Train Dreams
Note moyenne
3,9
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117 critiques spectateurs

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Fiers R.
Fiers R.

206 abonnés 901 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2025
En 2025, il est devenu plutôt rare de voir ce genre de cinéma aussi classique et intemporel. Et c’est bien dommage tant « Train Dreams » nous procure une myriade de sensations agréables. C’est une œuvre qui éveille nos sens et dont la lenteur assumée nous happe dès les premières images pour ne plus jamais nous quitter. Il y a lointainement du « Into the Wild » pour cet aspect de communion avec la nature mais surtout – et c’est peut-être son seul véritable défaut sans en être totalement un – à tout un pan de la filmographie de Terence Malick. Un peu comme Tarantino avec tarantinesque, malickien est presque devenu un adjectif courant dans le langage cinématographique pour qualifier des œuvres plutôt contemplatives qui aime à filmer Dame Nature et la Création dans son ensemble.

La référence est peut-être écrasante pour qui aime le cinéma du réalisateur de « La balade sauvage » et surtout de « The Tree of Life ». C’est d’ailleurs à ce film auquel on pense le plus ici dans la manière d’appréhender les multiples facettes de la nature, des animaux aux arbres en passant par les couchers de soleil mais aussi de filmer le noyau familial. La différence, fomdamentale, est que Clint Bentley le fait de manière plus accessible. On est loin d’un cinéma contemplatif à l’extrême, poseur et presque prétentieux qui ennuie et laisse une partie de son public de côté. Certes, « Train Dreams » n’est pas une œuvre facile parce que parfois languissante mais c’est un rythme voulu et qui permet de se fondre dans cette sublime chronique du passé adaptée d’un roman de Dennis Johnson.

C’est le second long-métrage du cinéaste après le passé inaperçu et peu mémorable « Jockey » avec Clifton Collins Jr. (qui fait une petite apparition ici). Et il a du talent à revendre tant ce film est un pur enchantement pour les sens. Chaque plan confine au sublime et nous explose la rétine. Rarement Dame Nature avait été aussi bien filmée. Le travail sur la lumière, notamment lors des levers et couchers de soleil est exemplaire. Les cadrages choisis et la manière de monter les plans le sont tout autant et rarement des films ont pu se targuer de détenir autant de scènes visuellement aussi flatteuses. Bentley transcende chaque image rendant une chute d’arbre somptueuse et un pique-nique près d’une rivière aussi beau qu’un tableau de Monet.

Le récit prend la forme d’une chronique avec une voix off très présente qui place « Train Dreams » sur l’autel du conte réaliste pour adultes. En filigrane, on nous parle de la naissance d’un pays à une époque charnière (le début du XXième siècle) entre industrialisation, immigration et conquête des grands espaces par le train et les forêts qu’il faut abattre. Derrière, le portrait d’un homme admirablement joué par Joel Edgerton qui ne laissera pas de traces mais dont le chemin sur cette Terre est trempé dans une poésie qui nous emplit le cœur. Apaisant comme une balade en forêt, doux comme une caresse même si parfois âpre (la séquence de l’incendie), emplis de songes merveilleux et versé dans un écrin magnifique, ce film est une pépite visuelle qui n’oublie pas de raconter l’humain. À ne pas louper pour qui aime le cinéma atmosphérique à l’ancienne.

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Totoscope
Totoscope

11 abonnés 122 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2025
Train Dream c’est l’histoire d’un homme qui avance sans vraiment se poser de questions. Son unique ambition est de travailler dur pour subvenir aux besoins des siens et bâtir une existence honnête à partir de rien. Un protagoniste superbement incarné par Joel Edgerton, force tranquille fascinante.

En creux, le film témoigne de la construction de l’Amérique moderne et montre que le progrès est aussi synonyme de destruction. On détruit les arbres ici, mais aussi des vies entières. L’immigration est exploitée, les oubliés s’accumulent et finalement on filme ici les fantômes d’une Amérique oubliée.

C’est contemplatif, atmosphérique, très inspiré du cinéma de Terrence Malick. L’esthétique est extrêmement soignée, de la lumière sublime aux cadres minutieux, mais sans jamais être ostentatoire. Un film dont la forme est aussi ambitieuse que son propos n’est humble.

Car c’est un film sur le temps qui passe, sur la solitude au cœur d’une société en pleine mutation et sur la mélancolie de ceux que le progrès laisse derrière lui. Plus largement encore, il interroge la place de l’homme face à l’immensité de l’univers, à sa beauté comme à son implacable mouvement.

C’est touchant et même hypnotisant de par la beauté époustouflante de ses plans et cette voix-off envoûtante. Encore un film qu’on aurait aimé découvrir sur grand écran plutôt qu’en streaming.
Alex Labas
Alex Labas

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2025
Lent, très lent. beaux paysages et photographie en revanche. Par contre c'est beaucoup trop lent et soporifique... Dommage. Et cette voix off est agaçante. Il est aussi fait trop souvent usage des 'flash-back'.
Thibaud Il Capitano
Thibaud Il Capitano

11 abonnés 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2025
Dans le Nord américain, Robert est un homme simple qui mène une vie simple. Il exerce le difficile métier de bûcheron itinérant et passe le reste du temps entre deux jobs paisiblement avec sa femme et sa fille. Un jour, il assiste au meurtre gratuit d'un ouvrier chinois et cela va le bouleverser, son inaction finit par le hanter...
Beau film oui, mais je ne peux m'empêcher d'être un tantinet déçu vu les critiques élogieuses lues précédemment... c'est de ma faute, j'aurais dû les éviter ! C'est une adaptation d'un livre de Denis Johnson dans la lignée des grands romans américains (sur l'immensité du pays et les explorateurs/pionniers) avec quelques considérations actuelles dont je ne sais pas si elles sont tirées de l'oeuvre. N'empêche que c'est un drame sensible, certains plans et images de la nature font évidemment penser à du Malick et il y a des tableaux magnifiques (ceux du bonheur conjugal et familial sont particulièrement émouvants). La toujours mimi et trop rare Felicity Jones joue juste, Edgerton est comme d'habitude excellent en homme ordinaire, on porte avec lui le poids de ce drame et spoiler: celui de la tragédie qu'il subit plus tard
et les réflexions métaphysiques du film (le bien, la morale, la religion et la culpabilité) me parlent beaucoup. Le film est relativement court et l'emploi de la voix off me paraît judicieux.
Bref, une bonne réussite de Netflix !
Cassius Clay
Cassius Clay

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
Pour ma part j'ai trouvé ce film absolument magnifique, voir majestueux.
Que ce soit le paysage, le ton, l'atmosphère, la musique, la voix off, les acteurs, le scenario..
Des films comme on en fait peu qui permettent à tout à chacun de se faire une introspection de sa propre existence..
Ce film se regarde un bon soir d'hiver sous un plaid avec le cœur acéré..
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2025
Quel film magnifique ! On se croirait parfois dans un film de Terence Malick. Et Joël Edgerton est absolument renversant.
Darkniamor
Darkniamor

16 abonnés 1 073 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2025
Le film est visuellement très beau et chaque plan est millimétré. Dommage que les temps narratifs soient longuets. Un film simple et humain.
Mjoly
Mjoly

3 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2025
On pense forcément à Terrence Malick en regardant cette belle et émouvante chronique de la vie d'un bucheron dans la première moitié du XXe siècle. Ou comment passer à côté de sa vie tout en restant humain, sobre et élégant. Très belles images.
Cinématisse
Cinématisse

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2025
Très bon film, les plans caméra sont super bien choisis, l’ambiance du film est très agréable et l’histoire est très touchante. Je conseille à 100 %.
Jojo le héros
Jojo le héros

3 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2025
Histoire d’une solitude traversée par un drame. C’est tout, c’est beau, c’est triste. Rien à dire, on aime le contemplatif ou pas.
soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 342 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
“Trains Dreams” tourné en 2024 dans la région de Bonners Ferry (Idaho) a été présenté au Festival de Sundance en 2025 avant une diffusion réduite en salles aux Etats-Unis suivi d’une sortie plus large sur Netflix. Inspiré d’un roman éponyme de Denis Johnson paru en 2007, le film réalisé par Clint Bentley (réalisateur inconnu en Europe) se saisit du parcours d’un bûcheron itinérant du début du XXème siècle jusqu’à la fin de sa vie dans les années 1960, ayant participé à la construction des voies ferrées intercontinentales (déforestation, constructions de ponts en bois) pour embrasser tout un pan de l’histoire des Etats-Unis. Une période parfois traitée au cinéma notamment par le biais des westerns mais servant le plus souvent de toile de fond à des intrigues où se mêlent conflits avec les Indiens soucieux de préserver leur territoire et rivalités commerciales féroces. Rien de tout cela dans « Train Dreams », juste le parcours d’un homme simple (Joel Edgerton) d’extraction très modeste n’ayant reçu qu’une éducation embryonnaire et qui n’a que ses bras et son courage pour assurer sa subsistance. En ce début de XXème siècle où les Etats-Unis avancent à marche forcée pour asseoir une domination économique mondiale qui leur tend les bras, les conditions de vie sont plutôt rudes pour les gens modestes alors que les lois sociales sont quasi inexistantes et que la vie sur les chantiers se passe essentiellement en pleine nature dans des conditions ne favorisant guère la reconstitution de la « force de travail ». spoiler: Contrairement à beaucoup de ses compagnons de labeur, Robert Grainier n’a aucune attache lui permettant de donner un sens à sa vie de forçat. Sa rencontre avec Gladys (Felicity Jones) tenant du coup de foudre inespéré va combler ce vide et réveiller le cœur de Robert qui découvre, émerveillé la vie à deux et la paternité. Toutefois la vie sur les chantiers génératrice de longues séparations reste un obstacle à un complet épanouissement. Les retrouvailles sont autant de moments précieux où l’on tente d’envisager un avenir meilleur.
Sans porter de jugement, se contentant de témoigner prosaïquement d’une époque, le film aux images sublimes rappellera aux plus jeunes que c’est sans doute une Révolution Industrielle mal digérée car minée par la recherche du profit qui a conduit à la situation écologique dégradée actuelle. Le réalisateur a choisi l’acteur vétéran William H. Macy pour incarner ce travailleur encore sur les chantiers à un âge avancé qui lors d’une veillée avec ses compagnons témoigne de ce qu’il a pris conscience, après 40 années passées dans les forêts des dégâts irréversibles que l’homme inflige à dame Nature, rompant avec tout un écosystème dont il s’est lui-même exclu se croyant assez puissant pour le dominer totalement. Une situation dont le vieux travailleur devenu sage se demande où cela va mener. Ce début de XXème n'incite guère à l'optimisme. Constat amer de l’incapacité de l’homme à se projeter plus loin que sa propre existence et celle de ses enfants. Sans doute le prix à payer pour le cadeau empoisonné fait à l’homme de cette formidable intelligence s’accompagnant de la certitude de la fragilité de son existence. Joel Edgerton acteur australien qui s’est bâti patiemment une solide réputation et que l’on a vu excellent en 2021 devant la caméra de Paul Schrader dans « Master Gardener », apporte toute sa réserve contemplative à ce citoyen américain anonyme noyé dans une histoire qui comme à beaucoup de ses semblables lui échappe. A ses côtés, Felicity Jones radieuse incarne le rayon de soleil qui va venir éclairer une vie où le plaisir et le bonheur semblaient choses inconnues. A ce propos, les scènes filmées au bord de la Moyie River sont un bonheur avec deux acteurs en symbiose pour montrer que l’homme n’a encore rien trouvé de mieux que deux êtres qui s’aiment pour sublimer les doutes qui l'assaillent grâce à deux regards tournés vers le même horizon. Un film à coup sûr rafraîchissant qu’il convient de conseiller aux jeunes spectateurs pour peut-être comprendre que l’histoire humaine est un long fil qu’il serait illusoire de croire qu’en le coupant net tout pourra repartir de zéro.
B B.
B B.

22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2025
Le cinéma n’est pas toujours fait pour raconter des vies , des histoires étonnantes, palpitantes , trépidantes . Il s agit ici plus un film d atmosphère, de symbiose , servit par une image remarquable, un jeu d acteur réduit à sa plus simple expression,, c est ce qu’il fallait.
Un film où le ressenti est le plus important .
Laissez vous porter !!!
Iggy bebs
Iggy bebs

10 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2025
chef d œuvre, un film sur la vie, avec ses bonheur, ses peines, sur le parcours d un simple bûcheron .
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2025
Le cinéma se penche finalement peu souvent sur les anonymes de ce monde, qui ne laissent aucune trace, une fois leur humble existence achevée, aussi peu héros que salauds. Train Dreams possède quelques points communs avec Le son des souvenirs, les deux films prenant leur source, ce n'est pas un hasard, dans un matériau littéraire et s'étendant sur une partie du siècle dernier. Loin du fracas des guerres et de la folie destructrice humaine, le long métrage de Clint Bentley s'attache au destin peu spectaculaire d'un homme qui n'avait pas rêvé sa vie, spoiler: a connu une courte épiphanie familiale, avant de reprendre une existence en marge des progrès de la civilisation, solitaire par la force des choses et par choix, marqué à jamais par un événement tragique.
Ainsi, Robert Grainier, bucheron de son état, n'est qu'un homme dans le paysage, qui aura vu et peut-être compris moins son environnement que les arbres séculaires qu'il aura abattus, si ce n'est sans doute avoir connu le goût de l'amertume et des regrets, sidéré par la vitesse du temps qui passe. Train Dreams ne raconte rien d'autre que la condition humaine, sa destinée vers la poussière, dans une belle forme épurée et minimaliste que d'aucuns, habitués à d'autres rythmes, rejetteront pour cause de lenteur, comme si cette notion n'était pas avant tout subjective. Terrence Malick sur le plan visuel et l'écrivain autrichien Robert Seethaler pour le récit sans fioritures, sont deux des artistes dont le nom vient à l'esprit pour évoquer un film qui préfère la quête de sens au tumulte de l'action.
LaureS
LaureS

21 abonnés 157 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2025
Un joli film avec de belles images, assez cliché quand même. Plutôt bien interprété mais lent, voire un peu ennuyeux et désuet dans sa manière de raconter la vie de cet homme et de la filmer
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