Robert a connu l’amour. Robert a existé sur cette terre. C’est toujours les sentiments qui trouvent racine et donne sens à la vie. Mais la nature est indifferente à tout, sans verogne elle poursuit sa mission : détruire et anéantir. Tout comme le temps, elle ne connait aucune compassion, aucune pitié. Son oeuvre persiste à travers l’indifference des êtres, impitoyable elle est totalement dépourvu de conscience. Robert a vécu. Robert a aimé. Robert est un etre qui a éprouvé, ressenti, aimé ; la sensibilité confronté à l’absurdité, confronté au non sens. La nature, les arbres, le travail, l’honnête, l’amour, la simplicité : tous ce qui caractérise la vertu et la bonté se voit broyé et anéanti à jamais. L’être dévoré par la raison, où bien la raison dévoré par l’être, au final cela ne sont que des mots, des simples vanités de l’esprit. Peu importe la vérité ou la raison, c’est toujours nos sentiments qui prime et donne sens à nos existence. Robert avait un foyer, une femme et un enfant, une raison pour continuer à abattre des arbres et à persévérer dans cette idiote vacuité, ce vide qu’on essaie péniblement de remplir. Lui, comme beaucoup d'autres, était parevenu à donné sens à la vie. L’amour est notre seul raison d'être, notre bien le plus précieux, l’unique raison d’exister. Robert a tout perdu lors d'un incendie. Le film, d'une façon tout à fait subtile et bouleversante parvient à nous émouvoir car nous devoile toute notre fragilité, notre insignifiance, notre impuissance face à la nature. Maladies, incidents, hasards, injustices ; tout ce qui advient n’a aucun rapport avec nous même. Ce préjugé de croire que notre existence est lié aux événements du monde est proportionnelle à notre infini vanité, à notre faculté de nous estimer, à tord, le centre de l’univers. Robert le sait mais il ne peut s'empêché de souffrir, car exister c'est avant tout éprouver. Tout à la fin, pendant qu’il survole le monde au bord d’un avion, il semble frapper par cette évidence qu’il nous semble si difficile à accepter : le monde est ce qu’il est et moi je suis le monde. Le monde est, car je suis.