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TedBassDrums
1 abonné
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4,5
Publiée le 19 janvier 2026
Au début du XXe siècle, Robert Grainier, orphelin, se construit solitairement et devient bûcheron. Lorsqu'il rencontre Gladys, sa vie prend une nouvelle direction mais la difficulté de la vie l'entraîne loin d'elle pour le travail.
Un film d'une beauté rare, sensible, à la lenteur voulue pour montrer l'évolution d'un pays et d'un homme. On pourra s'y ennuyer si l'on n'est pas sensible à la poésie de l'œuvre, mais un sentiment de plénitude et de bonheur y est accessible si l'on s'y plonge. J'ai adoré.
Train Dreams est un récit bref et poétique où Denis Johnson saisit la solitude de l’Ouest américain tout en célébrant la beauté discrète des choses. Leur caractère éphémère, constamment menacé par le temps et la disparition, donne au texte une profondeur mélancolique et bouleversante.
Le début est encourageant mais malheureusement assez rapidement on tombe dans un faux rythme lancinant et c’est l’ennui qui prédomine. Malgré certaines qualités difficile d’être élogieux pour un film ou l’on s’endort…
On pense d'emblée à "The tree of life", mais en mieux... Car le film de Terrence Malick avait pu désarçonner certains par son hermétisme narratif, son obsession d'une esthétique au détriment peut-être du fond, du contenu. Dans "Train Dreams", on est clairement au-dessus: la lenteur (présente chez Malick) sert ici le fil de l'histoire, elle permet de s'immerger dans l'âme de ce bucheron malheureux, la construction d'ensemble cohérente, claire n'égare personne, on comprend ce qui arrive, les enjeux de la narration et l'on s'émeut tant de l'innocence de l'enfance et que la désespérance d'un père et d'un mari. La caméra épouse judicieusement les corps, nous les rendant intimes, elle épouse aussi le vert du paysage, la lumière, l'eau et la musique légère, cristalline, finit par nous convaincre de la poésie qui émane de ce film. Maintenant, si vous cherchez un simple divertissement, creux et aussi vite oublié, alors passez votre chemin. Sinon c'est saisissant, bouleversant.
C'est frais comme un yaourt nature et ça se suit comme une histoire du père Castor. La narration est parfaite. La voix off française calme et envoûtante nous fait traverser la vie de ce personnage singulier assez taiseux mais attachant. L'immersion est réussie dans les grandes forêts sauvages du nord ouest américain.
"Train Dreams" n'est pas un film, c'est un poème, c'est de la broderie, c'est le 7ème art dans ce qu'il a de plus noble. Le film est éblouissant par ses images, il vogue de la tendresse au drame en un battement de cil. Il s'évertue à dessiner la beauté et la fragilité de l'amour, capter l'immensité du monde par touches, ou saisir le deuil en quelques secondes. Il est de ces films qui n'éclaire pas l'âme, mais y diffuse une lumière bienveillante, à la bougie. Sa force tranquille peur tirer les larmes et laisser le spectateur béat.
Dans la lignée du cinéma de Terence Malick, un beau film , mais très lent ,sur un mode souvent contemplatif , sur cet homme un peu sauvage un peu rustre qui travaille comme saisonnier . Souvent scieur de bois , sur des chantiers importants mais sauvages des premiers chemin de fer US , qui traversaient le continent d’est en ouest. Film assez dur , même quand le héros rencontrera l’amour, très réaliste aussi sur les conditions de travail rude et sauvage de ces hommes . mais tout cela est très lent.
Robert a connu l’amour. Robert a existé sur cette terre. C’est toujours les sentiments qui trouvent racine et donne sens à la vie. Mais la nature est indifferente à tout, sans verogne elle poursuit sa mission : détruire et anéantir. Tout comme le temps, elle ne connait aucune compassion, aucune pitié. Son oeuvre persiste à travers l’indifference des êtres, impitoyable elle est totalement dépourvu de conscience. Robert a vécu. Robert a aimé. Robert est un etre qui a éprouvé, ressenti, aimé ; la sensibilité confronté à l’absurdité, confronté au non sens. La nature, les arbres, le travail, l’honnête, l’amour, la simplicité : tous ce qui caractérise la vertu et la bonté se voit broyé et anéanti à jamais. L’être dévoré par la raison, où bien la raison dévoré par l’être, au final cela ne sont que des mots, des simples vanités de l’esprit. Peu importe la vérité ou la raison, c’est toujours nos sentiments qui prime et donne sens à nos existence. Robert avait un foyer, une femme et un enfant, une raison pour continuer à abattre des arbres et à persévérer dans cette idiote vacuité, ce vide qu’on essaie péniblement de remplir. Lui, comme beaucoup d'autres, était parevenu à donné sens à la vie. L’amour est notre seul raison d'être, notre bien le plus précieux, l’unique raison d’exister. Robert a tout perdu lors d'un incendie. Le film, d'une façon tout à fait subtile et bouleversante parvient à nous émouvoir car nous devoile toute notre fragilité, notre insignifiance, notre impuissance face à la nature. Maladies, incidents, hasards, injustices ; tout ce qui advient n’a aucun rapport avec nous même. Ce préjugé de croire que notre existence est lié aux événements du monde est proportionnelle à notre infini vanité, à notre faculté de nous estimer, à tord, le centre de l’univers. Robert le sait mais il ne peut s'empêché de souffrir, car exister c'est avant tout éprouver. Tout à la fin, pendant qu’il survole le monde au bord d’un avion, il semble frapper par cette évidence qu’il nous semble si difficile à accepter : le monde est ce qu’il est et moi je suis le monde. Le monde est, car je suis.
Ce film intimiste parcourt la vie d'un homme solitaire spoiler: (tantôt bucheron, tantôt ermite), vie chamboulée par une rencontre et un drame que l'on sent venir. Cette histoire ne révolutionne pas le cinéma mais se regarde car bien contée. On en sort songeur et un peu déprimé si l'on est en quête d'un quelconque sens à la vie...
Robert Grainier (Joel Edgerton) est coupeur de bois dans l’Idaho au début du XXe siècle. Son mariage avec Gladys (Felicity Jones) et la naissance d’un enfant viennent interrompre la solitude dans laquelle il avait jusqu’alors vécu. Mais un drame bouleverse cette vie sans histoires.
"Train Dreams" est l’adaptation d’un bref roman d’une centaine de pages à peine – que je vais m’empresser de lire – publié en 2011 et placé sous l’influence de Thoreau et d’Hemingway. Projeté à Sundance en janvier 2025, ce film est disponible sur Netflix exclusivement et n’a pas fait l’objet d’une sortie en salles.
"Train Dreams" est un film atmosphérique, panthéiste qui rappelle les œuvres de Terrence Malick. Il raconte, en style indirect, avec une voix off, la vie d’un homme sans histoires, sinon celle d’un double traumatisme dont je ne peux rien dire sauf à spoiler ce film.
Le titre du film peut déconcerter. De quel train s’agit-il ? De quels rêves s’agit il ? On peut penser que Robert a consacré sa vie à couper des arbres pour permettre la construction des voies de chemins de fer qui desservent désormais le nord-ouest des États-Unis. On peut aussi imaginer que tout le film est un rêve, le rêve d’un homme endormi dans un train qui revisite sa vie. On peut enfin laisser ce titre poétique nimbé dans son mystère.
Train Dreams est porté de bout en bout par son acteur principal, Joel Edgerton ("Animal Kingdom", Z"ero Dark Thirty", "Gatsby le magnifique", "Exodus", "Loving"…) qui a amplement mérité sa nomination dans la catégorie des meilleurs acteurs pour un film dramatique aux Golden Globes qui seront remis le 11 janvier. À signaler aussi, dans un rôle secondaire qui n’apparaît que dans la seconde moitié du film, la toujours excellente Kerry Condon vue dans les séries "Rome" et "Better Call Saul" ainsi que dans "Les Banshees d’Inisherin" et "F1".
Une jolie réalisation, une photographie magnifique (malgré un format 4/3 qui ne lui rend pas justice), un casting impeccable (Joel Edgerton est juste parfait), une partition musicale émouvante... mais une narration tellement lente et contemplative que l'ennui finit par l'emporter. Dommage car cette réflexion philosophique sur le sens de la vie, de l'amour, de l'amitié, les joies, les malheurs, notre place dans ce monde et nos raisons de vivre, aurait pu s'avérer bien plus captivante.
La caméra de Clint Bentley épouse avec lenteur, mélancolie et poésie les aspérités de la vie d’un homme qui, après une courte période heureuse, se retourne endeuillé, hanté par les fantômes de son âme et les fêlures de son cœur. « Train Dreams » ne raconte finalement rien d’autre que l’errance de millions d’anonymes sur cette Terre face à leurs désillusions, leur solitude et au temps qui passe. Un très beau film naturaliste qui invite à la méditation, magnifiquement mise en scène et photographié, porté par les larges épaules de Joel Edgerton.
Une petite pépite pour finir l'année... que demander de plus ? Découvert via un podcast, c'est un petit récit d'une heure trente dans la forêt, au côté d'un personnage qui, comme nous tous, subit le temps qui passe. Je le recommande vivement.
Il y a de ces films, qu'on attendait pas et qui nous boulverse.
Je ne veux pas vous convaincre de le voir car ce serait un bon film "à voir". Je ne sais pas si c'est un bon film mais je sais qu'il m'a touché profondément. J'ai rarement eu une telle illustration de ce sentiment qui nous traverse tous un certains moments. Ce sentiment que notre vie n'est qu'une absurdité, que nous avançons sans savoir où aller. Trouvant tant bien que mal quelques objectifs qui s'écroule aussi vite qu'ils sont apparu. Des rêves qui s'éloignent à toutes vapeurs ne laissant place qu'au vide. Et finalement, que nous reste t-il ? À part s'allonger quelques instants, regarder ce monde, ces gens, ces forêts et ce ciel. Le regarder et l'aimer même si c'est bête, même si cela n'a pas de sens.
Voilà ce que ce film a fait ressortir chez moi. Et j'espère sincèrement que peut-être chez vous aussi
Ce film prend à la gorge, tel un nœud coulant... Lentement, progressivement : joie, amour, tristesse, colère, espoir et.. sérénité. Photographie extraordinaire. Musique, casting et jeu des acteurs parfaits. Fabuleux !