Je ne comprends pas les notes si basses.
Le film démarre comme une dystopie à la suite d’une catastrophe naturelle : une météorite qui fait fondre la glace de l’Antarctique. Le coup de la météorite a déjà été vu, certes, mais ici il est traité différemment.
On suit alors deux personnages principaux, la mère et son fils, qui vivent ensemble toute la péripétie du film, et finalement tout le scénario repose sur leur relation.
Ce qui me pousse à mettre cette note, c’est surtout la tournure originale que prend le film, d’autant plus frappante qu’elle résonne avec l’actualité.
On remarque que la mère et les autres personnages vivent et revivent la catastrophe en boucle. Plusieurs éléments montrent et évoquent clairement la simulation, notamment le tee-shirt d’An-na qui, dès le début, affiche de manière implicite et discrète un nombre accompagné de formes ressemblant à des bâtiments. En réalité, cela représente une puce électronique, ce qui annonce très tôt la simulation, même si on ne la comprend pleinement que plus tard (et aussi les nombres qui augmentent selon le nombre de simulations mais c'est assez simple de comprendre).
La ville elle-même ne fait aucun sens : tout semble normal pour les humains, mais en y regardant de plus près, rien n’est réellement cohérent, ce qui renforce encore l’idée d’un monde artificiel.
Tout au long de l’histoire, la mère cherche désespérément son enfant. Cette quête permanente devient le fil conducteur du film, bien plus que la catastrophe en elle-même.
Le fait que l’eau soit au centre du récit est également très parlant. Elle symbolise l’irrégularité, le chaos, mais aussi les émotions et les sentiments, qui deviennent le véritable plot twist du film. Le but n’est pas de montrer une fin du monde spectaculaire, mais autre chose. Je trouve d’ailleurs que les catégories du film sont mal choisies : le message principal est que l’IA ne pourra jamais réellement remplacer l’humain et ses émotions, ce que montrent clairement les plus de 21 000 simulations effectuées.
Les vagues représentent à chaque fois un dilemme moral, mais aussi une métaphore contemporaine, notamment par rapport aux énormes quantités d’eau que l’IA peut aujourd’hui consommer.
Selon moi, le film est aussi une métaphore de la mère qui apprend à devenir maman , ce qui est évoqué rapidement au début, notamment avec la scène de l’accouchement mise en avant , mais aussi du deuil de son mari, puisqu’elle est veuve.
Il ne s’agit pas de la fin de l’humanité, mais plutôt d’un début vers l’inconnu, une métaphore de la fin d’une vie et du commencement d’une nouvelle. (La fin qui semble sur un nouveau début)