Elle a un prénom de « grande Sartreuse », mais rien d'une féministe – encore moins activiste ! C'estspoiler: une flic, lieutenant de son état, exerçant à Dijon, en infiltration dans un groupuscule local de néo-féministes très radicales (mais un – grand – brin du type ridicule), à la recherche de complices d'une mise en examen pour homicide conjugal. Voilà donc « Simone », alias Léa Drucker. Il a le même prénom à la ville et à la scène ici : voilà Benjamin Lavernhe, qui joue « Benjamin », un brave garçon, bon mari et bon père, qui a du mal à se faire une place aux côtés de sa comédienne d'épouse, condamné qu'il est aux campagnes de pub et mini-rôles divers. Doit-on s'attendre à quelque « romance » entre ces deux personnages principaux, qui vont se rencontrer aux abords d'un... bac à sable ?... Ou au moins à une intrigue policière haletante ?... Voire à une comédie de mœurs ?... Que non pas. Michel Leclerc et sa compagne et coscénariste Baya Kasmi restent fidèles à leur manière, déjà illustrée, notamment, avec « Le Nom des gens », ou « Télé Gaucho », façon « Mélange des genres » (cinématographiques...). Au résultat, « Le Mélange des genres » peut être vu comme une fable, voire un apologue, sur un thème dans le vent. Et même une charge contre ledit – même si ce n'est pas du tout le but poursuivi, eu égard à la sensibilité politique des auteurs... Pour ma part, c'est ma « grille de lecture » favorite, cependant – pour cette raison-même que la mienne (de sensibilité) est aux antipodes... L'essentiel peut être finalement de se laisser divertir – et c'est souvent le cas dans ce 7e « long » de fiction de ML. Les outrances de trait, et le casting... sont les meilleurs atouts de ce dernier !...
Une flic infiltrée change peu à peu sa vision des choses au contact de militantes féministes qui n'auraient pas dû s'appeler les Hardies mais les Harpies. Mais étant femmes et évidemment victimes elles sont traitées avec empathie et donc on les excuse sans sourciller. A contrario par contre les hommes en prennent pour leur grade, à eux tous ils cochent les cases de facho, beauf, raciste, ingrat, lâche... etc... Le film est donc aussi caricatural que manichéen, pas franchement de nuances et beaucoup d'amalgames. Néanmoins, les messages passent, les dialogues permettent de dire les choses, de rappeler des évidences, grâce à un scénario savamment écrit et une construction narrative logique mais bien amené vers une fin presque surréaliste et onirique. L'accusation de viol arrive assez tardivement et c'est un très bon choix, ce qui permet de bien connaître les personnages avant et de comprendre ensuite leur réaction... SPOILERS voir site !... Ce qui compensent vraiment les poncifs restent la sincérité de traitement, on perçoit la volonté du réalisateur de sonner juste contre la masculinité toxique ce qui amène à une certaine indulgence. Au final ça reste une comédie rafraîchissante et divertissante. Site :
Une vraie comédie sur un sujet sérieux, est-ce possible? Eh bien oui. Michel Leclerc pose son tendre regard de boomers sur #MeToo et malgré quelques maladresses vite pardonnées la sauce prend. Car les personnages sont plein de failles et de bonne volonté. On est ici toujours dans un registre léger, inutile d'y chercher de la philosophie politique. Léa Drucker est encore une fois formidable, bien entourée par Melha Bedia, Judith Chemla, Julia Piaton qu'on voit décidemment partout en ce moment, et Benjamin Lavernhe.
Etonnée par ce film, certes il est totalement dans l'air du temps, parfois peut-être trop, mais il réussit à trouver l'équilibre entre s'emparer de ces sujets contemporains tout en trouvant une forme romanesque joyeuse et profonde, ça fait plaisir de voir ce genre de film dans le cinéma français, Michel Leclerc réussit toujours à réinventer le genre !
Le mélange des genres" n'est, au final, pas du tout une comédie. Le scénario, peut-être, présageait du rire. Alors que la réalisation du film nous entraîne vers le pire. Et malgré les interprètes et l'intention de départ que je devine, il y a quelque chose qui ne prend pas. Ce qui nous conduit, nous spectateurs à un véritable accablement.
Film audacieux et ô combien drôle ! Benjamin Lavernhe est d’une tendresse exceptionnelle ! Tout le monde est raillé alors si on peut rire ensemble on peut vivre ensemble
film grotesque qui n’est pas sauvé par la qualité des 2 acteurs principaux. on ne sait pas bien où on veut en venir. c’est pas très drôle hormis une petite vanne à la fin, et la morale de l’histoire n’est pas très claire…
Vu en avant-première, film qui va cartonner probablement, un sujet pas facile à réaliser pourtant mené de mains de maître, mêlant divers univers, humour compris, de très bons acteurs, idem pour les « seconds rôles », on ne s’ennuie pas du tout, on se laisse porter … allez-y vous ne le regretterez pas ! Peut-être juste un reproche la rivalité entre les deux sexes depuis la nuit des temps me semble un peu trop mise en avant tout le long du film, mais c’est tout pour moi ! Bon film …
Simone, une flic aux idées conservatrice, infiltre un collectif féministe qu’elle suspecte de complicité de meurtre. Mais lorsqu’elle est soupçonnée par le groupe d’être une taupe, elle accuse le premier venu de l’avoir violé…
Le Mélange des genres (2025) est une comédie post-#MeToo qui m’a laissé dubitatif. Il y a ce trop plein d'éléments que l’on se prend en pleine poire et que l’on n’a jamais le temps de digérer tant il y en a spoiler: (avec ces flics passéistes, ces féministes maladroites, ces masculinistes fachos, ce féminicide, cet "homme d̷é̷m̷o̷l̷i̷ déconstruit" accusé de viol du jour au lendemain, sa femme carriériste et cette féministe gaffeuse).
Bref, trop de personnages qui s’entrechoquent et que l’on n’a pas le temps de pleinement apprécier. Trop d’idées à la seconde qui sont mal amenées et des personnages pas assez développés, si bien qu’au final, il n’y a que Léa Drucker & Benjamin Lavernhe qui tirent leurs épingles du jeu. Ce dernier est excellent en acteur de seconde zone, en père au foyer qui s’épanouit dans l’ombre de sa femme.
Malgré quelques bonnes idées disséminées ici et là, le film n’en reste pas moins lourdement handicapé par des clichés et des amalgames à la pelle, dommage.