Together
Note moyenne
3,4
1648 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

196 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
51 critiques
3
100 critiques
2
20 critiques
1
11 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cadreum
Cadreum

76 abonnés 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2025
Qui est le film ?
Together est le premier long métrage de Michael Shanks. Le film a circulé dans les sections de minuit de festivals comme Sundance, avant d’obtenir une sortie plus large. Il met en scène Dave Franco et Alison Brie, couple à l’écran comme à la ville, dans une œuvre qui se situe à la croisée du drame romantique, de la comédie noire et du body horror. En surface, Together raconte l’histoire de deux amoureux qui découvrent qu’ils ne peuvent littéralement pas vivre séparés : leur corps se décompose, se contamine, se métamorphose. Mais très vite, la promesse de départ se déploie en une réflexion plus ample : qu’est-ce que cela signifie d’aimer, quand aimer revient à céder son autonomie la plus intime ?

Que cherche-t-il à dire ?
Ce que propose Shanks est radical : il prend au pied de la lettre la métaphore de la co-dépendance amoureuse. Là où la comédie romantique suggère par ellipses et symboles la difficulté de respirer sans l’autre, il matérialise cette dépendance dans la chair même. La vulnérabilité devient contagion, la séparation impossibilité physique. En forçant ainsi le spectateur à traverser le dégoût, le film interroge le cœur des relations affectives : le soin est-il un geste d’amour ou une forme de contrôle ? La fusion, horizon fantasmé du couple, est-elle l’ultime tendresse ou la négation de l’altérité ?

Par quels moyens ?
Le film ne réduit pas l’expérience à une intimité psychologique : il invente une légende, une secete, une grotte, une source, des gestes répétés. Le couple n’est pas seul, il est pris dans un dispositif qui ressemble à une secte ou à une liturgie : boire, souffrir, répéter. Derrière la fantaisie horrifique, c’est la normalisation sociale du couple (mariage, fusion idéale, fidélité) qui se donne à voir.

L’ambiguïté éthique du film se joue dans les gestes les plus simples. La fusion apparaît parfois comme une solution romantique mais révèle son envers : posséder l’autre, jusqu’à lui dénier toute autonomie. Le climax, loin d’une réconciliation, fonctionne comme un test moral pour le spectateur.

L’horreur du film passe par une matérialité tactile : gros plans sur la salive, membranes, chairs qui se collent. Shanks privilégie les effets pratiques, hérités du cinéma de Cronenberg ou de Carpenter, et crée un inconfort sensoriel qui empêche la distanciation. Là où d’autres drames passeraient par des dialogues ou des silences, Shanks impose une expérience sensorielle : impossible de dire « je » sans porter la trace de l’autre.

La présence d’Alison Brie et Dave Franco, couple réel, agit comme un ressort supplémentaire. Leur complicité, connue du spectateur, rend la fusion encore plus troublante. On lit sur leurs visages la sincérité d’une intimité authentique, aussitôt retournée en cauchemar. Cette strate méta brouille la frontière entre jeu et réalité, et renforce la perturbation.

Together circule entre comédie noire, horreur et fable. L’humour désamorce puis relance la peur, créant une oscillation permanente entre rire et malaise. Cette instabilité n’est pas un défaut mais une stratégie : elle empêche la lecture univoque, obligeant le spectateur à considérer à la fois la fable littérale (ils fusionnent) et l’allégorie (ils incarnent nos dépendances affectives).

Où me situer ?
J’admire chez Shanks son audace : faire passer la métaphore amoureuse par la chair, ne pas reculer devant le grotesque ni la gêne. Le film ose une frontalité que peu de drames osent aujourd’hui. Mais je reste partagé : la puissance de son dispositif symbolique laisse parfois les personnages en retrait, réduits à des figures conceptuelles plus qu’à des êtres complexes. Tout ce qui concerne la secte, son gouru et la grotte me paraît également totalement superflu, ne rajoutant aucune strate de lecture et diluant le propos.

Quelle lecture en tirer ?
En rendant littérale la fusion amoureuse, Together met le spectateur face à une question inévitable : que perd-on, que sacrifie-t-on au nom de l’amour ? Shanks ne condamne ni n’exalte la fusion : il la montre, brutale, fascinante, terrifiante. Le film oblige alors à reconsidérer nos propres rituels : nos mariages, nos idéaux d’unité, nos promesses de « toujours ensemble ». Peut-être qu’aimer, suggère-t-il, ce n’est pas vouloir se fondre, mais accepter de rester deux.
Co- -
Co- -

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2025
Original, étonnant. Et bien porté par les deux acteurs principaux. Manque un peu de contextualisation, de fond. Mais plutôt une bonne surprise dans l'ensemble.
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 177 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 août 2025
Strictement pour les fans du nanar d’épouvante. Le scénario est incompréhensible, les acteurs jouent aussi mal que possible, les scènes d’horreur font plus rigoler qu’impressionner. Une perte de temps pour ce qui me concerne
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 août 2025
Histoire intéressante - nous donne une approche sur les troubles anxieux et affectifs - le film est un peu long à démarrer mais la fin mérite de tout voir
Chris
Chris

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2025
Un film assez original mais la chute est modeste et dans les mœurs. À voir pour se faire une idée…..
Philippe ANSELIN
Philippe ANSELIN

8 abonnés 109 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 août 2025
Film totalement absurde qui traîne en longueur même si l'interprétation est bonne le scénario est totalement farfelu et on s'ennuie fermement je déconseille
TeteDeTasse
TeteDeTasse

3 abonnés 62 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2025
Sympathique malgré de multiples incohérences, plutôt original, la réalisation n'est pas mauvaise mais le script lui par contre est parfois fragile.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 août 2025
Après des années de vie commune, Tim et Millie s'installent à la campagne pour un nouveau départ. Mais les tensions déjà présentes sont exacerbées par une force surnaturelle qui transforme leur rêve en cauchemar. Le couple doit affronter une menace invisible qui menace non seulement leur relation, mais aussi leur corps et leur esprit. C’est la vie à deux poussée à l’extrême, avec des conséquences imprévisibles et terrifiantes.

Note : ★★★★ - (4/5) - Très Bon

Rarement un film d'horreur n'a aussi bien exploré la dynamique d’un couple. Together, est une œuvre audacieuse qui utilise le genre pour faire une brillante métaphore de la co-dépendance. Oubliez les scènes effrayantes gratuites, ici l'angoisse naît de la lente et inéluctable mutation du lien qui unit Tim et Millie. Le duo Dave Franco et Alison Brie, couple à la ville, est tout simplement bluffant de naturel et de complicité, rendant leur descente aux enfers d'autant plus poignante. On croit à leur amour, à leurs doutes, à leurs disputes, ce qui rend le concept de "fusion" aussi puissant. La réalisation de Michael Shanks est sobre mais efficace, laissant la place aux performances et au malaise psychologique. Le film réussit à être à la fois drôle, touchant et profondément dérangeant. Il évite les clichés et offre une vision à la fois intelligente et viscérale des défis d'une relation. Une pépite du cinéma de genre, à la fois intime et universelle.

Point fort : La puissante alchimie entre les deux acteurs, qui rend l'horreur terriblement crédible.
Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2025
Together – quand l’amour te colle tellement à la peau que t’as envie de vomir

Tim et Millie décident de tout plaquer pour la campagne. Classique : au lieu d’un potager bio et d’un chien labrador, ils se tapent une malédiction qui les fusionne comme deux steaks oubliés au congélo. Sur le papier, c’est du body horror à la La Mouche. En vrai, c’est plutôt “les disputes conjugales transformées en slime”.

Dès les dix premières minutes, on a compris le concept : “l’amour, c’est toxique, littéralement”. Mais le film se sent obligé de nous le répéter toutes les cinq minutes comme un curé bourré qui fait son homélie. Cronenberg savait brouiller les pistes entre le dégueu et l’érotique. Ici, c’est juste un diaporama sur PowerPoint : “slide 1 : ils s’aiment, slide 2 : ils fusionnent, slide 3 : c’est la merde”. Merci, on avait pigé.

Les deux jouent bien ensemble, tu sens qu’ils se connaissent aussi sous la couette. Mais le film les cantonne à des archétypes dignes d’une sitcom : elle râle, il esquive, ils se jurent fidélité, puis ils se transforment en pâte à modeler sanglante. C’est crédible, mais pas transcendant. Bref, un couple normal, sauf que là ça finit en charpie organique au lieu d’un divorce chez l’avocat.

Visuellement, y’a des séquences qui piquent sévère. Des chairs qui se mélangent, des fluides douteux, des cris pas clairs… On est plus proche du porno gastronomique que du film d’horreur. Ça choque, ça amuse, mais à force d’attendre le climax, tu vois venir le monstre final comme un train de banlieue en retard. Quand ça arrive, t’as plus de surprise, juste un haut-le-cœur.

Heureusement, quelques scènes glissent de l’absurde dans le malaise. Des situations si grotesques que tu rigoles malgré toi, comme si tu matais un sketch trash sur un couple en thérapie de couple… sauf qu’ici, la thérapie, c’est de partager le même pancréas. C’est maladroit, mais ça évite que le film se prenne trop au sérieux.

Together avait tout pour être une belle abomination : un concept tordu, du gore qui tâche, et un duo crédible. Mais Shanks s’acharne tellement à marteler sa métaphore qu’il en oublie de raconter autre chose. Résultat : ça choque, ça amuse par moments, mais ça finit par tourner en rond, comme ses deux héros prisonniers l’un de l’autre. Bref, un film qui colle… mais pas forcément là où on voudrait.

Plus de critiques sur
OMTR
OMTR

41 abonnés 301 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2025
Shanks contre Platon, Cronenberg et Lynch

Le premier acte spoiler: pose relativement bien l'histoire et les personnages
, qui sont ensuite spoiler: développés plus en détail
dans le second.

Malheureusement, Michael Shanks spoiler: perd le fil de l'intrigue dans la conclusion en introduisant des éléments qui travestissent et pervertissent, tant sur la forme que sur le fond
, la théorie de Platon, développée dans son ouvrage « Le Banquet », spoiler: selon laquelle l'être humain est incomplet et condamné à rechercher sa « moitié » – son âme sœur – pour trouver l'épanouissement et le bonheur
.

Sans ces spoiler: fautes de goût, « Together » aurait pu avoir le potentiel de certains classiques de David Cronenberg ou de David Lynch
, qu'il cite comme d'autres sources d'inspiration et d'influence.
elriad

528 abonnés 2 065 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2025
tellement rare aujourd'hui de voir un film d'horreur qui sort des sentiers battus tellement on est envahis d' énièmes ersatz de film au scénario vu et revu. " Together", en plus d'être un premier film, livre quelques scènes d'anthologie cauchemardesque, en plus d'être doté d'un scénario plutôt malin et métaphorique sur la fusion du couple. Il serait dommage de bouder son plaisir et de passer à côté de ce film original. Un réalisateur à suivre..
Tragmuab E
Tragmuab E

22 abonnés 614 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2025
Synopsis :
C’est l’histoire de Tim et Millie qui démarrent une nouvelle vie dans un petit patelin paumé au milieu de la pampa.
Un jour, pendant une randonnée, ils se perdent et sont obligés de passer une nuit dans une grotte. Tim y fait une chute, mais surtout, dans cette grotte se trouvent de drôles de choses… ainsi qu’une source. Devinez quoi ? Ils boivent de cette source et commencent ensuite à avoir quelques problèmes… d’attirance.
Histoire / Scénario :
J’ai été agréablement surpris par le scénario, relativement original pour ce genre de film. Une bonne surprise.
Acteurs :
Je n’en ai reconnu aucun, mais dans l’ensemble ils jouent bien et restent cohérents.
Effets spéciaux / décors :
Ils sont vraiment réussis, avec des effets corporels très convaincants. On ressent bien la douleur des personnages. Les décors sont ruraux, et mention spéciale pour la grotte, bien glauque comme il faut.
Verdict :
Ce film est une vraie surprise pour moi : scénario original, effets spéciaux convaincants et une ambiance qui fonctionne.
1 h 40 qui passe réellement bien !
Luca Paté
Luca Paté

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 août 2025
Un film orienté sur la déconstruction des hommes. Il y a un Inversement complet des rôles naturels entre homme et femme, que ce soit dans le comportement ou les agissements des deux personnages.
L'entièreté du film est orienté sur ça et je trouve que cela prend beaucoup trop de place et ne laisse pas assez d'espace pour le scénario.
Il y a tout de même de bonnes idées scénaristiques diluées dans ce film médiocre.
Scofield
Scofield

38 abonnés 1 051 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2025
Film d'horreur original, à voir une fois, mais pas deux. C'est différent, c'est clair, mais je n'ai pas non plus été transporté. Les effets spéciaux sont assez bons, l'histoire est atypique, ça se laisse regarder, mais pour un puriste des films d'horreur, ce n'est pas la "Champions League" non plus. On a envie de connaitre la suite, on reste assis à regarder, donc ce film fait le job, sans plus.
ChrisFV
ChrisFV

2 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2025
Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en regardant ce film, mais j’ai fait aveuglément confiance aux avis… et j’ai bien fait.

Dès le début, on installe une ambiance vraiment creepy avec cette scène de chiens qui “fusionnent”. J’ai adoré l’écriture du scénario : les personnages réagissent toujours de façon naturelle, comme on pourrait l’imaginer dans la vraie vie. Par exemple, lorsqu’on entend des bruits atroces sans voir ce qui se passe, le personnage qui s’approche n’ose pas immédiatement éclairer la source avec sa lampe, terrifié par ce qu’il pourrait découvrir. Je trouve ça tellement réaliste, personne n'irait éclairer un monstre qui se cache dans l'ombre ! Et surtout, ça casse les codes habituels du film d’horreur qui se contenterait de balancer un jumpscare gratuit. Ici, on sent un vrai travail d’écriture.

Tout ce qui touche au body horror ou aux éléments destinés à mettre mal à l’aise ont parfaitement fonctionnés sur moi, du début à la fin. Les cauchemars du protagoniste, par exemple, sont d’un réalisme bluffant : ils reproduisent exactement les sensations étranges et inexplicables que l’on ressent dans un vrai cauchemar. Je n’avais encore jamais vu ça représenté d’une manière aussi juste.

J’ai aussi particulièrement aimé une scène où le collègue de la femme commence à avoir des soupçons. Alors qu’il s’éloigne, il la regarde en coin, et la mise en scène passe au ralenti, révélant en même temps que ses soupçons étaient justes. Je ne saurais pas mieux décrire cette scène, mais je l’ai trouvée brillante : la réalisation traduit à la perfection ces moments où nos intuitions deviennent des certitudes.

Et puis, la fin m’a agréablement surpris. Je m’attendais à une conclusion bâclée, sombre, ou à une morale forcée. Mais non : le film réussit à offrir une fin qu'on pourrait presque qualifier de "mignonne".
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse