Une tentative maladroite d’hommage au cinéma des années 70
Avec Ad Vitam, Guillaume Canet endosse le rôle d’un gendarme du GIGN, mais sa prestation manque cruellement de profondeur et de crédibilité. Son jeu, souvent monotone et forcé, ne parvient jamais à captiver, et il donne l’impression de réciter mécaniquement un rôle qu’il ne maîtrise pas. Les scènes d’action, qui devraient être intenses et immersives, tombent à plat, en partie à cause de cette interprétation insipide.
Le film tente visiblement de rendre hommage aux classiques de Jean-Paul Belmondo des années 70, mais le résultat s’apparente davantage à un ersatz maladroit qu’à une véritable relecture contemporaine. Là où Belmondo incarnait un charme désinvolte et une énergie brute, Ad Vitam ne parvient qu’à proposer une pâle copie, sans panache ni authenticité.
Les dialogues manquent de finesse, oscillant entre clichés éculés et répliques prétentieusement écrites, sans jamais trouver le ton juste. Les situations qui rappellent vaguement des œuvres comme Peur sur la ville ou L’As des As n’ont ni la vivacité ni la saveur des originaux, et l’ensemble du film souffre d’un manque de cohésion.
Même sur le plan visuel, l’esthétique du film ne compense pas ses faiblesses. Les séquences d’action, bien que correctement exécutées, manquent de créativité, et l’atmosphère générale du film échoue à évoquer la tension et l’adrénaline des grands films policiers des années 70.
Ad Vitam aurait pu être un vibrant hommage à une époque dorée du cinéma français, mais il ne s’agit au final que d’une copie fade et sans âme. Guillaume Canet, en particulier, aurait peut-être mieux fait de laisser ce rôle à un acteur capable d’insuffler un peu plus de vie et d’authenticité à ce personnage.
En somme, Ad Vitam est une déception, un film qui manque d’originalité, d’émotion et, surtout, de cœur.