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Thierry FAUCON
1 critique
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2,5
Publiée le 13 février 2026
Je dois être singulier, mais je recherchai un film intéressant et beau, qui me happerait jusqu’au bout. Je ne suis pas fan du 4:3 , mais bon, j’espérais que l’ originalité de ce format apporterait un plus. Pas vraiment je trouve. La narration du début suscite la curiosité et puis le rythme lent s’impose, la reconstruction de la personne tarde, tarde trop. Les paysages sont beaux certes , mais on a déjà vu mieux dans Yellowstone par exemple, et pour ce qui est du rythme , on dirait un film français portant sur l’introspection de soit, c’est à la mode. Bref, je n’ai pas aimé
C'est frais comme un yaourt nature et ça se suit comme une histoire du père Castor. La narration est parfaite. La voix off française calme et envoûtante nous fait traverser la vie de ce personnage singulier assez taiseux mais attachant. L'immersion est réussie dans les grandes forêts sauvages du nord ouest américain.
Au début du XXe siècle, Robert Grainier, orphelin, se construit solitairement et devient bûcheron. Lorsqu'il rencontre Gladys, sa vie prend une nouvelle direction mais la difficulté de la vie l'entraîne loin d'elle pour le travail.
Un film d'une beauté rare, sensible, à la lenteur voulue pour montrer l'évolution d'un pays et d'un homme. On pourra s'y ennuyer si l'on n'est pas sensible à la poésie de l'œuvre, mais un sentiment de plénitude et de bonheur y est accessible si l'on s'y plonge. J'ai adoré.
Un pur chef d'oeuvre. Train Dreams est un film d'une poésie absolument fantastique qui nous emmène dans les belles forêts de l'État de Washington pour suivre la vie de Robert Grainier, bûcheron orphelin qui, au cours de sa vie, passera par toute sorte d'étapes. Le film propose en toile de fond la formidable évolution technologique et sociale des USA durant le XXe siècle. Cette évolution se voit au travers du métier de bûcheron, métier ayant énormément évolué (tout comme beaucoup de métiers manuels) au fur et à mesure des années notamment du fait de la mécanisation. Cela permet au film d'aborder de façon succincte mais tout du moins efficace la vision des premiers concernés par ce monde qui progresse trop vite.
Le propos du film reste cependant centré sur le personnage de Robert joué par un Joel Edgerton au sommet de sa forme. Cet homme simple et bon expérimente le bonheur aux côtés de sa femme (Felicity Jones) et de sa fille avant d'expérimenter la perte et le deuil. Le film est donc l'histoire d'une vie tragique d'un homme bien mais dépassé par son temps et qui ne cherche d'ailleurs jamais à s'adapter à la société dans laquelle il évolue. Le film dépeint de façon brillante la réalité du deuil des êtres les plus chers : on ne cherche plus à avancer avec le monde. On se laisse porter par le courant de la vie sans rien espérer de particulier, sauf l'impossible à savoir le retour de ceux que l'on a perdu. Sur ce point, Train Dreams fait mouche. Il suffit de voir que spoiler: les projets visant à l'adaptation de Robert à son temps était imaginés par sa femme (scierie). Une fois celle-ci partie, Robert vie en attendant l'impossible et n'en a cure de voir le monde lui passer devant. Il ne souhaite pas monter dans ce train là.
À côté de ça, Robert est un homme tourmenté. Le deuil qu'il vit le met face à ses erreurs et à ses peurs. spoiler: L'hallucination persistante de son collègue chinois brutalement assassiné sous ses yeux (le film rappelant par là les difficultés de la diaspora chinoise durant les premières années du XXe siècle américain) sans qu'il n'ait rien pu faire n'est que l'exemple le plus frappant. Nous pourrions à ce titre parler de ses visions de sa cabane ravagée par l'incendie ou encore cette forte hallucination (à mon sens, c'est à débattre) de cette jeune fille qu'il sauve et croit être sa fille . En parallèle, les rencontres qu'il fait lui apporte des perspectives qui l'enrichissent. J'en profite ici pour saluer les prestations très touchantes de William H. Macy et de Kerry Condon qui nous apportent chacun à leur façon une grande et belle leçon sur la nature et la mort.
Enfin, le final nous emporte dans une poésie fabuleuse d'un homme qui, à l'aune de son trépas, décide, pour la première fois depuis le début de son deuil, de vivre et d'expérimenter le monde. spoiler: Ses pérégrinations dans la ville, son émotion au contact des gens (il est le seul à pleurer devant ce garçon déguisé en monstre alors que les autres rigolent) et son bonheur quand il expérimente la technologie (la télévision et la balade en avion, quel bonheur) nous délivre un beau message : La vie en vaut la peine, finalement, même si on ne sait pas pourquoi on est encore là.
Je pourrais m'étendre encore sur ce film mais c'est inutile. Tout simplement car Train Dreams n'est pas un film qui s'analyse. C'est un film qui se ressent. Qui vous emporte à l'instar d'une rivière dans l'univers d'un homme qui a perdu le sien. Tout cela accompagnés d'une musique qui se prête par-faite-ment à l'ambiance et aux émotions, à des plans merveilleux sur la nature américaine et à des idées de cadres formidables qui en disent long. Encore une fois, je le répète, chef d'oeuvre.
Émotionnellement, riche, beau, fort, poignant, tendre, doux et dur. L’esthétique des plans et le millimétré calculé, ce qui sublime encore plus le tout.
Le film est touchant et traite de sujets divers allant des relations entre les humains à la nature et ce qu’on lui fait subir, en créant des parallèles entre les différents sujets. Poignant du début à la fin, on prend goût à prendre le temps d’observer la nature, la vie et les émotions.
Une des rare fois où on peut se sentir ému devant une belle œuvre comme ce film. Retraçant le chemin d’un bûcheron en quête de bonheur avec sa famille. Démontrant qu’il est tout simplement important de rester proche de celle-ci. Le temps passe à une vitesse ne laissant que des marques de notre passage.
On pense forcément à Terrence Malick en regardant cette belle et émouvante chronique de la vie d'un bucheron dans la première moitié du XXe siècle. Ou comment passer à côté de sa vie tout en restant humain, sobre et élégant. Très belles images.
Avec Train Dreams, Clint Bentley propose une chronique contemplative ancrée dans l’Amérique rurale, où le temps semble s’étirer au rythme des paysages. Le film séduit par sa photographie et son attention aux gestes du quotidien, construisant une atmosphère immersive. Pourtant, cette approche minimaliste tend parfois à diluer l’élan narratif. Bentley privilégie la sensation et la durée au détriment d’une véritable progression dramatique. Reste une œuvre délicate et atmosphérique, mais dont la retenue peut limiter l’impact émotionnel.
Le cinéma n’est pas toujours fait pour raconter des vies , des histoires étonnantes, palpitantes , trépidantes . Il s agit ici plus un film d atmosphère, de symbiose , servit par une image remarquable, un jeu d acteur réduit à sa plus simple expression,, c est ce qu’il fallait. Un film où le ressenti est le plus important . Laissez vous porter !!!
Ce film intimiste parcourt la vie d'un homme solitaire spoiler: (tantôt bucheron, tantôt ermite), vie chamboulée par une rencontre et un drame que l'on sent venir. Cette histoire ne révolutionne pas le cinéma mais se regarde car bien contée. On en sort songeur et un peu déprimé si l'on est en quête d'un quelconque sens à la vie...