettre qu'en faisant abstraction des défauts de cadrages et de montage, l'énergie dans la réalisation des maquillages et de quelques effets sont plutôt trés bien foutus et on prend plaisir à les revoirs.
C’est compliqué de faire une critique après avoir fait confiance aux critiques presse et spectateurs. Car c’est bien du mauvais, voire très mauvais. J’y suis allé avec une amie, fan des films d’horreur. À mon sens, aucun des personnages n’est vraiment attachant. Ce qui fait que quelque soit le niveau de gore, on se fout royalement de qui coupe en morceaux qui. Le film perdant vite de sa crédibilité faute d’une histoire qui intéresse, au bout de 30 minutes de film…Moralité : n’est pas gore qui veut !
Le film mets bien 15min à entrer dans le vif du sujet, on assiste à des scènes utiles pour la structure des personnages (et pour rappeler ce qu'est le Necronomicon) mais un tout petit peu ennuyeuse. Ce qui rend les personnages un tantinet agaçants (parfaits pour un film d'horreur).
Après ce premier quart d'heure, on est dans l'horreur et le gore pure. Le scénario se réveille, la caméra est énergique. Focus sur des accessoires de la vie quotidienne qui serviront plus tard. Les CGI sont corrects mais les effets pratiques en plateau sont parfaits, avec beaucoup de faux sang.
Étonnamment, les scènes de combats sont hyper efficaces et chorégraphiées. Le réalisateur ose même des effets de style et des plans-séquences improbables mais appréciables.
Bien sûr, le film fait aussi le job côté fan-service ( spoiler: une cave, une tronçonneuse, le livre, la dague, l'humour noir)
mais pas un mot sur Ash, dommage...
Après ce premier quart d'heure, on est dans l'horreur et le gore pure. Le scénario se réveille, la caméra est énergique. Focus sur des accessoires de la vie quotidienne qui serviront plus tard. Les CGI sont corrects mais les effets pratiques en plateau sont parfaits, avec beaucoup de faux sang.
Étonnamment, les scènes de combats sont hyper efficaces et chorégraphiées. Le réalisateur ose même des effets de style et des plans-séquences improbables mais appréciables.
Bien sûr, le film fait aussi le job côté fan-service ( spoiler: une cave, une tronçonneuse, le livre, la dague, l'humour noir)
mais pas un mot sur Ash, dommage...
Ce film est extrêmement gore. Personnellement, je n'aime pas du tout ce genre, donc ce n'était pas très malin de ma part d'y aller !
Du coup, je ne le recommande pas aux personnes qui, comme moi, n'aiment pas le gore. En revanche, si c'est un style que vous appréciez, vous allez probablement adorer ce film.
J'ai longtemps hésité entre mettre 4 étoiles (en essayant de me placer du point de vue de quelqu'un qui aime le gore) et 2 étoiles (mon avis personnel). Finalement, je coupe la poire en deux : 3 étoiles.
Mention spéciale à Hunter Doohan, il est trop mimi haha.
Du coup, je ne le recommande pas aux personnes qui, comme moi, n'aiment pas le gore. En revanche, si c'est un style que vous appréciez, vous allez probablement adorer ce film.
J'ai longtemps hésité entre mettre 4 étoiles (en essayant de me placer du point de vue de quelqu'un qui aime le gore) et 2 étoiles (mon avis personnel). Finalement, je coupe la poire en deux : 3 étoiles.
Mention spéciale à Hunter Doohan, il est trop mimi haha.
Evil Dead est une saga qui fait le bonheur de nous autres, amateurs d’horreur et d’hémoglobine. L’époque de Sam Raimi est révolue : depuis le remake de 2013 et la sortie de Rise, la franchise a laissé place au body horror, au malsain et au trash. Ces thématiques sont profondément développées à travers des scènes d'une violence graphique sans précédent... Un pur plaisir pour les initiés.
Avec l'arrivée de Sébastien Vaniček (Vermines) aux commandes, la saga s'offre une touche de réalisation à la française. Et que dire ? Les plans-séquences sont magistraux et les effets gore, d'une efficacité redoutable. Le film ne laisse aucun répit, aucun temps mort. Evil Dead conserve son titre haut la main (ou sans mauvais jeu de mots, sans la main !).
Cet épisode n'est clairement pas destiné aux cardiaques ; il s'apprécie comme un bon vin pour qui aime la violence graphique. En bref, Evil Dead, c'est la grande classe, c'est crade, et on adore. Mais âmes sensibles, abstenez-vous vraiment !
Sur ce, je m'en vais refermer le Necronomicon... mais vivement la suite, on en redemande !
Avec l'arrivée de Sébastien Vaniček (Vermines) aux commandes, la saga s'offre une touche de réalisation à la française. Et que dire ? Les plans-séquences sont magistraux et les effets gore, d'une efficacité redoutable. Le film ne laisse aucun répit, aucun temps mort. Evil Dead conserve son titre haut la main (ou sans mauvais jeu de mots, sans la main !).
Cet épisode n'est clairement pas destiné aux cardiaques ; il s'apprécie comme un bon vin pour qui aime la violence graphique. En bref, Evil Dead, c'est la grande classe, c'est crade, et on adore. Mais âmes sensibles, abstenez-vous vraiment !
Sur ce, je m'en vais refermer le Necronomicon... mais vivement la suite, on en redemande !
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