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coraly
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3,5
Publiée le 1 mai 2025
Une comédie dont j'attendais beaucoup, étant cliente des films du duo Michel Leclerc-Baya Kasmi. Pas de déception ici, malgré un sujet particulièrement casse-figure. On n'est pas du tout dans la subtilité mais au contraire dans un récit presque caricatural, dans le bon sens du terme cependant, avec des situations joyeusement délirantes dignes d'un Vaudeville parfois. Le film assume même un côté presque didactique à certains moments (à l'exemple du flic considéré par ses collègues masculins comme "relou" qui donne des faits avérés). A la fin de ce scénario rocambolesque, le film parvient à porter un message de réconciliation et de vivre ensemble.
On a beau mélanger le film dans tous les sens, son seul intérêt demeure la prestation lunaire de Benjamin Lavernhe qui confirme une fois de plus ses talents d'acteur. Il faut dire que son personnage d'homme au foyer injustement accusé de viol, comédien raté cantonné aux photos crados de paquets de cigarettes et au rôle expéditif de livreur Deliveroo dans la pièce de théâtre de sa femme, lui donne toute latitude pour s'amuser et amuser les spectateurs.
Autour de lui, Léa Drucker fait ce qu'elle peut pour crédibiliser son rôle de flic infiltrée dans cette histoire bien trop bancale pour nous permettre d'y croire, Julia Piaton et Vincent Elbaz n'apportent pas grand chose à l'histoire, Melha Bedia n'est définitivement pas une bonne comédienne et Judith Chemia est comme à son habitude insupportable tant elle démontre une fois encore qu'elle n'est capable de jouer qu'en mode vénère.
L'hypothétique potentiel comique du scénario se désagrège dans une écriture approximative qui génère des situations artificielles stéréotypées. Parce qu'ici, les collectifs féministe et masculiniste sont à ce point ridicules qu'ils discréditent le propos, cumulant les clichés et la pensée binaire. D'autant que la domination patriarcale dénoncée par le mouvement des "Hardies" est quasiment inexistante dans le film, violence et bêtise des hommes étant aux abonnés absents, ou presque. Sans doute pétri de bonnes intentions, le film manque alors sa cible, même si certaines scènes font vraiment sourire.
Michel Leclerc suit sa ligne : à l'instar du Nom des gens ou de La lutte des classes, il filme là où ça fait mal. Dans Le mélange des genres, il s'attaque à la question très moderne et très vivante de la question du genre. Bien que l'on comprenne très vite que leur seul leitmotiv est le respect de la liberté de chacun, Michel Leclerc et sa coscénariste et conjointe Baya Kasmi ne donnent pas leur point de vue sur la question. Ils filment avec un regard gentiment moqueur toutes les hystéries : celles des réactionnaires incapables de différencier le sexe du genre, mais aussi les ultras du combat pour la liberté de choix que leur lutte radicalise parfois. C'est drôle, avec un scénario bien ficelé, et des interprétations très justes de Léa Drucker, Judith Chemla, Benjamin Lavernhe et Melha Bédia. Drôle et subtil.
"Le mélange des genres" est un film que j'ai bien apprécié. L'histoire est dans l'ensemble intéressante, les personnages sont plus ou moins attachants et les moments comiques sont assez sympas.
Il y a de la comédie qui n'est pas désagréable mais il est difficile de ne pas trouver certains aspects qui plaisent moins dans cette histoire pourtant bien constituée où les caractères sont nets mais assez disparates.
Pour son nouvel opus, Michel Leclerc manque son coup, et ce malgré un casting convaincant. S’intéressant au militantisme féministe et aux comportements masculins très ancrés dans la société, ce film qui ambitionne de prendre le pouls d’une société post MeToo ne parvient jamais à trouver le bon ton ni le bon angle. Très brouillon, tentant de tout aborder, son scénario nous perd dans des scènes certes parfois drôles, mais dont on peine à cerner la cohérence d’ensemble. Au final, un film maladroit et oubliable, dont on devine les (bonnes) intentions mais qui s’avère souvent plus gênant qu’autre chose. Espérons que le prochain projet du couple Leclerc-Kasmi (auteurs de comédies géniales : Le nom des gens, La lutte des classes, Youssef Salem a du succès) soit plus réussi.
Dans l’ère du temps, cette comédie réalisée par Michel Leclerc en 2025 aborde le thème des mouvements féministes opposés au patriarcat traditionnel avec au milieu les hommes déconstruits. Le ton humoristique employé fait parfois mouche mais manque de subtilité la plupart du temps. Ainsi, l’histoire contient de nombreuses scènes caricaturales évitant d’aborder de manière habile un sujet de société irascible. On a l’impression que le réalisateur se prend régulièrement les pieds dans le tapis, évitant la chute de peu grâce à la prestation élégante de Benjamin Lavernhe et celle totalement délurée de Melha Bedia. Bref, un divertissement contenant trop d’invraisemblances pour s’inscrire dans une réflexion sensible sur l’égalité des sexes.
Une comédie sur le féminisme, ou il y a de bons moments, avec en particulier un casting assez relevé qui joue plutôt juste. Malheureusement le film ne tient pas sur la distance, et la fin complètement ratée et assez grotesque, gâche les bonnes impressions du début. Au final ca se regarde quand même, mais les acteurs auraient mérité mieux.
Très critiqué, Michel Leclerc s'en sort plutôt bien et avec légèreté, sans manichéisme. Une comédie sans trop de prétention autre que de divertir enivrant quelque peu les esprits
Ce film est un milkshake de tous les clichés sur les genres, doublé d’un melange des genres conematographiques pour une embrouille totale ; on passe de la commedie, au film policier, au film militant, puis au Thriller et en olus un film social et une satire… du coup le message est complètement embrouillé. Reste le charme des deux comédiens principaux Lea Drucker (top!) et Benjamen Laverne (excellent).
Malgré la présence de super comédiens (Benjamin Lavernhe, Léa Drucker, Judith Chemla), ce film présente des maladresses et des incohérences de scénario. Comment cet homme déconstruit peut-il remercier cette femme de l'avoir accusé à tort de viol? Comment cette policière peut-elle à la fois sympathiser avec les membres de cette association féministe et chercher un moyen de les coincer en reprenant sa casquette de policière ? Apparition de Vincent Delerm à l'écran, jolie musique.
Je suis généreuse dans ma note car "le nom des gens" fait partie de mes films préférés et que j'aime l'ouverture d'esprit et la générosité de Michel Leclerc. Il faut voir ce film comme une pantomime ou une parabole sur l'évolution des moeurs de notre époque. C'est très casse gueule mais le film s'en tire bien. Evidemment, la mise en scène est assez plate, façon téléfilm du dimanche soir mais la pléiade d'acteurs si talentueux compense un peu ce manque de beauté formelle. J'ai passé un bon moment et la leçon a tiré de ce film est qu'on a tous du travail à faire pour s'écouter et évaluer nos conduites. Peut-être trop didactique ou manquant de subtilité pour certains, mais de mon point de vue, un bon éclairage des débats du moments, avec des éléments factuels qui prouvent que la parole des femmes a mis du temps a être écoutée : que 2% de menteuse et que 1% des violeurs condamnés...On espère pour notre bien être collectif que les violences faites aux femmes seront mieux prévenues, jugulées et jugées par l'éducation, la prévention, et la déconstruction.
C’est surtout une comédie, et ça marche vraiment bien. Benjamin Lavernhe est excellent, super drôle, tout en gardant une certaine justesse. Le ton reste léger, mais le film arrive quand même à faire passer des sujets plus sérieux sans en faire trop. Un mélange assez original, bien dosé, avec de bons dialogues et un rythme qui tient. Franchement une bonne surprise.
L'ensemble est drôle et interroge sur les travers de chamboulements sociétaux en cours : la place de l'homme ainsi que celle de la femme, celle de la délation et de la dictature des réseaux sociaux, celle du militantisme et ses limites.. A hésiter entre l'observation sociale et la comédie, on se demande si certains personnages sont mal écrits ou si des effets comiques loupent leur but. S'il n'est pas inoubliable, ce film est agréable à voir