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Norbert Sautelles
21 abonnés
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4,5
Publiée le 6 août 2026
Joel Edgerton sait choisir ses films. Une atmosphère particulière parcourt ce film. Au travers de la vie d'un bucheron, Clint Bentley raconte une histoire d'amour au cours du temps dans un environnement forestier et sauvage. Avec un Joel Edgerton en suspension, entouré de personnages secondaires très bien écrits qui amènent une richesse au récit : Felicity Jones dans le rôle de sa femme, Kerry Condon la scientifique, ou par contre Nathaniel Arcand dans le rôle du propriétaire du magasin.
Le film possède son propre rythme, son atmosphère, avec un Joel Edgerton formidable, comme souvent. Un grand film atmosphérique.
Une histoire simplement humaine, une vie simple comme beaucoup d'entre nous en rêveraient ,mais même comme cela, où on pense que tout est acquis, rien ne l'est . Un film profond, l'acteur principal joue parfaitement bien l'humain.
Train Dreams est un film d’une poésie rare, qui explore avec une grande sensibilité le vertige né du décalage entre le temps long de la condition humaine et l’accélération incessante du monde moderne depuis la révolution industrielle. Porté par une photographie somptueuse et des interprétations remarquables, il invite à une profonde introspection sur notre rapport au progrès, à la nature et à nos propres dérives sociétales.
Une œuvre contemplative, puissante et profondément émouvante qui m’a beaucoup touché. Magnifique !
Train Dreams suit la vie de Robert Grainier, un homme solitaire qui grandit et travaille dans les grandes forêts américaines au début du XXe siècle, à l'époque où le pays se modernise avec l'expansion du chemin de fer. Entre travail difficile, amour et épreuves personnelles, le film montre son parcours intime face aux changements du monde qui l'entoure, dans une ambiance à la fois rude et poétique.
Il y avait un gros potentiel, mais tout ceci a ete gache par un acteur principal peu convaincant et une precipitation du realisateur tres maladroite (surtout a la fin)... Combien de fois ai je pense a propose de l'acteur "Bon sang il aurait pris un tout petit peu plus de temps pour parler ca aurait pu etre realiste", a croire qu'ils etaient en manque de pellicule et qu'il fallait reduire le temps des scenes (et la derniere detruit tout). C'est vraiment dommage car ca commencait bien et la vie de couple etait J'arrete mon commentaire tout d'un coup, pour que vous compreniez la deception de la fin egalement.
Avec Train Dreams, Clint Bentley propose une chronique contemplative ancrée dans l’Amérique rurale, où le temps semble s’étirer au rythme des paysages. Le film séduit par sa photographie et son attention aux gestes du quotidien, construisant une atmosphère immersive. Pourtant, cette approche minimaliste tend parfois à diluer l’élan narratif. Bentley privilégie la sensation et la durée au détriment d’une véritable progression dramatique. Reste une œuvre délicate et atmosphérique, mais dont la retenue peut limiter l’impact émotionnel.
MAGNIFIQUE ! De la mise en scène, aux acteurs, passant par l'histoire, jusqu'à la photographie, ce film aurait mérité d'avantages de récompenses. Il aurait mérité une sortie en salles.
Enfin un bon film de 2025! Simple et beau, intemporel, j'ai particulièrement aimé que la beauté de la nature et les joies et tragédies de la vie ne soient pas appuyés par un lourd pathos. Un film qui a résoné en moi.
spoiler: C'est l'histoire d'un ricain qui voit un chinois faire du saut à l'élastique sans élastique alors la nuit venue au lieu de se pogner dans sa tente, il a des hallu.
- Cette histoire contient des spoilers -
Un beau film qui me restera et dans lequel malgré une lenteur continue, une langueur même, on ne s'ennuit pas une seconde. Dommage qu'il m'ait aussi insupporté. Il oscille en effet entre une recherche affichée de réalisme qui se traduit par son rythme, la quasi absence d'événements extraordinaires et surtout le suivi d'une vie ordinaire et anonyme. Une vie de labeur, entrecoupée de moments de joies fugaces.
Mais dans le même temps, je n'y ai jamais crû : les échanges entre parents sonnent comme deux bourgeois de Los Angeles s'épanchant sur leur vlog Youtube de leur parentalité contrariée. Arn Peeples livre un discours écolo complètement improbable à son époque et l'épisode du "retour" est aussi absurde que son déroulé avec notre bûcheron qui se transforme en médecin pour remettre en place un tibia cassé. Le final m'a vraiment déplut et paru en contradiction totale avec la psychologie du personnage dont la vie, à l'image de ses contemporains aura été une longue suite d'habitudes mais qui trouve sa connection avec le monde dans un... tour d'avion.
Il est aussi étrange pour un film "naturaliste" d'avoir pour thème la destinée et le karma : Robert pense que son inaction lors du meurtre du chinois serait la cause de ses malheurs, ce que valide le film. Alors qu'on le sait : la vie est cruelle, injuste. A la fin les gentils ne sont pas récompensés et les méchants punis.
Une grande force de Train Dreams c'est que malgré l'incroyable mélancolie qui habite chaque plan, on s'y plait. On aime être dans la forêt avec notre héro barbu. Joel Edgerton est d'ailleurs parfait pour ce rôle : juste en voyant sa gueule tu imagines le bûcheron un peu rustre, ricain pour sûr et bon gars sans aucun doute.
Le souvenir de l'incendie est particulièrement émouvant. Train Dreams est beau, dans tous ses plans.
Invité surprise dans le top 10 mondial de l'année 2025 selon la prestigieuse académie des Oscars, Train Dreams est un film contemplatif et bouleversant. Doté d'une photographie superbe, d'un rythme calme et berçant, le film tourne soudainement au drame. Le film nous interroge sur le temps qui passe, les épreuves à traverser et le monde qui évolue tellement vite autour de nous.
C'est beau et doux à visionner, peut-être trop contemplatif, mais c'est aussi ça le cinéma, explorer, observer, les détails, la simplicité. Les plans sont léchés et le rythme du film très lent, ce qui pourrait en rebuter certains. Belle performance de Joel Edgerton, beau rôle pour l'acteur.
Sans didactisme ni élégie (en dépit d'une douloureuse scène d'hallucination révélatrice), la narration, portée par une voix off exprimant les sentiments du protagoniste et se contentant de sous-entendus, laisse entendre les difficultés, les injustices, les questionnements auxquels sont confrontés les travailleurs de petites bourgades américaines, dont l'évolution des conditions de vie (confort, médecine) et des mentalités (racisme, sexisme) se dévoile par touches et anecdotes. Dotée d'une magnifique photographie, la mise en scène souligne l'ambivalence de l'environnement naturel aussi majestueux, fécond, rassérénant que menaçant, dangereux, impénétrable. Or, dans ces décors introspectifs, l'histoire (dramatique) du héros (impeccable Joel Edgerton) encourage à nous interroger autant que lui sur le passage du temps, la puissance de la mémoire, la valeur de la joie présente. Malgré des rencontres, malgré les changements du monde autour de lui, malgré les évolutions culturelles, cet homme seul s'accroche à un absurde espoir qui lui permet de continuer à exister, ne comprenant que trop tardivement la nécessité d'une profonde résilience et le droit à s'ancrer dans autre chose que ses souvenirs. Bouleversant.
C’est un beau film. Vraiment très bien filmé. La lumière est magnifique, que ce soit les scènes d’intérieur ou d’extérieurs. Le jeu d’acteur est très bon car il faut faire passer les émotions, les sentiments dans un film où les dialogues sont peu nombreux (la voix off est plus présente). Cette voix off fait un peu penser aux documentaires animaliers, créant parfois une distance d’observateur neutre avec le personnage. J’ai apprécié l’aspect d’ qui s’inscrit dans une tranche d’Histoire, la sagesse des anciens, ce qui change, ne change pas. Finalement le film parle d’une des choses face à laquelle on est encore tous égaux : le temps qui passe et tout ce qui va avec et nous relie dans notre humanité. J’ai moins apprécié les personnages introduits et pas approfondis et le rythme parfois lent.