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Rosita GUIGOU
5 critiques
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4,5
Publiée le 24 novembre 2025
chef d'oeuvre avec d'excellents acteurs. La rudesse d'une époque fait que les personnages doivent travailler dur pour vivre et faire vivre leur famille. Des paysages magnifiques, dont la beauté et le calme apaisent les tensions. Une belle histoire d'amour et une infinie tendresse
"Train Dreams", diffusé sur Netflix, salué par la critique mais mal noté par les spectateurs est un drame américain qui s'en sort avec les honneurs. En effet, le réalisateur Clint Bentley propose aux spectateurs une histoire émotive et touchante, qui suit le parcours de Robert Grainier (interprété avec finesse par Joel Edgerton) au début du XXe siècle, en pleine transformation industrielle et sociale de l'Amérique. Le film aborde des thèmes tels que le racisme envers les Chinois, le deuil et le passage du temps, le tout avec un beau casting (Felicity Jones, Kerry Condon et William H. Macy) et une superbe photographie accompagnée d'une bande sonore sensible. Bien qu'il ne soit pas le meilleur film de l'année, j'ai trouvé que c'était une belle surprise.
Un chef d’œuvre, ce n’est pas seulement une historie, ce film n’explique pas, il montre longuement la vie, la brûlure et la passion. À travers l’histoire d’un homme simple avec une vie simple, il montre l’injustice de ce monde cyclique, attendant sa vie qu’il a vu partir en fumée. La beauté appartient à ce qui veulent la voir, je pense que ce film n’est pas un grand du cinéma, mais il montre exactement ce que peut être la vie et c’est pour cette raison qu’il est un chef d’œuvre
On comprend très vite, devant Train Dreams, pourquoi le film semble à la fois apaiser certains spectateurs et en laisser d’autres au bord du chemin. Ce n’est pas un drame qui cherche à retenir l’attention par des rebondissements. C’est un film qui observe. Un film qui prend la vie d’un homme ordinaire — Robert Grainier, bûcheron et journalier — et la traite avec une attention rarement accordée aux existences silencieuses. Et forcément, ça dérange autant que ça touche.
Le rythme est lent, oui. Mais c’est une lenteur qui écoute. Les plans s’attardent sur les arbres, les rails, la poussière qui flotte après une journée de travail. Ce sont des instants minuscules que la caméra laisse vivre. Les silences disent tout ce que Grainier n’a pas appris à exprimer : l’absence de Gladys, le travail qui use, les distances qui s’allongent, la fatigue de porter le monde sans se plaindre. On sent dans sa démarche quelque chose de l’époque : une vie humble, qui avance parce qu’elle n’a pas le choix.
Joel Edgerton joue cette intériorité sans rien ajouter, sans chercher à épaissir son personnage. Il est juste là : solide, taiseux, attentif au monde qui change autour de lui. Felicity Jones apparaît peu, mais sa présence suffit à rappeler que ce film parle de ce qu’on aime et qu’on ne voit pas assez. Ses scènes — brèves, légères, presque suspendues — donnent une profondeur inattendue à ce qui pourrait passer pour une biographie minimale.
Et c’est là que la division naît. Ceux qui attendent un récit construit, des conflits nets, une montée dramatique, se sentent abandonnés. Ceux qui acceptent la lenteur y trouvent quelque chose de rare : une forme d’humanité discrète, un film qui laisse la place au temps, au travail, aux regrets.
Alors chef-d’œuvre ou film trop contemplatif ?
Ni l’un ni l’autre. Ou les deux.
C’est un film qui demande de rester là, simplement, comme devant un feu de bois : à laisser venir ce que ça remue, sans attendre que ça s’enflamme.
Il y ait des films qui sont justes, bons justement. Les bons films se font rares. Mais les bons et justes sont toujours là ( bien que peu à Hollywood ) mais ils persistent et j'en suis content. Un bon film à l'américaine, traversant les époques dans la seule vie d'un bûcheron. Simple mais efficace.
Au début du XXe siècle, l’Américain Robert Grainier est bûcheron pour une compagnie de chemin de fer, ce qui l’amène à parcourir plusieurs kilomètres dans une nature encore sauvage et remplie de dangers, aux côtés de travailleurs souvent immigrants. Lorsqu’il rencontre Gladys Olding, c’est le coup de foudre. Le couple se bâtit une maison en campagne pour y vivre une vie de famille simple et idyllique, mais Grainier doit s’absenter fréquemment pendant de longs mois pour reprendre la besogne. Au fil des ans, sa fille Katie grandit et Grainier envisage de construire une scierie sur sa terre afin de passer plus de temps auprès des siens.
On comprend ce que veut véhiculer ce film, sur un homme simple qui n'a pas forcément eu une vie facile, sur le temps qui passe, sur ce dont on veut laisser et ce dont on veut garder... Mais, le traitement narratif est extrêmement lent, c'est redondant et on s'ennuie beaucoup. L'esthétique est soigné, mais le scénario n'emballe pas. Mon blog : cinephile critique
Le film est à la fois doux, cruel et vivant. L’esthétique de chaque plan millimétré c’est absolument génial, ça rend le film tellement beau visuellement ! Le scénario est simple mais complexe avec de bonne surprise… et bien sûr Joel Edgerton en rôle principale il livre une performance folle !
(Avant première au festival du cinéma américain de Deauville 2025)