A Dijon, deux personnages cocasses vont se croiser. Simone, policière mère de famille rangée, infiltrée dans un groupe féministe pour enquêter sur un meurtre. Paul, acteur raté et doux homme déconstruit moderne, qui vit au crochet de sa femme, et va se retrouver malgré lui embarqué dans les combines de Simone. Michel Leclerc ne s'en cache pas, il force le trait de ses personnages. Tirant sur la police machiste, les militants masculinistes, ou le fonctionnement des groupuscules féministes, entre management tyrannique et débats sombrant dans le ridicule. Ce n'est pas toujours fin, mais il y a des idées très pertinentes sur les rapports hommes/femmes et les agressions sexuelles. Traitées avec un humour sympathique, qui a le mérite d'oser certaines choses. Je retiens également certaines idées très drôles, dont ce running gag des images trash de paquets de cigarettes. Le scénario a tendance à sacrifier les sous-intrigues. Dont le personnage de Sofia, évacuée brutalement du récit. Ou justement cette enquête de meurtre, balayée sans finalité. Mais c'est en fait pour mieux se centrer sur le tandem pétillant entre Benjamin Lavernhe et Léa Drucker. Lui en type affable au 36ème dessous. Elle en policière bien de droite qui se convertit peu à peu au féminisme. Par contre ça doit faire la cinquante-douzième fois que je vois Léa Drucker jouer une flic, elle doit avoir un fétichisme autour de ces rôles-là...
Si l'idée de la déconstruction de la masculinité au sein d'un couple, les situations sont parfois totalement caricaturales et nuisent au propos du film. Une belle idée qui est selon moi mal exploitée avec des comédiens parfois assez mauvais, sauf Benjamin Lavernhe et Léa Drucker qui sont excellents.
Un casting de choix et quelques sourires pour un film un peu maladroit qui semble plus desservir son propos qu'autre chose. Il caricature à l'extrême puis rétropédale, comme pour s'excuser de caricaturer, et a un côté trop explicatif. Quelques quiproquos assez amusants tout de même.
Michel Leclerc s’attaque à des sujets casse-gueule mais non moins importants avec ce Mélange des Genres, malheureusement tout est pris à la légère et bien trop décalé pour convaincre. Il s’appuie pourtant sur un duo de comédiens concerné et plutôt bon avec Benjamin Laverhne et Léa Drucker mais leurs personnages exagérés en tous points desservent complètement le propos initial, on ne sait même plus pour qui prendre partie tant tout le monde est agaçant. Le problème majeur demeurant l’absence de cohérence du début à la fin. Restent quelques gags qui peuvent passer mais sur l’ensemble ça fait très léger.
Rire des sujets de société, appuyer là où ça fait mal, voilà le credo que Michel Leclerc poursuit de films en films (« La lutte des classes », « Le nom des gens ») ...Avec « Le mélange des genres ». Michel Leclerc pose cette fois sa caméra sur les bouleversements engendrés par le mouvement #MeToo, sur les femmes, sur les hommes, et sur la place que chacun tente de retrouver dans un contexte profondément remodelé...Simone ( Léa Drucker ) est policière et décide d’infiltrer un collectif de féministes radicales « Les hardies » qu’elle soupçonne de complicité dans le meurtre d’un homme par sa femme, battue, et qui n’a pas trouvé d’écoute lors de sa visite au commissariat... Démasquée, elle décide pour s’en sortir d’accuser de viol, un homme choisi au hasard et qui se trouve être le plus respectueux et le moins macho des hommes...quand les Hardies partent en guerre contre le mâle alpha, le pauvre Paul ( Benjamin Lavernhe) serait plutôt du genre mâle oméga ( s’il existe).. Qu'est-ce qu'un homme aujourd'hui, quelle est sa place dans le couple, dans la société ? Comment défendre le droit des femmes ? Quels sont les effets du mouvement #MeToo sur les hommes ? Le film aborde toutes ces questions sur le ton de l'humour, en moquant gentiment les travers du militantisme féministe, ses tics de langage et ses concepts parfois un peu extrêmes ou paradoxaux, ou encore ses actions coup de poing...sans épargner par équilibre, les mâles toxiques, à travers un groupe de pères enragés défendant les vieilles valeurs masculines contre les attaques féministes... Quelques scènes savoureuses, comme l'organisation d'une manifestation avec des brebis "femelles" pour "la sororité", ponctuent cette comédie...mais le film s'essouffle à certains moments, force le trait à d'autres, et envoie un message qui n'est pas toujours très clair, notamment sur la question du viol, traitée ici avec une désinvolture un brin dérangeante...Et Benjamin Lavernhe toujours aussi talentueux n’arrive pas à sauver ce film un peu lourdingue... On a connu Michel Leclerc plus subtil dans le passé, et le film qui se voudrait féministe, tout en se moquant gentiment de certains excès, semble parfois aller dans le sens contraire...J’en suis sorti déçu...
Dans le nouveau film de Michel Leclerc, il y a ces interprètes qui s’en tirent avec les honneurs : Benjamin Lavernhe et Julia Piaton. Et ceux qui passent un peu à côte, ne semblant pas trop concernés par les enjeux du film : Léa Drucker, Melha Bedia et Vincent Elbaz notamment. Du coup, le long-métrage est souvent déséquilibré, avec des moments hilarants et pas mal d’autres où tout tombe à plat. Melha Bedia en fait beaucoup trop, son personnage étant vite accessoire, et elle devient même parfois agaçante. Vincent Elbaz, dans un rôle très secondaire, fait le service minium et peine à convaincre. Dans le premier rôle, Léa Drucker réalise une prestation plutôt en demi-teinte. On l’a vu tellement excellente dans certaines de ses dernières apparitions sur grand écran, que sa prestation ici fait plutôt figure de service minimum. Mais heureusement, le couple à l’écran, formé par Julia Piaton et Benjamin Lavernhe, s’avère lui particulièrement surprenant. Ces deux interprètes nous régalent par leurs personnalités totalement déconstruites. Ce dernier, qui prouve encore qu’il est capable de tout jouer à la perfection, nous fascine par le personnage masculin totalement atypique qu’il incarne. On ne s’ennuie jamais dans ce long-métrage fort divertissant, mais le scénario a du mal à rester cohérent sur la longueur et l’aspect policier du récit ne convainc jamais vraiment. Sur le fond, le film offre une vision très décalée et décomplexée sur la lutte féministe et sur le masculinisme. C’est plutôt bien écrit et il faut savoir prendre cette histoire au second degré pour en profiter pleinement.
Une comédie loufoque juste distrayante sans plus. L idée et le scénario sont intéressants, certaines situations ne manquent pas d humour mais le tout est un peu rocambolesque. Allez y pour le charme des acteurs toutes et tous attachants.
On voulait retrouver la verve tendre du "Nom des gens", mais "Le mélange des genres" déçoit. À force de vouloir tout embrasser, Michel Leclerc finit par desservir son propos : un scénario emberlificoté, peu crédible, et surtout un regard qui égratigne plus les féministes que ceux qu’il prétend dénoncer. L’enfer est pavé de bonnes intentions… et parfois de faux pas.
Entre conte et film de genre, on est balloté. Bousculer ? Non, pas vraiment. Et c'est là où c'est un peu juste. La comédie permet d'exprimer des vérités. Sauf que le rire est un peu en berne ici
C’est une comedie atypique. On en voit peu mais ça fait du bien de voir une salle rire franchement parfois moins. Perso le coup de la brebis c’est déjà une femelle et une réplique surréaliste de Paul m’ont fait littéralement éclater de rire. Le scénario est beaucoup plus complexe dans les 2 sens du terme qu’il n'y parait. J’ai l'impression que dans les mauvaises critiques beaucoup sont restés 1er degré (oui, notez bien c’est moi qui dit ça). J’ai beaucoup aimé les références à un certain cinema avec un côté nostalgique Tati entre autres. Et Last but not least, les acteurs et actrices. Même s’ils sont tous bons et drôles, cette insulte balancée par c ́est presque le spectateur qui en a envie aussi. Mais le duo Drucker -Lavernhe a ma préférence. Elle parce qu’elle a su se tirer mine de rien de sales situations et on ne peut pas dire que ses 3 collègues soient d’une grande aide. Et lui parce qu’il est unique en son genre. Drôle sans le vouloir (une force mine de rien). Mais qu’il a parfois des sorties lunaires que je ne spoilerai pas mais dont l’une me paraît encore dingue à entendre. C’est là où l’on peut perdre façon de parler quelques personnes. Le film apporte des moments presque oniriques. Le melange des genres porte donc bien son nom à tous les niveaux
Le film était casse g**** c'est certain et Michel Leclerc n'a pas échappé à la critique. Les sujets abordés sont brulants le point de vue encore plus donc je ne suis pas surpris que le long métrage ait été descendu pour la critique et soit un échec au box office
Et pourtant j'ai adoré. J'ai trouvé Michel Leclerc habile. Le déroulé de l'histoire est savoureux. C'est un mélange des genres à tous les niveaux. Cela tire sur la satire , le burlesque l la comédie , ce méli mélo est rafraichissant et plaisant Les acteurs s'en donne à cœur joie avec un Lavernhe et une Drucker comme à l'heure habitude excellents tout comme les seconds rôles ( Julia Piaton, Melha Bedia etc.)
Le scénario est excellent et je trouve que la caricature tant au niveau de la police que des féministes est certes corrosive mais plutôt habile et surtout dénonce de vrai problème notamment sur la police et les violences faites aux femmes.
Seule la fin est ratée selon moi, le fim part dans du n'importe quoi comme si Michel Leclerc n'avait pas su conclure son histoire d'une façon satisfaisante dans le même ton que le reste du long métrage C'est bien dommage et c'est ce qu'il lui enlève sa dernière étoile dans ma note
Les 3 premiers quarts du film st plutôt réussis, comique, enfin un peu, pas manichéen, tout le monde en prend pour son grade, f et h Mais hélas le dernier quart du film tombe dans 2 écueils D’une part le scénario devenu trop compliqué ne trouve pas une résolution correcte et simple, ça devient un peu du n’importe quoi D’autre part, l’équilibre se rompt et le film devient moralisateur et donneur de leçon
Le film part d’une bonne idée et tente d’aborder des sujets actuels avec humour, mais le résultat m’a paru trop brouillon et inégal. Certaines scènes fonctionnent bien grâce aux acteurs, mais le ton hésite souvent entre satire et comédie, ce qui rend l’ensemble confus. Une intention intéressante, mais un mélange qui ne prend pas vraiment pour moi.