334 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
54 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
9 critiques
3
22 critiques
2
17 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
fabrice d.
50 abonnés
1 948 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 12 août 2026
C'est un film qui respire 'bon' la France, avec sa campagne, auvergnate en l'occurence, et ses travailleurs, qui se lèvent tôt, un peu avant 5 heures, comme Chape, le routier que joue J. Gabin. Ce dernier va se retrouver dans un imbroglio policier qui met en scène 3 malfaiteurs, et la femme de l'un d'entre eux, tous les quatre à la recherche d'une serviette contenant 50 millions provenant d'un braquage. Le scénario est un peu léger, la partie policière notamment et l'arrestation des truands suite à la poursuite en camions avec les copains de Chape a un peu vieilli mais on a tout de même une ambiance, notamment avec cette France rurale, ces vieux camions, et aussi le couple Gabin-Moreau. C'est Gabin entre deux âges, pas encore trop vieux mais pas non plus le jeune premier à la figure d'ange. Et c'est aussi Bozzuffi en jeune routier, Dalban, et Hanin et Lefèvre dans des seconds rôles.
Jean Gabin incarne un prolétaire d'une façon comme on l'a vu faire bien souvent. Ce routier sympa (il l'est encore la même année avec Henri Verneuil, dans "Des gens sans importance") est l'amant d'une institutrice -rôle sans réelle utilité- tellement plus jeune qu'on croit encore moins à Gabin amant que Gabin routier...Il faut dire que son jeu inexpressif enlève beaucoup d'intérêt à son personnage. Jean Chape est suspecté par des truands d'avoir subtilisé le butin d'un complice qu'il a accidentellement écrasé au volant de son camion. C'est le début d'une intrigue que Grangier met un temps en sommeil, s'attachant pour l'instant à mettre en scène une sorte de chronique ouvrière et provinciale, chronique à laquelle on accorde peu de crédit tant elle manque d'une véritable dimension sociologique et de seconds rôles significatifs. Sobrement mais superficiellement, Grangier évoque le labeur des routiers puis, avec le retour de l'intrigue en tant que telle spoiler: et l'arrivée au village des truand s, leurs solidarité corporatiste. Comme en témoigne le dénouement spectaculaire -le seul moment fort du film- et ses scènes d'action d'un bel effet qui closent un récit volontairement simple mais sans grand relief.
Malgré la présence de quelques grandes gueules du cinéma français de l’époque et des dialogues signés Michel Audiard, ce film de Gilles Grangier, réalisé en 1955, demeure bien fade. Cette déception est en grande partie due à une intrigue policière peu crédible et un déroulement très lent. L’histoire de ce chauffeur de camion (Jean Gabin, dans son traditionnel habit d’homme bourru au grand cœur) poursuivi par une bande de gangsters peine à trouver son rythme. Les présences de Jeanne Moreau et Ginette Leclerc, cantonnées dans des rôles de faire-valoir, apportent leur petite dose de sensualité. On notera également l’une des premières apparitions sur grand écran de Roger Hanin. Bref, au-delà de son caractère nostalgique, l’œuvre ne parait pas indispensable.
Amusant de voir le monde des routiers de campagne des années 50. Malgré tout, ce film est poids lourd dans tous les sens du terme: un peu lent notamment. Heureusement que Jean Gabin est là.
Film à rapprocher de celui d’Henri Verneuil (« Des gens sans importance ») tourné la même année, où Gabin joue aussi le rôle d’un camionneur, avec le même camion Willemme, cette fois dans un policier au scénario astucieux qui se termine par une chasse à la Ford dans les montagnes entourant Clermont-Ferrand. A noter la présence de Jeanne Moreau en institutrice respectable… et respectée !
Pas la meilleure réalisation de Gilles Grangier ni la meilleure performance de Gabin: le film n'a pas vraiment d'histoire à laquelle on peut accrocher. Je m'attendais à mieux que ça quand j'ai vu les acteurs: Gabin, Moreau et même Roger Hanin (qui n'a pas un rôle très important). Sinon, encore des répliques qui font mouche, une bonne ambiance dans l'ensemble. Sans s'ennuyer, on ne s'amuse pas en regardant ce film qui a pourtant un bon niveau.
Un film de Gilles Grangier au rythme plutôt lent mais qui demeure agréable de part le jeu des acteurs, Jean Gabin en tête, mais également de part la description de la vie des années 50 ainsi que de quelques beaux paysages auvergnats.
Voir ce film peut être un délice si l’on souhaite se retrouver projeté dans le passé , sans effet artificiel de décoration et costumes, simplement parce qu’effectivement il a été tourné en 1955 ... la France d’alors, les routes, les routiers, les voitures de l’epoque, les petits villages, les meubles et la déco intérieure des maisons, les habitudes de vie quotidienne...Le rôle principal nous montre un Jean Gabin mûri, à mi chemin entre ses premiers personnages de travailleurs engagés et ceux de patrons et de grands flics qu’il jouera ensuite...Même si l’intrigue policière est un peu légère et désuète, il y a cette scène forte dans laquelle pour la premiere fois émerge l’idée de transformation des camions en menaces redoutables ...idée qui sera en particulier reprise dans La Menace
Un bon polar axer sur le monde des routiers qui est très bien montrer, jean Gabin en camionneur besogneux qui se lève à 5h du matin pour gagner sa croûte. Le début du film nous montre la matinée d'un chauffeur routier. Le contrôle des niveaux de son camion, le petit déjeuner pris en réunion avec pierrot (marcel Bozuffi et Camille Guerini) le vieux avait accélérer le passage du jus comme il a dit et sa bonne femme avait gueuler, il a pas perdu au change. Le Hold up des convoyeurs par la bande de roger Hanin est assez légère, pourquoi la bande se scinde en deux? Le complice s'est barré avec la sacoche remplie de pognon et bien évidemment il vas se faire écraser par le camion de jean Chiappe comme par hasard. Les truands vont croirent que c'est lui qui a dérobé le fric et ils y croient dur comme fer.tetus ces truands. Finalement c'est la poule (ginette Leclerc qui avait étouffé le fric. La scène finale est bien réussie l'entraide entre routiers et ici mise en avant.
A voir pour se faire le plaisir d'admirer Gabin dans un rôle de chauffeur routier du Massif Central, ennuyé par des malfrats à la recherche d'une mallette de billets. Le scénario n'est pas l'intérêt du film : désuet, limite crédible, mais quand même rehaussé par les dialogues d'Audiard. La réalisation est très appliquée, les mouvements de caméra bien ordonnés, au service du jeu des comédiens. Beaucoup d'extérieurs, de décors naturels : intéressant de voir la France des années 50. Surtout voir la grande classe de Gabin avant ses rôles à l'emporte pièce des années 60. Et puis de tout jeunes comédiens : Jeanne Moreau, Marcel Bozufi, Roger Hanin.
"Gas-oil" raconte l’histoire d’un routier qui pense avoir écrasé un homme par mégarde, avant de se retrouver traqué par une bande de malfrats pas très doués. Si le scénario se suit plutôt bien, le film ne décolle jamais vraiment. Jean Gabin et Jeanne Moreau sont tous deux très convaincants dans leurs rôles. En revanche, du côté des truands, on ne croit pas une seconde à leur menace; seule Ginette Leclerc parvient à tirer son épingle du jeu. En bref, un long-métrage qui se regarde agréablement, mais qui ne laisse pas un souvenir mémorable.
Beaucoup de longueur et un son pas hyper top mais l'ambiance routière de l'époque et petit polar sans prétention est au rendez vous. La bonhomie de Gabin couplé à sa simplicité font de ce film un moment agréable les mains dans le cambouis et quelques répliques bien senti de Audiard également quand on arrive à les entendre. Jeanne Moreau est également très juste ainsi que la veuve éplorée.
Le film se laisse regarder principalement pour la présentation de Jean Gabin.
Le reste est un peu anecdotique mais le film reste divertissant malgré tout. Un routier emprunte forcément des route et même en noir et blanc il est bon de redécouvrir cette vieille France des travailleurs.
Si vous êtes fan du vieux, foncez car ce n'est pas son meilleur mais absolument pas son plus mauvais non plus, la réalisation est correcte et rien n'est vraiment déplaisant dans le film, de bons acteurs, un bon petit scénar, de belles images..
Un film résolument auvergnat, donc lent. C'est souvent l'image que se font les parigots "de la province" depuis fort longtemps. On frôle même l'ennui sans s'y abîmer. Au début. Jean Gabin campe un camionneur indépendant en milieu de carrière. Jeanne Moreau remue le Landernau de son petit village, pensez donc c'est une institutrice encore jeune et désirable qui fraye avec notre routier buriné. Celui-ci, un jour vague, roule involontairement sur le corps d'un homme pas au-dessus de tout soupçon.
Vers la fin, le propos se muscle, le rythme s'affermit, on n'est plus dans l'adagio. L'esprit corporatif des collègues de Jean prend le pas sur les va-et-vient de gangsters un peu mous du genou, commandés par un Roger Hanin comme ripoliné, tiré à quatre épingles. Et puis voilà. Dans quelques dizaines d'années, ou avant, cette pellicule fera sûrement office de témoignage sociologico-historique. Par des parisiens instruits qui se diront: ah, par bonheur, un fait divers qui égayait quelque peu la vie morne de ces non-franciliens, c'est heureux en somme.
Excellente interprétation plus les dialogues d'Audiard qui ont du chien. Un peu moins millimétrés que ceux qui ont fait sa réputation ultérieure de titi suburbain.